31.12.10

et Cetera

J'ai eu il y a peu l'occasion de parler de mes recherches jungiennes à quelques "profanes", et me suis à nouveau rendu compte que, si l'histoire de l'échange Jung-Haemmerli suscitait une réelle curiosité, il n'en allait pas de même des circonstances annexes du 4/4/44 et de l'équilibre idéal 4-1 de la vie de Jung autour de cette date.
Pourtant le cas Jung-Haemmerli serait assez quelconque s'il ne touchait deux personnalités, et il existe de multiples cas bien mieux documentés de morts prédites dans les plus étranges circonstances, comme celui d'Amy Hardie relaté dans son film Juste un rêve diffusé récemment sur Arte.
Cependant, quoi qu'on pense du témoignage de JungJung para principiantes (2004)ISBN 9789879065044, il est assuré qu'il a donné à plusieurs reprises comme seule date clé le 4/4/44, longtemps avant une mort tout à fait "naturelle" le 6/6/61, 6272 jours après le 4/4/44, avant lequel il avait vécu 4 fois 6272 jours pleins.
Et Jung, qu'on partage son point de vue ou non, est l'homme de la Quaternité, du mandala l'obsédant depuis 1919, celui qui a peint de multiples mandalas dans son Livre Rouge, celui qui a écrit
Je savais que j'avais atteint, avec le mandala comme expression du Soi, la découverte ultime à laquelle il me serait donné de parvenir.
Ma Vie - Confrontation avec l'inconscient

Avait-il raison ou pas, peu importe puisque c'est lui qui le pensait, et qui est mort dans la plus exacte conformité avec ce concept. Je ne sais quoi y ajouter.
Je me rends compte que j'aggrave mon cas avec ma propre intuition du 8 septembre 2008, ou premier Absolu 136, qui m'a fait prédire le schéma 4-1 autour du 4/4/44 alors même que j'aurais été incapable de donner les dates exactes de Jung, mais ça s'est passé ainsi, et je me refuse à inventer une histoire mieux acceptable. Si j'ai été le premier surpris par ce qui pourrait sembler un prodige, je l'ai beaucoup relativisé depuis, et je propose aujourd'hui la comparaison suivante.
La résolution du Rubik's Cube fait appel à des algorithmes d'une complexité bien plus grande que le calcul du nombre de jours entre deux dates, or les champions de ce jeu sont parvenus à transformer ces algorithmes en automatismes quasi inconscients qui leur permettent de résoudre n'importe quelle configuration en moins de 7 secondes. On ne peut que s'émerveiller devant ce prodige d'adaptation du cerveau, et que trouver minable en comparaison le délai de 1618 jours au terme duquel mon pauvre ciboulot m'a suggéré la relation autour du 4/4/44, date à laquelle j'ai commencé à prêter attention le 4/4/4, ce qui me semble un fait autrement remarquable (mais c'est en partie cette "validation par le hasard" qui a mobilisé toute mon attention vers le quadruple 4 jungien).

C'est aussi que je connaissais l'importance du 4 pour Jung, et que j'adhérais moi-même au concept de Quaternité, non par allégeance au Maître mais parce que le motif 4-1 s'était aussi imposé à moi dans mes études sur la Bible hébraïque.
J'ai donné quelques échos de ces recherches, dont je sais encore qu'elles peuvent susciter un total scepticisme chez les esprits forts raisonnant à peu près ainsi : "Moi je ne connais pas l'hébreu et ne peux juger de ce que raconte ce gars, mais s'il avait un tant soit peu raison, ça se saurait !"
"Ça se saurait..." : je comprends parfaitement cette réaction, qui a aussi été la mienne devant certaines de mes découvertes, tant elles me semblaient résulter d'une parfaite logique. Ceci m'a conduit à diverses interrogations, les moins folles imaginant un complot du silence autour de certaines vérités éclairantes...
En fait, dans la plupart des cas, "ça se savait", mais plus de documentation était nécessaire, et la révolution Internet est venue à bout des derniers cas. Un cas est demeuré rétif jusqu'au début 2008, j'en ai déjà parlé, mais je voudrais y revenir en le présentant dans une transposition française, aussi proche que possible de l'original, dans l'espoir de le faire mieux comprendre.

Imaginons la découverte d'une petite communauté, dont toute les croyances seraient liées à 5 livres écrits par un héros, nommé Mécie Uniq, qui l'a jadis libérée de 5 générations d'esclavage chez de cruels oppresseurs.
4 des livres relateraient l'histoire de cette libération, l'autre présenterait l'histoire antérieure de la communauté, détaillant notamment la filiation de Mécie Uniq depuis la création du Monde.
Un exégète étudiant ces livres isole quelques faits :
- Mécie Uniq a vécu 120 ans
- C'est l'anagramme de Cinquième (et il fait partie de la 5e génération de la communauté)
- Parmi ses ancêtres il relève les noms de Caquin et Cetera, qui ont vécu 600 et 480 ans, 5 et 4 fois 120 ans, et il devine dans ces personnages essentiels dans la mythologie de la communauté des déformations des mots Cinq et Quatre.
- Ces déformations ne sont pas quelconques, la communauté pratique l'art de la gématrie, et selon ce système
Caquin = 65 = 5 fois 13
Cetera = 52 = 4 fois 13

Le travail de l'exégète est applaudi par ses pairs, il reçoit de multiples distinctions...


En remplaçant l'exégète par Mézig, les 5 livres par le Pentateuque, Mécie Uniq, Caquin et Cetera par Moïse, Sem et Héber, tout est à peu près exact, sauf la reconnaissance publique.
Il est vrai que je n'ai fait que quelques timides tentatives pour publier ces découvertes il y a près de 25 ans, échaudé par des premières réactions frileuses alors que j'espérais un enthousiasme immédiat.
Cette transposition ne peut rendre compte de la complexité originale, où Sem et Héber n'ont rien de noms artificiels mais sont les fondateurs éponymes des lignées des Sémites et des Hébreux. Ces noms sont de plus obtenus à partir des mots hébreux pour Cinq et Quatre selon une même opération logique, et il est impératif de connaître un tant soit peu l'histoire de la langue hébraïque et de l'écriture du Pentateuque pour bien comprendre qu'il est impossible que ces formes Sem-Héber aient été choisies pour leurs valeurs numériques 340-272 (soit 5 et 4 fois 68) car ces résultats dépendent d'une technique empruntée aux Grecs bien des siècles plus tard.
C'est là que ça devient intéressant selon moi, mais apparemment beaucoup moins pour les éditeurs...

J'étais parvenu à ces résultats à partir d'une démarche qui me semblait évidente. Le Pentateuque s'achève sur la mort de Moïse à 120 ans, or tous les noms et âges de ses aïeux sont donnés jusqu'à Adam, et l'addition des 26 âges donne l'étonnant nombre 12600, dont il est tentant d'isoler les 600 ans de Sem.
Je n'ai donc trouvé aucune trace de ce calcul jusqu'au début 2008, avec un résumé d'un article récemment paru dans une revue "sérieuse", où il était question comme dans mon étude de l'étroit parallélisme avec les âges de la mythologie sumérienne. Je me demande si le résumé visible aujourd'hui n'a pas été étoffé depuis 2008, car il indique aujourd'hui que l'auteur envisage que la somme des âges ait eu pour première forme 12000 ans, avant d'être étendue à 12600 ans en harmonie avec l'eschatologie de Daniel, où apparaît le nombre 1260, et je n'avais pas noté alors cette similitude avec ma démarche isolant aussi les 600 ans de Sem.

Depuis 2008 sont apparus deux nouveaux résultats autour de ces 12600 ans.
Le blog KabbalahSecrets y a consacré l'article du 9 décembre 2008, orienté selon une perspective ésotérique annonçant le retour du (vrai) Messie en 5778, soit en 2018 de l'ère vulgaire, ceci semble-t-il parce que le logarithme décimal de 600000 est 5.778. L'auteur remarque la somme 12600 des âges patriarcaux, mais s'attache plutôt aux logarithmes individuels des 26 âges, dont la somme 66.66 lui semble significative.
Comme les logarithmes étaient inconnus alors, il en déduit que seul Dieu a pu cacher cette sagesse dans la Tora.

L'autre page est un chapitre d'un livre en accès libre depuis 2009 sur un site créationniste... Rien ne nous sera donc épargné ! Toutefois il s'agit du créationnisme dit "Vieille-Terre", s'opposant au "Jeune-Terre" (Junge Erde) qui prend à la lettre les Ecritures et rejette les perspectives scientifiques qui donnent à l'univers des milliards d'années.
L'auteur, Carol J. Hill, s'attache donc à démontrer que tous ces âges sont schématiques, construits à partir des nombres fétiches mésopotamiens 60 et 7, et en déduit qu'ils ne constituent pas des données chronologiques véridiques.
Je suis toujours ébahi de voir la saine logique appliquée aux affaires divines, puisque "Dieu" échappe en principe à notre logique, et Son omnipotence aurait fort bien pu le conduire à faire vivre des âges symboliques à ses créatures...
Enfin je suis redevable à Carol Hill de ce tableau soigné que je lui emprunte :Elle observe que dans les 3 groupes de patriarches les sommes des âges sont multiples de 7, et remarque particulièrement les 8575 ans des patriarches antédiluviens, soit 52.73 et les 1029 ans des 7 patriarches d'Abraham à Moïse, soit 3.73.
Je l'avais remarqué aussi, mais pas qu'en réunissant ces deux groupes on obtenait 7777 ans pour les 7+7 patriarches encadrant les 777 ans de Lamech.
C'est frappant, bien qu'il me semble impossible d'affirmer que ceci corresponde à une intention des rédacteurs bibliques, mais je trouve autrement frappant que les deux seuls nouveaux documents commentant les 12600 ans des patriarches en tirent l'un 66.66, l'autre 7777.
Il est encore amusant que, implicitement, l'auteur du blog KabbalahSecrets soit un créationniste "Jeune-Terre" à la manière du fondamentalisme juif, faible minorité pour laquelle le monde a été créé il y a 5770 ans, selon les calculs des anciens rabbins à l'origine du calendrier hébraïque, toujours en cours mais surtout par respect de l'identité juive.

Je n'ai présenté ici qu'un bref résumé d'un aspect de mes découvertes sur les vies des patriarches, avant mon renouveau jungien.
Je voudrais souligner maintenant les échos avec Jung. Ce n'est pas par hasard si j'ai nommé mon équivalent de Moïse Mécie Uniq, anagramme de cinquième, car en hébreu "messie", MSYh, est l'anagramme de "cinquième", hMSY.
Il y a un côté "messianique" évident de Moïse, bien que le concept de messianité n'apparaisse pas dans la Tora. En-dehors des aspects numériques 4-5, les ressemblances des noms Sem et Moïse constituent une véritable énigme, surtout si l'on suit les historiens selon lesquels le nom Moïse correspondrait au "fils" égyptien, mès...
Sem (shem), SM, signifie "nom" en hébreu.
Moïse (moshe), MSH, est le renversement de HSM, ha-shem, "Le Nom", formule désignant le Tétragramme YHWH dont la prononciation est interdite, YHWH de valeur 26 tandis que Moïse est le 26e patriarche.
Les lettres H-S-M ont les rangs 5-21-13 dans l'alphabet hébreu. J'ai évoqué récemment la division chrétienne de l'Ancien Testament en 5-21-13 livres, division reprise par les éditions imprimées de la Bible hébraïque.
Les rangs 21-13 des lettres SM ("nom", "sème") correspondent au rapport HAEMMERLI/JUNG = 84/52 = 21/13. En hébreu le nombre "quatre", arba', a pour valeur 273 = 21.13.
Les rangs 11-14 des patriarches Sem-Héber correspondent au format de la gravure Melencolia de Dürer, dont l'unité serait donné par la sphère au premier plan (en grec "ronde" = strongylé = 1114). Je rappelle que les colonnes du carré magique de cette gravure font lire 4 fois les sommes 21+13.
J'avais donné ici le calcul d'un exégète qui trouvait en couplant les nombres du carré la somme 2368, aussi bien horizontalement que verticalement, 2368 qui est la valeur du grec Iesous Christos, le Sauveur Messie.
Il se trouve que Moïse serait selon la chronologie juive né en 2368...

Qu'il soit bien entendu que je n'entends rien démontrer avec ces relations, sinon l'action de ce qu'Etienne Perrot nommait Sainte Chronicité, et Jung le trickster Hermès, qui mériterait une lecture germano-anglaise Herr Mess, "Maître de l'embrouille".

1.12.10

étranges échanges

Je relatais dans la possibilité d'une hylé ma découverte en novembre 09 que Charles et Théodore étaient fêtés les 4 et 9 novembre.
J'y évoquais aussi les coïncidences de ce jeudi 4 novembre, celle qui m'a rappelé que Théodore et Dorothée étaient non seulement des anagrammes, mais des constructions inversées des mêmes mots grecs theos et doron, "Dieu" et "don", et ma découverte de la Chaise d'Elie en feuilletant un livre avant de le rendre à la médiathèque de Digne; je vois une certaine correspondance entre Elie et Carl (Jung), comme entre Hénoch et Theodor (Haemmerli).
Je vais ordinairement à Digne une fois par semaine, le mardi ou le jeudi où Anne a ses cours aux Beaux-Arts. Il n'y avait pas de cours le mardi 2, suivant la Toussaint, donc j'y ai été le 4, et bien sûr pas non plus le 11 novembre, Armistice, donc j'y ai été le 9, saint Théodore...
Au rayon DVD de la médiathèque, j'ai vu un film que je ne connaissais pas, Birth, une histoire de réincarnation qui m'a tenté. Nous l'avons regardé le soir même, et j'ai été surpris des ressemblances du scénario avec celui d'un épisode de Medium que j'avais commenté sur Unus Mundus en novembre dernier, De toute mon âme (Soul Survivor).
Après y avoir réfléchi, peut-être ces ressemblances sont-elles à inscrire sous le signe de la communauté d'intention plutôt que sous celui du plagiat.
Toujours est-il que le regain d'intérêt pour la question m'a fait découvrir des choses insoupçonnées lors de la première diffusion de l'épisode de Medium, le 7 novembre 09 sur M6. C'est environ une semaine plus tard que j'ai appris les fêtes des Charles et Théodore, encadrant donc cette date, mais je ne pensais alors plus à cet épisode alors que ce qui était supposé s'être passé entre l'écrivain Nathan Cafferty et l'aventurier Joel Tiernan m'avait fourni prétexte à revenir à l'échange Jung-Haemmerli.
Nathan et Joel ont été victimes d'un même accident de la route. Nathan y a laissé sa vie, Joel blessé à la tête prétend qu'il a reçu l'âme de Nathan, et tous ses souvenirs.
L'épisode débute par un rêve de la détective-médium Allison Dubois, où elle regarde sur une vieille télé un reportage sur le cas de Phineas Gage, réelle victime d'un terrible accident en 1848 où il eut la tête et le cerveau traversés de part en part par une grosse barre de fer. Il survécut cependant 12 ans, mais avec un tempérament complètement différent.
Le reportage se démarque ici de la réalité en imaginant que ce nouveau caractère soit dû à la présence dans l'infirmerie où Gage fut amené d'un criminel agonisant. A sa mort, son âme se faufila dans la tête de Phineas par le trou de la barre...
Dans ce rêve, Allison voit Phineas avec la tête de Joel, qu'elle est amenée à rencontrer le lendemain lors d'une enquête. Après quelques mois, Joel a contacté la veuve de Nathan, lui fournissant tant de détails intimes que celle-ci se remarie avec lui.
Dans mon post sur Unus Mundus, j'insistais sur ce que j'évoquais dans la possibilité d'une hylé, la correspondance du nom doublement théophore de Joel (yhwal, Yhwh-Dieu) avec celui d'Elie (alyhw, Dieu-Yhwh), mais je n'avais pas alors conscience que Nathan (autre forme de Jonathan ou Nathaniel, "Yhwh donne" ou "Dieu donne") avait une signification identique au grec theou doron ("don de Dieu").
Ainsi l'écho de ce scénario avec le cas Carl-Theodor, que je rapproche du cas Elie-Hénoch, était-il plus pertinent que je ne le subodorais. Ce rapprochement était aussi inspiré par l'échange de personnalités entre le docteur Frankenstein et la créature, dans le film Le fils de Frankenstein et sa parodie par Mel Brooks Young Frankenstein, étudiée dans le message précédent.
La gématrie livre
FRANKENSTEIN = 136
de même que
JUNG-HAEMMERLI = 136

Je remarquais encore dans mon commentaire sur Medium le passage du cas de Phineas à celui de Joel, alors que la tradition juive identifie Phineas, ou Pinhas, prêtre cité en exemple pendant l'Exode, au futur Elie. C'est assez peu "logique", suggérant qu'Elie avant d'avoir été "non-mort" aurait d'abord été "non-né"... Certes la logique n'est pas essentielle en matière de croyances religieuses, mais le judaïsme privilégie la raison et semble peu à l'aise avec cette tradition Pinhas=Elie, inscrite dans le rituel avec la récitation à la synagogue d'un épisode de la vie d'Elie après la parasha Pinhas.

En fait Joel, après l'accident, avait volé le manuscrit sur lequel travaillait secrètement Nathan, une autobiographie dans laquelle figuraient tous les détails intimes propres à convaincre sa veuve. Mais cette bio destinée à être publiée cachait la liaison torride de Nathan avec sa belle-soeur, laquelle n'a donc pas été dupe des manigances de Joel...
Dans Birth, Anna a perdu son mari Sean il y a 10 ans, et voici qu'un garçon de 10 ans nommé Sean prétend être son mari réincarné, et lui fournit tant de détails intimes qu'elle se laisse convaincre.
Il y aura une explication rationnelle : le jeune Sean a trouvé les lettres d'amour d'Anna à Sean, et l'intensité de ces lettres l'a conduit à cette identification. Sa fascination devant cette belle idylle s'éteindra lorsqu'il apprendra que l'autre Sean avait donné ces lettres à sa maîtresse, en gage de sa passion, laquelle s'en était débarrassé récemment dans un fourré où le jeune Sean les avait trouvées.

L'épisode de Medium utilise les deux mêmes principaux ressorts, accès à des documents intimes et démasquage du fait d'un adultère ignoré, mais il me semble que des scénaristes voulant traiter d'une fausse réincarnation pourraient aisément penser à ces ressorts. Quoi qu'il en soit, un éventuel plagiat importe peu ici, où je suis d'abord ébahi d'avoir découvert Birth presque un an exactement après Soul Survivor, le 9 novembre St Théodore alors que j'effectuais depuis peu le lien entre Théodore et Jonathan-Nathaniel, et le film est de Jonathan Glazer...
Le père du jeune Sean y est joué par Ted Levine, de son nom complet Frank Theodore Levine, connu pour son rôle du capitaine Leland Stottlemeyer dans Monk. J'ai parlé ici du dernier épisode de Monk, où Monk est opposé dans une lutte à mort au juge Rickover, joué par Craig Theodore Nelson, né le 4/4/44. Monk, agonisant, ne peut supporter l'idée de l'impunité de Rickover et demande à Stottlemeyer de le tuer. C'est peut-être son refus qui lui donne le déclic de rassembler ses dernières forces pour aller affronter Rickover. Non seulement celui-ci meurt, mais Monk se rétablit, et trouve un nouveau sens à sa vie.
Ce n'est qu'il y a peu que je me suis avisé que "se rétablir" est en anglais to recover, fort proche du nom du juge, Rickover.
Les noms des flics LEland STottlemeyer et RAndy DEesher constituent un "oeuf de Pâques", allusion à LESTRADE le flic des aventures de Sherlock Holmes; je remarque que le ST de ce Theodore est l'abréviation courante de "Saint".

J'ai posé la requête Google "Soul Survivor" "jonathan glazer", afin de voir si d'autres avaient vu la ressemblance des scénarios, et le premier résultat m'a appris que quelqu'un avait effectivement opéré un lien entre Birth et un Soul Survivor, non l'épisode de Medium, mais un livre paru peu après !
L'épisode Soul Survivor a été diffusé originellement le 2 février 09 aux USA, or le 5 juin suivant est sorti en librairie Soul Survivor de Bruce et Andrea Leininger, relatant le cas de leur fils James, né en 1998, supposé être la réincarnation de James Huston, aviateur abattu à Iwo Jima le 3 mars 1945. Le cas, tel qu'il est présenté, est effectivement étonnant, mais le considérer sous le seul angle de la réincarnation serait réducteur, comme en témoigne cette coïncidence avec mes préoccupations.
Je remarque la répétition des prénoms, comme dans le cas des Sean et Sean Junior de Birth.

Histoire d'évaluer la bizarrerie de ces deux Soul Survivor, des recherches sur Amazon et imdb m'ont permis de la relativiser, en découvrant que c'est le titre exact ou partiel de nombreux livres, dont un roman de 1999 où une jeune femme rencontre un bel inconnu porteur des souvenirs de son père aviateur disparu au Viet-Nam... C'est encore le titre d'un film canadien en 1995, d'un épisode de la série Charmed en 2003, et d'une rétrospective consacrée à James Brown en 2003...

Un aviateur de retour dans le futur, ça me rappelle le film Forever Young étudié ici en relation avec le dernier épisode de Monk, ainsi qu'avec le premier épisode de Fringe, pour la présence répétée du nombre 627, au moins dans deux cas correspondant à la date de naissance du scénariste JJ Abrams.
La 3e saison de Fringe a tout pour passionner un amateur de spécularités et de renversements divers. Elle se passe alternativement dans notre monde (épisodes pairs) et dans un monde alternatif (épisodes impairs), avec dans les deux mondes une division Fringe enquêtant sur les cas bizarres, composée de personnages similaires interprétés par les mêmes acteurs, avec de légères différences.
Pour corser les choses, Olivia du monde B (Bolivia) a pris la place d'Olivia du monde A, tandis qu'Olivia est restée dans le monde B où on lui a insufflé la personnalité et les souvenirs de Bolivia...
Le streaming permet de voir les épisodes en VO le lendemain de leur première diffusion aux USA, le jeudi, avec des sous-titres quelques jours plus tard. Le 4 novembre, la St Charles, était diffusé sur ABC le 5e épisode, Amber 31422, que j'ai vu le samedi soir suivant, soit 364 jours après Soul Survivor, encore entre les St Charles et St Théodore, et il est question d'un switch, d'un échange de vie et de mort entre deux jumeaux, dont les noms constituent vraisemblablement un "oeuf de Pâques" parfaitement approprié, Joshua et Matthew Rose : Joshua rose from the dead signifie "Jésus est ressuscité d'entre les morts", et Matthieu fut apôtre et premier évangéliste.
Le monde B est moins stable que le monde A, il s'y produit parfois des brèches d'antimatière qui sont colmatées avec l'ambre 31422, une sorte de gel. Plusieurs de ces brèches ont été provoquées 4 ans plus tôt par le cambrioleur Joshua Rose, inventeur d'un appareil créant un champ de matière négative (negative matter ring) lui permettant de pénétrer dans les chambres fortes des banques. Joshua a été piégé lors de son dernier vol, et son frère trouve un moyen de l'extraire de l'ambre et de le ressusciter.
Ceci déclenche l'intervention de la division Fringe qui interroge Matthew, un bon citoyen qui a toujours eu une conduite exemplaire. L'enquête patauge jusqu'à ce qu'Olivia pense à un échange qui expliquerait tout : ce n'était pas Joshua qui était piégé dans l'ambre, mais Matthew, et Joshua a consacré ces dernières années à trouver comment sauver Matthew, piégé à sa place en tentant de l'alerter.
Le réseau se resserrant autour des deux frères, Joshua se sacrifie en commettant un nouveau cambriolage, se laissant volontairement piéger par l'ambre, et Olivia ferme les yeux sur le rôle joué par Matthew.

L'épisode est en rapport avec le canevas de la série, car la suspicion d'Olivia sur l'échange des jumeaux s'accompagne de réminiscences de sa première personnalité : et si elle-même et son double avaient-été interverties ?

Encore quelques échos avec mes préoccupations récentes :
Le 4 novembre ce fut la découverte de la Chaise d'Elie, ou banc de circoncision, qui déclencha les découvertes relatées dans les billets de novembre. Or "circoncision" se dit en hébreu brith mila, "alliance de la coupure", et dans cette transcription brith, "alliance", est l'anagramme de birth, "naissance", titre curieux du film de Jonathan Glazer.

Le noeud de ces billets de novembre a été le mot Strongylé, antique nom de l'actuelle Théra, anagramme de heart, "coeur", mot essentiel dans ma quête, par ses significations comme par ses dénominations dans diverses langues.
J'ai donc été amené à "couper" strongylé en strong hylé, traduit sauvagement par strong matter, "matière forte", or un hasard m'a fait découvrir le 29 novembre que le principal documentaire sur Jung est un film intitulé Matter of Heart, une "Affaire de Coeur" qui est essentiellement une inversion de l'expression Heart of the Matter, le "fond du problème".
Ce film de 105 minutes est visible d'un seul tenant sur GoogleVideos.

16.11.10

on sait l'heure...

Samedi 13, alors que La possibilité d'une hylé était en cours d'écriture, j'ai découvert qu'un nouveau Paul Halter venait de paraître, La corde d'argent.
Je m'y suis plongé avec délice, et me suis avisé lors d'une pause que le couple Halter-Sinoué contient les 10 lettres ESARTULINO les plus fréquentes en français, à la base de ma création en 10x10x10 lettres pour le 10/10/10 dernier.
Je pense l'avoir déjà constaté, car j'ai écrit après ma découverte de Sinoué en août 2008 la page L'art Sinoué, en référence à une création hétérogramme d'avril 2005 que j'avais intitulée d'abord l'art si noué, puis l'art noué (si...), sans penser alors à Gilbert Sinoué dont je n'avais rien lu. C'est le 2 août 08 que j'ai découvert ses Silences de Dieu, enquête dans un paradis oecuménique où les victimes sont les 10 anges ou les 10 sefirot, et les suspects Moïse, Jésus, Mahomet...
Puis j'ai lu de Sinoué Le Livre de saphir, autre (en)quête oecuménique dont l'équivalent en hébreu serait ha-sefer me-safir, probable allusion aux Tables de la Loi faites de saphir selon la tradition juive. Reprenant le roman aujourd'hui j'y vois que ce livre est assimilé au Livre d'Hénoch, et Sinoué dans une postface rappelle les cas d'Hénoch et d'Elie enlevés au ciel par Dieu... C'est plusieurs mois après ma découverte sur le 4/4/44 que j'ai opéré un lien entre Jung-Haemmerli et Elie-Hénoch, et j'avais alors oublié ce point du Livre de saphir.

Je ne sais plus si j'ai remarqué la série hétérogramme ESARTULINO lorsque la lecture de Des jours et des nuits le 31 août suivant m'a conduit à rapprocher Sinoué et Halter, bien que j'aie été mené peu après ma découverte du 8 septembre suivant à considérer une certaine importance de l'anagramme perecquienne dans sa genèse, toujours est-il que ce n'est que ce dimanche 14/11/10 qu'il m'est venu que Sinoué-Halter correspondait à une série hétérogramme ESARTULINOH + E, et qu'en conséquence il y avait toutes chances de trouver des permutations de ces 12 lettres parmi les 11 onzains en H d'Alphabets, le livre le plus fou de Perec.
J'avais donné l'ensemble des grilles en C dans ce billet, voici les grilles en H, toujours grâce au logiciel de Roland Brasseur :La façon la plus simple de repérer les anagrammes de Sinoué-Halter est de chercher s'il existe des lignes débutant ou finissant par E. Cet E formera avec la ligne précédente ou suivante la série recherchée ESARTULINOH + E.
Il y a 10 cas, parmi lesquels seuls 2 sont composés de mots complets.
D'abord c'est la première ligne du 1er poème, qui suivie du E du "vers" suivant livre
Hélas ! Ni route (...)
J'ai intitulé mon premier compte-rendu de ma découverte Sur la route du mandala, parodiant un poème de Kipling, parce que les coïncidences réunissant les romans de Halter et Sinoué mettaient en jeu des formes circulaires, notamment l'île ronde grecque Strongylé.
Je me souviens de mes interrogations d'enfant devant les lettres bizarres sur les timbres grecs, ressemblant à ENNAZ, mais mon père hellénophile m'a appris que c'était la même chose que Hellas figurant souvent à côté. Ce n'est pas très visible sur le timbre ci-contre, choisi parce qu'il représente Théra-Santorin, l'antique Strongylé, peinte par C. Maléas.

L'autre E significatif débute le dernier vers du 4e poème, et permet de lire avec le vers précédent :
Sait-on l'heure ?
Là je me suis senti récompensé de cette recherche parce que, précisément grâce à Sinoué-Halter, j'imagine qu'aujourd'hui on sait l'heure, celle d'un événement fabuleux du 20e siècle, soit le 4/4/44 à midi, le moment où Jung a débuté sa convalescence tandis que Haemmerli prenait le lit pour ne plus se relever.
Certes la simultanéité absolue des deux événements n'est pas assurée, mais au moins savons-nous que les 4/5es de la vie de Jung tombent à moins d'une demi-heure près du symbolique midi du 4/4/44, et j'ai donné sur mon blog en anglais les liens dynamiques permettant de vérifier que
A : du lundi 26 juillet 1875, 20 h, au mardi 4 avril 1944, 12 h, il y a 25088 jours et 16 heures,
B : du mardi 4 avril 1944, 12 h, au mardi 6 juin 1961, 16 h, il y a 6272 jours et 4 heures.

Pour le reste, si le rituel des hôpitaux suisses est identique au nôtre, où chaque matin une équipe médicale fait la tournée des malades et prend des décisions les concernant, je n'ose imaginer que ce matin du 4/4/44 ce soit Haemmerli qui ait dirigé l'équipe, et déclaré lui-même : "Dr Jung, vous allez mieux, et je vous autorise à vous asseoir sur votre lit pour votre repas de midi."
Je n'ose encore moins imaginer que ce soit vers midi que Haemmerli ait été terrassé par le mal qui couvait depuis quelque temps, mais je suppose que tous ces détails ont été consignés sur les bulletins de santé des deux hommes, peut-être toujours conservés dans les archives de l'hôpital.

Voici les textes complets des onzains de Perec, le premier vient en n° 40 du recueil :
Hélas ! Ni route ni salut hors la nuit héroïne.

Lors, hautain, lustré, hostile n'a Horus hurlé à ton inhalé suroit sa houle intruse, Horla ni - tu ris ? - la honte.
Venise, 16 septembre 1975

Le second est le 58e :
Hier soûlant,
L'hui né rosâtre,
Ont haï l'usure.
O, l'hast nié roulant Histoire :
Huns allant où hérisse hart.
Nu. Loin. Rois à Thulé :
Sait-on l'heure (in last hour...) ?
Venise, 18 septembre 1975

Pour éventuellement relativiser la coïncidence Sait-on l'heure ?, j'ai cherché d'autres anagrammes de Halter-Sinoué, en voici quelques unes :
l'hôte usinera
au thon sériel
l'austère honi*
art, si on le hue
Horus a été Nil
Héroïne, l'as-tu
élu anti-héros ?
lune : Soi, Théra
sun : aérolithe
shine : la route
le thé nous ira
hurlante soie
son, autre hilé
Ô l'athée, rions !

* selon la devise Honi soit qui mal y pense...

Son of Matter

Le dernier billet a donné lieu à une fabuleuse coïncidence, que j'espère arriver à faire partager, bien qu'elle repose en partie sur mon seul témoignage, mais ce qui n'en dépend pas demeure pour le moins curieux.
Après avoir achevé hier 15 novembre la possibilité d'une hylé, je vis soudain sur une feuille à ma gauche, juste à côté de l'ordi, le mot ULH, c'est-à-dire hylé, écrit de ma main.
Mon bureau (et pas seulement lui) est un invraisemblable foutoir, où j'empile selon les besoins du moment livres et documents divers, jusqu'à ce que les dangers d'éboulement nécessitent un minimum de rangement (où qu'Anne me menace de tout jeter).
Mon manque d'organisation est tel que je note des choses souvent essentielles n'importe où, sur les pages de garde du premier livre venu pr exemple, et comme j'ai des milliers de bouquins ce n'est pas toujours aisé de retrouver ensuite le bon...
Pour le cas présent, j'avais eu besoin d'espace libre pour griffonner quelques brouillons des dix dizains du 10/10/10. Feuilletant un vieux cahier, j'y avais trouvé de ci de là quelques blancs, qui sur cette page ont été remplis en bas par quelques permutations en pseudo-quenine; au-dessus à droite figure une première idée de disposition des poèmes, en double quinconce, abandonnée ensuite. Je suggère d'agrandir la page en question dans une nouvelle fenêtre (clic sur l'image) pour suivre mes commentaires.

Cette feuille et une autre se sont détachées du cahier à spirale. Son verso comporte diverses vieilles annotations dont je ne sais plus trop à quoi elles se rapportent, et je m'étais servi du recto l'an dernier pour noter quelques résultats de recherches autour du découpage de strongylé en strong + ylé.
J'évoquais dans le billet précédent le Lexique Strong Hébreu pour l'Ancien j'est nom GRASTestament, et James Strong, théologien du 19e siècle, a également écrit un Lexique Grec pour le Nouveau Testament (NT), attribuant à chaque mot un numéro toujours utilisé aujourd'hui, bien que certains choix de ce D.D. (Docteur ès Divinité) soient aujourd'hui fortement contestés.
J'avais alors cherché si le mot hylé était présent dans le NT, et à partir de cette source j'avais découvert qu'il n'y apparaissait qu'une fois, référencé 5208. J'avais vérifié les numéros adjacents et noté que le numéro 5207 était uios, "fils", un mot évidemment essentiel du NT.
Or j'avais glissé dans le précédent billet cette boutade :
j'ai déjà été amené à faire le rapprochement pair-père, plus audacieux que la "filiation" du latin à l'anglais mater-matter.
Je ne me rappelais alors aucunement que υιος, "fils", précédait immédiatement υλη, "matière", dans le vocabulaire grec du NT.
Au moment où j'ai commencé ce précédent billet, je ne me rappelais pas non plus que strong, "fort", correspondait en hébreu à un couple atbash particulièrement frappant, ainsi deux coïncidences insoupçonnées soulignent la scission du mot strong-ylé, mot lui-même essentiel dans l'histoire de ma découverte du schéma 4-1 de la vie de Jung.
Les extraits du Lexique Strong pour les références 5207 et 5208 confirment les sens premiers son et matter accordés à ces mots, et apportent d'autres éléments intéressants.
Je dois d'abord expliciter quelque peu les notes griffonnées en novembre 09.

11 jours après avoir découvert l'équilibre autour du 4/4/44, j'ai regardé le 19/09/08 dans le Bailly comment s'écrivait le mot Strongylé en grec, soit στρογγυλή, de valeur 1114, 1111 en ne comptant que les 8 lettres différentes. Ce même jour, je découvris le forum Unus Mundus, et parcourus plus particulièrement un de ses sujets, le phénomène 11:11. J'y appris que le "phénomène" en question se manifesterait également sous la forme 11:14... Peut-être parce qu'il existe deux films de titres 11:11 et 11:14, en tout cas cette synchronicité fut l'objet de mon second billet sur le forum 3 jours plus tard.
Voici pourquoi, lorsque j'ai découvert le lexique Strong, en novembre 09, j'ai regardé à quoi correspondaient les numéros 1111 et 1114. Puis, comme le mot υλη seul a pour valeur 438, à quoi correspondait 438. Sachant par ailleurs que 438 est la valeur des lu'hot, "Tables" en hébreu, j'ai cherché le numéro Strong hébreu du singulier lua'h, et de son renversement 'hol, "profane".
Le mot de 3 consonnes lHt = 438 peut s'écrire sous une autre forme, avec ce qu'on appelle une mater lectionis, "mère de lecture", lHwt = 444, et j'ai donc regardé le Strong grec 444, correspondant à anthropos, "homme".

J'ai dû alors consulter quelques autres références, la seule notée étant la fiche 4444, purgos, "tour", avec une pensée pour la tour de Bollingen.
Aujourd'hui, je lis ici que purgos viendrait d'une racine protoindoeuropéenne bheregh associée aux concepts de hauteur et de force, d'où les mots allemands Burg (place fortifiée) et Berg (montagne), mais peut-être aussi le latin fortis, "fort", et tous ses dérivés...

En découvrant la fiche 444 anthropos, je n'avais plus sous les yeux la fiche uios, "fils", qui indique
Nombre d'occurrences 382
Utilisation du mot dans la KJV son(s) (85) , Son of Man 87 (TDNT-8:1210) (400) + 444 , Son of God (49) , (...)
L'utilisation la plus fréquente du mot est donc dans l'expression "Fils de l'Homme", et la fiche υιος offrait un renvoi vers la fiche 444 alors que la fiche suivante m'avait, via l'hébreu, conduit à consulter cette même fiche 444...

Le nombre d'occurrences de uios m'est aussi significatif, il appartient à la série d'or 236-382-618-1000 qui m'avait fait écrire un texte de 1382 lettres pour l'anniversaire d'un oulipote (en fait l'astrophysicien qui m'a renseigné sur la strong matter). J'évoquais ces 1382 lettres dans le pénultième billet, A Arthur, qui m'avait amené à une découverte numérique étonnante :
- deux départements, à 2-3 voix près, se sont prononcés pour le NON dans la même proportion lors du référendum de 2005;
- ceci aurait peut-être été banal si cette proportion n'était très proche du nombre d'or;
- le jumelage des deux départements, 13-82, conduit à une répartition idéale des 918470 votes exprimés, telle que le rapport OUI/NON donne 6 décimales du nombre d'or,
350824/567646 = 0.618033...
Ici le jumelage des occurrences de matter et son amène à
1-382.

L'unique occurrence du mot hylé dans le NT donne lieu à une coïncidence dont je n'ai pris conscience qu'en consultant ce site en français, où le mot est traduit par "forêt". De fait, c'est ce sens qui est retenu dans toutes les traductions du verset 3,5 de l'Epitre de Jacques (depuis la Vulgate qui donnait silva) :
De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt (hule)!
Si la bible King James et Strong donnent aussi forest, le français permet de repérer illico qu'une traduction sauvage de Strong-ylé pourrait être FORTE FORET !

La biographie de James Strong m'a appris qu'il était mort le 7 août 1894 à Round Lake, village de l'Etat de New York sis au bord d'un lac rond.
Ainsi une coïncidence concernant Strongylé, étendue de terre jadis ronde au milieu des eaux, m'a mené à la concordance biblique de ce Strong, disparu près d'une étendue d'eau ronde au milieu des terres...
Si Sinoué a fait mourir ses héros Ricardo et Dora dans le naufrage du Doria, l'adaptation TV de Des jours et des nuits les fait mourir, ou plutôt mystérieusement disparaître, à Théra, l'antique Strongylé où ils se sont jadis aimés dans une existence antérieure, et où ils sont morts lors du cataclysme qui a ravagé l'île.

Une autre concordance biblique anglaise, détrônée par celle de Strong, fut celle de Robert Young.

En recherchant le message où j'avais parlé pour la première fois de Strongylé sur Unus Mundus, je fus surpris de constater qu'il était le 6801e message du forum.
Je rappelle que je commentais dans mon pénultième billet A Arthur de multiples coïncidences autour des chiffres 1-6-8, plus un ou deux 0, s'étant présentés sous diverses permutations, les plus remarquables étant la notation d'une référence 86001 dans un message qui allait devenir le lendemain le 18600e de la ListeOulipo.
Le sort n'en avait pas fini, car mon message suivant, La possibilité d'une hylé, se trouva avoir l'identifiant 2192920260366106810, se terminant par 06810, permutation de la séquence essentielle 0.6180 (la section d'or). Ce n'est pas un hasard à part entière, car, comme je l'ai déjà dit, je privilégie une minute significative pour débuter un billet, et celui-ci concernant la saint Théodore fut débuté le 9/11 à 9:11. Comme j'ai le temps de valider plusieurs billets pendant cette minute, j'en profite pour "laisser plus de chances au hasard", et choisis ensuite le postID le plus significatif, un pis-aller en l'occurrence puisque 06810 ne concernait a priori que le billet précédent...
...Mais voici que ce billet-ci, qui établit un lien entre mes précédentes élucubrations et mes créations poétiques du 10/10/10 et du 20/10/2010, a pour postID=8610011433082872777, ce qu'on pourra vérifier en cliquant sur le champ Enregistrer un commentaire au bas de la page.
J'ai en fait validé plusieurs billets ce 16/11 à 16:18 parce que je comptais faire quelque chose sur le dernier Paul Halter, qui se termine un 16 novembre, et sur deux poèmes de Perec écrits les 16 et 18 septembre 75. Lorsque j'ai vu ce postID débutant par 86100, il m'a semblé s'imposer de le consacrer aux coïncidences liées au dernier billet.
Le postID s'achève sur 77, alors que c'est mon 77e billet Quaternité, ou encore sur 777, ce dont il va être un peu plus long d'expliquer l'éventuel à-propos.
Les permutations en pseudo-quenine de mon brouillon partent de la séquence ATRIONSEUL. Il s'agissait d'un essai pour voir comment se permutait une séquence où voyelles et consonnes présentaient ce schéma, et je serais bien en peine d'expliquer le choix ATRIONSEUL, qui à première vue ne signifie rien.
Aujourd'hui je vois quelque chose, qui a d'ailleurs pu m'être dicté inconsciemment. Je n'ai aucune sympathie pour le sulfureux Aleister Crowley, mais je m'intéresse à son étonnant parcours. On sait qu'il s'appelait volontiers "666", ou encore to mega thérion, "la grande Bête", expression de valeur 666 en grec (370+49+247). Un jour son éon personnel lui communiqua qu'il pouvait désormais utiliser "therion seul", à la condition de le lire en lettres hébraïques. Crowley, selon ses dires, fut interloqué, mais constata que, le "e" n'existant pas en hébreu, "trion seul" avait pour valeur 666 en hébreu (trywn selon mes précédentes translittérations, soit 400+200+10+6+50).
Voilà. Je ne tenais pas la chandelle lors des communications de Crowley et de son éon, mais je peux certifier la validité des correspondances numériques.
Et 777 ? Plus tard encore, Crowley se lassa d'être "666" et devint "777"...

A remarquer que θηριον, thérion la "Bête" de l'Apocalypse, Strong 2342, est apparenté au Strong 2339 θηρα, théra, "chasse", de même orthographe que l'île Théra, devant son nom à un héros nomme Théras, vraisemblablement chasseur.

Je voulais encore signaler que j'avais participé à l'expérience de "disparution" organisée par le Nouvel Attila lors de la parution du précédent Houellebecq, avec cette paire de schizonnets (en lecture horizontale et verticale):Ma première idée pour ce texte avait été de faire figurer au centre du carré un espace ressemblant à une île, un rond, mais les premiers essais se montrèrent peu satisfaisants, et je fus séduit par cette idée d'ILE apparaissant par la disparition des lettres...
Le dernier vers du sonnet horizontal (la décidabilité d'un îlet) énonce :
déférer à l'amas une mère, nos îles !
Est-il utile de préciser qu'à l'époque j'ignorais tout du grec hylé, et de sa signification matière-matter ? Dans cette autre version, celle qui fut publiée je crois, ce vers devenait :
déférer à l'amas une mère des îles !

9.11.10

la possibilité d'une hylé

La consultation d'un calendrier en novembre dernier m'a mené à une curieuse constatation, soulignée sur cette page les jours sont présentés par rangées de 5 :
Charles est fêté le 4,
Théodore le 9.
Or ma découverte sur les curieux destins d'un Charles et d'un Théodore, Carl Jung et Theodor Haemmerli, est liée à mon rapprochement de deux dates, le 4/4/44 où Carl a commencé à se rétablir tandis que son docteur Theodor prenait le lit pour ne plus se relever, et le 9/9/99 mort de l'actrice Ruth Roman. Comme je le détaillais sur Blogruz, ce sont les similitudes entre deux romans de Halter et Sinoué, dont les héroïnes toutes deux disparues en mer se nommaient Andréa et Dora, qui m'avaient mené au naufrage de l'Andrea Doria, le 26 juillet 1956, et à une curieuse anecdote concernant Ruth Roman. Sa mort le 9/9/99 m'avait rappelé l'importance du 4/4/44 dans la vie de Jung, lequel était un personnage du roman de Sinoué.

Je n'ai pas alors mentionné ces fêtes sur Quaternité, mais j'en ai parlé sur le forum Unus Mundus, dans ce message où j'évoquais d'abord l'alphabet ogham selon Robert Graves, puis ces Charles et Théodore, en remarquant qu'il s'agissait de Charles Borromée, saint catholique qui n'est probablement pas celui qui a orienté le choix des parents Jung (son père était un pasteur protestant).
La famille Borromée a donné son nom aux anneaux borroméens, figurant sur son blason, mais ces anneaux sont bien plus anciens, et j'en donnais des exemples ressemblant à des Sceaux de Salomon, comme cette fresque égyptienne du 15e siècle.

Il y a quelques jours, j'ai rapidement feuilleté l'énorme livre Icônes et Idoles, avant de le rendre à la médiathèque, et j'y ai été frappé par la Chaise d'Elie, traditionnellement utilisée à la synagogue lors de la circoncision rituelle. La chaise a souvent deux places, une pour celui qui tient l'enfant (le père), une pour celui qui le présente à la communauté (le grand-père).
Je suis déjà revenu à maintes reprises sur les parallèles gématrique et factuel entre Elie et Hénoch (52 et 84 selon l'alphabet hébreu), les deux personnages de l'Ancien Testament montés vivants au ciel, et Jung et Haemmerli (52 et 84 selon notre alphabet), protagonistes de ce qui constitue vraisemblablement la première NDE publiée. Si Jung n'a jamais revendiqué la réalité effective de sa "montée au ciel", du moins a-t-il pris sa vision suffisamment au sérieux pour imaginer son docteur en danger, parce qu'il l'avait rencontré dans l'autre monde.
Cette Chaise d'Elie m'a fait réagir, car il me semblait bien avoir eu affaire à une "chaise d'Hénoch", mais ma seule certitude était d'en avoir parlé sur Unus Mundus. La fonction de recherche interne du forum étant très peu pratique, j'ai eu recours à la requête Google
enoch chair site:http://psychophysical.free.fr/
qui m'a livré en premier résultat ce que je cherchais :
http://psychophysical.free.fr/viewtopic.php?p=8484
soit l'adresse d'une page dont le message recherché était le premier, expédié le 20 septembre 09. J'avais fait part au forum de mes supputations sur Elie-Hénoch, et un colistier avait réagi : Jan a des liens par sa femme avec la communauté musulmane de Munich, où il a reçu le nom musulman d'Idris, qui est le nom arabe du patriarche Hénoch. Or je venais de potasser les énigmes étudiées par Robert Graves dans La Déesse blanche. L'une d'elles était
J'ai été l'instructeur d'Elie et Hénoch,
ce à quoi Graves répondait Uriel. Une autre était
Je me suis assis sur une chaise inconfortable,
et Graves suggérait Idris, pensant à une montagne galloise nommée Cadair Idris, la "Chaise d'Idris", du nom d'un géant mythologique qui n'a rien à voir avec l'Idris judéo-islamique.
La curiosité était donc d'avoir dans cette courte série d'énigmes une référence explicite à Elie-Hénoch, et une implicite à Idris.
J'ignorais alors que mon message pouvait être référencé 8484 par Google, soit un double 84 alors que j'y évoquais Hénoch et son double Idris, et ne comprends guère aujourd'hui comment ça a pu se produire. Le forum affiche les sujets par tranches de 34 messages, et l'indexation viewtopic.php?p=8484 envoie à la page contenant le message #8484, mais c'est le 15e de cette 14e page qui commence par mon message, #7997.

Note d'avril 2012: Le forum Unus Mundus a changé de fonctionnement depuis 2009, et n'est plus accessible par la commande Google "site"; par ailleurs Jan a quitté le forum, et tous ses messages ont été effacés.

C'est encore un joli hasard qui me semble responsable, et j'ai eu la tentation de forcer le hasard avec la commande viewtopic.php?p=8452, ce qui m'a mené au sujet Dates et Noms, créé par Jan le 16 septembre à la suite de mon message sur les St Carl et St Theodor, qu'il citait presque in extenso.
C'est à ce moment que je me suis avisé que la coïncidence de la Chaise d'Elie était survenue la veille, qui était le 4 novembre, la St Charles...

La st Théodore occupait par ailleurs le forum depuis quelque temps, avec le sujet Les strangelets pourraient-il nous détruire ce 9 novembre ?, débuté le 11 octobre dernier, évoqué dans mon dernier billet pour une autre coïncidence.
Un strangelet est un état hypothétique de la matière nucléaire exotique, et une expérience du CERN va tenter d'en produire ce 9/11, ce qui a conduit quelques physiciens à un cri d'alarme : ceci pourrait provoquer une réaction en chaîne qui transformerait notre planète en matière étrange, strange matter. J'écris ceci le 10, ce qui ne démontre pas que l'alarme était infondée, alors que l'arrogance des responsables du projet est plutôt insupportable : "Si jamais nous avions tort, il n'y aurait plus personne pour nous le reprocher..."
J'étais l'auteur du dernier message du sujet Dates et Noms, le 18 novembre 09, où je répondais à Michael, auteur du message #8452, et où je parlais de Strongylé, "ronde", ancien nom de l'île grecque Théra, faisant l'objet d'un même jeu dans les romans de Sinoué et Halter dont les protagonistes cherchent une "île ronde", perdue dans la multitude des Cyclades, avant de penser à l'île "Ronde", qui n'est plus ronde depuis le cataclysme qui l'a en partie anéantie (peut-être suite à une expérience audacieuse d'un physicien minoen). Je remarquais en écrivant ce billet que Strongylé, Στρογγύλη, pouvait se scinder en Στρογγ ύλη, strong hylé. La hylé, transposition immédiate du grec ὕλη, "matière", est un concept philosophique, désignant essentiellement la matière première, opposée à la forme. Or la "forme forte", strong shape, était pour les Grecs la forme ronde, le cercle ou la sphère.

Cette remarque a pris du sens avec l'alerte à la matière étrange, strange matter. Si je suis totalement dépassé par les concepts de la physique moderne, je sais qu'une distinction essentielle concerne les interactions forte et faible, en anglais strong and weak forces. D'après ce que je crois comprendre des vues alarmistes sur les strangelets, le danger serait d'obtenir, à partir de quarks s (pour strange) normalement désintégrés par la weak force, de la matière étrange soumise à la strong force.
Je me suis demandé si l'expression "matière forte", strong matter, était employée par les physiciens. Elle est plutôt impropre selon un ami astrophysicien, ce qui n'a pas empêché la tenue en 2005 du colloque international Strong Matter in the Heavens, désignant indubitablement ce que je pressentais.

Je ne compte pas m'aventurer plus loin dans la spéculation scientifique, constatant néanmoins que la sphère est une réalité macrophysique, et que c'est notre sphéroïde Terre, Earth anagramme de Thera, qui est menacé d'être transformé en strange matter, que la strong matter (strong hylé) soit impliquée ou non...

Je reviens au 4 novembre, où un événement survenu dans la matinée ne m'est apparu significatif que le lendemain. Anne utilise ma messagerie, avec mon adresse pour ne pas multiplier les spams divers, et ce matin elle avait un gros message de son amie patcheuse Dorothée, un catalogue de ses créations Fil en fête si volumineux (16 Mo) qu'il bloquait la messagerie et que j'ai dû me rendre sur le site SFR pour le supprimer, afin d'avoir accès à mes autres messages.
J'en ai profité pour regarder les messages bloqués par SFR, considérés comme des spams. Il n'y en avait qu'un, non un spam mais le catalogue mensuel de GraveMatters, librairie en ligne à laquelle j'avais commandé quelques livres il y a deux ans, et qui depuis m'envoie régulièrement ses catalogues, celui d'août 09 ayant d'ailleurs eu un écho relaté ici.
Je recevais alors normalement ces catalogues, puis mon fournisseur d'accès Club Internet déjà passé quelque temps plus tôt en partenariat avec 9 Cégétel a été absorbé par SFR, dont la messagerie élimine les spams parfois trop sévèrement, mais je ne vais jamais vérifier si des messages importants ont ainsi été retenus.
Grave Matters est un jeu de mots, pouvant signifier "La tombe importe" comme "Affaires graves", écho à la strong matter à laquelle m'a envoyé la Chaise d'Idris de Robert Graves, via les pages 8484 et 8452 du forum.

Puis je me suis avisé que je n'aurais jamais vu ce grave catalog sans le strong catalog de Dorothée, anagramme de Théodore.
Plus qu'une anagramme, particulière à la forme française des prénoms, c'est l'arrangement en sens inverse des mots grecs theos et doron, "don de Dieu", et ceci m'est extrêmement évocateur car un autre nom de Hénoch est Jahoel, correspondant à la translittération yhwal (YHWH Dieu) tandis que Elie est alyhw (Dieu YHWH) Je ne me souviens plus où j'ai vu l'équivalence directe. J'ai trouvé ici une équivalence indirecte où Jahoel est un des noms de Métatron, par ailleurs identifié à Hénoch.
Ainsi un autre nom de Hnwk = 84 serait yhwal = 52, nouvel écho à la page 8452 de la strong matter, mais ceci n'est qu'un préliminaire à toute une série de coïncidences hébraïques que j'espère arriver à faire partager. Comme les mots en hébreu rebuteront les non-hébraïsants, j'ai choisi de donner pour leur translittération, comme ci-dessus en gras, les codes clavier du lexique Strong en ligne (oui !, c'est l'outil de référence en langue anglaise), qui d'une part ressortent d'une immédiate pertinence, et d'autre part permettront d'accéder aux différentes acceptions des mots concernés (en anglais mais la traduction anglais-français est facile).

Lorsque j'ai commencé l'étude de l'hébreu il y a quelque 25 ans, j'ai été fasciné par l'atbash, codage sophistiqué d'utilisation certes limitée, mais indéniable, dans le livre de Jérémie. Ceci m'avait conduit à établir un "Lexique atbash", à partir du dico Sander & Trenel. La plupart des correspondances étaient peu significatives, et les cas jugés alors intéressants se comptaient à peu près sur les doigts d'une main.
Je suis ébahi de les trouver pour la plupart réunis dans la chaîne de coïncidences découlant de la "Chaise d'Elie", en hébreu kise shel eliyahu, kSa sl alyhw selon mon choix de translittération. Le mot kSa signifie plutôt "trône", et il a pour atbash lHt, "tables", évoquant essentiellement les Deux Tables de l'Alliance, shne lu'hot habrit, données par Dieu à Moïse.
On a longtemps pensé que le nom Métatron, chef des anges dans la gnose juive, venait des mots grecs meta thronos, signifiant qu'il s'agissait de l'ange le plus proche du trône de Dieu. Charles (!) Mopsik semble avoir trouvé une meilleure explication en suggérant une dérivation du verbe grec μετετεθη exprimant l'enlèvement de Hénoch par Dieu, en opposition à la mort des autres patriarches.

La matière en grec ὕλη, hylê, est composée de lettres de même valeur numérique (400-30-8) dans l'alphabet numéral grec que les lettres composant lHt dans l'alphabet numéral hébreu (30-8-400). Deux des lettres sont en fait identiques, 'het-eta et lamed-lambda, tandis que le taw, dernière lettre de l'alphabet hébreu, est devenu le tau grec suivi de quelques nouvelles lettres, upsilon phi khi psi omega. Si les Grecs ont emprunté l'alphabet sémite, il semble que ce soient ensuite les Hébreux qui aient emprunté aux Grecs leur système de numération, mais ceci importe peu ici, où le "poids égal" des "tables" hébraïques et de la "matière" grecque se situe hors de toute logique usuelle.

Le singulier "table" est lwH, et j'avais remarqué ici que ce mot, correspondant aux objets les plus saints de la tradition juive, était le renversement du mot Hwl, "profane", que j'écrivais alors HOL pour souligner sa ressemblance avec l'anglais holy, "saint".
Je m'émerveillais surtout de son homonyme Hwl, "sable", donnant par atbash Spk, anagramme de kSp, "argent", alors que Sable et Argent sont en héraldique le Noir et le Blanc, couple antagonique majeur, ce qui m'avait conduit à la construction ci-contre, basée sur le motif d'un rond-point de Digne.

Le mot strong seul, στρογγ, existe aussi en grec moderne, où il signifie "arrondi", "arrondissement", ce qui m'amène à un autre couple atbash découvert jadis. C'est donc SFR qui avait filtré le catalogue Grave Matters, or SFR évoque immédiatement à l'hébraïsant la racine safar, signifiant "conter" et "compter" (en allemand apparaît aussi le voisinage zählen et erzählen pour ces mêmes sens), à l'origine des mots sefer, "livre", sofer, "écrivain", mispar, "nombre", etc., et plus tard de sefira, pluriel sefirot, mystérieuses entités de la Kabbale.
Il est largement admis que, malgré l'évidence du rôle de la racine hébraïque sfr, le mot sefira procède aussi de la sphaira grecque, la "sphère", forme idéale pour les néoplatoniciens (ainsi Aniela Jaffé traduit sefirot par "sphères" dans le chapitre Visions de Ma Vie...), or l'atbash livre
Spr > Hwg, 'houg, "cercle" en hébreu.
Il existe une connexion avec les Tables de l'Alliance, faites de saphir selon la tradition juive (d'après Ex 24,10), saphir s'écrivant spyr dans ce verset.
Il est encore très curieux que le mot "chiffre" (comme le mot "zéro" anciennement "zefiro") vienne de l'arabe sifr, "vide", désignant précisément le chiffre zéro, représenté par un petit cercle...

Je reviens à Théra, jadis la ronde Strongylé, reprenant l'anagramme déjà signalée heart, "coeur" en anglais. C'est encore kardia en grec, et j'y vois une quasi-anagramme de cadair, "chaise" en gaélique, du Cadair Idris gallois.
Ma curiosité m'a mené à ce schéma du coeur, où j'ai remarqué le mot grec balbydê, pour "valve", qui m'a aussitôt évoqué Babel (le Talmud de Babylone se dit en hébreu babli), et puis je me suis avisé que le français "valve" était riche en possibilités, puisque le jeu atbash principal du livre de Jérémie, Babel-Sheshak, bbl-ssk, autorise un renversement lbb-kss, soit "coeur"-"comme six", et lbb se prononce levav, anagramme de "valve".
En anglais, "valve cardiaque" se dit heart valve.

Six est donc en hébreu ss, shesh, formé par la répétition de la lettre shin, aux trois branches et aux trois têtes, lettre de valeur 300, ou de petit nombre (mispar qatan) 3 : 3+3 = 6, le compte est bon...
Il y a beaucoup de trois dans cette histoire, les mots hébreux qui ont souvent 3 lettres, les quarks qui s'assemblent par 3 pour former des hadrons, sous l'effet de la strong force, et il y a l'accessoire essentiel dans l'iconographie de Sainte Dorothée, une corbeille contenant 3 pommes et 3 roses, allusion à un événement édifiant du martyre de la sainte, qui se réjouissait de toutes ses tortures, sachant qu'elle allait bientôt rejoindre le Paradis. Un Romain nommé Théophile se moqua d'elle : "Epouse du Christ, envoie-moi du jardin de ton époux des pommes ou des roses." Dorothée lui répondit : "Je le ferai certainement."
Avant qu'on lui tranchât le cou, un ange apparut avec une corbeille contenant 3 pommes et 3 roses, que Dorothée fit porter à Théophile, lequel bien entendu se convertit aussitôt...
Les 3 font vraisemblablement allusion à la Trinité, mais chaque saint, loin s'en faut, ne dispose d'un attribut trinitaire...
...sinon Charles Borromée, avec ses trois anneaux enchevêtrés marquant l'Unité de la Trinité.

J'ai fait part dès le matin du 5 novembre sur Unus Mundus de mes premières constatations sur la Chaise d'Elie, et j'ai choisi de le faire sur la page 8452, par un message qui s'est trouvé avoir le numéro 11509. Dans l'après-midi je vis le lien avec la menace des strangelets le 11/9/10 (à l'américaine Nov 9, 2010), et m'avisai que le prochain message du forum aurait le numéro 11510 correspondant à la date du jour 11/5/10.
Nul n'étant intervenu entretemps sur le forum, j'ai pu poster sur ce sujet Dates et Noms un message qui complètera la coïncidence 8452 sur les noms :
http://psychophysical.free.fr/viewtopic.php?p=8452#11510
Jan a réagi le soir même avec deux messages, à propos d'une coïncidence récente qu'il hésitait à faire partager, jusqu'à ce nouveau déclic Cadair Idris. Il avait récemment fait visiter Münich à un Arabe de passage, nommé Idris, qui avait avec lui un train miniature, cadeau (doron !) de son petit-fils.
Pris d'une étrange curiosité, Jan apprit que ce train était Percy, de la série TV anglaise Thomas et ses amis, basée sur les livres de W.V. Awdry, inspirés par le réel Talyllyn Railway, devant son nom au lac Talyllyn au pied du Cadair Idris...
Dans son message suivant, Jan donnait une photo du train Thomas, portant le numéro 1, à côté de son ennemi Diesel 10, pensant à l'addition donnant 11, nombre fétiche du forum.
Cette paire de trains m'a été aussitôt évocatrice, car dans la langue principale de Jan un train se dit Zug, tandis que l'hébreu zug signifie "paire". C'est en fait un mot tardif, vraisemblablement emprunté au grec zygon, "pair", lui-même issu d'une racine indo-européenne à l'origine du sanskrit yoga, comme du français "joug". Le terme hébreu désigna d'abord les zugot, les paires de rabbins qui se partageaient l'autorité religieuse à l'époque du Second Temple (515 BCE - 70 CE). Et zwg figurait aussi parmi mes paires atbash :
zwg > 'pr
dont l'acception principale est 'afar, "poussière". Le mot est parfois utilisé pour exprimer la multitude, Qui comptera la poussière de Jacob ? (Nb 19,17), comme Hwl, "sable" (I R 5,9).
Malgré mon peu de connaissance en microphysique, je crois savoir que la parité y joue un rôle essentiel. Par ailleurs, j'ai déjà été amené à faire le rapprochement pair-père, plus audacieux que la "filiation" du latin à l'anglais mater-matter.
Une autre acception de 'pr est 'ofer, que Sander & Trenel traduisent par "chevreuil". Robert Graves a intitulé la première version de son étude des mythes celtes Le Chevreuil dans le fourré, où Idris résolvait pour lui l'énigme de la chaise inconfortable...

Je reviens sur la page du colloque Strong Matter, qui a pour titre web (affiché en haut du navigateur) JHW05. Ceci s'explique aisément puisqu'il s'agit d'un Johns Hopkins Workshop, un Atelier de l'université Johns-Hopkins, tenu en (20)05, mais JHW 05 est plutôt évocateur pour l'apprenti kabbaliste, sachant que les lettres du Tétragramme divin souvent translittéré JHWH ont pour valeur 10-5-6-5.
Le Tétragramme est souvent réduit aux 3 lettres JHW, notamment dans les noms théophores comme alyhw, Elie. Ma première étude de l'atbash, dans le chapitre 51 de Jérémie où son emploi est attesté à deux reprises, m'avait fait remarquer que YHWH avait considéré Babel comme un marteau, mapats, mpx > ywh.
Incidemment, une petite manipulation permet de découvrir que les pages concernant le colloque ont été mises en ligne le 26 juillet 05, 130e anniversaire de la naissance de Jung. La série TV Thomas et ses amis a donné matière à un film, sorti le 26 juillet 2000 aux USA (et encore inédit en France où la série n'est diffusée que depuis peu).

Strong matter... Le mot strong, "fort", a pour plus immédiat équivalent hébreu 'hazeq, Hzq, de la racine verbale 'hazaq, idem Hzq, dont l'atbash est S'd, sa'ad, dont le sens est très proche de celui de 'hazaq, "affermir", "soutenir". De fait, il suffit d'entrer strengthen ("fortifier") dans le champ English Definition pour avoir parmi 12 résultats Hzq et S'd, numéros Strong 2388 et 5582.
Je suis effaré en retrouvant cette superbe quasi-équivalence d'avoir été récemment amené à Ezéchias, Hzqyhw ("Force de YHWH"), qui d'une part mourant a reçu de Dieu une tranche de vie supplémentaire de 15 ans, proche des 17 ans vécus par Jung après son infarctus, d'autre part a pour gématrie en hébreu 136, soit 84 + 52, valeurs des deux "non-morts" de la tradition juive, Elie et Hénoch.

Après ce fortissimo il me semble superflu d'étudier les quelques autres cas de couples atbash significatifs dont je me souvenais, et dont je comptais parler, y voyant des liens avec ma thématique, mais leur pertinence semble bien pâle comparée à ce dernier cas. Je dois préciser que j'ai cherché vainement le "lexique atbash" que j'ai griffonné il y a plus de 20 ans sur quelques pages d'un cahier. J'avais oublié ce couple pourtant exemplaire lorsque j'ai commencé ce billet, et ne l'ai retrouvé qu'in extremis, il y a quelques instants. Je me rappelle maintenant l'avoir souligné dans le "lexique atbash" égaré.

J'hésite à donner un lien vers un site ouvertement confessionnel, mais Enseigne-moi permet de consulter, en français, tous les versets contenant un mot donné, à partir de sa référence Strong ou autre. J'y vois notamment pour les 2388 et 5582 :
"chazaq" signifie "fort" en français (Hzq)
"caad" signifie "fortifier" en français (S'd)
La recherche fortifier mène par ailleurs à ces mêmes mots, parmi 3 dont le premier sens verbal est "fortifier".

Puisqu'un autre cas touchait le mot "paire", le deux essentiel de la tradition juive est celui des Tables, comme le dit cette comptine :
Un : notre Dieu
Deux Tables de la Loi
Trois Patriarches
Quatre Matriarches (...)
Dix Commandements...
Alors que mon point de départ était le partage de Strongylé en Strong(Hzq-S'd) et ylé(lHt-kSa), mes premières découvertes essentielles il y a 25 ans touchaient les Tables et le Décalogue.

Note du 17/09 : ces Tables étant des tablettes de pierre n'ayant rien à voir avec un quelconque mobilier, je n'ai pas un instant pensé en écrivant ce billet au jeu chaise-table sous cet angle trivial, malgré la boutade sur la Table Ronde.

20.10.10

A ARTHUR

Ce 20/10/2010 est aussi l'anniversaire de la naissance de Rimbaud, il y a 156 ans.
Ceci m'a donné l'envie d'y rendre hommage en 13 alexandrins, 13x12 = 156. Il m'est immédiatement venu d'utiliser une particularité du sonnet de Perec Vocalisations, lipogramme pastichant Voyelles.
J'ai déjà largement insisté sur mon anagramme du sonnet en 2006 qui s'est trouvée être le 5e arrangement des mêmes 497 lettres de valeur 6272, tandis que je devais découvrir deux ans plus tard l'harmonie de la vie de Jung en 4+1 fois 6272 jours, avec comme pivot le 4/4/44, notamment dans les billets de décembre dernier autour du rêve die Salbe, lequel m'avait conduit à découvrir que le même mot anglais salve traduisait aussi bien le côté Sauveur de Jésus (Yeshouah = "Dieu sauve") que son onction (Mashiah = Christos = "oint").
Etudiant les anagrammes anglaises, je me suis avisé que deux d'entre elles contenaient le mot "sauveur" dans le dernier tercet, savior dans un cas car l'auteur était américain, Saviour dans l'autre. Ceci a été le point de départ d'une cascade de coïncidences numériques que j'ai tenté d'aborder sur cette page en cours qui, bien qu'inachevée, est déjà d'une telle complexité que j'en résume quelques points :
– SAVIOR a pour valeur 84, de même que HAEMMERLI le "sauveur" de Jung.
– SAVIOUR a pour valeur 105, 5/4 de 84, et Jung a eu droit à un quart de vie supplémentaire après le "sacrifice" de Haemmerli.
Saviour était le dernier mot du 13e vers du sonnet de Richard Grantham :
Arid spans in air haunt Sun or Saviour:
Ceci m'a donné l'idée de passer les 13 vers au Gématron, découvrant ainsi une parfaite césure d'or à la fin du 8e vers. Comme le sonnet de Grantham était l'anagramme vers par vers de celui de Perec, la relation sur les 13 vers y est aussi présente, particulièrement frappante pour moi puisque, lors de mon codage du sonnet dans les 14 chapitres de Sous les pans du bizarre, je m'étais livré à quelques facéties pour les vers 8 et 13, soulignées par des allusions contextuelles à Charleville-Mézières et Marseille, chefs-lieux des départements 08 et 13 où est né et mort Rimbaud.

Les nombres mis en jeu dans cette harmonie sur 13 vers me sont significatifs :
– 104 mots = 13 x 8 ;
– 466 lettres, 13e terme d'une suite de Fibonacci débutant par 2 et 2 ;
– gématrie totale 5854, 13e terme d'une suite de Fibonacci débutant par 14 et 32.
Je note que le partage en 8 et 5 vers donne la répartition gématrique 3618-2236, évocatrice car 2.236 est l'approximation courante de la racine carrée de 5, liée au nombre d'or dont l'expression algébrique est (√5 + 1)/2.
Par ailleurs je me sens personnellement concerné par ces nombres, car ma première contribution importante à la Liste Oulipo, en 2002, a été un sonnet à double césure d'or, de 466 lettres réparties en 178-110-178. Lorsque j'ai eu l'honneur d'être admis dans l'aréopage des Oulipotes, ma première contribution importante à une BLO a été un texte en 1382 lettres (le terme immédiatement inférieur de la suite 5854-3618-2236).

Bref ceci m'a conduit à une anagramme des 13 vers offrant aussi une double césure :
5 vers - 178 lettres - gématrie 2236
3 vers - 110 lettres - gématrie 1382
5 vers - 178 lettres - gématrie 2236

Comme pour Mispar, écrit en vers isocèles de 40 espaces, j'ai également choisi cette technique élégante, laquelle a orienté la composition. En conservant le nombre de mots originel, il manquait deux espaces pour avoir un multiple de 13, ce à quoi je suis parvenu par un signe unique dans le premier vers, introductif. Les autres signes ponctuent chaque fin de vers, de 44 espaces.

L'omicron l'upsilon l'iota l'alpha : voïaux!

O knossos infini n'ouvrant son portail d'or,
qu'aux nantis arborant cals ou visas locaux,
impuissants si soudards d'un inactif accord;

U choix incriminant dix niais chats griffus,
maisons du froid lointain ou solivaux mûris,
quand dormait un jardin aux acajous fourbus;

I vrai tournant parfois du sain final honni,
dans un soi radical brun crudup rimbaud nus,
tridizain qu'irradia l'amour pur d'un marri;

A rapport dit constant d'un afin structural,
qu'incisif on dira ou noir ou blanc ou gris,
nous ouïrons sans pâlir son glas subliminal!


Voici le lien vers le Gématron permettant d'apprécier l'harmonie numérique de ce "tridizain", et voici le lien vers sa première publication sur la Liste Oulipo, dont il faut être membre (ce qui est facile) pour y avoir accès :
http:/oulipo/2010-October/018600.html
J'ai donné la fin du lien en clair, car le message se trouve être le 18600e de la Liste, ce qui entre dans une prodigieuse chaîne de coïncidences.
J'avais préparé mon message la veille, pour l'envoyer dès levé ce 20/10. Levé vers 8 h, il m' a semblé élégant de l'envoyer à 08:13, mais son heure de réception enregistrée sur la liste fut 08:16.
Le poème est basé sur la section d'or, 0.618033..., or les deux répartitions des totaux significatifs fournissent les 4 décimales 6180 :
178/288 = 0,6180(55...)
2236/3618 = 0.6180(21...)
Ce sont les premiers rapports dans les suites de Fibonacci respectives donnant ces 4 décimales.
A remarquer que le dernier rapport fait intervenir le nombre 3618, se terminant par les chiffres fatidiques 6-1-8. C'est en fait lié au fait vu plus haut que la suite n'est pas quelconque, dépendant précisément des approximations courantes à 3 décimales, mais ceci m'a fait m'apercevoir, après coup, que 3 x 618 = 1854, l'année de naissance de Rimbaud célébrée précisément par mon poème.
Les valeurs numériques des noms ARTHUR-RIMBAUD, 86-68, répètent ces mêmes chiffres, d'où la dédicace de ce billet :
A ARTHUR = 1-86

Il y a bien plus bizarre. J'avais codé dans Sous les pans du bizarre non seulement les 14 vers du sonnet dans ses 14 chapitres, mais aussi la signature Arthur Rimbaud dans ce qui tenait lieu d'épilogue, et le titre, Vocalisations I, dans une citation en exergue, où la police utilisée rend le codage bien plus apparent que dans le corps du livre :Il s'agit d'une citation de JBS Haldane, dont j'ai transformé le nom pour faire apparaître les initiales FIJM, à entendre effigiem, mot clé du livre; par ailleurs j'ai manipulé la citation pour y accueillir mon message, Vocalisations I, car il existe une seconde version de Vocalisations, donnée par Perec dans Oulipo/Idées, où l'harmonie des 112 mots de valeur moyenne 56 est perdue. Ma variante offre encore la gématrie
Vocalisations I = 159+9 = 168, nombre de pieds du sonnet, ou 112+56.
J'ai découvert à peu près la même citation vers 2002 en lisant Cosmix banditos, où AC Weisbecker l'attribuait à Heisenberg. A cette époque il n'était guère envisageable d'éclaircir la question sur la toile, mais je serais bien en peine d'expliquer pourquoi j'ai attendu ce 19 octobre 2010 pour poser cette requête, et découvrir ainsi que ce problème d'attribution était connu, et
avait fait l'objet d'une discussion sur un site :
http:/askft/Question86001.html
J'aurais normalement sauvegardé cette adresse dans mes favoris Google, mais le service ne fonctionnait pas, et j'ai noté le lien dans une fenêtre alors ouverte sur l'ordi, le message en cours destiné à la liste oulipo, où je présentais le poème achevé la veille, avant de l'envoyer le lendemain.
J'ai donc récupéré le lien le lendemain matin avant d'envoyer le message, et j'appris ensuite qu'il était le 18600e, enregistré à 08:16. Lors de la récupération du lien m'apparut le numéro de la question, 86001, permutation circulaire de 18600.
Ceci amène d'autres constatations :
- je rappelle que j'avais caché dans la citation Vocalisations I, de valeur 168.
- le dernier intervenant sur la question 86001 donne un 3e larron comme auteur le plus probable, Arthur Eddington.
Or je m'étais émerveillé de l'apparition de deux Arthur lors de l'achèvement du poème. L'anagrammatisation d'un long texte pose divers problèmes, desquels je commence à être familier, mais malgré cela je me suis trouvé après une première phase avec deux vers fort peu satisfaisants, le 9e vers
d'azur brandi quinaud au miroir d'un nimbus,
plutôt confus, et les lettres résiduelles supposées devoir former le 10e vers étaient inexploitables. Il m'a donc fallu procéder à divers trocs avec les autres vers, dont on constatera l'importance en voyant ce qu'est devenu le 9e vers :
dans un soi radical brun crudup rimbaud nus,
J'ai en quelque sorte vu s'imposer le mot Rimbaud, alors que je ne l'avais pas envisagé dans cet hommage, et une bonne partie des lettres problématiques restantes formaient Crudup, m'évoquant Arthur Crudup, génial bluesman que j'écoutais dès 15 ans et qui est probablement l'inventeur du rock'n roll dans les années 40.
Et voici maintenant Eddington, dont l'intérêt ne se limite pas à son prénom Arthur. J'avais déjà signalé ici sa théorie numérologique sur la constante de structure fine α, alpha, que j'entendais précisément évoquer dans mon poème avec le "rapport dit constant d'un afin structural".
L'inverse de cette constante, qu'Arthur aurait aimé voir s'appeler "nombre d'Eddington", a d'abord été évalué à un nombre proche de 136, et Eddington a bâti toute une théorie postulant que le nombre était l'exact entier 136.
Hélas l'affinement des mesures a montré que le nombre était plutôt proche de 137, et Eddington a remodelé sa théorie en l'adaptant à l'entier 137, s'attirant les quolibets de ses confrères qui le rebaptisèrent "Adding one" ("ajoutant un").
Je vois ici un écho à ma nouvelle vision du sonnet, "diminué d'un" vers.
Wikipedia donne la source de la citation de Haldane, en 1927, et signale d'autres attributions non référencées.

Eddington est mort en 1944, mais sa vision numérologique du nombre 137 a été relayée par Wolfgang Pauli, physicien mieux reconnu par de multiples distinctions (et grand ami de Jung).
J'ai probablement été conduit à citer la constante de structure fine par des coïncidences concomitantes, liées à la vision de la série FlashForward basée sur une perte de connaissance de toute l'humanité pendant 137 secondes.
Le forum Unus Mundus et particulièrement son créateur Remo Roth s'intéressent à cette constante , et ceci a donné lieu à une absolue "synchronicité" sur le forum où Remo et moi-même avons posté en même temps deux messages constatant qu'un nouveau sujet concernant Pauli était le 137e de sa subdivision dans le forum; je donnais une capture d'écran de FlashForward, où apparaissait la gématrie 137 de l'hébreu Kabbalah, et le message suivant de Remo, arrivé une minute plus tard sur le forum, mentionnait aussi cette gématrie 137 du mot Kabbalah qui obsédait Pauli.

En parlant d'inverse et d'ajouter 1, une des définitions du nombre d'or est le nombre qui est égal à son inverse plus un, x = 1/x + 1, ce qui constituait d'ailleurs le 3e vers de mon sonnet en 466 lettres de 2002,
X tel qu’égal à son inverse plus un, si !

Je serais encore bien en peine d'expliquer pourquoi, toujours est-il que ce même 19 octobre où j'ai eu la curiosité de vérifier la paternité de la citation de Haldane, j'ai relu mes pages sur Bernard Werber, écrites il y a 3 ans. J'y évoquais le numéro de son héroïne, la fourmi 103 683e, pouvant être considérée comme une permutation ordonnée des 6 premières décimales du nombre d'or, 1.618033 (ou 0.618033 pour son inverse).
Ce schéma met la permutation en évidence, avec les deux lectures possibles, horizontale 61-80-33, et verticale 103-683, mais ma récente création pour le 10-10-10 me permet d'y donner aujourd'hui un nom. Elle m'a fait étudier la pseudo-quenine utilisée par Perec dans La Vie mode d'emploi, et c'est exactement ce type de permutation qui apparaît ici, consistant à prendre les éléments pairs par ordre croissant, puis les impairs, également par ordre croissant, soit 123456 > 246135.
La différence avec la vraie quenine, imaginée par Queneau, est que les éléments impairs y sont repris par ordre décroissant, soit 123456 > 246531.

Le mot "quenine" est un écho à la sextine d'Arnaut Daniel, suggérant une référence au quinaire, au nombre 5, ce qui m'amène au climax des coïncidences liées à mes 13 vers. Le gématron autorisant des liens dynamiques, j'ai transmis à mes amis oulipotes le lien donné plus haut, contenant le poème entier, mais j'ai eu la courtoisie de réduire ce lien de plus de 600 caractères grâce au site MiniLien.
La page d'accueil en est austère, les 5 derniers MiniLiens attribués, et un volet où insérer le lien à réduire. Après son traitement, la page affiche en principe les 5 derniers MiniLiens, le dernier étant celui du demandeur. Voici ce qui m'est apparu après ma requête, le 18 octobre :
a0lvok (article d'un web-journal du Gard)
a0lvol (pub asiatique pour du thon en conserve)
a0lvom (extrait d'un journal télévisé sur le problème multiracial en Allemagne)
a0lvon (questionnaire de la société LIDL)
a0lvo8 (lien dynamique vers le Gématron)
(J'ai remplacé les liens originaux par ce qu'ils concernent.)
J'ai remarqué la succession logique k-l-m-n, perturbée par mon lien, qui "aurait dû" être a0lvoo et qui était donc a0lvo8. J'ai déjà essayé d'expliquer à quel point la séquence k-l-m-n-o était importante pour moi, elle a été la motivation principale de l'écriture de Sous les pans du bizarre, puis diverses coïncidences sont venues, notamment les récentes relatées ici et , où je donnais les titres des 5 chapitres constituant ma dernière partie (intitulée Le mystère K.O., emprunt à Léo Malet), Cas-Elle...-...aime-Haine-Oh !, pour K-L-M-N-O.
C'est dans ces 5 chapitres que figuraient les 5 derniers vers de Vocalisations, le dernier vers étant codé dans le chapitre Oh !, et il était donc curieux de voir apparaître cette rupture après k-l-m-n, en relation immédiate avec mon anagramme du sonnet amputé de son dernier vers.
Ce motif 4-1 est encore un aspect du schéma quaternitaire, mon obsession de toujours.
Quelques essais sur MiniLien m'ont montré que ce qui s'était passé n'était pas exceptionnel. Le plus souvent apparaît une suite logique de 5 liens, mais il y a parfois une semblable rupture 4-1, possible conséquence d'embouteillages sur le serveur, qu'en sais-je ?
Il m'est venu l'idée de tester le lien a0lvoo, qui aurait donc complété la série k-l-m-n.
Il envoie vers une page d'un web-journal de l'Essonne, et ceci est tout à fait fabuleux, sachant que le lien a0lvok envoie vers un article d'un web-journal du Gard.
J'avais repéré en lisant JiBé Pouy son obsession pour le Pont du Gard, et remarqué dans son RN 86, se passant dans le Gard, sa construction en 30 chapitres, ce qui correspond non seulement au numéro du département, mais à sa gématrie.
Lorsqu'un hasard m'a fait rencontrer Pouy, le 10 avril 99, je lui ai demandé s'il ne préparait pas un bouquin sur l'Essonne, car la valeur numérique de ce département 91 est aussi 91. le format du livre 194x120 mm est idéalement doréEtant lui-même amateur de gématrie, il a aussitôt compris, et de ce premier contact est né notre collaboration pour la série Gondol.
Ce qu'il ne m'a pas dit, c'est qu'il venait d'achever 94, texte expérimental sur le Val-de-Marne, en 94 chapitres de 94 mots. Le clinamen cher aux oulipiens l'avait conduit à un 94+1e chapitre (adding one) en 95 mots, or ce département 94 a pour gématrie 95...
J'ai écrit Sous les pans du bizarre en ignorant cela, mais le Gard et l'Essonne y étaient présents.

Cette histoire départementale me rappelle les ahurissantes circonstances qui ont accompagné ma découverte du vote du 13 (Bouches-du-Rhône) lors du référendum du 29 mai 05, qui s'est prononcé pour le NON dans une proportion si proche du nombre d'or qu'il aurait suffi de deux électeurs changeant leur vote, sur plus de 800 000, pour avoir la répartition idéale.
Me demandant aujourd'hui ce qui s'est passé dans les Ardennes, le 08, je consulte les résultats validés par le Conseil Constitutionnel. Rien de notable pour le 08, mais deux autres départements se sont rapprochés significativement du partage fatidique, le 47, auquel 260 OUI ont manqué, mais surtout le 82, où il aurait aussi suffi de deux électeurs changeant leur vote, mais dans l'autre sens que dans le 13, si bien que le jumelage 13-82 conduit à l'équilibre optimal :Le rapport des OUI sur les NON parmi les 918470 votes exprimés donne 6 décimales du nombre d'or :
350824/567646 = 0.618033
Les fourmilières bucco-rhodanienne et tarn-et-garonnaise ont mystérieusement collaboré pour ce résultat, et le jumelage 13-82 m'est plein d'échos, avec
– la somme 95, le nombre des chapitres de 94 de Pouy, et mon département de naissance, le dernier métropolitain...
– la concaténation 1382, avec ma création en 1382 lettres de 2004, hommage à un natif du 13, et la gématrie des 3 vers centraux parmi mes 13.

Précisément, une des coïncidences ahurissantes du jour du référendum de 2005 fut mon passage devant la maison "Nombre d'or", dont le panneau avait été remarqué 3 ans plus tôt par Jean-Pierre Le Goff, quelques instants après que je lui ai parlé du nombre d'or dans Noce, de Perec.
Avant de prendre contact avec les propriétaires, je m'étais demandé si la maison devait son nom à sa localisation, partageant les 13 km de la D8 entre Valensole et Gréoux en 8-5. Ceci faisait partie d'une telle accumulation de coïncidences 5-8-13 que j'avais intitulé la page en question 5 = 13 – 8.
Le 29 mai, cette relation était matérialisée par un panneau annonçant l'arrivée à Gréoux d'une course cycliste.
La page très complexe mentionnée plus haut établit précisément une étroite parenté numérique entre Noce et les 13 premiers vers de Vocalisations.