18.2.15

auto da fé




  Je relatais dans le billet précédent comment j'ai découvert la double relation  
ONE+ONE+TWO+THREE+FIVE+EIGHT = 13x21
1x1x2x3x5x8  = THIRTEEN+TWENTYONE
qu'on peut encore écrire, si les nombres soulignés représentent les gématries de leurs noms anglais :
1+1+2+3+5+8 = 13x21
1x1x2x3x5x8  = 13+21 
  Je suis doublement émerveillé de cette double relation, d'une part pour son harmonie intrinsèque, d'autre part pour l'avoir découverte moi-même, alors que je semble poursuivi par les coïncidences impliquant 13 et 21, 7e et 8e termes de la suite de Fibonacci, mais cette découverte mettant ces nombres au premier plan doit bien plus au hasard qu'à une recherche systématique.


    J'ai cru devoir homologuer la découverte en en faisant une séquence de l'OEIS, le site dédié aux suites d'entiers. Il y avait plusieurs façons de présenter  l'affaire, et se borner aux 8 premiers termes de la suite de Fibonacci ou aux valeurs de leurs noms risquait de heurter les responsables qui n'apprécient guère qu'une suite infinie soit limitée à quelques termes, or les termes suivants n'ont aucun intérêt ici (du moins jusqu'à preuve du contraire). Par ailleurs il y a deux manières d'écrire en anglais les nombres supérieurs à cent, en utilisant ou non AND entre centaines et dizaines.
  La meilleure solution m'a paru être de donner les valeurs lettre par lettre des noms concernés, ce qui permet de souligner que ces 8 noms comptent en tout 40 lettres, soit une moyenne exacte de 5, 5 et 8 étant des nombres de Fibonacci, au coeur de l'ensemble des 10 chiffres formant le début de la suite:
1123-58-1321
  Il m'est encore apparu que les 8 premiers Fibos étaient les seuls auxquels correspondaient des lettres de l'alphabet, soit AABCEHMU. Je remarque par ailleurs que les seules lettres concernées présentes dans
ONE-ONE-TWO-THREE-FIVE-EIGHT-THIRTEEN-TWENTYONE
sont E et H, de rangs 5 et 8, et qu'il y en a en tout 13 (10 E et 3 H), avec encore 13 = 5+8.

  Ces 40 lettres deviennent donc
15, 14, 5, 15, 14, 5, 20, 23, 15, 20, 8, 18, 5, 5, 6, 9, 22, 5, 5, 9, 7, 8, 20, 20, 8, 9, 18, 20, 5, 5, 14, 20, 23, 5, 14, 20, 25, 15, 14, 5
  La suite, pour l'instant à l'état de brouillon, pointera vers d'autres suites offrant quelques termes identiques. Il y a actuellement trois autres suites débutant par 15-14-5, avec dans chaque cas une correspondance avec le mot ONE, ce sont
A104056 : une suite auto-descriptive imaginée par Eric Angelini, un Belge colistier le la listeoulipo;
A131285 : Neil Sloane, créateur du site, donne ici les valeurs lettre par lettre d'une autre suite auto-descriptive imaginée par Eric Angelini, A131744;
A130677 : une autre suite de Neil Sloane, également inspirée par A131744; il s'agit des valeurs, lettre par lettre, des puissances de 2, et j'imagine qu'il aurait tout aussi bien pu proposer la même chose avec les nombres de Fibonacci.

  J'ai conté ici comment j'ai été amené à ma première intervention sur l'OEIS. Une BD m'a conduit à découvrir le mot infini de Fibonacci:  Il s'agit en fait de ses 60 premières lettres. Ce mot s'exprime aussi par une suite de 1 et de 0, je découvris 8 jours avant mon 60e anniversaire qu'elle constituait la suite A005614 de l'OEIS, et fus abasourdi d'y découvrir un commentaire de Eric Angelini, posté le 6 juillet 2005, jour de mon 55e anniversaire, or les 60 lettres ci-dessus se découpent de façon immédiate en 55+5. Il me sembla s'imposer de proposer un commentaire le 6 juillet 2010, et celui-ci fut accepté.

  Cette suite A005614 est aussi due à Neil Sloane. Je remarque que A005614 est l'anagramme de A104056, la suite auto-descriptive d'Eric Angelini, et que le numéro de A131285, la suite créée par Neil Sloane pour illustrer une autre suite auto-descriptive d'Eric Angelini, est constitué des 6 premiers termes de la suite de Fibonacci, ceux qui n'ont qu'un chiffre, 1-1-2-3-5-8.
  J'avais vu que le créateur du site a un nom doré,
NEIL / SLOANE = 40+66 = 106,
mais ne m'étais pas encore intéressé au colistier,
ERIC ANGELINI = 35+71 = 106,
et ce n'est qu'à Esparron que j'ai vu cette identité, avec
ESPARRON = 106.

  Mes recherches récentes sur les relations du type de celle découverte sur les 8 premiers Fibos m'ont amené à ces deux doubles relations partageant les mêmes sommes gématriques et produits, en employant les noms français des nombres :
1+1+2+2+6+8 = 8x36
1x1x2x2x6x8  = 8+36 
et
1+1+1+2+8+12 = 8x36
1x1x1x2x8x12  = 8+36 
  L'élimination des termes identiques permet d'arriver à ces égalités :
2x6 = 1x12
2+6 = 1+12
ou DEUX+SIX = 54+52 = UN+DOUZE = 35+71,
or ces valeurs 35-71 sont aussi celles d'Eric Angelini, qui s'est déclaré charmé par ces relations, d'autant que son chiffre favori est 6; son auto est immatriculée 666 - SIX (si ce n'est pas une DAF 66, la mienne est une Peugeot 206, immatriculée 4051, à un zéro près la température de l'autodafé).

  Je connais le nombre 35x71 (ou 1x12), soit 2485 ou 5x497, nombre de lettres des 5 arrangements des mêmes 497 lettres de valeur 6272, le sonnet original Vocalisations de Perec, ses 3 anagrammes en anglais réalisées en avril 2001, et la mienne réalisée en décembre 2006.
   Je devais découvrir deux ans plus tard que la vie de Jung se répartissait en 4 fois 6272 jours avant le 4/4/44, et 6272 jours après.
  Une petite découverte récente à ce propos:
6272 = 27 x 72
1944 = 27 x 72

  Eric Angelini est auteur ou co-auteur de 605 suites, une paille parmi les plus de 250000 du site OEIS. Il est aussi l'un des contributeurs de la BLO15, le recueil écrit par les colistiers de la listeOulipo à l'occasion de mes 60 ans, où il avait imaginé les "égalités de Schulz", additions vraies aussi bien selon l'arithmétique que selon la gématrie. J'avais particulièrement apprécié la dernière :
60 = 13 + 47 = 19 + 41 = 25 + 35
60 x 4 = treize + quarante-sept = dix-neuf + quarante et un = vingt-cinq + trente-cinq
pour son aspect "quaternitaire", mais je sais maintenant que 60x4 = 240 est aussi  le produit des 6 premiers Fibos, 1x1x2x3x5x8, ainsi que la gématrie de 13+21 en anglais. Je remarque la première "égalité de Schulz", 13+47 en français, parce que 47 est le terme correspondant dans la suite de Lucas au Fibo 21 (une façon de le voir est 47 = 13+13+21).

  Neil Sloane est le contributeur principal du site qu'il a créé, avec plus de 40000 suites à son actif. Je n'ai pas trouvé une liste des contributeurs qui m'aurait permis de déterminer s'il y a parmi eux d'autres "106".
  Le triple 106 donne 318, nombre qui depuis mars 2012 m'évoque aussitôt la série Touch, et plus particulièrement son pilote, se passant le 18 mars, 3/18 à l'américaine, avec pour nombre clé 318. Les deux premiers épisodes de la série insistaient sur l'importance pour son jeune héros Jake du nombre d'or et de la suite de Fibonacci, et les nombres présents dans ces deux épisodes ont eu pour moi d'importants échos.
  Ainsi le pilote donnait un numéro de téléphone d'abord lu à l'envers, puis rétabli à l'endroit, donnant les successions de chiffres 3561 et 1653, et ces nombres ont joué un rôle important dans la découverte de ce qui constituerait ma première suite OEIS.
  Les nombres clés des deux premiers épisodes étaient 318 et 5296, début du "Code Amelia", supposé être la formule ultime de l'univers, d'ailleurs présent sur l'OEIS , avec quelques écarts par rapport à la forme définitive donnée dans la série :
   Les chiffres du numéro attribué par l'OEIS, 225579,  apparaissent dans un demi-désordre aux rangs 13 à 18 de la suite, dans les nombres-clés des épisodes 4-5-6, soit 9.5-22-975, et c'est une autre curiosité que dans le 6e épisode, le père de Jake communique à Arthur Teller les 15 chiffres donnés par Jake dans les 5 premiers épisodes (s'achevant donc sur 522); Teller non seulement les connaît déjà, mais sort un papier sur lequel ils figurent, suivis des 3 chiffres de l'épisode en cours, 975 :
  Ce 6e épisode a une particularité, avec un second nombre clé communiqué à Teller lorsqu'il vient voir Jake. Celui-ci a noté 975 sur un tableau, et il y ajoute 6 en voyant Teller. Celui-ci retourne à sa voiture, découvre en mettant le contact le kilométrage ("milage" plutôt) 9756, et est saisi d'une crise mortelle.

  Je m'étais avisé de la possible corrélation entre la somme des deux premiers nombres, 318+5296 = 5614, et le nombre de jours déclarés vécus par Jake au début du second épisode, 4165. A ce moment 5614 m'était déjà significatif, pour la suite 5614 de l'OEIS (avec divers échos, tel 56/14=4), et son renversement 4165 l'était aussi par son découpage 41/65, presque doré car la section dorée de la somme 106 donne 65.51..., privilégiant de peu le découpage 40/66). Du moins le rapport 65/106 est-il doré, commenté dans mon Puzzle échevelé, et la somme 171 connaît un remarquable double partage doré dans l'expression
credo in / deum / unum = 65/41/65 (gématrie latine)
  Le Credo est un "acte de foi", actus fidei, auto da fé, ce qui m'a donné l'idée du titre de ce billet, car aux lettres DA/FE correspondent les rangs 41/65.

  Le partage d'Esparron en 4-4 lettres donne
ESPA / RRON = 41/65,
et celui en 3-5 lettres (Fibonacci)
ESP / ARRON = 40/66,
le "bon" partage doré. Lorsque la partie décimale de la section dorée d'un nombre est proche de 0.5, c'est que le double de ce nombre offre un excellent partage doré entier, ainsi 212 a pour très bon partage 81/131, (40+41)/(66+65). La suite additive 131-212 se poursuit par trois autres palindromes, 343-555-898, et ceci était intervenu dans ce qui deviendrait ma première suite OEIS. Dans le premier épisode de Touch, Jake entourait certains chiffres que son père, grâce à l'indicatif 212 de Manhattan, comprenait être un numéro de téléphone, 212-960-3561 (d'abord déchiffré à rebours 1653..., et je rappelle que 1653-3561 jouait aussi un rôle dans la découverte de ma première suite OEIS).
  La curiosité de regarder quelle était la suite 4165 de l'OEIS m'apprit qu'il s'agissait des cubes écrits à rebours, en écho à une préoccupation du moment. Il apparaît décidément une vertigineuse série d'échos entre certaines de mes préoccupations, les premiers épisodes de Touch, et les suites de l'OEIS, impliquant anagrammes, palindromes, Fibos, quaternités, etc.

  Une autre possibilité donnée par les arrangements de 1-4-5-6 était mon heure officielle de naissance, 16:45. La suite A001645 est une récurrence linéaire de type Fibonacci, mais sur 4+1 termes: le terme n est la somme des 3 termes précédents et du terme n-5. Cette suite particulière débute par 1-3-7-11-26, nombres évoquant fortement Perec (né un 7 mars et auteur de W ou le souvenir d'enfance en 11-26 chapitres). Le terme suivant est 1+7+11+26=45 (comme REMI).

  Le bel écho de la suite A131285 débutant par les mêmes termes que ma suite exploitant la coïncidence des Fibos 1-1-2-3-5-8 m'a conduit à essayer d'autres arrangements de ces chiffres. Je suis loin d'avoir essayé les 120 possibilités débutant par 1, par exemple, mais l'un de mes essais s'est révélé vertigineux.
  Il s'agit donc de A113825, définie à partir d'une autre suite, A008351, dont ce sont les nombres de diviseurs des termes successifs. Je rappelle que ce sont les relations entre les valeurs des mots ONE, THREE, FIVE, EIGHT (1358) qui m'ont conduit à découvrir que la somme des valeurs des 6 premiers Fibos égale le produit des deux suivants. J'ai donc regardé ce qu'était A008351, et découvert avec émoi qu'il s'agit des différents états du mot infini de Fibonacci. Alors que A005614 donne ce mot exprimé par des 1 et des 0, A008351 utilise des 2 et des 1, et les premiers termes sont
1, 2, 21, 212, 21221, 21221212 (...),
qui ont 1-1-2-3-5-8 chiffres. C'est comme A005614 une suite due à Neil Sloane, qui la dit souvent écrite sous la forme a, b, ba, bab, babba, babbabab (...), la forme utilisée dans la BD citée plus haut.
  Ainsi deux des trois suites débutant comme la mienne par 15, 14, 5, pour ONE qui dans mon cas représente le premier Fibo, ont des numéros qui réarrangés correspondent à des suites en étroit rapport avec le mot infini de Fibonacci, concept mathématique assez peu présent sur l'OEIS.

  L"OEIS donne pour chaque suite son auteur et la date de création. Il m'est venu l'idée de chercher quelles suites avaient été proposées le 8 septembre 2008, le jour de ma découverte du 4/4/44 partageant la vie de Jung en 4-1 fois 6272 jours.
  Il y a 18 suites, des numéros 144042 à 144059, et j'ai remarqué la 144044, pour les quatre 4 bien sûr, mais aussi parce que la formule de la suite fait intervenir le nombre 44 :
a(n) = ((1+√11)n - (1-√11)n )2 /44
Les termes de cette suite sont tous des carrés, les premiers sont  1, 4, 196, 2304, 55696... (carrés de 1, 2, 14, 48, 236...) 

25.1.15

meshane maqom


  meshane maqom, meshane mazal
  Qui change de lieu change de destin.

  Apprenant notre déménagement, mon amie Anna m'a signalé cet adage juif, approprié puisque nous habitions précédemment Mézel, rappelant l'hébreu mazal (mazel, mezel), constellation, destin, chance.
  Esparron pourrait aussi ressembler à un mot hébreu, dérivé de la racine SPR, "conter", ou "compter" (il a été remarqué que les équivalents allemands erzählen et zahlen étaient aussi proches). Esparron pourrait s'écrire אספרון, et une recherche confirme l'existence du mot, qui semble employé pour des poissons du genre sphyrène. Ce dernier nom vient du grec sphyra, "marteau", ce qui a pour moi de multiples échos.

  Nous avons donc déménagé le 17 décembre. Fibo semble apprécier sa nouvelle demeure et est souvent dehors :
  Nacci, plus casanière, préfère lire au coin du feu :

  Nous avions emménagé le 17 parce que ce jour devait être installée la ligne ADSL, mais le technicien n'était pas au rendez-vous et nous avons dû attendre le 5 janvier.
  Plus de streaming donc, et ceci a été l'occasion de regarder The Wire, dont un ami nous avait passé l'intégrale en VO, et de découvrir ainsi qu'une appellation du 11 Septembre était nine one one.
   Certes nine eleven est plus courant, mais il est aisé de constater que nine one one existe aussi, et cette forme offre un parfait équilibre fibonaccien :
NINE / ONE ONE = 42/68 = 21/34
  Le précédent billet m'avait conduit à rappeler diverses relations dorées liées au 11 Septembre, notamment September/Eleven = 103/63, et Ben/Laden = 52/84 = 13/21 en hébreu ou arabe. C'est encore l'occasion de rappeler que la destination des deux vols qui ont frappé le WTC était Los Angeles, et que les 4 rôles principaux de La cité des anges sont Seth/Nathaniel = 52/84 et Maggie/Cassiel = 42/68.
  Une autre possibilité d'écho avec l'événement est l'ELS "terroriste Atta", donnée par Michael Drosnin comme une preuve  de la validité du "code de la Bible". Cette ELS se lit avec un saut de 4269 lettres, ce que j'avais rapproché de
NEW YORK = 42 69,
mais on peut aussi avancer que les lettres de l'ELS sont séparées par 4268 lettres, 42-68, NINE-ONE ONE.

  Notre propriété occupe les parcelles 178 à 181 du cadastre d'Esparron, et un hasard a voulu que mon 178e billet coïncide avec la signature du compromis de vente, et avec la vente de mon 178e livre.
  Le 5 janvier une même commande a réuni mes 211e et 212e ventes, deux livres de Stanislas Lem dans la collection Dimensions, Le rhume et Le masque. J'ai été ébahi de constater que les prix de ces romans étaient à leur parution 42 et 68 F.
  Incidemment la collection Dimensions a compté 55 titres, et Le rhume en est le 34e (34/55 Fibo). On y trouve un découpage Fibo avec 13 patients du docteur Stella envoyés en cure, dont 5 sont morts.

  L'église d'Esparron a pour titulaire Saint André et pour patronne Sainte Madeleine :
ANDRE / MADELEINE = 42/68
  Il y a aussi une chapelle Sainte Madeleine, qui donne son nom au quartier où est située notre maison.

  Une entreprise essentielle après avoir occupé la maison a été d'en prendre les mesures, opération délicate car le premier niveau est en partie enterré dans le terrain en restanque, avec divers débordements. Le niveau principal d'habitation est en revanche un rectangle parfait, de dimensions intérieures 5,80 x 9,40 m. C'est un rectangle d'or, correspondant au rapport 47/29, équivalent dans la série de Lucas au rapport Fibo 21/13.
  Les murs sont épais d'environ 35 cm, ainsi les dimensions extérieures sont 6,50x10,10 m, ce qui n'est plus idéalement doré. Ce sont en principe les dimensions extérieures qui prévalent lors de la conception, mais cette maison est unique, conçue et réalisée par un maçon à la retraite, Pierre Gouillard, pour y finir ses jours.
  Il l'a construite entièrement seul, en s'aidant de palans pour monter jusqu'à 6 m de haut les poutres en pin des Vosges, d'un diamètre de plus de 25 cm.

  Les environ 10 m m'ont rappelé la largeur de la maison Navidson, étudiée ici. Je me suis repenché sur Danielewski à partir du billet du 30 juin dernier, 181e jour de l'année, valeur de Mark Z. Danielewski, et j'avais titré ce 170e billet Rêvolutions parce que la valeur 170 de ce mot, inspiré du titre Only Revolutions de Danielewski, se répartit selon voyelles/consonnes en
EOUIO/RVLTNS = 65/105 = 13/21
  Je trouve exactement le même équilibre fibonaccien pour Pierre Gouillard, le constructeur de notre maison :
IEEOUIA/PRRGLLRD = 65/105 = 13/21
  Je rappelle que Danielewski homologuait énigmatiquement les 10 m de sa maison à 20 coudées, avec l'expression anglaise
TWENTY CUBITS = MARK Z DANIELEWSKI = 181
et l'expression française VINGT COUDEES se répartissant selon voyelles/consonnes en un parfait équilibre fibonaccien
IOUEE/VNGTCDS = 55/89

  Le résultat NINE/ONE ONE = 42/68 m'a paru devoir justifier une étude approfondie de ce mode de calcul (correspondance d'un nombre avec la somme des gématries de ses chiffres). Je rappelle que phrère Laurent m'avait initié à cette approche avec ses initiales LC = 12-3 devenant
UN DEUX TROIS = 170 = LAURENT CLUZEL
  Il s'agit maintenant de chercher quels couples de nombres donnent des valeurs en rapport d'or. Avec les noms anglais des chiffres un petit programme concocté le 11 janvier a donné parmi les premiers résultats
ONE/THREE = 34/56
TWO/ONE+FOUR (ou FIVE+SIX) = 58/94
THREE/FIVE+EIGHT = 56/91
SIX/FIVE+FIVE = 52/84
SEVEN/THREE+EIGHT = 65/105
  Tiens un 65/105 comme REVOLUTIONS et PIERREGOUILLARD, mais le partage voyelles/consonnes livre ici le quintessentiel 34/136 = 1/4.

  Je propose d'écrire désormais 1/3 = 34/56, les nombres en gras soulignés correspondant aux valeurs des noms des chiffres. Je remarque cette première relation 56/34 qui apparaît dans l'actualité avec CHARLIE/HEBDO, attentat qui a été vu comme "11 Septembre français", et qui est aussi un attentat dont la portée symbolique outrepasse le nombre des victimes. Je rappelle que c'est 9/11 = 42/68 qui a initié cette recherche.

  A noter que, comme en anglais FIVE = NINE = 42, ces chiffres sont interchangeables dans les résultats obtenus.
  Parmi ces premiers résultats j'ai remarqué les relations Fibo, 42/68 = 21/34, 56/91 = 8/13, et 52/84 ou 65/105 = 13/21. Par ailleurs 58/94 = 29/47 correspond dans la série de Lucas aux Fibos 13/21 (et aux dimensions de notre maison).
  J'ai aussi vu que les deux relations les moins bonnes, 34/56 et 56/91, concernaient les chiffres 1-3-5-8, tous Fibos. J'ai eu la curiosité de calculer la somme,
1+3+5+8 = 181,
qui m'a encouragé à persévérer puisque je prévoyais de consacrer ce 181e billet à ces calculs. L'étape suivante a été tout naturellement de calculer la somme correspondant aux 6 premiers Fibos,
ONE+ONE+TWO+THREE+FIVE+EIGHT = 273,
ce qui m'a été immédiatement significatif car je sais que ce nombre est le produit des 2 Fibos suivants,
273 = 13x21.
  Il existe ainsi une relation bizarre entre les 8 premiers Fibos, et les citations de la suite de Fibonacci se limitent souvent à ces 8 premiers termes, comme le code permettant d'ouvrir un coffre dans Da Vinci Code, dans l'ordre, ou selon un léger désordre, le numéro de téléphone qui permet à Nemo Nobody de retrouver son monde.  
  Il y a encore le document où Daumal a noté les premiers rapports fibonacciens, en terminant sur 21/13 et omettant le rapport précédent 13/8, ce qui établit une cassure entre 1-1-2-3-5-8 et 13-21, aussi présente dans le numéro de Mr Nobody :
  Ce bel équilibre m'a conduit à approfondir. 13-21 sont formés des mêmes chiffres que 1-1-2-3, avec au départ une harmonie numérique qui se trouve donc magnifiée:
(1+1+2+3)+(5+8) = 182+91 = (2+1)x91
(1+1+2+3)+(5+8)+(1+3+2+1) = 182+91+182 = (2+1+2)x91

  Le plus beau est à venir avec les noms réels en anglais de 13-21, soit
THIRTEEN+TWENTYONE = 99+141 = 240,
or 240 est le produit 2x3x5x8, soit le produit des 6 premiers Fibos, et il apparaît donc un magnifique chiasme :
ONE+ONE+TWO+THREE+FIVE+EIGHT = 13x21
1x1x2x3x5x8  = THIRTEEN+TWENTYONE
Vérification sur le Gématron.
  On peut encore écrire, selon la notation vue plus haut (mais utilisée ici pour les noms réels des nombres) :
1+1+2+3+5+8 = 13x21
1x1x2x3x5x8  = 13+21 
ou encore :
  La somme des gématries des noms des 6 premiers termes de la suite de Fibo donne le produit des deux termes suivants.
  Le produit des 6 premiers termes de la suite de Fibo donne la somme des gématries des noms des deux termes suivants.

    J'ai insisté un peu lourdement sur ce cas car je me sens particulièrement concerné par le couple 13-21, auquel est notamment associé l'échange Jung-Haemmerli. J'ai récapitulé toutes les coïncidences 13-21 sur cette page, où ce cas est maintenant le 100e.
   Ainsi je suis émerveillé d'avoir découvert cette double relation par accident, alors que bien des passionnés ont étudié les valeurs associées aux noms des nombres, notamment en anglais, la suite de Fibonacci étant l'une des favorites des amateurs de nombres.
  Il convenait de déterminer la rareté de la double relation, soit d'étudier quels ensembles de nombres ont réciproquement les mêmes produits et sommes des gématries. J'ai écrit un programme analysant d'une part les ensembles de 3 à 7 nombres d'un chiffre, de 1 à 9 (plus de 5 millions de combinaisons), d'autre part les ensembles de 2 nombres de deux chiffres, de 10 à 99 (8100 combinaisons).
  Ceci ferait plus de 40 milliards de cas, mais mon programme n'en teste que la faible part où des résultats sont possibles. Toujours est-il que, outre 1-1-2-3-5-8 et 13-21, un seul autre résultat apparaît :
1-1-1-3-8-8 et 16-16, dont les produits et sommes sont 192 et 256.
  En écrivant les nombres en français, un seul résultat :
1-1-1-4-6-8 et 11-27, dont les produits et sommes sont 192 et 297.

  Quelques autres résultats apparaissent en modifiant les critères, par exemple en mixant nombres de 1 et 2 chiffres, mais aucun d'entre eux n'offre de cohérence aussi immédiate que les 8 premiers Fibos.

  Les recherches menées pour voir si quelqu'un d'autre avait déjà repéré cette double relation ont été infructueuses, mais elles m'ont fait découvrir une curiosité
   Dans l'album In Keeping Secrets of Silent Earth: 3 du groupe de rock Coheed and Cambria, le 12e et dernier morceau est intitulé 21:13.

  Le logo du groupe me rappelle les châteaux triangulaires de Sisak et Wewel, et leur superposition en ce que j'ai appelé l'Etoile de Babel.
  La musique de Coheed and Cambria illustre les romans graphiques scénarisés par le chanteur du groupe, Claudio Sanchez, né le 12 mars 78 (ce qui me rappelle le 12-3 de phrère L-C, également illustrateur de fantasy). Ces nombres 12-3 se retrouvent dans la BD In Keeping Secrets of Silent Earth: 3, comptant 12 chapitres, et éditée en poche en 3 fascicules. Le titre évoque la trilogie cosmique de CS LEWIS, où la Terre est the silent planet, "la planète silencieuse". Un eldil, "ange", est responsable de chaque planète, avec à leur tête un ange principal, Maleldil, créateur du système solaire.
MAL / ELDIL = 26/42 = 13/21

  Les divers programmes écrits pour étudier les valeurs associées aux noms des chiffres ont livré quelques résultats intéressants, sur lesquels j'aurai probablement l'occasion de revenir.
  Pour l'heure je ne vais mentionner qu'une relation en écho à notre installation dans les parcelles 178 à 181 du cadastre d'Esparron (feuille C).
  C'est donc la valeur 181 de 1-3-5-8 qui m'a conduit à la double relation unissant les 8 premiers Fibos, à partir des relations dorées 1/3 = 34/56 et 3/58 = 56/91. Une autre relation en cascade apparaît en prolongement du 9/11 = 42/68 :
ONE+ONE / TWO+SIX = 34+34/58+52 = 68/110
  Ceci mène à la valeur 178 pour 1-1-2-6, avec plusieurs autres points remarquables :
  La différence entre 11 (68) et 9 (42) est précisément 26, ainsi on peut obtenir la progression dorée des doubles Fibos en écrivant les deux formes de 26 de part et d'autre de cette relation initiatrice 26-9-11-26.
  Cette suite des doubles Fibos a été envisagée par Perec pour son poème Noce, dont les brouillons portent pour les 4 dernières strophes les nombres 26-42-68-110. J'ai découvert à l'occasion de nos propres noces que 68 et 110 correspondaient aux lettres des mariés, KMARBEND et NOUREDMCHI, et que les strophes utilisant ces contingents de lettres comptaient 26 et 42 mots.
  Je crois que cela relevait du pur hasard, et n'ai en tout cas trouvé aucun indice pouvant expliquer la présence de ces nombres sur les brouillons. Il est en revanche acquis que Perec a pu vaincre ses blocages dans l'écriture de W ou le souvenir d'enfance lorsqu'il en a trouvé une structure en 11-26 chapitres, nombres significatifs pour lui, et ceci fait à nouveau coïncidence avec 11/26 = 68/110.

  L'édition originale de Noce était constituée de 19 exemplaires, numérotés de A à S, distribués aux participants de la noce de Kmar et Nour.
  Mon billet rêvolutions m'a été l'occasion de découvrir que la 19e lettre de l'alphabet hébreu, qof de valeur 186, devient en arabe qâf de valeur 181. L'exégèse a rapproché la valeur numérique de qof de celle de maqom, le "lieu" qui a donné son titre à ce billet. Je me suis demandé si son équivalent arabe n'aurait pas parallèlement la valeur 181, et c'est bien le cas pour maqam, مقام, "lieu".

17.12.14

four Daniel Quinn

à Denise

  J'ai entrepris en novembre une relecture de The Golden Summer, seul texte signé Daniel Nathan, nom de naissance de Frederic Dannay, alias Ellery Queen.
  Lorsque j'ai encartonné le rayon Queen en vue du prochain déménagement, ceci a libéré les deux livres qui servaient de piliers à l'étagère des poches Queen depuis plus de 10 ans, et l'accès à ces deux livres m'a fourni le sujet principal du précédent billet, l'équivalence de sens du sumérien mu, formé dans notre alphabet des lettres de rangs 13-21, et de l'hébreu shem, formé dans l'alphabet hébreu des lettres de rangs 21-13.
  J'ai remis en place les deux livres pour prendre une photo de l'étagère du dessous; n'ayant pas le courage de déballer les Queen, j'ai placé sur l'étagère du dessus The Golden Summer et des objets traînant à proximité.

  Ce n'est qu'ensuite que je me suis rendu compte de la proximité entre Summer et Sumer, ce qui m'a donné l'idée du titre du billet, The Golden Sumer.
  Ce n'est encore qu'après ce choix que je me suis avisé qu'il s'agissait du 179e billet de Quaternité, et que 179 était la valeur de THE GOLDEN SUMMER (avec 2 M).

  Les précédents billets d'octobre-novembre font coïncidence avec notre achat des parcelles 178 à 181 du cadastre d'Esparron, finalisé le 12 décembre. La maison elle-même correspondant à la parcelle 180, un titre de valeur 180 serait bien venu pour le présent billet, et la principale coïncidence issue de ma relecture de The Golden Summer permet précisément un double jeu autour de cette valeur 180.

  Cette principale coïncidence n'est d'ailleurs pas dans le livre, acquis en septembre 2001. J'y avais inséré une page d'un TéléZ pour la programmation le 3 janvier 2002 sur la 3 du téléfilm Le trésor perdu, dont le principal personnage était le jeune Danny Quinn, écho au jeune Danny Nathan héros de The Golden Summer, faisant apparaître dans son premier exploit le fantôme de Long John Silver, d'autant qu'une coquille de la présentation en faisait "Danny Queen" :
  Une coïncidence immédiate est la présence d'Ernest Borgnine, interprétant le grand-père de Danny, par ailleurs acteur dans le film diffusé simultanément sur la 2, L'aventure du Poséidon. Cette histoire de paquebot retourné la Saint-Sylvestre me rappelle que j'ai retourné la date 31/12 en 21/13, rapport fibonaccien qui m'est essentiel.

  Ceci constituait une petite coïncidence alors, mais je remarque aujourd'hui que Danny Quinn est interprété par Seth Bernard, acteur occasionnel. Le nom ou prénom Seth m'est devenu important depuis le couple d'anges incarnés de La cité des anges, Seth-Nathaniel (Damiel-Columbo des Ailes du désir de Wenders), de valeurs 52-84 comme Jung-Haemmerli. Daniel Nathan a choisi de nommer Nathaniel un personnage du premier Queen écrit sans son cousin, L'adversaire, Nathaniel qui revient d'entre les morts pour tuer ses cousins...
  Seth et Luther, encore de valeurs 52-84, sont deux personnages essentiels du film Les pleins pouvoirs. Le troisième acteur important du film est Gene Hackman, président des USA, plus humblement pasteur dans L'aventure du Poséidon. Alors que Seth et Luther sont dans Les pleins pouvoirs un flic et un bandit, un hasard concomitant m'a fait découvrir une série de romans dont les personnages principaux sont aussi Seth et Luther, mais inversement un bandit et un flic.

  J'ai vite oublié le navrant Trésor perdu et son héros Danny Quinn, aussi je n'ai pas réagi lorsque j'ai découvert 2 ans plus tard Cité de verre de Paul Auster, dont le principal personnage est Daniel Quinn, auteur de polars sous le pseudonyme William Wilson. Une femme lui téléphone, prétendant s'adresser au privé Paul Auster. Refusant d'écouter ses dénégations, elle l'engage pour une étrange tâche, suivre son beau-père venant de passer 13 ans en asile psychiatrique. 
  Quinn découvre que les déambulations du professeur Stillman dans un carré bien délimité de New York ne doivent rien au hasard. Chaque jour est écrite une lettre, composant le message THE TOWER OF BAB..., ainsi le professeur n'est pas guéri de son obsession, la conviction que New York est la nouvelle Babel.
  Il peut y avoir une certaine analogie avec L'adversaire, où Queen découvre que les cartons associés aux meurtres des cousins de York Square, petit îlot carré de New York, correspondent aux formes particulières des demeures de York Square, et que la succession des lettres inscrites sur les cartons compose le nom divin JHWH, autour de la stèle centrale dédiée à Nathaniel York.
  Il est peu probable que Auster ait su que le Queen principal était né Daniel Nathan, et l'origine de son Daniel Quinn s'explique par les initiales DQ, celles de Don Quichotte qui fait l'objet d'une discussion approfondie lorsque Quinn rencontre le "vrai" Auster. Quinn est le nom débutant par Q le plus immédiat, et Daniel un prénom courant, de plus hébraïque ce qui a une importance certaine chez Auster.

  Le puzzle formé par les cartons de L'adversaire peut trouver un écho dans Le trésor perdu, où Danny Quinn assemble 3 morceaux d'un objet cassé pour former Polaris Star, nom qui évoquerait aisément Paul Auster...

  Je reviens à Danny Nathan et à l'été doré 1915. Le premier exploit de Danny dans The Golden Summer est de tirer parti l'énorme tas de sacs de ciment d'un chantier voisin, pour y aménager une pièce secrète. Les jeunes du voisinage sont conviés à y voir apparaître le fantôme de Long John Silver, moyennant un faible droit d'entrée.
  Je m'étais demandé si cette chambre secrète dans une "pyramide" ne faisait pas allusion à la Queen's chamber de la pyramide de Khéops. Daniel Nathan a publié son livre sans révéler qu'il était Frederic Dannay, moitié du célèbre Ellery Queen, mais le roman contient quelques indices, comme le personnage Ellery Herman.
  Ma nouvelle lecture m'a fait remarquer la formule peu châtiée par laquelle Danny limite l'accès à la pièce secrète : only one fella 'lowed atta time. (page 17)
  Si cette forme atta time est courante, elle fait apparaître le nom Atta qui est notamment celui de Mohammed Atta, l'Egyptien qui a inauguré l'attaque du 11 Septembre en lançant le vol AA-11 sur la tour A du World Trade Center.

  Je n'ai pris garde à ce nom ATTA que lorsque se sont révélées diverses coïncidences, la plus troublante étant le rêve fait au Caire par Yolande Villemaire, relaté dans Le grand jeu hanalogue et authentifié par sa parution en juillet 1983, où elle attribue le rêve a sa jeune héroïne Dana Khan : elle voit des hommes flottant dans le ciel de New York, bras étendus, comme s'ils volaient, puis se réveille avec un mot brillant derrière ses paupières, ATTA. Mohammed Atta était natif du quartier de Gizeh, à proximité des pyramides. Il est question dans la nouvelle de Yolande du centre parfait de Khéops, or la Chambre de la Reine se situe exactement sur l'axe vertical de la pyramide.
  Le nom vient ici de l'héroïne Atta du roman de Ricardou Les lieux-dits, où il pouvait d'ailleurs y avoir des aspects prémonitoires car le texte semble centré sur la description détaillée d'un paquet de Pall Mall, dont le blason montre deux tours.
  J'avais vu pendant l'été 2001 des possibilités de répartition fibonaccienne des 233 chapitres des 9 premiers Queen, mais j'avais besoin de consulter les originaux qui me manquaient pour vérifier les chapitrages. Le colis contenant ces originaux est arrivé des USA le 10 septembre.
  J'étais par ailleurs en pourparlers avec une boutique de l'état de New York qui vendait un rare exemplaire de The Golden Summer, mais l'attaque terroriste a retardé l'achat, car tous les vols ont été ensuite interrompus. C'est le 30 septembre que Catnap Books m'a expédié l'ouvrage, où j'ai envisagé un découpage fibonaccien de $4.66 (2 fois 233). Il y avait 233 passagers à bord des 4 avions détournés le 11 Septembre, hormis le personnel navigant (c'est du moins le nombre évalué peu après l'attaque, ensuite ramené à 232, dont 19 terroristes).

  Michael Drosnin, vulgarisateur du "code biblique", a fait du 11 Septembre la prédiction majeure de son second ouvrage, avec cette grille en couverture, où figurent les ELS TOURS, JUMELLES, AVION, ATTA, et en clair "deux fois".
  J'ai donné ici mes vues sur la question. Le nouvel élément est la formule one atta time, "un à la fois", dans The Golden Summer, à mettre en parallèle avec le "deux fois" biblique.
  On sait que le projet des terroristes était de frapper les deux tours en même temps, ce qui fut contrecarré par un retard du vol UA 175, d'où one atta time se révèle approprié.
  Une autre grille donnée par Drosnin montrait l'ELS "terroriste Atta" perpendiculaire à l'expression en clair "homme égyptien". J'avais remarqué que le saut 4269 de l'ELS pouvait se scinder en 42-69, NEW-YORK, couple doré.
  J'avais remarqué d'autres couples dorés associés au SEPTEMBER ELEVEN (103-63), et l'instigateur Ben Laden, dont le nom en hébreu ou arabe a pour valeur 52-85 selon les graphies les plus courantes. On trouve aussi les graphies sans alef  "בן לדן" et sans alif "بن لدن", toutes deux nombrant 52-84, valeurs des anges incarnés mentionnés plus haut, Seth-Nathaniel dans La cité des anges. Je rappelle que la californienne Dana Khan rêve au Caire d'hommes volant dans le ciel de New York, et des lettres ATTA... Ce sont deux vols pour Los Angeles qui ont été détournés sur les tours.
  J'avais mentionné les anges Seth-Nathaniel à propos de l'acteur Seth Bernard jouant Danny Quinn dans le téléfilm de la 3 le 3 janvier 2002. Je m'étais intéressé au programme de la 2, mais n'avais pas encore mentionné la 1, qui diffusait le soir Total Khéops, premier volet de la trilogie Fabio Montale; cette expression issue du rap évoque encore la grande pyramide. 

  1, 2, 3 le 3/1/02, trilogie... Cité de verre est aussi le premier volet d'une trilogie, et le privé Quinn apparaît aussi nommément dans son troisième volet, La chambre dérobée. Il y a aussi un privé, non nommé, dans le deuxième volet (Revenants, en VO Ghosts, écho aux fantômes Long John Silver de Danny Nathan et Picaroon de Danny Quinn), et les trois romans sont des variations sur un même thème : un détective a pour tâche de suivre un autre homme, tâche si accaparante que le privé en vient à s'identifier à celui qu'il suit. On peut penser à une devinette qui aurait pu inspirer Auster, lequel parle parfaitement notre langue : Je suis qui je suis mais je ne suis pas qui je suis car si j'étais qui je suis je ne serais pas qui je suis.
  J'ai aussi vu dans Cité de verre des prémonitions du 9/11, avec l'obsession du professeur Stillman pour le récit de la Tour de Babel, donné dans les 9 premiers versets du chapitre 11 de la Genèse. Ces précisions sont données explicitement, et ces nombres se retrouvent dans l'histoire : Stillman a enfermé son fils pendant 9 ans, à partir de la date qu'il avait calculée pour chute de la nouvelle Babel, New York; libéré en 1969, Stillman junior était dans un tel état qu'il a dû passer les 11 années suivantes dans une maison spécialisée. Le World Trade Center est mentionné lors des déambulations de Quinn.

  Chercher "Daniel Quinn" m'a appris que des personnes réelles portent ce nom. Le premier cité est l'écrivain US Daniel Quinn, né en 1935, surtout connu pour la trilogie Ishmael. Ce Quinn n'a cependant été publié qu'à partir de 1988, après la parution de la trilogie de Paul Auster. C'est une belle curiosité qu'un réel Daniel Quinn ait écrit une trilogie romanesque peu après qu'un Daniel Quinn ait été un personnage essentiel d'une autre trilogie.

  Il y a aussi un acteur US Daniel Quinn, jouant essentiellement des rôles mineurs à la TV. Son rôle le plus important est peut-être le film Miracle at Sage Creek, où il interprète Seth Keller. Je remarque le chiasme entre Seth Bernard/Danny Quinn et Daniel Quinn/Seth Keller.
  Sa seule participation que j'ai eu envie de voir est dans un épisode de Monk (3/16), où il joue le rôle de Raymond Novak, kidnappeur du violoniste Daniel Carlyle (tiens, un autre Daniel, menant à une quine de Daniel). Il lui a coupé un doigt pour réclamer une rançon, mais un garçon de 2 ans que le couple Novak avait en garde prend le doigt dans le sac de la femme, de sortie dans un parc. On croit qu'il a trouvé le doigt dans le parc...
  Daniel Quinn n'apparaît que dans une courte scène de l'épisode, mais on l'y voit aussi dessiné, car la séquence incontournable "Voilà ce qui s'est passé" fait l'objet d'un traitement particulier : c'est au petit garçon que Monk l'expose, et il le fait sous forme d'un conte de fées, où les Novak sont devenus un méchant roi et une méchante reine (queen) ... Un Raymond roi est par ailleurs un quasi-pléonasme étymologique.


  4 Daniel Quinn donc, avec une coïncidence au moins pour chacun, et, comme DANIEL = 45, 4 x 45 = 180, pour mon 180e billet et notre maison sur la parcelle 180, mais il y a encore :
FOUR DANIEL QUINN = 60+45+75 = 180
  Par ailleurs Daniel/Quinn = 45/75 se simplifie en 3/5, rapport fibonaccien significatif pour Phil/Dick (45/27 = 5/3).
  180-45-75 a pour moi un formidable écho. Ma découverte des 4+1 fois 6272 jours de Jung autour du 4/4/44 m'a aussitôt fait penser au sonnet Vocalisations de valeur 6272, récriture de Voyelles de Rimbaud, avec l'E blanc disparu parmi les 5 voyelles. J'avais aussi pensé au sonnet Prisme, de valeur 5555, où Daniel Marmié avait attribué des couleurs aux 21 autres lettres, et il m'avait semblé s'imposer d'en forger une anagramme dédiée aux 5 voyelles de Rimbaud. Une certaine logique commandait alors d'écrire une nouvelle anagramme du sonnet Vocalisations, dédiée aux 21 consonnes, ce qui fut fait en février 2012, Consonnantisations.
   Pour répartir les 21 lettres dans 14 alexandrins, j'avais choisi de traiter deux lettres par vers dans les quatrains, et la valeur 180 des 16 premières consonnes m'avait donné l'idée d'un arrangement en carré magique de constante 45, car j'avais rapproché le carré traditionnel des 16 premiers nombres de l'échange Jung-Haemmerli. Je n'avais pas manqué de remarquer que 45 était la valeur de plusieurs noms importants, Enoch-Elijah-Daniel-Rémi...
  Les 5 dernières lettres se répartissaient en VW pour le premier tercet, de valeur 45 encore, et XYZ pour le second tercet, de valeur 75, soit donc un 45/75 équivalent à Daniel Quinn. Vertigineux Wertige, d'autant que le tercet XYZ s'achevait sur une référence à un roman de Queen...

  j'ai reparcouru la trilogie de Paul Auster et y ai trouvé un écho à notre déménagement. Dans le 3e volet, La chambre dérobée, récit à la première personne, le narrateur est un écrivain, ami d'un autre écrivain, Farnshawe, lequel disparaît, laissant au narrateur le soin de s'occuper explicitement de ses manuscrits, et implicitement de sa femme.
  Sa femme le fait rechercher par un détective privé, Quinn, et le narrateur s'y emploie aussi de son côté, visitant les différents lieux habités par Farnshawe. La récente publication de Chronique d'hiver permet de confirmer que ces lieux correspondent au parcours d'Auster lui-même, et notamment que le mas du Var décrit dans La chambre dérobée est celui de Moissac-Bellevue, où Auster a vécu 9 mois à partir de septembre 1973.
  Lorsque notre proposition pour la maison d'Esparron a été acceptée, nous avons visité quelques autres maisons avant de nous engager définitivement, et la première, le 24 septembre, a précisément été à Moissac-Bellevue.


22.11.14

The Golden Sumer

à Denise

  En 1997 la relecture de Et le 8e jour... de Queen m'avait été un tel choc que j'avais aussitôt entrepris de rassembler tous les Queen, pour la plupart déjà lus mais non conservés. Il s'était alors posé le problème de leur trouver une place, résolu en partageant un haut casier parmi mes rayonnages. Par paresse, j'avais fait reposer la planchette supportant les Queen sur deux livres choisis d'abord pour leur hauteur de 24 cm, supérieure à la moyenne, ensuite parce que je les jugeais alors de peu d'intérêt, Alliance de feu, d'Annick de Souzenelle, et La 12e planète, de Zecharia Sitchin (tiens, les deux sont donnés nés en 1922 par Wikipédia.fr, mais selon d'autres sources Sitchin serait né le 9 octobre 1920).
  Le déménagement proche m'a amené à ranger les Queen dans un carton, libérant les deux piliers les supportant depuis 17 ans. Voici à peu près à quoi ressemblait l'étagère inférieure, mais je n'ai pas eu le courage de réinstaller les Queen :
  Un rapide coup d'oeil à La 12e planète a été l'occasion d'un nouveau choc. J'y ai lu page 159
  Une fois compris que mu et shem devraient être traduits dans les textes mésopotamiens non pas par "nom" mais par "véhicule spatial", on commence à comprendre le vrai sens de nombreux récits anciens, en particulier l'histoire de la tour de Babel.
Voici toute la page (clic pour agrandir).
  J'ai mentionné à diverses reprises l'hébreu shem, "nom", formé des lettres S et M, ש et מ, de rangs 21 et 13 dans l'alphabet hébreu, couple fibonaccien qui m'est si important que j'ai répertorié sur cette page plus de 100 cas remarquables. Les lettres de rangs équivalents dans notre alphabet actuel sont U et M, aussi m'est-il immédiatement évocateur que le sumérien MU soit équivalent à l'hébreu שמ.
  Si le véhicule spatial de Sitchin a tout de l'affabulation, il semble au moins acquis que mu est parfois employé à la place du sumérien shu-mu, "nom", à l'origine de l'hébreu shem. Aucune source n'accrédite cependant l'idée qu'un sens de mu ait été "ce qui s'élève tout droit", alors que Sitchin affirme que c'est son sens principal, ni que shu-mu soit dérivé de mu par l'addition du relatif shu, totale invention car les pronoms relatifs sont inconnus en sumérien...

  Tout semble à l'avenant dans ce qu'avance Sitchin, à tel point qu'on peut douter de sa raison, et s'étonner que des éditeurs aient publié ses élucubrations, semblant néanmoins avoir trouvé un public puisque pas moins de 9 titres ont suivi The 12th Planet, ce premier opus ayant été traduit dans de nombreuses langues.
  Enfin on sait que certains éditeurs se soucient plus de rentabilité que de sérieux, et je bénis cette faiblesse sans laquelle j'aurais ignoré l'extravagante idée qu'un shem, un 21-13, puisse être un vaisseau spatial. Sitchin reprend diverses hypothèses extraterrestres déjà proposées par d'autres, comme l'élévation au ciel de Enoch et Elie, ce dernier sur un char de feu volontiers identifié à un vaisseau ET. Ces cas sont étudiés pages 149 et 164 dans La 12e planète, lors du développement de l'hypothèse mu-shem, et il ne fait nul doute pour Sitchin que Enoch comme Elie aient été emmenés chacun dans un shem.
  Or un de mes cas 21-13 essentiels est les valeurs numériques en hébreu de Enoch-Elie, 84-52, dont le rapport 84/52 se simplifie en 21/13. Ces nombres sont obtenus en additionnant les valeurs de chaque lettre dans l'alphabet numéral hébreu, alors que 21-13 représentent les rangs des lettres composant shem. Cet autre mode de calcul est aussi couramment utilisé par l'exégèse, et le nom Elie, Elyahu translittéré ALYHW, "Dieu (est) YHWH", se décompose selon ce mode en
AL = 1+12 = 13
YHW = 10+5+6 = 21
  Selon certaines exégèses un autre "nom", shem, de Enoch-Metatron serait YHWAL, "YHWH (est) Dieu", interversion des deux mêmes "noms" divins principaux.
  Je remarque qu'en utilisant la forme très répandue du nom Elie,
ELIJAH = ENOCH = SHEM = 45 (selon notre alphabet)
  Enfin, je n'avais pas encore vu que les deux calculs du nom ALYHW donnent
ALYHW (rangs) = 34 = CARL
ALYHW (valeurs) = 52 = JUNG
  Je rappelle que l'un des instructeurs de Jung dans le Livre Rouge est Elijah.

  Sitchin relie la destruction de Babel au fait que ses constructeurs prétendaient se faire un shem (Gn 11,4). Il se gausse des traductions usuelles "faisons-nous un nom", et c'est bien entendu la construction d'une base spatiale qui a provoqué le courroux des Dieux, désireux de conserver le monopole de la navigation interstellaire.
  J'avais mis en relation Enoch-Elie, seuls personnages de l'Ancien Testament à avoir été élevés vivants au ciel, et Haemmerli-Jung, protagonistes du premier récit (à ma connaissance) de rencontre hors de la terre lors d'une NDE. Si ni Jung ni son docteur n'avaient eu besoin d'un mu ou d'un shem pour se rendre sur un roc flottant loin dans l'espace, j'avais été frappé par les valeurs de leurs noms dans notre alphabet :
HAEMMERLI / JUNG = 84/52 = 21/13, comme Enoch/Elie en hébreu.

  Le nom du docteur de Jung est lié au "marteau", Hammer, et ceci m'avait rappelé l'oracle contre Babel du chapitre 51 de Jérémie, oracle où est employé le code atbash, peut-être premier exemple connu d'un codage sophistiqué. Divers auteurs ont envisagé d'autres emplois du code que les deux cas certains de l'oracle, Babel (BBL) transformé en Sesak (SSK), et "Chaldéens" (KSDYM) transformé en "coeur de mes ennemis" (LB QMY), et j'ai pour ma part remarqué que YHWH appelle à 10 reprises Babel son "marteau", MPÇ, dont le codage atbash est YWH, les 3 lettres composant le Tétragramme, le nom divin suprême qu'il est depuis la destruction du Temple interdit de prononcer, remplacé dans l'usage courant par la formule ha shem, "le Nom".
  J'ai à maintes reprises parlé de Babel, et notamment de sa destruction en l'an 1996 de la Création selon la chronologie traditionnelle, soit 340 ans après l'autre grand cataclysme provoqué par Dieu, le Déluge. Les commentateurs ont relié ces 340 ans à la valeur de shem, qui est aussi le "nom" du principal fils de Noé, Sem, père des Sémites et donc des Sumériens, ce qui donne un écho aux élucubrations de Sitchin, sans bien sûr les valider.

  Mes investigations sur Babel-Sesak m'ont conduit aux châteaux triangulaires Wewel et Sisak. Une mini-série TV sur la lance sacrée m'a consuit au nom sumérien de la constellation de la Lance, kak-si-sa, en étroite résonance avec Sisak, le château triangulaire croate rappelant curieusement le codage SeSaK de BaBeL, tandis que l'autre château triangulaire de mon Etoile de Babel, Wewel, symbolisait pour certains le fer d'une lance pointée vers le Septentrion.
  J'avais été frappé par les glyphes correspondant à mul (constellation) kak-si-sa :   mul est un triangle d'étoiles, et kak un parfait triangle isocèle, ce qui est d'ailleurs assez logique puisqu'il s'agit de la pointe d'une arme, mais il est tout de même remarquable de trouver ces divers triangles associés à un nom ressemblant si fortement à Sisak.
  La requête kak-si-sa livrait pour premier résultat (en avril 2009) le pseudo kaksisa du photographe amateur Christopher Hamersley, sur Flickr. C'est encore un formidable écho, puisque c'est le nom du médecin qui a sauvé Jung, Haemmerli, qui m'a orienté vers Babel, comme je l'explique dans D'un marteau l'autre, après la première piste du meurtre à coups de marteau chez les Esséniens de Quenan, le mercredi 5 avril 1944 dans Et le 8e jour... (un des derniers Queen qui était donc à peu près au-dessus de La 12e planète dans mes étagères).
  Le lien ci-dessus est toujours valide, mais Christopher Hamersley a choisi de s'appeler désormais Kaksisa Kobayashi (d'autres pages montrent qu'il s'agit toujours de Hamersley) :
  En novembre 2014, Kaksisa a 620 photos sur Flickr, or 620 est précisément la valeur du codage de Babel SSK, valeur qui faisait déjà coïncidence avec SNOR, Shinéar, nom donné à Sumer dans la Bible.

  Le Nouveau Testament a adjoint à Enoch et Elie deux autres personnages encore vivants aux cieux, Malkitsedeq et Moïse, et il est fabuleux que ces deux personnages aient une relation privilégiée avec le mot shem.
  Malkitsedeq est identifié traditionnellement au patriarche Shem.
  Moïse, descendant de Shem à la 15e génération, s'écrit en hébreu MSH, renversement de HSM, ha shem, "Le Nom", désignation commune du Tétragramme YHWH.

  Ceci me fournit une transition vers l'autre "pilier" de l'étagère Queen, Alliance de feu, d'Annick de Souzenelle, relecture du premier chapitre en hébreu de la Genèse, bereshit, "au commencement", traditionnellement lu berit esh, "alliance de feu". Je n'ai rien de négatif à en dire, sinon que la cosmogonie de la Genèse est à l'évidence calquée sur les croyances mésopotamiennes, et qu'une étude approfondie ne peut à mon sens éluder ce fait.
  Un parallèle frappant existe avec La 12e planète, où Sitchin a choisi de rendre par l'hébreu shem toutes les occurrences des mots sumériens mu ou shu-mu désignant selon lui un vaisseau spatial. Souzenelle a choisi d'écrire en majuscules NOM chaque traduction du shem hébreu, et c'est le seul mot bénéficiant de ce traitement.
  Il y a peu de personnages nommés dans le livre, et l'un d'eux est Malkitsedeq, lequel n'apparaît cependant que dans un court passage biblique. Je donne ci-contre cette page 415 où apparaît aussi un NOM.
  Souzenelle introduit le Tétragramme ainsi, page 41 :
יהוה est le NOM sacré que les Hébreux ne prononcent jamais, qu'ils épèlent Yod-He-Waw-He des quatre lettres qui le constituent ou qu'il glorifient sous le nom d'Adonay "mon Seigneur". Enfin ils le nomment HaShem השם, le NOM, celui qui est au-dessus de tous les noms.
   Ainsi le NOM shem a-t-il un traitement particulier dans ce qui constituait les deux piliers de l'étagère Queen, et il apparaît d'étonnants échos avec la forme atbash de SM, soit BY.
  Ces lettres Bet-Yod sont les initiales de Yakin et Boaz, ou Jakin et Boaz, les deux colonnes du Temple de Salomon, symbole essentiel des Francs-Maçons, souvent identifiées par les initiales JB. Je ne pensais aucunement à ceci lorsque j'ai placé une équerre sur l'étagère pour prendre la photo ci-dessus.
  BY signifie "par moi", ou "en moi". Il me semble exister des commentaires sur la transformation atbash SM <> BY, mais je n'en trouve aucune référence. Du moins suis-je sûr du jeu HSM <> ÇBY, "le NOM" <> "cerf", notamment revendiqué par Shabbataï Tsevi, messie autoproclamé au 17e siècle.
  BY a pour valeur 12. Selon Sitchin, les Sumériens connaissaient 11 planètes dans le système solaire, ce qui me semble loin d'être assuré, et il l'est encore moins que sa 12e planète soit le corps céleste habité par les Nephilim, dieux des Sumériens, corps traversant tous les 3600 ans le système solaire... Parmi les derniers Queen, rangés non loin au-dessus de La 12e planète, il y a le 30e roman, Le mot de la fin, construit sur deux nombres clés, le 12 dans ses multiples acceptions, et le 20 nombre des lettres de l'alphabet sémitique. Le roman suivant est L'adversaire, mystérieux criminel signant Y, et qui n'est autre que YHWH, le NOM... Puis vient Et le 8e jour..., dernier roman basé sur un thème sémitique.

  Je connais l'akkadien shum, "nom", depuis bien avant mes recherches bibliques, grâce à une BD de la série Conan, L'abîme du temps. Il y apparaît le sorcier Shamash-Shum-Ukin, "le Soleil a établi son nom", dont le nom est emprunté à un roi de Babylone. Ce "nom" m'a frappé et je ne l'ai jamais oublié, bien qu'ignorant son sens.
  Sitchin exploite le voisinage des mots shum, "nom", sham, "ciel", shamash, "soleil". Souzenelle remarque de son côté que l'hébreu shamayim, "ciel", pourrait correspondre à un pluriel duel de shem, "nom", substantif masculin qui a un pluriel irrégulier de forme féminine, shemot.

  Le dernier développement de l'affaire Nour-Kmar ("lumière-lune") m'a donné assez récemment l'envie de trouver un couple de mots apparentés qui offrirait un rapport d'or idéal, comme l'hébreu hama-levana ("soleil-lune") de valeurs 53-87 correspondant aux deux périodes séparant les dates connues de l'échange Jung-Haemmerli :
- 11 février, fracture du pied de Jung, expédié à la clinique de Haemmerli;
- 4 avril, lever de Jung et alitement de Haemmerli, 53 jours après le 11/2;
- 30 juin, mort de Haemmerli (et peut-être sortie de l'hôpital de Jung), 87 jours après le 4/4.  Jung a gravé sur la pierre de Bollingen les symboles du soleil de la lune, de part et d'autre d'un Télesphore mercuriel symbolisant sa guérison du 4/4/44.
 
NOUR = 68, KMAR = 43, dans notre alphabet.
  La relation dorée la plus parfaite est 68/42, et j'y étais parvenu en utilisant le fait que la voyelle de KM(A)R n'était pas notée en arabe. Les autres relations dorées proches sont 69/43 et 70/43, auxquelles on peut parvenir avec les adjectifs nouar et anouar, "lumineux", qui sont aussi des noms propres arabes courants. La requête "nouar" "kmar" a aujourd'hui 15 novembre pour premiers résultats deux pages du Quotidien d'Oran citant les noms Kmar Bendana, la mariée de l'épithalame de Perec elle-même, et Karim Nouar, nom assez courant (il y en a 6 sur FaceBook).
  La requête "anouar" "kmar" a pour premier résultat une page FaceBook où les prénoms Anouar et Kmar se succèdent immédiatement. Je note que l'identifiant du post débute par 68043, 68 et 43 valeurs de Nour et Kmar.

  Mes recherches m'ont fait privilégier 69/43, correspondant au partage doré de 112, 112 étant le nombre de mots du sonnet de Perec Vocalisations de valeur 6272, nombre de jours vécus par Jung après le 4/4/44. Jung avait vécu 4 fois 6272 jours avant ce 4/4/44, et il existait 4 arrangements des 497 lettres de ce sonnet avant que j'en compose une nouvelle anagramme en décembre 2006. J'avais veillé à marquer dans mon anagramme les césures dorées selon 4 modalités :
- la gématrie 6272 répartie en 2396-1480-2396, et je me suis émerveillé ensuite que le 1480 central soit la valeur du grec Telesphoros;
- les 497 lettres en 190-117-190;
- les 168 pieds en 64-40-64;
- les 112 mots en 43-26-43.

  Je ne pense pas avoir encore écrit que ce dernier partage pouvait se lire 26-86, gématries des deux noms principaux de Dieu en hébreu, YHWH et Elohim, ALHYM, le Tétragramme et le "pentagramme".
  Le partage doré de 112 est donc 43-69. Puisque 43 correspond à kmar, "lune" arabe, je me suis demandé si un "soleil" sémitique pouvait donner un 69, et il y a bien l'akkadien shamash, vu plus haut. Une recherche "kmar" "shamash" donne divers résultats, dont la présence en Iran de deux montagnes Kuh-e Tu Kmar (2717 m) et Kuh-e Shamash (1595 m).
  On rencontre encore la translittération shemse (69 encore) pour l'arabe "soleil".

  J'avais vu qu'à kmar-nour correspond en français
LUNE-LUMIERE = 52-83, autre équilibre doré, moins bon cependant que le fibonaccien 52/84 = 13/21.
SOLEIL = 72, auquel il manque un L = 12 pour faire 84, or une orthographe commune en vieux français est "solleil", et une requête "solleil" "lune" donne de nombreux résultats, desquels j'extrais ce poème du 15e siècle :
  Je constate que les différentes relations soleil/lune trouvent toutes des échos jungiens immédiats:
- hama-levana (hébreu) = 53-87, les intervalles entre les jours clés de 1944;
- SHAMASH-KMAR = 69-43, les 112 mots du sonnet de valeur 6272, avec 112 pouvant se lire 11 février, date significative pour Perec comme pour Jung;
- SOLLEIL-LUNE = 84-52, comme HAEMMERLI-JUNG, ou Enoch-Elie (hébreu).

  Jouer avec l'anglais m'a conduit à découvrir
SUNNY-MOON = 93-57 ("lune ensoleillée)", avec 93-57 correspondant aux deux briques dorées de l'acrostiche du double roman circulaire O Révolutions, SAMHAILEY et le triple AND.
  Je rappelle
SAM AND HAILEY = 112 = DANIELEWSKI (et la possibilité de relier aux divers 112 vus plus haut)

  Je ne sais à quoi ressemble le shem, "vaisseau spatial", qui a permis à Zecharia Sitchin de découvrir sa 12e planète, mais son shem, "nom", a en hébreu une particularité remarquable, à condition de prendre en compte la forme finale (sofit) de la lettre noun achevant son nom. Une variante de l'alphabet numéral hébreu donne aux formes finales de 5 lettres les valeurs de 500 à 900 (et les rangs 23 à 27).
  J'utilise rarement cette variante qui est tardive, mais, la gématrie elle-même étant postérieure à l'écriture de la Bible, aucun procédé n'a de réelle prévalence, et rien ne s'oppose à étudier ce que donnent les diverses méthodes traditionnelles.
  Toujours est-il que le nom hébreu de Zecharia Sitchin a 11 lettres, זכריה סיטשין, et que la valeur sofit de ces 11 lettres est 1331 = 11x11x11.
  Les deux autres valeurs données par cet outil sont la valeur ordinale, 143 = 11x13, et le mispar qatan (en ne tenant pas compte des zéros), 44 = 11x4.
  C'est la simple arithmétique qui fait que la divisibilité par 11 dans l'un des modes se transmet aux autres modes.

  Enfin, puisque la triade Soleil-Mercure-Lune de la pierre de Bollingen a été à nouveau convoquée ici, je crois opportun de signaler le nouveau site d'Ariaga, dont l'en-tête d'Ephême montre un arbre lunaire et un arbre solaire dont les branches convergent vers une colombe mercurielle :