8.9.17

Un petit jeune homme habitant 18 rue de l'Assomption


  8 septembre 2017, ou 1er absolu 145 du calendrier pataphysique, 144e anniversaire de la naissance de Jarry.

  Je relatais dans le pénultième billet ma vue le 23 août d'une troisième immatriculation 4444, 2052 jours après la seconde, le 10 janvier 2012, elle-même 513 jours après la première, le 15 août 2010, avec 2052 = 4 fois 513, nombre qui m'est significatif.
  Ma découverte du motif 4-1 de la vie de Jung autour du 4/4/44 s'était accompagnée d'un fantastique corollaire: le nombre unitaire du motif, 6272 jours, m'était déjà connu depuis fin 1996. C'est la valeur des 112 mots du sonnet Vocalisations de Perec, réécriture lipogrammatique de Voyelles de Rimbaud.
  Cherchant des harmonies numériques dans des poèmes à forte structure symbolique, j'avais pensé à Voyelles dont Rimbaud proposait une structure AEIU + O, puis à la version de Perec qui devient plutôt AIUO + E manquant, l'E blanc et le premier écho de la valeur 6272 du sonnet fut le 62-72 d'ARSENE LUPIN, le personnage imaginé par Leblanc.
  Puis je vis que 6272 correspondait au produit 4 x 14 x 112, 4 strophes, 14 vers, 112 mots.

  J'y vis d'autres harmonies, engendrant une fascination qui me fit coder le sonnet dans les 14 chapitres du roman publié en 2000, Sous les pans du bizarre.
  Puis le 8 décembre 2006 je réalisai un vieux projet, grâce au Gématron que venait de créer Gef, une anagramme où chaque vers compte 8 mots et la gématrie 448 = 8 fois 56. Par ailleurs, comme l'outil incluait les sections d'or, j'avais aussi marqué les césures d'or entières pour les mots, les pieds, les lettres, et la gématrie.

  Il m'a fallu plus d'un an après ma découverte du 8 septembre 08 pour réaliser que j'étais le 4e anagrammiste à me frotter à Vocalisations. En avril 2001 un challenge du forum Anagrammy avait conduit 3 membres à proposer leurs anagrammes en anglais, l'un à l'échelle du poème entier, l'autre de la strophe, le dernier du vers.
  Ainsi, en comptant l'original de Perec, il existait en principe 5 arrangements des mêmes 497 lettres de valeur 6272, et moi qui avais réalisé le 5e avais découvert les 4+1 fois 6272 jours de la vie de Jung autour du 4/4/44...

  Je remarque pour la première fois que 3 événements essentiels coïncident avec des fêtes mariales importantes, l'anagramme du 8 décembre à l'Immaculée Conception, la découverte du 8 septembre à la Nativité de Marie, la première immatriculation 4444 le 15 août à son Assomption. Conception, naissance, et fin de la vie terrestre...
  Selon le dogme catholique, Marie a été emmenée vivante au ciel par Dieu. C'est analogue aux cas de Enoch et Elie dans l'Ancien Testament, dont les noms en hébreu ont pour valeur 84 et 52, ce que j'ai rapproché de la rencontre de Haemmerli et Jung (mêmes valeurs 84-52 dans notre alphabet) sur un roc flottant dans l'espace, selon une vision de Jung qui l'a conduit à prédire que Haemmerli pourrait mourir à sa place.
  J'ai jusqu'ici privilégié le 8 septembre en tant que Nativité de Jarry, ce 8/9/08 ayant été le premier jour de l'an pataphysique 136 (84+52), mais je dois mettre de côté mon antireligiosité pour constater que les croyances catholiques ont aussi quelque écho avec l'affaire.
  Tiens, les lettres MARIE sont contenues dans HAEMMERLI, et son anagramme MARIE HELM existe en plusieurs exemplaires, en Arizona par exemple. Par ailleurs une auteure allemande se nomme Eve Marie Helm (1933-2015), et il y a Jung dans le sous-titre de ces 555 bouilloires : "Devinettes à double sens du temps de grand-mère pour les vieux et les jeunes (Jung)". Je rappelle que Marie a été considérée comme une nouvelle Eve par la chrétienté.

  Manon Lescaut a été utilisée par Cyril Epstein comme substitut à Marie dans son Ecrire en colonne aux multiples échos à mes préoccupations. Dans la grille associée, la colonne centrale anagramme de PRENOM-NOM croisait avec une rangée centrale anagramme de MARIE-RENN, auteure fictive ayant déjà attiré mon attention. Bien que la dernière colonne de la grille de Cyril soit ANAGRAMME, ces anagrammes étaient involontaires.
  Dans son autre texte publié, Les deux tours dans Théorie-rébellion, Cyril cite la date du 8 septembre 1858, où Mariam Baouardy, égorgée, se voit transportée dans une grotte où une religieuse vêtue en bleu la soigne et la guérit.

  Si je n'étais guère satisfait de mon anagramme de 2006, ayant fait quelques progrès ensuite, j'hésitais à y revenir à cause du motif 4-1, auquel existait cependant un bémol. Les anagrammistes non francophones étaient partis d'une source où manquaient 4 lettres. Leurs anagrammes ont été corrigées ensuite, mais il manquait encore une lettre dans le texte source. Un autre motif 4-1...
  Toujours est-il que je franchis le pas le 24 février 2012, ébloui par l'idée que la seule consonne absente de Vocalisations était W, lettre éminemment perecquienne. J'écrivis donc Consonnantisations, hommage au W absent et aux 20 autres consonnes, avec les mêmes contraintes que pour ma première anagramme, et deux supplémentaires:
- lignes isocèles de 44 espaces typographiques;
- répartition des 16 premières consonnes dans les deux quatrains pour former un carré magique de constante 45.

  J'y reviendrai. Le 15 mai dernier nouvelle anagramme motivée par ceci: il y a 32 façons de décomposer 6 syllabes en mots de 1 à 6 syllabes, ce qui peut conduire à 16 alexandrins comptant chacun 7 mots, 112 mots en tout... J'ai donc procédé à une nouvelle anagramme, en vers isocèles de 39 espaces comptant chacun 7 mots et la gématrie 392 = 7 fois 56, sans me préoccuper des sections dorées.

  Une nouvelle idée m'était venue récemment à l'esprit. Comme 448 c'est 4 + 444 et que le découpage des 497 lettres en 14 vers isocèles de 8 mots privilégie des vers de 44 espaces (avec 21 signes de ponctuation), il était tentant d'avoir des vers commençant tous par D, afin d'actualiser cette lecture 4-444 sur 44 espaces.

  Puis est venue la voiture 4444 du 23 août, magnifiant un motif (1+4) fois 513 jours, avec 513 qui pourrait correspondre au nombre de lettres d'un sonnet, ce qui m'a donné l'envie d'un hommage sous cette forme.
  Il m'a semblé devoir y associer la gématrie 6272, puisque le 4/4/44 répartit la vie de Jung en (4+1) 6272 jours.
  Bref il m'est venu d'utiliser l'idée 4-444 sur 44 espaces, en partant encore des 497 lettres de Vocalisations, de valeur 6272. Comme il difficile de parler des nombres treize et vingt-et-un sans E, et qu'il me fallait trouver 16 lettres supplémentaires pour parvenir à 513, j'ai décidé de convertir en E des lettres du texte source, et je suis parti avec le contingent 490 lettres originelles + 23 E correspondant à la conversion de 1 Y et 6 O.
  Comme les 112 mots de valeur 6272 restaient un impératif, et que 44 fois 14 = 616, excédant de 5 les 611 unités correspondant aux 513 lettres + 98 espaces entre les mots, j'ai décidé d'utiliser pour seule ponctuation les tirets ou apostrophes de mots composés, et mon programme réclamait déjà la double présence de vingt-et-un.

  Je m'y suis mis le 2 septembre, après avoir achevé le précédent billet. La rareté de certaines lettres du contingent originel s'est vite avérée. Un seul Z, alors que je prévoyais 2 treize, 3 G, alors qu'il fallait caser 2 vingt-et-un, bref j'ai vite envisagé de m'accorder quelques licences supplémentaires.
  Mauvaise surprise en passant au Gématron la première version achevée, elle avait 514 lettres, car j'avais utilisé le mot composé aujourd'hui au vers 5, mais l'y avais cependant considéré comme deux mots... Il a fallu modifier pas mal de choses pour ne pas contrevenir aux contraintes annexes, sections dorées, découpage du texte selon les valeurs des Fibos anglais, et le premier résultat correct obtenu, après de nouvelles licences sur les lettres, était si barbare que je comptais le modifier, jusqu'à ce que j'examine sa décomposition en lettres, offrant de telles coïncidences que j'ai laissé le sonnet tel quel.

Déclinons machiavel par cinq un trois un Uit
deux treize vingt-et-un ça fait un doré Truc
doublons un par usage arrangeant ce qui suit
dans la vicinale loi Trois suivant saint luc

doit ravir son ras mix au jobard aujourd'hui
Divin chiot cinq aurait parfait son ovin suc
durci Si certains là voudraient un koan huit
disons ça moins long Puis un compulsif caduc

décida pour lui sans fluxion onc nul lampant
du naissain aux bourbons ne trahira son plan
damné Puis vingt-et-un fixe son rang aux pas

des rois sans abdomens marris dans un miroir
des rifloirs de minuit pour officier le soir
dors mon amour allions la faine aux séquoias


  Les majuscules découpent le texte en sections de 34-34-58-56-42-49-99-141 lettres, correspondant aux valeurs des noms anglais des Fibos 1-1-2-3-5-8-13-21. La présentation perturbe l'adéquation du texte pour les Fibos 1-1-2 (évoquant les 112 mots du texte).
  De même l'exposition débute par 5-1-3 pour évoquer les 513 lettres. J'ai eu recours à l'orthographe UIT en vieux français parce qu'ainsi les 8 noms français des Fibos ont aussi la gématrie 513, mais sans les harmonies de l'anglais exposées ici.
  Les césures d'or surviennent dans les sections consacrées à 5 et 13 (encore 513), après Divin chiot cinq (???) et avant onc nul lampant (ce qu'avait décrété le compulsif caduc pour éviter une répétition de treize interdite par l'absence de Z lorsque j'essayais de respecter au mieux le contingent originel de lettres).

   Voici donc les 497 lettres originelles de Vocalisations, à gauche, et les 513 de Fibonaccisations (pourquoi pas?, et la valeur 159 est la même que Vocalisations), à droite, selon le logiciel Anagram Artist de Mike Keith (l'un des premiers anagrammistes à s'être frotté à Vocalisations).
  Les hasards de la composition ont fait que 26 lettres de V ont disparu pour devenir 42 lettres de F, avec 26/42 = 13/21, non seulement mes Fibos fétiches, mais ceux qui sont au coeur de l'harmonie "513", avec 
1+1+2+3+5+8 = 13x21 (=273)
1x1x2x3x5x8  = 13+21 (=240)
(les nombres soulignés représentent les valeurs des noms des nombres en anglais)
  J'imagine avoir été le premier à découvrir cette propriété des noms anglais des 8 premiers Fibos, en tout cas je n'en ai trouvé nulle trace en ligne, de même que je n'ai trouvé aucune trace du motif de 4+1 fois 6272 jours autour du 4/4/44.

  Le hasard a encore voulu que la valeur des 26 lettres de V, comme bien sûr celle des 42 lettres de F, est 340, un nombre qui m'évoque aussitôt la somme des valeurs des lettres de rangs 13 et 21 dans l'alphabet numéral hébreu, M = 40 et S = 300, qui forment ensemble le mot SM, "nom".
  J'indiquais dans le pénultième billet que le nombre 340 s'écrirait en base "quaternaire" 4444 (4x43 + 4x42 + 4x42 + 4x40 ).
  Les 2 séries de lettres différentes de V et F sont donc 68 lettres de valeur 680, qui peut se factoriser en 20 x 34, ou (1+1+2+3+5+8) x (13+21).

  Le détail donne 2A-10O-3I-1Y-1N-5R-2L-1F-1B de V, devenues
26E-4T-1S-1H-1M-3C-3G-1P-2V dans F.
  Les 42 lettres se décomposent en 26 E et 16 autres, 26/16 = 13/8 Fibo.
  Ces 26 E ont pour valeur 130, les 16 autres 210, 130/210 = 13/21 Fibo.
  La lettre la plus abondamment ajoutée est ensuite T, avec 4 T de valeur 80 permettant encore une répartition Fibo 130-80-130.

  Je remarque les 8 lettres dont le compte reste inchangé de V à F, UDWKXJQZ, dont la somme des valeurs est 136, représentant en tout 82 lettres de valeur 1309. Je note pour l'instant 136 m'évoquant  l'an pataphysique 136 dont le premier jour a été celui de ma découverte à propos de l'échange JUNG-HAEMMERLI (52+84=136). 136 est aussi la somme des 16 premiers nombres, alors que ces lettres sont les seules dont les contingents n'ont pas été modifiés par l'ajout de 16 lettres à l'original de Vocalisations.

  Je passe sur d'autres comptes qui ne me semblent guère significatifs (pour l'instant) pour en venir à une autre fabuleuse harmonie.
  Pour les césures d'or des 513 lettres, je m'étais borné à calculer qu'elles tomberaient après les 196e et 317e lettres du sonnet, sans réaliser qu'elles déterminaient un partage 196-121-196, soit 142-112-142, or j'ai déjà eu plusieurs fois affaire à ce rapport d'or entre deux carrés, dont une conséquence est que 14/11 est une bonne approximation de √φ (1.272...)

  Le fabuleux ici est que j'ai précisément rencontré ces carrés 121 et 196 dans Consonnantisations, ma seconde anagramme de Vocalisations, après son écriture, sans calcul préalable donc, et dans des conditions très similaires. Revoici ce sonnet, aussi en vers de 44 espaces, cette fois en utilisant la police Liberation Mono, plus attrayante que Courier New.

T voilà transfixions quand D damans nandous,
M maux Nanon nonnain, H aux laquais vaudous,
K coquin au blouson, G faisait croupion pur,
J jour Carl disparu Q soudain pris d'Arthur,

L lourdaud irlandais au P plain du voussoir,
C cours induit. N nord dur nobliau saouloir,
B blanc dit noircissant R roux lors infinis,
S soins pour clinicat, F foison aux choisis,

V vibrant un vassal forfait. Toi mi-moirant,
moirant l'ourson Armin d'un amaigri courant,
l'ouubli, n'ouïra-t-il ta consonnantisation?

X chiasma non moisi d'un froussard mordicus,
Y faillait un six, vrai flicard trois sinus,
Z soupir d'un poignard racial par incursion.

  Les césures d'or étaient respectées ici aussi à tous les niveaux, mais pour 497 lettres elles partageaient le sonnet en 190-117-190. Puisque j'avais choisi de décliner les consonnes, à ce partage correspondait TDMHKGJQLPC-NBRSFV-(W)XYZ, ou selon la gématrie 121-81-75 (sans compter W non nommé).
  112 (en 11 lettres) + 75 = 196, 142 (en 14 lettres) encadrant 81, 92, et dans les mêmes conditions les deux fois 196 lettres de Fibonaccisations, 142, encadrent 112 lettres.
  Tiens en écrivant ces nombres en toutes lettres,
QUATORZE = 123 et ONZE = 60,
1232 + 602 + 1232 = 33858 = 513 x 66,
bel écho à  142 + 112 + 142 = 513.

  J'ai eu la curiosité de calculer le nombre de lettres des divers avatars de Vocalisations dus à Perec et à moi-même, soit 497x4 + 513 = 2501, un nombre qui m'a aussitôt rappelé quelque chose.
  Encore une immatriculation allemande. Le 22 avril 2012, passant lors d'une balade par Beynes, minuscule village sis sur un éperon rocheux au-dessus de Mézel, j'ai vu sur le parking cette Mercedes:
  C'était plutôt curieux car je n'ai jamais vu d'autre immatriculation RE MI, en provenance de la ville de Recklinghausen (en Rhénanie, 115000 habitants); le parking de Beynes n'accueille pas plus d'une dizaine de voitures; par suite d'un bug quelconque, l'annuaire du 04 m'a domicilié à Beynes pendant une dizaine d'années, de l'obtention de notre ligne ADSL jusqu'à notre déménagement. Voici la totalité des abonnés de la commune sur l'annuaire de 2015 (page 21):

  Je n'avais pas jugé pertinent de partager sur Quaternité cette coïncidence, semblant alors uniquement personnelle. J'ai en revanche évoqué ici deux autres rencontres d'immatriculations allemandes livrant des prénoms dans un contexte significatif, en 1994 et 2007.

  La possible signification de 2501 aujourd'hui me conduit à étudier ce nombre et découvrir qu'il s'agit d'un nombre pentagonal, alors que les 2501 lettres correspondent aux 5 avatars de Vocalisations, l'original de Perec et mes 4 réécritures (ou encore mes 5 REécritures MIrobolantes, puisque la version que j'avais codée dans mon roman anagrammatisait deux mots).
  C'est de plus le 41e nombre pentagonal, que je suis tenté de scinder en 4-1.

  La présente réécriture a pour origine l'immatriculation OD ** 4444, de bad OlDesloe, 2052 jours après ŠI 4444 **, de ŠIbenik. Je remarquais la possibilité de faire SI DO avec ces indicatifs de provenance, et il devient sidérant de pouvoir continuer la gamme dans un contexte si doré (de plus SI/REMI = 28/45 est doré).

  La voiture RE MI 2501 est survenue 103 jours après ŠI 4444 ZV, que je rapprochais dans ce billet de ma décision de consacrer les SIx derniers vers de Consonnantisations aux consonnes V à Z.
  103 jours... Mes recherches sur NOM-PRENOM, évoquées plus haut, m'ont conduit à leurs valeurs 42-81, somme 123, et aux deux nombres français inférieurs à 1000 dont le nom a pour valeur 123. Il s'agit de
QUATORZE qui se répartit selon voyelles consonnes en
UAOE - QTRZ = 42 - 81, et
CENT - TROIS = 42 - 81.
  Donc 103 jours après ŠI 4444 ZV, j'étais confronté à mon propre PRENOM à Beynes, et je relatais dans ce même billet que 42 jours après ŠI 4444 ZV, je rencontrais exactement dans les mêmes conditions, au carrefour de la D907 et de la RN85, un NOM que je recherchais depuis longtemps dans les nouvelles immatriculations françaises, BA-CH, curieux du nombre qui serait associé à la première occurrence.  J'avais été comblé par ce 24, nombre que s'était attribué le maître des 24 tonalités sur l'arbre généalogique de sa famille. Maintenant je remarque que l'apparition de ce NOM 42 jours après ŠI 4444 induit un partage 42-471 des 513 jours entre SI 4444 et OD 4444, de même que Fibonaccisations se répartit en 471 lettres originales de Vocalisations, et 42 nouvelles lettres. 42 est en outre la valeur de FIVE, dont les 42 lettres sont coupées en QUATORZE et 28 par la césure après Divin chiot cinq.
  Les 5 premiers Fibos ONE-ONE-TWO-THREE-FIVE totalisent la valeur 224, les 3 autres 289, carré de 17.
  112-224-448... Phrère Laurent a vu que le 22/4 d'une année normale est le 112e jour d'une année normale. En 2012 année bissextile le 22/4 de RE MI 2051 était le 113e jour, mais il y a une résonance troublante avec mes billets 112 et 113, le premier étant Consonnantisations, du 24/2, où pas par hasard je donnais ma nouvelle anagramme en 112 mots.
  Le billet 113 publié le lendemain était Carrés à sacrer, continuation des commentaires sur le sonnet de la veille, et présentation des voitures SI 4444 et BA-024-CH.
  Le nombre 14, valeur de BACH, semble jouer un rôle essentiel dans sa musique, de même que les notes correspondant à son nom, où notamment C et H sont DO et SI...
 
  Je crois sage d'arrêter ici les développements numériques, déjà vertigineux.
  Il reste à expliciter le titre. Je pensais avoir déjà évoqué, mais je n'en trouve pas trace, le roman Goupi-Mains Rouges à Paris, de Pierre Véry (1949), où une bonne à tout faire est demandée au 18, rue de l'Assomption. Parmi les occupants figure un jeune monsieur de 13 ans, ce dont s'inquiète la bonne, or il y avait au 18 rue de l'Assomption en 1949 un gars de 13 ans qui se nommait Georges Perec...
  Ce n'est sans doute pas par hasard que Véry a choisi cette adresse, car il y habitait aussi Christian-Jaque, lequel avait notamment adapté Les disparus de Saint-Agil.
  Bref mon titre a pour valeur 513, et le mot ASSOMPTION qui l'achève a pour valeur 141, de même que TWENTY-ONE correspondant aux 141 dernières lettres de Fibonaccisations.
  J'ai achevé le sonnet le 3 septembre, 181e anniversaire de la naissance de Hugo Vernier, le personnage du Voyage d'hiver de Perec, qui a probablement travesti sa naissance le SEPT 3 1936 en 3 SEPTembre 1836.

2.9.17

éberluant anniversaire


 Bientôt le 8/9/17, 9e anniversaire de ma découverte du 8/9/08, le motif de 4+1 fois 6272 jours de la vie de Jung axé sur le 4/4/44, l'une des rares dates données dans ses mémoires, celle où il imagine devoir sa guérison à la mort de son soigneur (plutôt docteur, mais j'adore l'anagramme).

  Çoeur dp m'informa récemment que, dans le numéro du 22 juillet de M, le magazine du Monde fourni avec le numéro du samedi, un article sur Jean-Pierre Melville parlait de son obsession du temps, avec pour exemple le premier plan du film Le Samouraï, où un sous-titre annonce : " Samedi 4 avril, 6 heures du soir".

  Il y a un autre film dont le premier plan commence un 4 avril, le 4 avril 1984, le film 1984 de 1984, où de plus la scène est tournée le 4 avril 1984, date déjà présente dans le premier chapitre du roman. Le réalisateur Michael Bradford a tenté de respecter les précisions temporelles données dans le roman écrit en 1948.

  Le Samouraï est sorti en 1967, et je me suis demandé quel était le premier samedi 4 avril antérieur à 1967, et c'était en 1964, dans la semaine qui a suivi Pâques, cette année là le 29 mars.
  Je m'étais précisément demandé en découvrant le 4 avril de 1984 s'il ne se serait pas passé le 4 avril 1964 quelque chose pouvant faire écho à mes préoccupations, car c'est le 4 avril 2004 que j'ai découvert le schématisme du 4/4/44, et il manquait donc un 4 avril 64 pour avoir une tétrade de 4/4/xxx4 tous les 20 ans.
  Il y avait bien Et le huitième jour... de Queen, paru en 1964 et se passant pendant la semaine sainte de 1944, avec un chapitre intitulé Mardi 4 avril, mais c'est plutôt insuffisant pour décréter que Queen (ici Dannay et Sturgeon) aurait pu concevoir ou écrire le chapitre le 4 avril 64.

  Que ce 4/4 soit le SAMedi du SAMouraï est par ailleurs devenu récemment important, avec le motif des lettres hébraïques SAM développé notamment dans le billet Sam en Beth.
  C'est de plus un Samuel (Blumenfeld) qui est l'auteur de l'article de M de juillet dernier. On en trouve le texte ici, avec d'intéressants détails. Melville a écrit le scénario au début des années 60, avec dès le départ l'idée que seul Delon pourrait incarner le personnage. Il est allé chez l'acteur début 66 pour lui lire le scénario. Delon a tout de suite été emballé, et a demandé le titre du film. Lorsque Melville lui révèle Le Samouraï, Delon le conduit dans sa chambre, décorée de trois objets, une lance, un sabre, et un poignard de samouraï.

  Les dates de JP Melville sont aussi pour moi des anniversaires. Jean-Pierre Grumbach est né le 20 octobre 1917, soit 12 ans après la naissance de Daniel Nathan, alias Frederic Dannay, lequel a selon moi codé cette date dans diverses aventures d'Ellery Queen. Dannay a aussi cité Rimbaud, né un autre 20 octobre (1854).
  Melville est mort le 2 août 1973, et l'un des esprits avec lequel je me suis senti le plus d'affinités est un autre Jean-Pierre, Le Goff, né à Douarnenez le 2 août 1942, sous le signe du Lion (l'un des petits rôles de Melville en tant qu'acteur a été dans Le signe du Lion, de Rohmer).

  J'avais pensé à JPLG en regardant Le Samouraï, dont un passage marquant est la filature dans le métro, se passant principalement dans les stations Place des Fêtes et Télégraphe, près de la dernière demeure parisienne de JPLG, 9 rue Arthur-Rozier. J'ai relaté ici une autre coïncidence cinoche avec le film Tristan, où Tristan habite ce 9 rue Arthur-Rozier, alors que JPLG est né en face de l'île Tristan.

  Une coïncidence très récente est associée à JPLG, que j'ai cité dans le billet Un Ricard, ou le Jean, à propos de sa fille Alice, habitant Châteauroux. Une nouvelle recherche effectuée alors m'a appris que JPLG avait depuis peu sa fiche Wikipédia. La recherche m'a fait passer par le site d'Etienne Cornevin, professeur de Châteauroux que j'avais rencontré via JPLG, et constater que ce site n'était plus actualisé depuis avril 2016.
  C'était inquiétant, et j'ai songé à demander des nouvelles à un ami commun, Bruno Duval, mais deux jours plus tard, le 17 août, une notification du groupe FB Synchronicity, dont je fais partie depuis quelques mois, signalait l'admission d'un second membre français, Patrick Bléron, de Châteauroux. Je lui ai aussi souhaité la bienvenue, en glissant une allusion à Etienne, au cas où...
  ...et effectivement Patrick avait connu Etienne, qu'il avait rencontré quelques mois avant sa mort, le 2 mai 2016.

  C'est attristant d'apprendre la mort de quelqu'un qu'on a connu, surtout si ce quelqu'un est plus jeune que soi. En fait, Etienne n'était pas tellement plus jeune, puisqu'il est le 26 juillet 1950, 20 jours après moi, mais j'ai conservé le souvenir de ce qu'il était en 2007, lors de notre rencontre, et omis de le faire vieillir.
  Sa date de naissance m'est doublement évocatrice. Ce 26/7/50 était le 75e anniversaire de Jung, et c'est à l'occasion de ses 75 ans qu'il a sculpté la pierre de Bollingen, en commémoration de sa guérison de 44.

  Par ailleurs mon intuition sur l'harmonie de la vie de Jung autour du 4/4/44 est liée, de quelque façon que ce soit, à une erreur dans la traduction française d'un roman de Morris West, Un monde transparent. Juste avant qu'il me vienne cette intuition, je me suis réveillé avec la réminiscence que, dans ce roman lu 25 ans plus tôt, il était attribué à Jung le même jour de naissance que moi, le 6 juillet, ce qui m'avait ravi avant que je n'apprisse que c'était faux.  Ainsi j'ai de bonnes raisons de m'intéresser à cette date du 26/7/50.

  Patrick Bléron et moi avons échangé quelques posts sur son blog, Alluvions, d'une grande richesse, et j'aurais certainement à y revenir. Je lui ai fait part de ces dates, il m'a signalé que dans un de ses derniers courriers, reçu le 3/3/16, 60 jours avant sa mort, Etienne lui citait un poème de Michel Seuphor, extrait de Solfège, un brin prémonitoire:
J’aurai jeudi prochain
cent vingt-deux ans.
J’ai dix-sept jours
encore à vivre
à vivre encore
dans le bonheur
de chaque instant.
  En reprenant ce que j'avais écrit à propos d'Etienne, je me suis avisé que notre seule rencontre avait eu lieu le 2 mai 2007, exactement 9 ans avant sa mort. C'était lors d'une journée littéraire à Saint-Denis, où j'ai rencontré Benoît Virot, pour lequel j'avais écrit diverses choses, dont le schizonnet La décidabilité d'un îlet, dans le cadre d'un projet de disparution du nouveau roman de Houellebecq, noyé parmi une flopée de titres analogues.

  C'était ma première tentative de ce type, avec les blancs dans le carré permettant de caser un sonnet okapi de 365 lettres dans une grille 21x21.
  L'un des invités de marque de la journée du 2 mai était Jean-Marc Scanreigh, venu présenter les livres qu'il fabrique artisanalement. Le titre d'un de ces livres, Ça se matérialise si je ne m'abuse, me frappa plus tard, en scrutant le catalogue qu'il m'avait offert. Le texte était de Françoise Biver, sa compagne, et comme une femme rayonnante était souvent en train de parler avec lui, j'en ai déduit ensuite qu'il s'agissait de Françoise Biver.
  Bref, le titre et la femme rayonnante m'ont inspiré mon second schizonnet de cette forme, Ça se latéralise si je ne m'abuse, et je l'ai envoyé à Scanreigh qui m'a répondu que Biver ne participait pas à la journée, et que la femme que j'avais remarquée était probablement Arlette, la femme d'Etienne...
  J'ai signalé à Patrick Bléron ce billet, et il m'a répondu que Seuphor avait expérimenté à partir de 1951 le dessin à lacunes, où des formes, qui sont parfois des lettres, apparaissent en tant que vides laissés sur le papier par des lignes interrompues. Ceci était assez proche des formes laissées par l'absence de lettres dans mes grilles de schizonnets.
  Par ailleurs je mentionnais dans ce billet le nom Michel Sérouf, personnage d'un projet de roman, forgé à partir de mon nom, le serouf ou seruf désignant l'anagramme en hébreu. Or, pour peu qu'on change f en ph, ou l'inverse, SEROUF et SEUPHOR sont des anagrammes exactes, et l'artiste a choisi son pseudo pour l'anagramme d'ORPHEUS...

  Vertige absolu, que j'ai tenté de célébrer avec une récriture du poème fétiche de la liste Oulipo, El Desdichado, où Orphée est cité. Voici :

je suis inconsolé lorsque l'on me cloisonne
avec lui dont la tiare est depuis peu tarie
si nous nous éprenons d'une triple personne
quand nous pensons aimer cette unique Marie

et ceux qui caneront valent que ça cartonne
quand leur double idéel discourt à la Délie
mais faut-il s'abonner au cul de la baronne
si le Pampers qu'on aille à la rose s'allie

j'aime les spins fendeurs et Diane Dufresne
car la reine Artémis avait rêvé ses maîtres
en leur antre ternaire où j'espère renaître

j'ai traversé l'Enfer en rempotant le frêne
matriçant par sérouph sur l'orgue d'Orphéus
les écrits de Seuphor pour récits d'Ephorus

  Le mot à la rime est l'anagramme du mot à l'hémistiche dans chaque vers. Une de mes premières contributions à la liste Oulipo, le 15/2/2002, était un Desdi où le mot à la rime était le rot-13 du mot à l'hémistiche (mais ce sonnet n'était pas en vers isocèles).
  En cherchant "serouph" "orpheus", l'une des deux seules réponses provenait d'un site déjà rencontré à propos de Cassiel, donnant les 2520 anagrammes de 7 lettres proposées. Le mot proposé ici était EPHORUS. J'ai appris qu'il s'agissait d'un historien grec du 4e siècle avant JC, ou plus récemment d'un logiciel détectant les plagiats...
 
  Le frêne/enfer est choisi avec en arrière-pensée la fin de House of Leaves. Ce doit être réellement ardu de rempoter Yggdrasil.

  Une première version du sonnet était un peu plus sage, mais lorsque je l'ai passée au Gématron et découvert que la petite césure d'or de sa valeur proche de 5900 la répartissait exactement en 5-9 vers, j'ai cru devoir procéder à de petits ajustements pour parvenir à ce séduisant équilibre (2254-3646), et c'est ainsi que les "preux fendeurs" sont devenus des "spins fendeurs".

  Je m'étais émerveillé d'avoir pour dernier vers "vertical" de Ça se latéralise si je ne m'abuse ceci:
désuni, l’épuré sature le semis.
parce que c'est du verbe "épurer", çrp, tsaraph, que vient le tsérouph, les jeux kabbalistiques sur les lettres, alors que le renversement de çrp est prç, perets, "brisure", le nom d'un des jumeaux de Tamar, et le nom originel de la famille de Perec, spécialiste du tsérouph.
  J'avais cherché si le renversement du nom de son jumeau, Zérach, zrh, "briller", avait un sens, mais hzr n'existe pas en hébreu biblique. Ce n'est que bien plus tard, à l'occasion de la fabuleuse coöncidence Zérach, que j'ai découvert que hzr existe en hébreu non biblique, et signifie "rimer" (d'où l'élection de Perets au détriment de Zérach pourrait s'interpréter comme une préférence divine pour la poésie contrainte versus la poésie traditionnelle).
  Ce n'est qu'aujourd'hui, à l'occasion de ces retours en arrière, que je peux m'émerveiller que les deux premiers vers de la lecture horizontale sont:
ça se lit érigé, ça se lit en abîme…
sur un élu tamis ami s’unit à rime.
  Je remarque particulièrement ce dessin de Seuphor
qui me rappelle que dans le billet dont la préparation m'avait conduit à constater l'arrêt des interventions d'Etienne sur son site, il était question des mots araméens ana et ata, "je" et "tu". Les multiples JE et TU du dessin amènent la possibilité d'un IL unique, peu visible à première approche.
  C'est encore étourdissant de songer que, dans mon premier schizonnet évoqué plus haut, La décidabilité d'un îlet, le mot ILE apparaît en clair et en grand sur la version imprimée.

  Ce billet est le 233e de Quaternité, 233 13e terme de la suite de Fibonacci, dont le terme précédent est 144, carré de 12, seul carré non trivial (1) de la suite, renversement de 441, carré de 21, nombre de cases des grilles de mes deux schizonnets.
  Recherchant le 144e billet de Quaternité, je vois que c'est 223 322, publié le 23/3/2012, et qu'il y est question du nombre 144. J'y commentais l'épisode de Touch vu le matin même (auquel j'ai fait allusion dans le précédent billet), mais je ne sais si j'étais alors conscient d'écrire mon 144e billet, en tout cas je n'en parle pas, ni de l'écho avec le 23/3, concaténable en 233. L'épisode montrait une page d'un livre, fabriqué pour l'occasion, donnant les nombres de Fibonacci, et j'y remarquais le 144e, débutant par 5555. J'ai vu ensuite que, parce que le nombre d'or à la puissance 67 est très proche de 1014 (le billet précédent me conduisait au nombre clé 67 d'un épisode de Touch), on retrouvait très souvent les mêmes chiffres débutant les Fibos à 67 rangs d'écart.

  En tout cas il y a des 144 et 233 associés à ce 233e billet, dernier de l'an pataphysique 144 (c'est le 8/9, que je lis volontiers 89, 11e Fibo, que nous passerons à l'an 145).
  J'ai trouvé le titre de ce billet
éberluant anniversaire = 233 ("ahurissant" convenait aussi)
avant de voir que
Patrick Bléron = 144,
Patrick sans lequel une bonne partie de ce billet n'aurait pu voir le jour.
  Je ne sais quel jour il est né, mais je décrète que son
anniversaire officieux = 233
est le 8/9, le 14/4, ou le 23/3...
  Je remarque enfin que son nom compte 13 lettres, et mes deux expressions de valeur 233 21 lettres chacune. Voir mon billet 21-13 colligeant plus de 120 cas...


31.8.17

Ana Mor trouve lions


  Encore des lions, mais pas que...
  Divers éléments m'ont conduit à associer l'affaire Rose-Croix au Lion Caché, essentiellement la geste lupinienne, et notamment La Comtesse de Cagliostro (1923), où Joséphine Balsamo se présente en 1894 comme fille de Cagliostro, née le 29 juillet 1788. Arsène, alors Raoul, tombe fou amoureux d'elle malgré ses 106 ans, et délaisse sa "fiancée" Clarisse, enceinte de ses oeuvres, ce qui semble une allusion directe à Clarissa Harlowe de Richardson, dont l'édition des romans en 18 volumes sera au coeur de l'intrigue de La lettre d'amour du roi George (1928), où Lupin, sous le nom Jim Barnett, retrouve la lettre perdue pour les Lovendale, nom que je sais depuis peu signifier "vallée des lions".
  C'est ce texte qui m'a conduit il y a 21 ans aux formules ROMANAMOR et LOVENOVEL, et plus récemment en mai à ROM ANA MOR, prélude à un filon qui ne semble pas près de se tarir.

  En achevant le billet précédent, la relecture du billet sur Hoban m'a fait redécouvrir ce qui m'y avait mené, l'assimilation des lettres bornant l'alphabet ogham, Beth et Jodha, aux colonnes du Temple de Salomon, Boaz et Jakin, ou encore aux animaux Vache et Lion.
  Les lettres J et B symbolisent pour les Francs-Maçons ces colonnes Jakin et Boaz, et on peut imaginer des intentions ésotériques de Leblanc, avec les intiales JB de Joséphine Balsamo ou de Jim Barnett, par exemple, ou RC pour le couple Raoul-Clarisse. Quelles qu'eussent été ses intentions, c'est un fait que cette piste ésotérique a fait florès, avec notamment les romans ésotériques de Raoul de Warren. Le premier d'entre eux, écrit en 1947, fait intervenir Cagliostro en personne en 1944, avec un enquêteur nommé Raoul Cernin, un nom composé à partir de deux avatars lupiniens, initiales RC comme Rose-Croix.

  J'ai par ailleurs montré ici que le trio Plantard-Cherisey-Sède semblait s'être inspiré de Leblanc pour alimenter leurs recherches pseudo-historiques, avec notamment l'apparition de la formule Ad Lapidem Currebat Olim Regina dans l'affaire castelrennaise, énigme imaginée par Leblanc dans La Comtesse de Cagliostro. La solution est l'acronyme Alcor, plus petite étoile de la Grande Ourse. Les ours obsédaient Plantard et Cherisey, et ce dernier a imaginé un Sceau de Salomon à l'échelle de la France, centré sur Saint-Ursin.

  J'en arrive à une récente découverte. Le vrai Cagliostro a passé les dernières années de sa vie emprisonné à la forteresse de San Leo, où il est mort le 26 août 1795, il y a 222 ans.
  La forteresse est bâtie sur un roc abrupt, avec une première enceinte délimitée par trois tours rondes, deux grandes tours rondes, à gauche et au milieu ci-contre, et une petite tour, le torroncino, à droite. La bâtisse construite sur la place d'armes compte, elle, trois tours quadrangulaires.

  Deux fois trois tours pour un lion sanctifié (et le billet du 6 août m'a fait découvrir la commune de naissance de JH Fabre, Saint-Léons), ceci m'éveille maints échos, avec les châteaux triangulaires de Wewel et Sisak découverts grâce au jeu biblique Babel Sesak et aux lions polonais et tokharien lwew et sisak.
  Il y a encore le château de Montalban que Sinoué a imaginé triangulaire pour les besoins de l'intrigue de son Livre de saphir, au centre d'un Sceau de Salomon (SdS) à l'échelle de l'Espagne, avec des rôles majeurs pour le León et pour Babel. J'ai insisté à maintes reprises sur ces triangulations, jusqu'au précédent billet.

  Alors Wewelsburg promis à devenir le centre de l'empire SS, Sisak symbole de la résistance croate aux nazis, Saint-Ursin au coeur du SdS hexagonal, Montalban au coeur du SdS ibérique, ça porte à se demander ce qu'on pourrait faire du Saint-Léon ultramontain...
  Je remarque d'abord que Saint Ursin est fêté le 9 novembre, et Saint Léon le 10... Par ailleurs l'autre prisonnier célèbre de San Leo a été en 1844 Felice Orsini, lequel tenterait en 1858 d'assassiner Napoléon III (le nom Orsini a pour origine "ours", tandis que le nom corse Napoleone est souvent relié au "lion"). Avant d'être détrôné par le lion, l'ours a été considéré comme le roi des animaux.

  Je ne vois pas comment construire un SdS autour de San Leo, et j'ai eu l'idée d'étudier les localisations des lieux concernés, en y incluant Babil et Cessac, qui n'ont d'autre particularité (jusqu'ici) que d'être des toponymes ressemblant furieusement à BBL-SSK, et d'être proches dans un même département (33!). Cessac est sur la latitude N 44° 44'.
  La disposition des 7 lieux m'a fait les relier à la manière dont sont reliées les étoiles de la Grande Ourse, que j'ai superposée à la même échelle. J'ai aussi fait figurer le schéma des abbayes normandes donné par Leblanc, quelque peu différent de la constellation.
  C'est avec cette constellation que les ressemblances sont les plus patentes : en plaçant les étoiles extrêmes sur Wewel et Montalban, les alignements Wewel-Sisak et Ursin-Leo se confondent pratiquement avec les axes Dubhe-Merak et Megrez-Phekda, les côtés de la "casserole". Certes Sisak et San Leo sont bien plus loin sur ces alignements.
  La proximité d'Alioth avec le groupe Babil-Cessac est remarquable.
  La plus grande distorsion opérée par Leblanc concerne précisément Alioth, très éloignée de sa position réelle pour pouvoir correspondre à Saint-Wandrille. La brisure qui s'ensuit est proche de la brisure Babil-Cessac de mon tracé. Par ailleurs le jeu de Leblanc avec Jumièges correspondant à Mizar, se confondant presque avec Alcor, pourrait aussi être rapproché de la proximité Babil-Cessac.

  Il me semble encore utile de rappeler que, pour les nazis, Wewelsburg était la pointe d'une lance dirigée vers le Nord, en grec Arktos, l'Ours. L'axe Merak-Dubhe, se confondant ici avec Sisak-Wewel, est utilisé pour repérer l'étoile Polaire. Dubhe est l'arabe pour "ours" qui correspondrait à un lion renversé, lewew.

  La comtesse de Cagliostro a un serviteur fidèle qui l'assiste dans toutes ses entreprises, Léonard.

  Avant de passer à autre chose, je rappelle que ce billet commentait diverses fictions sur Cagliostro, notamment le Château de Cagliostro, une aventure du Lupin japonais, Rupan III.

  En enquêtant sur Lovendale-Loewental, j'ai découvert un recueil de nouvelles récent (2014) de Tatiana de Rosnay, Café Lowendal. La nouvelle-titre montre une écrivaine à succès, Gabrielle, contactée par Victoria, ancienne maîtresse d'un homme qu'elle a aussi aimé, aujourd'hui disparu. Victoria fait part à Gabrielle de son désir d'écrire et lui demande des conseils; Gabrielle s'y prête, malgré la naïveté des pages que lui propose Victoria. Leurs conversations lui donnent l'idée d'un roman sur l'homme qu'elles ont aimé, roman qui rencontre un grand succès, mais la subtile Victoria l'avait insidieusement manipulée, et elle avait avant leur rencontre écrit et déposé à la Société des Auteurs une nouvelle très proche du roman de Gabrielle...
  A noter que la plus célèbre Victoria est la reine d'Angleterre, petite-fille de George III, alors que les Lovendale appartiendraient aussi à cette lignée royale, par leur aïeule Dorothée qui a conservé les preuves de sa liaison avec George IV dans les romans de Richardson.

  Je rappelle que c'est le roman Mör de Johana Gustawsson qui m'a fait découvrir, via les frères Coeur-de-Lion, le suédois lejon, puis le norvégien løven, "lion", et conduit à comprendre enfin le sens de Lovendale.
  Les recherches associées m'ont mené au film finnois Le coeur d'un lion, où un néo-nazi raciste devient amoureux d'une fille qui a un enfant noir. Ceci l'amène à réviser ses positions, et à se fâcher avec ses anciens amis, notamment son demi-frère Harri. Je doute que ce nom ait été choisi d'après l'hébreu ha-ari, "le lion" (voir le billet précédent).

  Nous avons revu récemment la série Believe, en français, que nous avions déjà vue en VO début 2014. C'est comme Touch l'histoire d'un enfant qui a des dons paranormaux divers, et qui est aidé par son père d'une part pour donner une application pratique à ses visions, d'autre part pour échapper aux méchants qui veulent exploiter ces dons à des fins mauvaises.
  Cette nouvelle vision a permis des découvertes ou redécouvertes, ainsi la guest star du premier épisode est Rami Malek, dont j'ignorais tout en 2014, mais qui a  fourni le titre d'un billet d'août 2016, L'ami Marek. Malek y joue ici le médecin Terry, qui veut abandonner sa profession, et Bo essaie de l'en dissuader en lui faisant valoir qu'il a guéri la chanteuse Senga, ce qui ne dit rien au docteur. C'est que Bo ne maîtrise pas assez ses dons pour dater ses visions, et que l'événement n'est pas encore survenu. Terry va changer d'avis lorsque les urgences accueillent la chanteuse Agnes...

  J'avais commenté ici les ressemblances entre l'épisode 3 de Believe, Origin, et l'épisode 2 de Touch, 1+1=3, où Jake permet au prêteur sur gages Arnie Klepper de retrouver sa fille. Dans Believe, Bo retrouve le fils perdu de Leona Delkash chez un prêteur sur gages. Une Leona, "lionne", et un intermédiaire des retrouvailles entre Arnie et sa fille est le chien Lyov, "lion" en russe (que j'avais renversé en Voyl, le premier disparu de La Disparition de Perec). Je n'ai jamais jusqu'ici relié cette Leona aux lettres LEONA apparues dans l'identifiant d'une illustration de Quaternité, voir notamment le précédent billet.
  Si j'avais scindé le titre de la série en BEL-IEVE, Bel dieu de Babel et IEVE dieu de Jérusalem, je n'y avais pas encore remarqué la séquence LIEV, autre forme slave de "lion"

  Une totale surprise fut le 13e et dernier épisode de la série, qui n'a eu qu'une saison. Nous n'avions pas vu cet épisode, Perception, qui n'avait pas fait partie de la diffusion originale aux USA. Son scénario s'écarte de la trame générale de la série, et c'est tout à fait bizarre qu'il y ait eu aussi un 13e et dernier épisode à part de la 1e saison de Touch, The road not taken, dont le scénario s'écarte aussi de la trame générale de la série.
  A part ça, les deux épisodes ne semblent avoir en commun que de se passer dans une petite ville où tout le monde se connaît. Je donne quelques détails supplémentaires sur le billet consacré aux deux séries, mais je reviens sur un point important. L'épisode de Touch a un titre doublement significatif, puisqu'il montre Martin Bohm passer par hasard dans la petite ville d'Oregon où il a débuté dans le journalisme, et y retrouver sa petite amie d'alors, Beth (!) Young (!), mariée avec deux enfants, Sam (voir Sam en Beth) et Mia. Il imagine ce qu'aurait pu être sa vie s'il était resté sur les lieux, cette "route non prise", mais l'épisode fait partie d'une voie scénaristique qui a vraisemblablement été abandonnée lorsque la production a imposé certains critères pour la seconde saison.


  Le nombre clé de l'épisode est 67, mais ce nombre ne fait pas partie de la "Suite d'Amelia", formée des 25 nombres clés des 25 autres épisodes des deux saisons, ce qui souligne le statut particulier de cet épisode. Au bureau du journal où a jadis travaillé Martin, Jake coche les 6 et les 7 sur un calendrier, ce qui peut faire apparaître ici 627, le nombre fétiche de JJ Abrams, producteur de Believe (il est né un 27 juin, 6/27 à l'américaine). Mais son rôle semble être faible sinon inexistant dans la scénarisation, où n'apparaissent pas de jeux chiffrés comme dans Lost ou Fringe.
  Dans 10 Cloverfield Lane, film produit par JJ Abrams, apparaît un 6:27 au début, fin d'un appel téléphonique qui a commencé à 6:26 pm.
  S'il faut préciser, il est exceptionnel que soient tournés des épisodes qui ne feront pas partie de la diffusion normale d'une série, épisodes qui coûtent des millions de dollars, et il est déjà fabuleux que cette exception concerne deux séries aux sujets très proches. Il devient ahurissant que l'épisode de Touch en 2012 fasse apparaître la séquence 627 qui est le nombre fétiche de JJ Abrams, producteur de Believe en 2014.

  Ceci pour en venir à mes propres nombres fétiches, parmi lesquels 4444. Lorsque j'ai découvert le 8 septembre 2008 le motif 4-1 de la vie de Jung autour du 4/4/44, le nombre 4444 m'est devenu extrêmement significatif, et j'ai été ensuite attentif aux éventuelles occurrences de ce nombre, notamment sur les plaques minéralogiques.
  Malgré une certaine attention, n'allant tout de même pas jusqu'à faire le tour des parkings pour examiner tous les véhicules, le nombre guetté n'est apparu que le 15 août 2010 (706 jours après le 8/9/2008), à Quinson, peu après l'écriture du billet Forever Jung où il était question du nombre 627 dans le film Forever Young, dont JJ Abrams avait écrit le scénario.

  La seconde immatriculation 4444 repérée est venue le 10 janvier 2012, pour une voiture croate rencontrée au carrefour des D907 et N85. Je l'ai suivie jusqu'à Digne où j'ai pu la photographier. Ceci se passait 513 jours après la première 4444, un nombre qui ne m'éveillait alors aucun écho particulier.

  Rien ensuite pendant plus de 5 ans, mais je suis beaucoup moins attentif maintenant aux plaques minéralogiques, et depuis 3 ans j'habite à côté du village d'Esparron, où je vois beaucoup moins de voitures qu'à Mézel.
  Jusqu'à ce 23 août 2017, où en sortant du parking de l'Intermarché de Riez, je dus jeter un oeil à droite pour vérifier qu'aucune voiture n'arrivait, et la voiture qui était garée au bout de la rangée était une allemande OD ** 4444. Je n'avais pas d'appareil photo avec moi pour capturer l'événement qui, à ce stade, n'avait rien d'époustouflant, mais tout a changé lorsque j'ai regardé les dates des précédentes rencontres. Du 10/2/2012 au 23/8/2017 il y a 2052 jours, et 2052 c'est 4 fois 513, un nombre qui m'est devenu important en janvier 2015.
  Mon premier billet esparronnais, meshane maqom, m'a en effet conduit à une découverte unissant les noms anglais des 8 premiers nombres de la suite de Fibonacci:
ONE+ONE+TWO+THREE+FIVE+EIGHT = 13x21 (=273)
1x1x2x3x5x8  = THIRTEEN+TWENTYONE (=240)
  On peut encore écrire, avec les nombres soulignés correspondant aux valeurs de leurs noms :
1+1+2+3+5+8 + 13+21 = 1x1x2x3x5x8 + 13x21 = 513

  Ainsi les dates des trois immatriculations 4444 forment un motif journalier 1-4, avec un nombre unitaire qui m'est significatif, alors que le motif journalier 4-1 autour du 4/4/44 m'avaient aussi livré un nombre unitaire connu, 6272.

  Cette dernière voiture 4444 est arrivée 3 jours après notre vision de l'épisode spécial de Believe, ce qui m'a conduit à revoir l'épisode spécial de Touch, et à y remarquer les jours 26-27 cochés par Jake (mêmes chiffres que 6272).

  Je note aussi que mon précédent billet était daté du 15 août, pas par hasard pour l'Assomption de Marie, mais je ne pensais pas du tout alors à ma première vision d'une voiture 4444 le 15 août 2010.

  Le fait que la dernière voiture soit allemande n'est pas non plus sans écho. Son immatriculation débutant par OD indique une provenance de Bad Oldesloe, petite ville à 270 km du Wewelsburg. La voiture croate ŠI venait de Šibenik, à 200 km de Sisak. Si je suis revenu à maintes reprises sur Wewel-Sisak, ce présent billet apporte quelques innovations, faisant notamment intervenir trois lieux en France.

  Le 25 août passage à Manosque où une librairie avait en devanture un nouveau NEO, La gloire des maudits, dont la date de parution officielle est le 23 août.
  La 4e de couv' m'a convaincu d'acheter l'ouvrage, lequel semblait traiter d'imposture littéraire démasquée par l'héroïne, Gabrielle Valoria, un nom m'évoquant les deux protagonistes de Café Lowendal, Gabrielle accusée de plagiat par Victoria...
  Et il y a du Léon dans l'affaire... En 1915 Sidonie Porel s'est attribuée la seule paternité d'un roman qu'elle avait écrit avec son amant Léon Drameille, qu'elle pensait mort à la guerre. 40 ans plus tard, alors que Sidonie est devenue la première dame des lettres françaises, présidente du jury Goncourt, Léon ne peut supporter qu'on parle d'elle pour le Nobel, et il propose début 1955 à Gabrielle d'enquêter sur Sidonie pour déboulonner son image.
  Si l'imposture littéraire n'est finalement pas l'objet principal du roman, j'y trouve une autre curiosité "léonine" qui me rappelle le jeu fibonaccien 34-21 vu dans un autre roman de NEO. Sidonie meurt fin 1955, et le roman débute par une nécrologie signée Robert Kemp, signalant son admission en 34 à l'académie Goncourt, au fauteuil de Léon Hennique. Or ce LEON est mort le 25 décembre 35 (NOEL !), et son successeur a été nommé en 36, Léo (!) Larguier.
  Pourquoi cette date de 34 alors? et y a-t-il une raison pour laquelle le roman se passe entièrement en 55? Sidonie précise en 55 qu'elle est membre depuis 21 ans du jury, qu'elle préside depuis 44.

  Sidonie est couramment nommée Sido dans le roman, et j'avais presque aussitôt après avoir vu la voiture allemande OD ** 4444 pensé à la croate ŠI 4444 **, et aux notes Si Do.
  Un autre personnage de première importance du roman est Mila... Ses deux dernières parties, La romancière et L'ombre, désignent les personnages Sido et Mila. Rémi (moi) aura sans doute à en reparler.

  J'avais d'autres lions à l'esprit en débutant ce 232e billet, auquel j'ai trouvé rapidement un titre de valeur 232, à partir du mot REVOLUTIONS anagrammatisé en TROUVE LIONS. Il restait à trouver quelque chose de valeur 62 pour arriver à 232, et il s'est imposé ANA MOR puisque c'est le roman MÖR de johANA qui m'a conduit aux formes scandinaves du "lion".
  Je ne savais pas alors que le billet me conduirait à la Grande Ourse, et une autre anagramme de REVOLUTIONS est ON VIT L'OURSE.

  Le billet meshane maqom, exposant l'harmonie 513 des 8 premiers nombres de Fibonacci, m'avait fait mentionner mon 170e billet, Rêvolutions, pour le partage voyelles/consonnes 65/105 (ou 13/21) du nom PIERRE GOUILLARD (IEEOUIA/PRRGLLRD) du constructeur de notre nouvelle maison, identique à celui de REVOLUTIONS (EOUIO/RVLTNS).
  Rêvolutions m'avait conduit à constater que la suite 65-105-170 devenait en base 4 les palindromes 1001-1221-2222, cas particulier d'une loi générale décrite par la suite OEIS A245323.
  Le premier nombre de cette suite, 4, doit être écrit en système unaire pour avoir la forme FFFF (un nombre de rang impair dans la suite de Fibonacci répété 4 fois). S'il existait un système "quaternaire", où la base 4 serait représentée par 4 et non par 10, alors le nombre décimal 340 (2 fois 170) serait 4444 dans cette base quaternaire (4 fois 64 + 4 fois 16 + 4 fois 4 + 4 fois 1). La voiture ci-dessus est photographiée lors d'un rallye en octobre 61, quatre mois après la mort de Jung, et j'y note les lettres D-A correspondant au motif 4-1.
  340 est aussi la valeur dans l'alphabet numéral hébreu des lettres S-M, de rangs 21-13. Je termine et poste ce billet à l'une de mes dates fétiches, le 31/8 qui est aussi le 21/13 du calendrier pataphysique.

  Note: après avoir posté et vérifié ce billet, j'ai regardé ma boîte mèl, et j'avais un courrier reçu à 8:39 de Pierre Alliot, me demandant de mettre sur son site Spidimmo notre maison de Mézel, dont j'ai pourtant retiré en juin l'annonce sur Le Bon Coin, car un compromis de vente a été signé. Alliot m'évoque Alioth, une étoile de la Grande Ourse, et associé à Pierre une pierre sculptée par Jung à 83 ans, avec la légende Ursa movet molem, "L'ourse bouge la masse".

15.8.17

Manon parraina gran mowe


no hay caminos, hay que caminar

  Retour au Lion Caché du pénultième billet et aux lions plus apparents.
  Il est plutôt conseillé d'avoir quelques souvenirs de ce que j'ai partagé sur Quaternité depuis mars, au plus bref:
- la découverte dans Formules n° 9 (2005) de la grille de 81 lettres de Cyril Epstein, et de sa colonne centrale anagramme de NOM-PRENOM.
- la découverte dans El Ferrocarril de Santa Fives (2011) de la grille de 90 lettres de Robert Rapilly, et de sa colonne centrale anagramme de NOM-PRENOM (+I).
- ces 81 et 90 m'évoquent au premier chef le personnage ELISABETH LOVENDALE, à l'origine en 1996 de ma première trouvaille importante dans la littérature française récente, et je m'aperçois que LOVEN et DALE apparaissent dans la grande grille du SONÈ (en 2 carrés totalisant 100 lettres) publié dans le même numéro de Formules, ma première participation à la revue, comme celle d'Epstein, ou celle de Rapilly qui y était aussi présent pour trois grilles.
- je comprends enfin que Lovendale est une forme du nom Loewenthal, "vallée des lions", alors que le mot "lion" dans différentes langues a une part royale dans maints billets de Quaternité

- notamment dans celui-ci, avec l'étrange roman où Russell Hoban montre son héros Pilgermann paver un terrain de "lion caché", un motif que j'ai légèrement modifié pour y caser les 271 lettres d'un texte composé à partir des 81-90-100 lettres des grilles de Cyril, Robert, et moi.

  Le billet précédent m'a permis de relier Jung-Haemmerli (valeurs 52-84) aux lettres LO-VEN de ma grille, qui, dans le texte décodé, ont les rangs (42+10=52)-(36+15+33=84).
  Le rapport 52/84 se simplifie en 13/21, couple fibonaccien qui semble me poursuivre, et l'identification de loven dale à "vallée des lions" me conduit à revenir à un cas repéré en 2012.

  Il s'agit du roman de Carlos Ruiz Zafón, Le jeu de l'ange (2008 pour la parution originale), dont une relecture m'a conduit à entrevoir des niveaux de complexité insoupçonnés à première lecture.
  La narration y suit David Martin, jeune auteur atteint d'une grave maladie. Il semble conduit à conclure un pacte avec le Diable, lequel le guérit en échange d'un livre que David doit lui écrire. David emménage dans la "maison de la Tour", où a vécu auparavant un autre écrivain ayant conclu un pacte semblable, Diego Marlasca, aux mêmes initiales que lui. Quelques détails, comme la conclusion du chapitre 19 de la 3e partie, amènent à douter de la fidélité de cette narration.

  Ce n'est pas mon problème ici. J'avais remarqué que David retrouve le couple Marlasca, Diego qui vit désormais sous l'identité Ricardo Salvador, 21 rue de la Lleona, et sa femme Alicia, qui habite 13 route de Vallvidrera. Ceci prend une autre tournure sachant que les mots catalans lleona et vall signifient "lionne" et "vallée". Il y a de plus une histoire de lettres cachées dans le roman, non pas les 18 lettres du roi George cherchées par les Lovendale, mais une "vingtaine" de lettres de la femme aimée de David, Cristina Sagnier (anagramme reginas, "reines"), cachées par la secrétaire de David, amoureuse de lui.

  Dans le même billet, le lleona catalan m'avait fait mentionner une découverte récente, due à un hasard sur lequel je ne reviens pas, celle des 5 majuscules LEONA achevant l'identifiant d'une illustration d'un des billets de janvier 2011 en hommage à mon ami Jean-Pierre Le Goff.
  Il s'agissait d'une vignette de l'album Demi-tour de Boilet-Peeters où Jean-Pierre Le Goff, lequel avait rencontré Boilet pour son album Le rayon vert, avait inspiré celui-ci pour le personnage caricatural d'André-Marie Le Goff dans Demi-tour (devenu André-Marie Arisu dans la version 2.0).
  Blogger attribuait alors aux images des identifiants en 4 parties de 11-10-11-11 caractères, et la dernière partie est 6_TfDmLEONA, ce qu'on peut en principe vérifier en plaçant le pointeur sur l'image.

  Alors que je rapprochais ceci de la rue LLEONA où habite Diego Marlasca, d'initiales DM significatives dans le roman, je n'avais pas vu que les caractères précédant LEONA dans l'identifiant étaient Dm.
  J'ai scanné l'image sur le premier Demi-tour, mais j'aurais aussi bien pu le faire sur la version 2.0, qui ne diffère que par quelques détails dans les bulles, où notamment Le Goff est devenu Arisu, prononciation japonaise de "Alice". Les responsables de cette modification en 1999, lors de l'édition japonaise de Demi-tour, ne pouvaient savoir que la fille de Jean-Pierre se prénommait Alice, et encore moins que le nom Arisu serait repris dans la réédition française de 2010, alors qu'Alice était devenue tuteur légal de son père, atteint d'Alzheimer.
  Je n'avais pas songé en 2012 à Alicia femme de Diego, ni à son nouveau prénom, Ricardo, alors que Ricardou était convoqué dans le même billet.
  Je n'avais pas pensé non plus que Jean-Pierre, né le 2 août 1942, était du signe du Lion.

  Le japonais ari, 蟻, signifie "fourmi", coïncidence déjà signalée avec Jean-Pierre auteur de L'écriture des fourmis, mais l'hébreu ari signifie "lion", rencontré dans le billet Naccipolis en diagonale dans une autre grille avec H-ARY, הארי, ha ari, "Le Lion", acronyme désignant le kabbaliste Isaac Luria.
  Je me souviens avoir été frappé dans ma lointaine jeunesse par le fourmilion, insecte qui creuse des entonnoirs pour piéger les fourmis, dont il est friand. Ce qu'en dit Fabre est disponible en ligne.

  Je rappelle que le nom en 18 lettres Elisabeth Lovendale, avec le N en 14e position, m'a conduit au motif 13-1-4, se traduisant en lettres par M-A-D, Marlasca-Alicia-Diego?

  Plus récemment est apparu dans mon cheminement le motif 13-1-21, se traduisant par les lettres mères hébraïques M-A-S, mais j'ai montré peu de scrupules à faire intervenir les formes MAS ou SAM dans notre alphabet.
  Un personnage secondaire du roman est la maîtresse de Diego Marlasca, Irene Sabino, dont le vrai nom est Maria Antonia Sanahuja, M.A.S.
  David Martin la rencontre alors qu'enquêtant sur Diego, lequel passait pour mort, il est venu voir sa tombe. Elle l'agresse avec un rasoir, et lui trace sur la poitrine une étoile à 6 branches.
  Pourquoi? on n'en saura rien, et dans le domaine diabolique c'est plutôt le pentacle qui est convoqué. Toujours est-il que l'étoile à 6 branches est appelée Etoile de David (ou Sceau de Salomon).

  Précisément, ce billet Uno más, Sam m'a conduit à représenter dans une Etoile de David les lettres mères A-M-S et leurs correspondances atbash B-Y-T, formant l'écriture développée de la lettre bet, "maison" ou "mas" ai-je été tenté de préférer, en Provençal d'adoption.
  Je ne sais comment je n'ai pu y penser alors, puisque ce schéma était directement inspiré du Livre de saphir de Sinoué, où le lion et la province de León interviennent dans un Sceau de Salomon à l'échelle de l'Espagne, mais, sachant que le lion se dit simba dans diverses langues africaines, j'aurais pu chercher s'il existait des formes telles que simbat, ou mieux encore tsimba, qui en lettres hébraïques formerait un parfait palindrome par atbash:
TSIMBA <> ABMIST
  Eh bien on rencontre les deux formes, et j'apprends ici que ce Tsimba est un lion blanc, et que les indigènes vénèrent les lions blancs qui seraient pour eux des anges envoyés par les Dieux.
  C'est le Jeu de l'ange qui a conduit David rue de la Lleona pour y rencontrer un Salvador qui n'a rien d'un "sauveur", car il trame (ou semble tramer) en cette année 1930 la mort de David.
  En 1930, un autre Ricardo, l'Argentin Ricardo Vacarezza, a des rêves obsessionnels qui le conduisent à consulter une psy jungienne et, indirectement, Jung lui-même, dans le roman de Sinoué Des jours et des nuits, lu le 31 août 2008, quelques mois après la parution de El Juego del Angel, premier roman espagnol à avoir eu un tirage initial d'un million d'exemplaires.

  J'avais découvert Sinoué le 2 août précédent, 66e anniversaire de Jean-Pierre Le Goff, lequel subissait déjà les premières atteintes d'Alzheimer. Ses Silences de Dieu, lutte entre Dieu et Diable se partageant le Nombre d'or, m'avaient conduit à lire d'autres Sinoué, à commencer par Le Livre de saphir qui était déjà en ma possession, mais je n'ai pas été frappé alors par son Sceau de Salomon à l'échelle de l'Espagne avec un rôle majeur pour le León, centré sur un château triangulaire.
  J'en avais tout oublié lorsque mes recherches jungiennes m'ont conduit en janvier 2009, via le docteur Haemmerli (marteau), aux jeux atbash du chapitre 51 de Jérémie, BBL-SSK (Babel et son codage Sesach) et YWH-MPÇ (les 3 lettres du Tétragramme et le marteau assimilé à Babel); le coeur(lion) hébreu LB(YA) m'a ensuite mené, via les lions polonais LWeW et tokharien SiSaK, aux châteaux triangulaires Wewel et Sisak, que j'ai superposés en un Sceau de Salomon.
  Tout est bon dans le lion.

  J'ai par ailleurs vu les ressemblances de structure entre Le Livre de saphir et Deuils de miel, de Thilliez, en 34 chapitres et 1 épilogue. Sauf que les 34 chapitres de Thilliez résultent d'une erreur de numérotation dans la collection Rail Noir, et mon caractère obsessionnel m'a fait lire tous les volumes de la collection, pour y découvrir deux autres erreurs de chapitrage parmi les 22 premiers volumes.
  Les erreurs sont dans les volumes 13-21-22, rangs des lettres MST dans l'alphabet hébreu, dont les inverses atbash sont YBA, rangs ou valeurs identiques, 10-2-1, somme 13.
  Ceci m'a fait considérer les 3 ensembles atbash de 3-3 lettres, permettant une répartition selon les Fibonacci 13-21-34:
ABY-TSM = 13-740 = 753
YWH-MPÇ = 21-210 = 231
BBL-SSK = 34-620 = 654
  La combinaison des 3 ensembles fournit le total 1638 = 3x546 ou encore 6x273. Je connais bien ces nombres, notamment 273 = 13x21, ainsi un jeu basé sur des combinaisons trilittères de valeurs 13, 21 et 34 = 13+21 conduit à une moyenne avec leurs atbash de 273 = 13x21...
  J'ai représenté ces résultats ici en utilisant les 18 triangles extérieurs du "Lion Caché" de Russell Hoban:
  En haut de gauche à droite en jaune les valeurs des lettres des combinaisons ABY-YWH-BBL, en mauve les totaux pour chaque combinaison.
  En bas de droite à gauche en jaune les valeurs des lettres des correspondances atbash TSM-MPÇ-SSK, en mauve les totaux pour chaque combinaison.
  Au centre le total 1638 = 6x273.

  Je remarque aujourd'hui que dans ce "lion caché" se cachait un autre lion, TSYMBA.
  Les deux autres triplets atbash,
YWH-MPÇ et BBL-SSK
totalisent les valeurs
231 + 654 = 885,
or 885 est la valeur dans notre alphabet des 81 lettres de la grille de Cyril, dont il donne pour lecture horizontale:
Gare opéra iwan. Manon roman pria à Wagner égrène main reine roi, mariage mir. Moon woman M. IO imprime
  Un découpage 231-654 est tout à fait possible, car sont essentiels dans la grille les prénom et nom figurent Manon et Wagner, les apparaissent dans la courte séquence formant un énoncé cohérent (ou presque):
Manon roman pria à Wagner

  Ces 5 mots et 21 lettres ont pour valeur 231, ils sont suivis de 47 lettres de valeur 521 (et précédés de Gare opéra iwan. = 133).
  Une séquence de 21 lettres de valeur 231 n'est pas quelconque car 231 est la somme des 21 premiers nombres. Il en allait de même avec les 18 lettres d'ELISABETH LOVENDALE, de valeur 171, somme des 18 premiers nombres.

  Ceci m'a donné envie d'en trouver une anagramme pour titrer ce billet qui se trouve être le 231e de Quaternité, et je suis arrivé à Manon parraina gran mowe, en pensant à la chanson Wimoweh qui est une déformation du zoulou Uyi Mbube, "Toi Lion"
  La chanson fut importée aux USA par l'ethnomusicologue Alan Lomax, lequel la transmit à Pete Seeger qui en fit Wimoweh. Je m'amuse de cet Alan alors que Nala est l'épouse du roi lion Simba dans les films de Disney, où la chanson Wimoweh est reprise, ce qui a permis aux ayants droit de l'auteur Solomon Linda de toucher enfin quelques subsides, 44 ans après la mort de Solomon (un Sceau a dû conclure l'arrangement).
  Tiens SIMBA = 44, et NALA = 28, 44/28 représentant le partage doré optimal de la somme 72.

   La chanson a été aussi un tube en France en 1962, année de la mort de Solomon Linda, avec la version d'Henri Salvador. J'avais illustré le billet S.N.C.F.Q.D. avec la pochette du 45 tours, pour le titre de la seconde face, mais avec quelques arrières-pensées puisqu'il était aussi question dans le billet de Léon et Léa, personnages de la collection Rail Noir.
  Je m'émerveille encore plus aujourd'hui de cette rencontre LION/SNCF, puisque les poèmes de Cyril et Robert sont ferroviaires. Je pense aussi à Marlasca/Salvador, habitant rue de la Lleona, puis rejoignant l'ENFER (je songe à l'anagramme RENFE des Ferrocariles d'Espagne) dans l'incendie de la maison de la Tour.

  Le seul mot non trivial que j'ai repris de la grille de Cyril est OPERA, parce que c'était une quasi-obligation, selon ma décision de faire apparaître dans chaque branche du Lion Caché une des combinaisons ouvrant les coffiots de Siniac.
  La 2e branche du Lion, la seule qui se lit "normalement" sur la figure proposée plus haut, était donc

א cadre pardi, ménélas mage nu, plan OPERA, ino maman boche
 
  Après coup, je me suis avisé qu'elle pouvait se lire aussi, en ne déplaçant qu'une lettre, sans contrevenir aux contraintes choisies:

א cadre pardi, ménélas magen, ulpan OPERA, ino maman boche

  Deux mots hébreux sont apparus, d'abord magen, dont la séquence était déjà présente. Ce mot signifie "bouclier", et il est particulièrement usité dans l'expression magen david, désignant ce que nous nommons "étoile de David". La "Croix"-Rouge est ainsi en Israël le Bouclier de David Rouge (comme en Islam le Croissant Rouge).
  Ensuite venait "U plan" que j'ai modifié en ulpan, substantif issu du verbe eleph, s'écrivant ALP comme la lettre aleph א, et signifiant "apprendre". Un ulpan est un cours accéléré d'hébreu essentiellement destiné aux nouveaux immigrants en Israël.

  Les nombres 231 et 654 m'évoquent quelques recherches récentes sur les nombres composés des chiffres 1-2-3, ou des chiffres 4-5-6, avec d'éventuelles correspondances entre eux, puisque les couples 1-6, 2-5, et 3-4 sont complémentaires sur le dé, une sorte d'atbash réduit à 6 éléments. Au passage je note que le nom de la lionne de Disney, nala, signifie "chance" en swahili. Dans le Livre de saphir, 3 des triangles composant un Sceau de Salomon ont été découverts au royaume de León, et les 3 autres seront découverts dans les royaumes de Castille, Aragon, Murcie, ce qui m'a conduit à la représentation ci-dessus.
  J'ai remarqué que les 3 couples complémentaires apparaissaient pour CARL (=34) JUNG (=52), mort en 61.

  Ceci m'amène à un final digne de ce 15 août, Assomption de Marie.
  Nous sommes encore pour quelques semaines en l'an 5777 du calendrier hébraïque, usuellement simplifié en 777.
  2017 est aussi l'année où un pitre est arrivé à la Maison-Blanche, le 20 janvier, âgé de 70 ans, 7 mois, 7 jours (Trump est né le 14 juin 1946, ce qui mènerait plutôt à 70 ans, 7 mois, 6 jours, mais admettons la possibilité).
  Ce double 777 n'est de toute façon qu'un signe supplémentaire pour ceux qui voient le retour du Christ annoncé pour le 23 septembre prochain (ou la Fin du monde selon d'autres); de toute manière je ne vais pas en tenir compte, mais j'ai le sentiment que les croyances peuvent influer sur la "réalité", pour autant qu'on puisse définir le réel, aussi j'invite à tourner 7 fois sa foi dans sa tête avant de croire à quoi que ce soit.

  Le point de départ est donc la prophétie des 4 lunes de sang, initiée en 2008 par Mark Biltz, pour lequel les 4 lunes rousses aux équinoxes de 2014 et 2015 signifiaient le Retour du Christ le 23 septembre 2015, peu avant la dernière d'entre elles (le 28 septembre). Si le phénomène de lune rousse n'est pas rare, la tétrade l'est plus, et Biltz voyait des événements marquants s'être produits lors des 3 seules autres tétrades survenues depuis 500 ans.
  Le verset 2,31 de Joël (YHWAL) vient à l'appui de la thèse: La lune se changera en sang, avant que vienne le grand et terrible jour de YHWH. Heureusement que les prophètes à la petite semaine ignorent souvent l'atbash, sinon ils auraient pu avancer l'argument que 2,31 ferait allusion à 231, valeur des 3 lettres YHW du Tétragramme et de leurs correspondances atbash MÇP.

  Début 2014, le pasteur opportuniste John Hagee a exploité le filon en publiant Four Blood Moons, qui a été un bestseller mais j'imagine qu'il n'a pas dû s'en vendre beaucoup d'exemplaires après le 23 septembre 2015, le Retour de Jésus ayant été fort discret.

  20 fois sur le métier... Les exégètes ont reconsidéré la question, et pris en compte les 1260 jours de l'Apocalypse (chapitre 12,6). Or le début du chapitre est  
Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête.
  La femme est en train d'accoucher mais un dragon l'attaque et Dieu la met à l'abri pendant 1260 jours.
  1260 jours après la première lune de sang (en fait 1257, et l'aplomb avec lequel cette affirmation est assénée porte à considérer avec circonspection la suite), le 23 septembre 2015 réunit toute une série de signes:
- La femme représentée par la constellation de la Vierge aura, lorsque le soleil passera à côté d'elle, sa tête surmontée des 9 étoiles de la constellation du Lion, et d'un rare alignement de 3 planètes, Mercure, Mars et Vénus.
- La lune se situe alors aux pieds de la Vierge.
- La planète Jupiter vient de passer 9 mois dans le giron de la Vierge, et se décide à en sortir ce 23 septembre.
- Il est remarqué que la conception de ce Jésus astral à coïncidé avec Noël, naissance du premier Jésus.
- Une comète a menacé le bébé, mais Dieu a détourné sa trajectoire...

  Bien qu'une telle configuration soit assurée unique dans l'histoire (encore que selon un pasteur elle soit aussi apparue lors de la naissance d'Adam), le 23 septembre prochain je m'en foutrai autant que Brassens la veille (Un 22 septembre au diable vous partîtes...) J'imagine qu'on nous trouvera alors une autre date de retour du Messie, 1260 jours après le Signe semble judicieux (3 mars 2021).
  On trouvera en ligne diverses interprétations du "Sign of the Woman" : 13,8 millions de résultats aujourd'hui, parmi lesquels je note celui-ci qui fait intervenir le nombre d'or (et qui a l'avantage d'être court).

  Naïvement, je pense au "Signe WANMOR", l'écriteau CHATEAU WANMOR rencontré lors d'une balade le 14 septembre 2015 qui se trouvait être le premier jour de l'an 5776 du calendrier hébreu, peu avant la dernière des 4 lunes rousses. Deux mois plus tard, les coïncidences de la collection ferroviaire Rail Noir m'amenaient au motif 21-1-13, avec "un en plus" correspondant doublement à WANMOR.
  Sans ce "Signe WANMOR", je n'aurais sans doute pas prêté attention à la grille de Cyril Epstein en février dernier, où il m'a semblé voir scintiller ces lettres WANMOR.
  La grille de 2005 contient l'expression MOON WOMAN, bien avant que le "Signe de la Femme" foulant la lune ait été repéré. Au-dessus de WOM il y a un E permettant de composer MOWE, le Lion et ses 9 étoiles. Le N précédant WOM fait partie de la colonne INANNAMAR, lue Ishtar-Mar(duk), mais, puisque Inanna-Ishtar était le nom babylonien de Vénus, je suis tenté de voir dans cet alignement VENUS-MAR(s). Un MER pour MER(cure) est proche...
  La Manon de la grille fait référence à la Vierge Marie, pour Cyril (du grec kyrios, "seigneur").

  Il est aussi spécialement question des constellations du Lion et de la Vierge dans Pilgermann de Russell Hoban. De fait un autre aspect du Hidden Lion, le Lion Caché, est la Willing Virgin, la Vierge Consentante, et le motif formé par les triangles est inspiré par ce que Pilgermann voit dans le ciel. Il insiste étrangement sur 3 étoiles situées entre la Vierge et le Lion, ce qui offre quelque écho aux supputations récentes sur la couronne de 12 étoiles...

  Hier 14 août, alors que j'abordais la question du double 777, un membre du forum Synchronicity a posté un message sur une coïncidence 777-21 à la loterie.

  J'avais d'autres développements léonins en réserve, ce sera pour plus tard, mais il vient de me revenir comment je suis arrivé à Russell Hoban. Des considérations sur l'alphabet gaélique ont conduit Guy Trévoux à homologuer les lettres l'encadrant, Beth et Jodha, à Boaz et Jachin, les colonnes du temple de Salomon.
  Comme il les fait correspondre aussi à la vache et au lion, j'ai cherché sur la toile "jachin"+"lion", et les premières réponses concernaient The Lion of Boaz-Jachin and Jachin-Boaz, de Hoban.
  Et voici que j'ai associé les "colonnes" de Cyril au Lion Caché de Hoban...