4.12.17

encore un quatre avril


  En septembre dernier, mon billet Eberluant anniversaire débutait par le premier plan du film de  Jean-Pierre Melville, Le Samouraï (1967), avec cette inscription de la date: Samedi 4 avril, 6 heures du soir.

  J'ai cherché à quelles années pouvait correspondre un samedi 4 avril, et la plus proche est 1964, ce qui est compatible avec le fait que le script du film était antérieur de plusieurs années à son tournage.
 Ceci m'a fait repenser à l'adaptation du roman d'Orwell par Michael Bradford, 1984 (1984), déjà commenté sur Quaternité. Le réalisateur s'est efforcé de tourner les scènes conformément aux indications chronologiques du roman, où la première date donnée est celle inscrite sur le journal que tient secrètement Winston Smith.
  Cette image n'apparaît que 10 minutes après le commencement du film, mais les scènes antérieures se déroulent le même jour.

  Ces deux débuts de films les 4 avril 1964 et 1984, 20 et 40 ans après le 4/4/44, m'ont fait alors rêver à d'autres possibilités, la plus attendue étant un film débutant le 4/4/2004, avec éventuellement la date apparaissant pareillement à l'écran, mais un début le 4/4/4 était déjà si improbable que je ne me suis pas aventuré à le mentionner...
  Cependant le 11/11 dernier est apparue une nouvelle série sur le site de streaming que j'utilise, The Long Road Home. J'ai eu la curiosité de regarder sans plus d'information, et voici une image du premier plan: 
  Renseignements pris, il s'agit d'une série en 8 épisodes de 45 minutes contant l'histoire d'une patrouille américaine victime d'une embuscade à Sadr City, faubourg de Bagdad, le 4 avril 2004. Ce fut le prélude d'affrontements avec une milice chiite qui durèrent jusqu'en 2008.
  Les deux premiers épisodes ont été diffusés aux USA le 7 novembre, et dès le 9 novembre en français en Belgique. Il semble que les 8 épisodes se passent le 4 avril, et c'est plutôt lourdingue: Dieu veille sur les vaillants Américains, etc., etc.

  Ceci m'a conduit à chercher plus avant, et à redécouvrir que quelque chose de relativement important s'était produit le 4/4/44, surtout pour les Roumains, un bombardement de Bucarest qui a fait environ 3000 morts. Je l'avais vu dès 2009, mais depuis 2015 You Tube offre un clip sur le sujet, débutant par cette image:

  Un 4 avril est au coeur d'un autre film, déjà évoqué, Prisonniers du temps (2003) de Richard Donner.
  C'est l'adaptation d'un roman de Michael Crichton (1999), où une expédition est envoyée en 1357 pour secourir le professeur Johnston qui a perdu le dispositif lui permettant de revenir au temps présent. Dans le roman, l'expédition dispose de 37 heures pour mener à bien sa mission, les 7 et 8 avril. Il est compréhensible que l'adaptation ait réduit ce temps à 6 heures, mais pourquoi ces 6 heures appartiennent-elles au 4 avril 1357?
  Par ailleurs, dans le film, l'équipe ne peut choisir la date de leur arrivée dans le passé, car le dispositif qui les y envoie a été découvert par hasard, et il ne communique qu'avec un temps situé exactement 600 ans plus tôt. Ces 600 ans sont une aberration, puisque l'action du film semble contemporaine de son tournage (2002).
  La principale indication temporelle "actuelle" que j'y ai repérée est la naissance d'André Marek, l'assistant du professeur, en 1971. Attendu que l'acteur qui l'incarne, Gerard Butler, est né en 1969, je peux envisager l'idée que les scénaristes aient pensé au schématisme du 4/4/4, et situé les deux temps du film aux 4 avril 1357 et 2004.
  Cette image est supposée montrer les résultats par l'analyse au carbone 14 de l'appel au secours lancé par le professeur en 1357, et suggère que nous serions en 1961, ce qui est toujours absurde (je remarque au passage que c'est l'année de la mort de Jung).
  Je remarque surtout la fourchette haute, 600+47 = 647 ans, qui de 1357 mènerait à 2004...
  Quoi qu'il en soit, un commentaire sur le site IMDb a attiré mon attention :
Pendant le siège du château de La Roque, on aperçoit brièvement la pleine lune, or le 4 avril 1357 était effectivement une nuit de pleine lune.
  Ce site le confirme (donnant en fait la pleine lune le 5 avril). Ce n'est pas n'importe laquelle, mais la pleine lune vernale déterminant la date de Pâques, le dimanche suivant, soit le 9 avril en 1357.
  Ainsi le 4 avril 1357 était comme en 1944 un mardi de la Semaine sainte, et il y aussi un échange ce jour, car André Marek parvient à sauver le professeur et à le renvoyer à son époque d'origine, mais lui-même décide de rester en 1357 car il y est tombé amoureux de Dame Claire... Au moins trois membres de l'expédition sont par ailleurs morts pendant le sauvetage.
  La date du 4 avril n'apparaît pas directement à l'écran, et j'ai dû avoir recours à la version sous-titrée pour obtenir l'image plus haut, en notre temps, et celle-ci, où Marek comprend qu'il est arrivé au jour où les Français ont repris le château de La Roque:
  
  Si le temps présent est 2004, alors Marek, a la tête quelque peu christique, serait âgé de 33 ans lors de l'expédition, soit l'âge du Christ lors de la Passion. J'ai cependant du mal à imaginer que les scénaristes aient concocté quelque chose d'aussi sophistiqué, qu'il aurait été plus facile d'accepter dans la version originelle du roman, où Johnston est sauvé à 21:04 le 8 avril, soit dans la nuit pascale (sauf que Crichton voit ce 8 avril être un vendredi, au lieu d'un samedi).
  S'il y avait eu une quelconque intention pascale, pourquoi avoir choisi le 4 avril 1357, le mardi n'ayant rien de spécifique dans la semaine Sainte? Le professeur a lui envoyé son SOS le 2 avril, soit le Dimanche des Rameaux 1357, et Marek le découvre un 4 avril, qui en 2004 est aussi le Dimanche des Rameaux.
  Incidemment, lors du 4e épisode de The Long Road Home, où la nuit commence à tomber sur l'Iraq ce 4 avril 2004, un soldat remarque que la lune sera presque pleine (et effectivement la pleine lune tombe aussi le 5 en 2004). Sauf inattention de ma part, ce qui est fort possible, aucun personnage n'a encore évoqué les Rameaux, ni même que ce 4 avril est un dimanche, alors que le fait est souvent cité à propos de l'embuscade.
Note du 17/12: après avoir vu hier l'avant-dernier épisode, qui se passe toujours le 4 avril, et il en ira certainement de même du dernier, il n'a toujours pas été question des Rameaux. L'écriture de Oui, l'effet Papillon tue m'a par ailleurs conduit à relire Morceaux choisis, et à y retrouver que le roman Lignes de faille de Nancy Huston débute ce même Dimanche des Rameaux 2004, sans qu'il soit précisé qu'il s'agit du 4 avril.

  J'ai déjà commenté ailleurs le roman de Crichton et son adaptation au cinéma, le point nouveau aujourd'hui étant l'attention prêtée à l'innovation du film, l'idée que le dispositif temporel, découvert par hasard, expédie les voyageurs à un nombre exact d'années dans le passé, même si les 600 ans énoncés sont une absurdité. En conséquence, à l'exception de ses premières minutes, tout le film se passe le 4 avril, en 1357 ou au temps présent.
  Ceci me rappelle un roman où est découvert par hasard un portail temporel entre deux époques distantes d'exactement 89 ans. Marina Sloty saute ainsi du 7 mars 1959 au 7 mars 1870, puis fait le saut de retour le 4 avril. Le portail est à quelques kilomètres de Saint-Rome-de-Cernon, qui se situe presque exactement sur le 44e parallèle Nord. Je n'avais jusqu'ici pas pris la peine de m'intéresser à sa latitude, alors que j'avais remarqué que celle de Castelgard, où mène le dispositif de Prisonniers du temps, est 44° 30'.
  Ces coordonnées correspondent à un lieu proche de Meilhan/Garonne, signe particulier néant.
  Je rappelle que le village de Mézel où nous habitions jusqu'en 2014 était aussi traversé par le 44e parallèle.

  Je ne connais que deux romans débutant ostensiblement un 4 avril, avec la date présente dans l'intitulé du premier chapitre, et il s'agit dans les deux cas d'un mardi de la Semaine sainte. Le premier est Double, double d'Ellery Queen (1950), et il ne fait pas de doute pour moi qu'au moins le 4/4 est intentionnel dans ce roman écrit alors que Dannay, le Queen principal, avait 44 ans, le texte étant sursaturé de chiffres 4 et de lettres D.
  L'année n'est pas donnée dans le texte, mais c'est en 1950 qu'il y avait un mardi 4 avril, et il appartenait à la Semaine sainte.
  J'ai évoqué à maintes reprises ce roman, ainsi que And on the eighth day..., publié en 1964 et couvrant exactement les huit jours de la Semaine sainte 1944, du 2 au 9 avril.

  L'autre roman est Le Décorateur, de Boris Akounine (1999), et j'ai choisi de montrer le début français plutôt que l'original en russe.
  L'année 1889 est précisée dans le texte, et le 4 avril y était bien le Mardi saint, mais selon le calendrier julien en usage dans la Sainte Russie. J'ai remarqué ailleurs que la fin du roman, où Eraste décide d'exécuter de ses mains un criminel plutôt que le confier à la justice, le soir du samedi 8 avril julien, pouvait faire allusion à la naissance de Hitler ce même jour, le 20 avril grégorien. Plus explicitement dans And on the eighth day..., Ellery brûle un autre Samedi saint 8 avril (grégorien) 1944 le livre saint de la communauté de Quenan, le Mein Kampf de Hitler.
  J'ai aussi remarqué que 532 ans séparent les deux mardis 4 avril juliens 1357 et 1889, or 532 ans est la période selon laquelle les dates pascales reviennent à l'identique dans le calendrier julien.
  Par ailleurs une Semaine sainte du 2 au 9 avril reprend les dates supposées de la dernière semaine du Christ, du 2 avril 30 des Rameaux au 9 avril de la résurrection (j'avais vu la longitude de Castelgard, 0°3'7", pouvoir faire allusion au vendredi de la Crucifixion, April 7,30).

  Toujours dans cette Semaine sainte de 1944, çoeur dp a appris, en cours d'écriture de ce billet, en lisant le récent L'affaire Stavisky, de Jean-Michel Charlier et Marcel Montarron (juin 2017), que les bijoux de Stavisky avaient été vendus à Drouot les 3 et 4 avril 1944.
  Je ne vois pas quoi en tirer, sinon que l'homonyme Jean-Michel Charlier a été pendant 40 ans le scénariste des aventures de Buck Danny, pour 44 albums, de 1948 à 1988.


  Mes recherches m'ont fait découvrir un événement unique survenu le 4/4/1964, la présence aux 5 premières places du  US Billboard publié ce jour de 5 titres du même groupe, les Beatles connus comme les Fab Four:
  La semaine précédente, les Beatles avaient 4 titres aux 4 premières places.

  Je reviens à l'apparition des premiers épisodes de The Long Road Home sur mon site de streaming le 11 novembre, normale puisqu'ils avaient été diffusés sur une chaîne belge dans la nuit du 9 au 10,  mais ceci a eu, au moins pour moi, l'effet d'associer les dates géminées 11/11 et 4/4. Ces dates ont été aussi associées lors de ma découverte de septembre 2008 sur le 4/4/44, étroitement associée à Arsène Lupin et à son créateur Maurice Leblanc, né un 11/11 (1864). La recherche de forums jungiens m'avait alors conduit à Unus Mundus, où un copieux sujet était consacré au 11-11 Phenomenon, où j'ai fait plusieurs interventions, notamment à propos des films 11:11, and 11-11-11 (que je ne conseille pas plus que The Long Road Home).

  Je remarque qu'en septembre où j'ai imaginé un film débutant un 4/4/2004, peu de gens savaient que The Long Road Home, se passant ce 4/4/4, serait diffusé en fin d'année.

  Le  billet Eberluant anniversaire était le 233e de Quaternité, 233 13e terme de la suite de Fibonacci, dont le terme précédent est 144, et je l'avais publié peu avant la fin de l'année 144 du calendrier pataphysique.
  Je lui avais donné un titre de valeur 233, et donné quelques équivalences pour 144, mais la recherche d'un titre de valeur 239 pour ce présent 239e billet m'a conduit à une équivalence insoupçonnée,
QUATRE AVRIL = 82+62 = 144,
alors que l'anniversaire éberluant du 233e billet concernait les 4 avril.
  Mieux, certains de ces 4 avril sont anglo-saxons, et
APRIL FOURTH = 56+88 = 144.
  Serait-ce la seule date de l'année offrant une égalité dans les deux langues? Non, mais les 3 seuls autres cas sont aussi en avril:
DEUX AVRIL = APRIL SECOND = 116
CINQ AVRIL = APRIL FIFTH = 105
DIX-HUIT AVRIL = APRIL EIGHTEENTH = 157,
du moins selon les conventions les plus usuelles dans les deux langues, avec tous les quantièmes ordinaux en anglais, et seulement "premier" en français.

  Je remarque encore que ce dernier
ONZE NOVEMBRE = 60+94 = 154
était le 154e 11/11 à compter de la naissance de Leblanc le 11/11/1864.

  Je poste ceci le 4 décembre, qui est encore un 4/4, mais dans le calendrier pataphysique, avec cette confirmation:
QUATRE SABLE = 82+39 = 121 = 11x11, CQFD.

  Une bizarrerie qui n'a qu'un lointain rapport avec ce qui précède.
  Le 30 novembre, une actualité de Googlenews me fait me renseigner sur le "joint électronique", non pour en consommer, mais par curiosité sur ce nouveau pas dans la légalisation du cannabis.
  Dans la nuit, une partie d'un rêve en est peut-être une conséquence. Je rends visite à une amie (que je n'identifie à personne de "réel") qui me dit travailler pour le CCAS. Elle est en train de fabriquer un joint, et deux autres sont déjà prêts sur sa table. Je lui dis que si elle se fait choper elle ne pourra plus travailler pendant 10 ans. Elle me dit que ses joints sont très peu dosés.
  Le matin du 1er décembre, je m'aperçois que j'ai dans ma "boutique" de livres à vendre L'Ordre des Assassins, de Jean-Claude Frère, un livre sur les ḥaššāšīn du Vieux de la Montagne, un sujet qui m'intéresse, dont j'ai reparlé dans le précédent billet à propos de ma vente le 2 novembre des Ames errantes de Tobie Nathan, que j'avais acheté parce qu'il y avait un chapitre sur la question.
  Je ne me rappelais plus avoir ce livre, et le refeuilletant je redécouvre que c'est une histoire romancée de l'origine de la secte, n'apportant rien d'essentiel. Je rappelle (Remember the Alamut) que le Vieux de la Montagne, selon la légende, droguait ses hommes avec du haschich, et les faisait se réveiller dans un lieu merveilleux, entourés de charmantes jeunes femmes empressées à satisfaire tous leurs désirs. Il leur assurait qu'ils avaient eu un avant-goût du paradis où ils iraient après leur mort, et ces Assassins se battaient ensuite pour lui sans crainte d'être tués.
  Ce 1er décembre est aussi la première neige sur Esparron, et je reste à la maison au lieu d'aller balader pendant la sieste d'AM. Je commence à regarder un film en streaming, American Assassin, sans songer à l'Ordre des Assassins. Au cours du film apparaît une notification que j'ai une nouvelle vente sur le site PM. Je ne visionne qu'une heure du film qui tourne aux bagarres et poursuites habituelles, vais consulter mes mèls et vois que ma vente est L'Ordre des Assassins.
  Je précise que ce livre était en vente depuis 2014. C'est ma 3e vente depuis Les âmes errantes.
  Je n'ai pas souvenir d'autre rêve de haschich. Pour ma part, la dernière taf de shit que j'ai fumée était en septembre 1982 à Milan, et j'ai abandonné le tabac peu après.
  Il m'arrive d'entendre le sigle CCAS, sans idée exacte de ce qu'il recouvre. C'est le Centre Communal d'Action Sociale, s'occupant essentiellement d'aider les personnes âgées, qui pourraient être enchantées d'avoir un petit joint dans leur colis de Noël...
  Le rapport avec ce qui précède, c'est que qu'il a été envisagé pour le rôle de l'American Assassin Gerard Butler, lequel incarnait dans Prisonniers du temps André Marek, l'homme qui partait du peut-être 4 avril peut-être 2004 pour aller secourir le professeur Johnston le 4 avril 1357, et qui l'y remplaçait.

  Tiens, le 30/11 est la Saint-André, dont la croix est un symbole de conjonction des contraires, et ceci me rappelle qu'Etienne Perrot a vu dans le code postal de son lieu de naissance, 29113(0), les hexagrammes 29 et 30, Eau et Feu symbolisés par deux triangles, et l'hexagramme 11, Paix, symbolisant leur conjonction en un Sceau de Salomon.

  De mon bureau, je peux imaginer deux lions sculptés par le vent sur la rambarde de notre terrasse:

Note du 5/12: Après avoir publié ce billet le 2, antidaté du 4 comme l'a remarqué Patrick en commentaire, je suis allé au village poster L'ordre des Assassins, et faire un tour à la médiathèque pour dire bonjour au responsable du jour (nous sommes 5 à nous y relayer). J'y ai remarqué en rayons La Croix des Assassins, de Giacometti-Ravenne. J'ignorais que nous l'ayons, alors que j'ai entrepris de relire les Marcas après avoir appris en septembre qu'étaient dissimulés des messages codés en italique dans ses premières aventures.
  Ce sont des formules maçonniques, schi-bo-leth codé dans les chapitres 3-5-7 (autre formule maçonnique) dans Le rituel de l'ombre, et ici deus-meumque-jus dans les chapitres 1-3-5. Je sais maintenant comment est venue cette idée de codage à Christian Doumergue, exposée dans le billet Code ad hoc, où j'en revendiquais la primauté, dans mon roman publié en 2000 (jusqu'à preuve d'utilisations antérieures).
  Je reviens à cette 4e aventure d'Antoine Marcas, où il est imaginé que le secret des Assassins du Roi de la Montagne résidait dans une opération sur une zone du cerveau correspondant aux centres de la douleur et de l'empathie. Le procédé a été retrouvé de nos jours par une secte, et utilisé avec l'efficacité de la chirurgie moderne pour convertir des milliers de personnes occupant des emplois stratégiques. Marcas infiltre la secte, mais subit lui-même l'opération, laquelle a un effet secondaire, une sensibilité accrue aux symboles (les archétypes de Jung sont cités), ainsi Antoine ressent toute la puissance de la Croix (de Saint-Antoine).
  Ceci me rappelle que dans Dieu-Dope, de Tobie Nathan, le nouveau Vieux de la Montagne se nomme Antoine Habt (anagramme du nom de l'auteur), avec une probable intention: l'état psychotique induit par l'absorption d'ergot de seigle a été jadis nommé "Feu de Saint-Antoine".
  Marcas parvient à s'échapper de la secte, à recouvrer son état normal, et semble-t-il à démonter l'action de la secte, mais le roman s'achève sur un épilogue inquiétant. Le Président nouvellement élu (le roman a été publié en 2008) a subi l'opération des Assassins... G-R rééditeront un dénouement similaire dans le Marcas suivant, Apocalypse,  où c'est cette fois le Président US qui fait partie des dangereux Messies faisant l'objet du roman...

2 commentaires:

Patrick Bléron a dit…

Un billet du 4/12 mais posté le 2/12...
Un impair (faut-il employer ce mot pour une affaire ne concernant que des nombres pairs ?)qui n'est sans doute pas sans signification...

blogruz a dit…

Je croyais en avoir fini le 2, alors j'ai antidaté le billet pour le 4/4 pataphysicien, mais je pressentais devoir y revenir, et j'y fais un ajout ce 5.
N'arrivant pas à le retrouver dans mon fatras de bouquins, j'ai par ailleurs consulté en ligne L'amour en visites de Jarry, dont un épisode se passe à Alamut, et je m'y rappelais d'un nom assez bizarre. C'est la princesse BELOR, monsieur BLERON, qui est offerte par le Vieux de la Montagne à Marc-Pol.