12.7.24

des quatre vents vient le vent


à Maxime & Gary
  Le billet précédent relatait ma (re)découverte de la devise de Yale, Lux et Veritas, traduisant les Ourim weToumim bibliques.
 

  Ceci m'a conduit à une lecture totalement "véritable" de l'heptalogie Thilliez, en 490 chapitres correspondant à la valeur de Toumim, parmi de multiples autres "vérités".
  J'avais rapproché la valeur du mot VERITAS selon l'alphabet latin, 89, des 89 éléments de Rêver de Thilliez (2016). Je rappelle que le roman s'achève sur un chapitre 89, mais qu'il n'a pas, intentionnellement, de chapitre 57. Le 89e élément entrant dans mon compte est le prologue.
  Lux et Veritas m'a rappelé la parution en novembre dernier de LUX, de Maxime Chattam, un auteur dont j'avais apprécié Les arcanes du chaos (2006), mais dont les autres romans ne m'ont pas retenu.
  Or LUX totalise 87 chapitres, plus un épilogue, plus une note finale:
Note aux lecteurs,
remerciements et la vérité...
  Le roman a ce qu'on appelle une "fin ouverte". On y étudie un phénomène mystérieux, qui restera sans élucidation. L'auteur propose aux lecteurs soit d'imaginer leurs propres réponses, soit de lire sa "vérité" dans un chapitre 18 bis donné ensuite, s'insérant dans la troisième partie (en 24 chapitres). Il y a ainsi 88 chapitres et un épilogue dans LUX, 88 chapitres et un prologue dans Rêver.

  LUX, c'est le nom d'une plate-forme assemblée pour étudier le mystérieux phénomène apparu au milieu de l'Atlantique, une sphère lumineuse de 800 m de diamètre, flottant à un kilomètre de haut.
  Quelques jours après, la présidente française révèle l'événement à la nation, sa déclaration préalable contenant deux fois le mot "vérité":
Zoé tiqua. Deux fois le mot « vérité » en introduction. La présidente avait-elle quelque chose à se faire pardonner ?
  Une mission internationale est organisée pour étudier la sphère, essentiellement composée de scientifiques, mais aussi de quelques artistes. Le responsable principal de LUX est l'Américain Emmett Lloyd, Emmett, homophone de l'hébreu emet, "vérité", dont la valeur 441 apparaît doublement dans l'heptalogie de Thilliez.
  J'avais précisément pensé quelques jours plus tôt à ce prénom Emmett, et notamment à la chanson de Dylan, The Death of Emmett Till, associant Emmett à la mort: on sait que le Golem prend vie par les lettres AMT, "vérité", et qu'il est immobilisé par l'effacement du A, laissant MT, "mort".

  Lux et Veritas. Dans Les arcanes du chaos, diverses coïncidences relevées par les complotistes étaient exploitées habilement, illustrant l'idée que ces coïncidences étaient des jeux auxquels se livraient des manipulateurs, l'héroïne du roman ayant été par exemple choisie pour son prénom, Yael, anagramme de Yale où a étudié l'un des manipulateurs, supposé membre des fameux Skull and Bones.
  Curieusement, le symbole présent sur la couverture des Arcanes est très proche de celui sur celle de LUX.
  Certes, 8 rayons partant d'un centre, ça n'a rien d'exceptionnel, mais il est rare que ces rayons soient fléchés.
  De fait, le chapitre 18 bis dévoile que la sphère est une création humaine, née d'une manipulation au plus haut niveau, mais avec une louable intention.
  Elle devait être prise par l'humanité pour un miracle, afin de provoquer enfin un sursaut, pour que chacun à son niveau oeuvre afin de prendre soin de la Terre malade.

Note du 13/07: Phrère Sam me signale que ce symbole est l'étoile du chaos ou chaosphère. Il vient de l'oeuvre de Michael Moorcock, où s'opposent partisans du chaos et partisans de la loi, symbolisée par une flèche unique. On pressent que la sphère de lumière s'inscrit dans cette logique.

  Les personnages principaux de LUX sont l'auteure Zoé Margot, et sa fille Romy. Zoé a été invitée parmi l'équipe d'artistes invités sur LUX, mais elle n'a accepté qu'à la condition que sa fille l'accompagne.
  Il est difficile d'imaginer que ce prénom Zoé soit contingent, car ce mot grec ZÔÊ, ΖΩΗ, "vie", est étroitement associé dans la tradition grecque à PhÔS, ΦΩΣ, "lumière", ces mots étant réunis en croix.
  On peut voir ici la variété de ces croix, j'ai choisi celle-ci qui est l'emblème et la devise du College of Divine Metaphysics, fondé en 1918 par le Dr Joseph Perry Green. Ce n'est certes pas aussi réputé que Yale. J'imagine qu'on peut y récolter un diplôme Phi Omega Sigma...

  La lecture de LUX m'a été pesante. Il existe déjà bien des auteurs ayant imaginé l'humanité rencontrant quelque chose de fondamentalement différent d'elle; j'ai parlé des Yeux géants de Michel Jeury l'an dernier.
  Mais d'autres choses me sont apparues dans le roman, bien au-delà de son éventuelle pertinence.
  Il se passe dans un avenir proche, vers 2030 semble-t-il, où le dérèglement climatique a des effets dévastateurs. De formidables tempêtes frappent maintenant la France, et un prologue en 5 chapitres montre Romy et Pierre, le fils d'un autre personnage important, Simon Privine, affronter une tempête de grade 4, chacun de son côté. Romy parvient à regagner la maison de sa mère, mais Pierre meurt.
  Les climatologues prévoient l'évolution au grade 5, risquant d'anéantir la civilisation humaine.
  Zoé et Romy habite une propriété du Vésinet, s'enorgueillissant d'un chêne centenaire, mais ce chêne a été déraciné par le vent, sans possibilité de sauvetage.

  Les mots "vent" et "arbre" m'évoquent des découvertes essentielles au début de mes études bibliques, il y a près de 40 ans.
  Au milieu du jardin d'Eden se dressent l'Arbre de Vie, et l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, dont Dieu interdit de manger les fruits. On sait ce qu'il advint.
  En hébreu, les valeurs des deux arbres sont dans le rapport 1/4:
- L'Arbre de Vie = 233,
- L'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal = 932 = 4*233.
  Etant déjà convaincu de l'importance de la quaternité, il m'avait semblé avoir découvert une relation essentielle, propre à révolutionner les études bibliques, mais des circonstances ahurissantes m'ont amené à constater en 1994 que la relation avait déjà été vue par un chercheur allemand.
  Plus tard, j'ai appris qu'elle avait été vue précédemment par Crowley.

  Je n'ai toutefois pas encore rencontré de lien avec une formule rencontrée dans Ezéchiel 37,9,
Des quatre vents, viens, le vent ! (...)
  C'est la traduction littérale de l'hébreu, la formule ayant pour valeur 1165, soit 5*233, se découpant en
/מארבע רוחות/ MARBO RWHWT = 933 (des quatre vents),
/באי הרוח/ BAY HRWH = 232 (viens le vent),
à une unité près les 932 et 233 des deux arbres en rapport 4/1, avec d'un côté les "quatre vents", les 4 directions, et de l'autre un "vent" unique, l'esprit divin, qui va faire revivre des ossements desséchés.

  Il me faut encore dire que la valeur 620 de רוחות, "vents", m'était aussi essentielle. La tradition juive voit dans le Décalogue la couronne (כתר, KTR, keter, valeur 620) de la Tora, car ces 10 Paroles, entendues par tout le peuple au Sinaï, comptent 620 lettres.
  Or j'avais découvert que les paroles prononcées par Dieu dans le premier chapitre de la Genèse comptent également 620 lettres, réparties en 11 séquences. La tradition juive compte bien 10 paroles dans ce récit de la création, mais elle laisse de côté les deux dernières séquences, considérées comme non créatrices, et prend comme 10e parole soit le premier mot Bereshit, soit la parole annonçant la création d'Eve.
  Je ne pouvais me résoudre à ce que ces deux 620 soient des hasards, d'autant qu'il est aisé de réunir les deux dernières séquences en une seule, et que 620 est aussi la valeur de 'esrim, OSRYM, "vingt".
  La quaternité des "vents" 620 intervenait aussi, ainsi que la valeur 232 de bo'i harouah, "viens, le vent!", identique à celle de la première parole créatrice, yehi 'or, "Que la lumière soit!". La kabbale voit dans cette valeur 232 la somme des 4 valeurs développées du Tétragramme.

  Je l'ai déjà dit, une des raisons qui m'a fait étudier l'hébreu est la lecture des Grands initiés, où Schuré affirmait que la "lumière", AOUR, était le renversement du "souffle" divin, ROUA. J'ai vite appris que ce n'était guère exact, la gutturale Alef débutant AWR, 'or, "lumière", alors que la gutturale Het termine RWH, rouah, "vent", "souffle". Le renversement HWR est tout de même intéressant, adjectif "blanc", substantif "trou".
  Je rappelais récemment "qu'en mécanique ou en menuiserie, une lumière est un orifice, un trou."

  Le verset d'Ezéchiel m'avait marqué au point que j'avais donné en 2009 à deux pages les titres web (visibles dans le bandeau supérieur du navigateur) mearba rouhot... et ...bo'i harouah, sous les url 620 et 155. Ces pages ne sont plus accessibles que par Wayback Machine, où les illustrations ont hélas disparu.
  Je n'y explicitais pas ce 155, quart de 620. C'est que deux villes symbolisent le bien et le mal dans la Bible, Jérusalem et Babel, en hébreu
YRWSLM = 586, BBL = 34, 586+34 = 620.
  Jérémie a codé BBL par l'atbash SSK = 620, j'ai eu la curiosité de regarder l'atbash de Jérusalem,
MGPBKY = 155, quart de 620.
  Je ne connaissais pas jusqu'à il y a peu de 155 significatif dans notre alphabet, et puis Vertige de Thilliez m'a conduit à découvrir
RICHARD  MORGIEVE = 61+94 = 155,
auteur de deux romans aux titres auto-atbash, Vertig et Love.
  Contact a été pris avec Richard, lequel déclare écrire en état second, comme possédé. Ainsi les décodages que j'ai proposés ne correspondent pas à des intentions conscientes, mais il en est enchanté.
  S'il se rappelle qu'il y avait bien une intention dans les sauts de ligne de Full of love (2004), il ne peut plus préciser laquelle...

  Son personnage Dick "bite" Mas de Vertig m'a évoqué le jeu atbash BYT MAS qui m'est essentiel depuis longtemps, or BAY se trouve être l'impératif "viens !" du verset d'Ezéchiel, et son atbash exact, STM, une possible transcription de Chattam en hébreu.
  Son roman LUX a donc 89 éléments comme Rêver de Thilliez, dont l'héroïne se prénomme Abigaël, souvent appelée Abi. Le nom hébreu s'écrit ABYGYL, et le diminutif ABY ("mon père") a donc encore pour atbash TSM.

  Il est imaginé dans le roman une possibilité de corrélation entre le dérèglement climatique et l'apparition de la sphère de lumière. De fait, une tempête de grade 4 survient dans l'Atlantique, menaçant fortement LUX, mais la sphère semble protéger la plate-forme des vents cycloniques.
  J'ai cherché quel était l'infinitif exact du verbe "venir" en hébreu, et voici ce qui m'est apparu:
 

  Le mot qui suit "venir" dans ce dico, et dans beaucoup d'autres, est "vent", ce qui ne m'était pas venu à l'esprit, mot également rendu par rouah dans ce Lexique Français-Hébreu de Marc M. Cohn (1981):
 

  Un jeu que j'admire chez Thilliez est l'acrostiche
Juste un mot en avant : un xiphophore.
qui donne "jumeaux". Par ailleurs il laisse entendre JU-MO, et le mot précédant "xiphophore" dans un dico est "xiphopage", une variété de jumeau.

  Le (34) suivant "venir" envoie au paradigme de conjugaison, et fait écho à un dessillement de ce matin 10 juillet.
  ABYGYL contient les lettres formant le verbe GAL, ga'al, "racheter", "venger". Le substantif go'el, "vengeur", est le plus souvent orthographié défectivement GAL (valeur 34) dans la Bible. J'ai appris l'expression go'el hadam, "vengeur du sang", dans le film Meurtres en cascade de Jonathan Demme, où la petite-fille d'une prostituée du Zwi Migdal entreprend de tuer 50 ans plus tard les petits-enfants des membres du cartel mafieux, ce qui a donné lieu à maints développements vers Borges et Queen, voir notamment ici.
  Or, alors que l'atbash de zwi m'est essentiel depuis longtemps (ÇBY > HSM, HaShem,"Le Nom", YHWH), et son double renversement depuis plus récemment (ÇBY > HSM > MSH, "Moïse"), je crois qu'il ne m'était pas encore apparu que GAL > RTK > KTR, keter, "couronne".
  Or ceci semble extrêmement significatif chez Queen, qui a imaginé dans la 26e enquête de la famille Queen un certain JHW s'ériger en vengeur divin de Nathaniel York, éliminant tour à tour les 4 cousins usurpateurs de son héritage, aux 4 coins de York Square, après leur avoir envoyé des cartons J-H-W-H.
  Le début de L'adversaire montre J.H. Walt devant la plaque commémorant NATHANIEL YORK:
Walt s'agenouilla le dos au soleil, les lettres de bronze au relief acéré laissant ses empreintes sur ses genoux: TH sur le genou gauche, RK sur le droit.
  Il m'avait paru que, en rétablissant la lecture hébraïque de droite à gauche, se lisait ainsi KRT, kareth ou karet, un terme biblique exprimant un châtiment, le "retranchement", pour une faute grave. J'avais certainement pensé alors à KTR, et peut-être à 620 et aux RWHWT, peut-être aussi à l'atbash menant à GAL, "venger", mais je suis assez certain que ce n'est qu'aujourd'hui qu'il m'est venu qu'un mot essentiel du Queen précédent était caret, ou signe ^, désignant en typographie un passage à supprimer (à retrancher). Ce caret était précisément utilisé dans le roman pour désigner la lettre hébraïque Gimel:


 Le génie de Dannay lui a permis de représenter les lettres A-B-C par leurs images dans l'alphabet acrophonique originel, un boeuf (ox), une maison, un chameau, au moyen de codes typographiques. C'était l'aspect révélé, mais j'imagine qu'il pensait à l'Alpha grec, α, avec ox, au Beth hébraïque, ב, avec la porte de la maison, et aux formes archaïques de Gimel avec ses ^^ supposés représenter les bosses du chameau:
 

  Ceci mériterait au moins un billet complet; pour l'heure je renvoie ici et .
  Avant de revenir au fil principal, l'obsédé quaternitaire remarque que CARET est l'anagramme de CATRE, effectivement quatre en occitan.
 

  Le psychopathe de Rêver, Jacques Lambier, est aussi un "vengeur du sang", se vengeant des bourreaux de son enfance en enlevant et torturant leurs enfants (4, dont la fille d'Abi).

  Ma page 155 indiquait que la tradition juive avait identifié un autre ensemble biblique de 620 lettres, deux passages concernant la lumière, 'or, supposée être la racine du mot tora.
  Il s'agit des paroles divines indiquant à Moïse en Ex 25,31-40 comment faire le chandelier sacré, la menora (racine 'or), puis en Ex 27,20-21 quelle huile doit être utilisée.

  Thilliez semble avoir pleinement exploité que 89, valeur de VERITAS, est un nombre de Fibonacci (les 4 titres suivant Rêver totalisent 288 chapitres, double du Fibo suivant 144, et 288+89 = 377 autre Fibo).
  Le "big boss" de LUX est Emmett Lloyd. Emmett est donc homophone de l'hébreu emet, "vérité", VERITAS, mais on a encore
EMMETT LLOYD = 76+68 = 144, le Fibo suivant 89. Je note que ce nom est formé de lettres doublées, plus OYD, anagramme de Yod, 10e lettre de l'alphabet hébreu, initiale de YHWH, rapportée aux 10 Commandements, aux 10 Paroles de la création.
  Le chef de la délégation française n'est connu que par un nom,
MARICK = 55, le Fibo précédant 89.

  Ce sont les seuls chefs identifiés. Le partage 76-68 de 144 n'a rien de quelconque, il répond à la formule générale
L(n) + 2 F(n) = F(n+3),
avec L nombre de Lucas, tel que L(n) = F(n-1) + F(n+1).
  J'ai rencontré le même partage dans le 10e Queen, Halfway House (1935), évoqué dans le précédent billet pour ses 5 chapitres aux Titres Tautogrammes en 2 mots, le dernier étant The Truth, "La vérité".
HALFWAY HOUSE = 76+68 = 144,
ce que j'avais vu d'une part faire écho aux 233 chapitres (Fibo) des 9 Mysteries précédents, d'autre part être un jeu hébraïsant. La lettre Bet(h) hébraïque signifiant "maison", way laissant entendre la copulative we, "et", le titre peut livrer
alef we-bet = gimel, ou 1+2 = 3, Alef-Bet-Gimel étant les 3 premières lettres de l'alphabet hébreu, comme les 3 premiers nombres de l'alphabet numéral, dans ce roman où est assassiné le bigame Gimball, nom dérivé du latin gemellus, "jumeau".
  Gimball vivait deux vies, dans les familles Angell et Borden, A et B, et l'intrigue montre une romance naître entre Bill Angell et Andrea Borden, parfait chiasme BA-AB, souligné par le prénom Andrea.
  On y trouve aussi une "lumière", car LUCY Angell est accusée, à tort, du meurtre de son mari, ce qui fait l'objet du chapitre médian, The Trial, "Le procès".

  Le personnage essentiel de LUX est
ZOE MARGOT = 46 74 = 120 (comme THE TRUTH).
  46-74 est le partage doré idéal de 120. Je rappelle que la marguerite fait partie des plantes Fibo, le nombre de ses pétales étant généralement un Fibo.
  Le nombre 74 des lettres des titres de l'heptalogie Thilliez m'a amené à diverses propositions, la valeur des lettres VERIT, formant "vérité", la valeur de JESUS, à qui Jean (14,6) prête la parole:
Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
en grec il s'agit bien de zoê:
λέγει αὐτῷ Ἰησοῦς Ἐγώ εἰμι ἡ ὁδὸς καὶ ἡ ἀλήθεια καὶ ἡ ζωή· οὐδεὶς ἔρχεται πρὸς τὸν Πατέρα εἰ μὴ δι’ ἐμοῦ.
  Toujours selon Jean (8,12), Jésus dit
Moi, je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
  Je connais depuis un certain temps ce couple 74-46, valeurs donc de JESUS et de MARIE; çoeur dp a attiré mon attention sur la possibilité de lire VIERGE dans VERTIGE. Pourquoi pas, et j'ai pensé à Manon, provençal pour Marie, étrange personnage de La mémoire fantôme, dont on ne sait pas grand-chose de la sexualité, sinon qu'elle a une relation homo avec Lucie ("lumière") Henebelle.

  Il existe un livre titré VERITAS, c'est une enquête menée par Ariel Sabar sur un faux évangile attribué à la femme de Jésus.

  A propos de 74-46, j'ai eu 74 ans il y a quelques jours, et une amie juive me les a fêtés en employant l'expression que je ne connaissais pas 'ad meah we'esrim, soit "Jusqu'à 120 (ans)". 120 ans est supposé être l'âge maximal de l'homme, celui auquel est mort Moïse à la fin de la Tora, celui réputé atteint par divers sages ensuite.

  Puisque je suis dans le perso, j'ai relevé quelque chose de cet ordre dans LUX, où le second personnage important est Romy, la fille de Zoé, ou plutôt le fils, car Romy est né(e) garçon, mais s'est toujours sentie fille et s'est fait opérer à 18 ans.
  A plusieurs reprises il est fait allusion à son prénom originel, qu'elle refuse désormais d'entendre. Quel prénom masculin est proche de Romy?
  J'ai pensé à mon prénom, et que la différence entre Rémy et Romy tienne à une voyelle m'a rappelé les coïncidences liées au Maître des énigmes, avec d'une part la lecture du Tétragramme, du Nom, hou hi, "Elle Lui", et la présence non exploitée du mot ÇBY, atbash HSM, HaShem,"Le Nom", dans le diagramme révélant cette lecture.

Note du 14/7: Il m'est venu cette nuit que ROMI livre ORIM, autre translittération de Ourim ("lumières"), vue dans le billet précédent.
 
 
Ceci fait encore écho au Maître des énigmes, où le diagramme donne en fait la lecture HY HW de YHWH, exact pendant de ROMI devenant OR IM. Ceci souligne encore la complémentarité phôs-zôê.
Le père de Romi, mort d'un cancer, se prénommait Erwan. J'ai la curiosité de m'interroger sur ce prénom, découvrant ainsi qu'il s'agit de la forme bretonne d'Yves, or Yves est le père d'Abigaël dans Rêver. Ce sont les 89 éléments de ce roman comme de LUX (VERITAS = 89) qui ont été le point de départ de ce billet.


  Je comptais aussi commenter un bizarre détail de LUX. Le centre de la plate-forme est occupé par une forêt, un parc boisé de 1200 m2. Et au centre de ce parc trône un chêne qui a au moins l'âge du vieil Emmett Lloyd, lequel déclare:
– Lui, c’est Yggdrasil, au cœur du cœur.
  Yggdrasil est l'arbre de vie du mythe scandinave, où il s'agirait d'un if ou d'un frêne. Ce chêne pourrait remplacer celui que Zoé (vie) a perdu, déraciné par le vent. Je rappelle la valeur 233 de "l'arbre de vie" d'Eden, nombre de Fibonacci.
  Vent, chêne, vie... me rappellent Le testament des templiers, de Glenn Cooper, où le secret de la vie éternelle est gardé dans un village imaginaire de Dordogne, Ruac, un nom qui me semble inspiré par l'esprit saint, transcrit ruach ha kodesh.
  Un des personnages du roman se nomme Zvi Alon, soit "cerf chêne". Ce "chêne" sera d'ailleurs tué. Une bizarrerie de l'édition Pocket était page 201, où ce nom est devenu Zvi Mon.
 

  "M" a la place de "Al", c'est une erreur typique de reconnaissance OCR, mais je suis abasourdi qu'il apparaisse ainsi MON, renversement de NOM, alors que ZVI ou ZWI ou ÇBY est, quelle que soit la translittération, l'atbash de HaShem, "Le Nom".
  L'hébreu alon, ALWN, a pour valeur 87, valeur de TRUTH dans notre alphabet. Tiens, il me souvient que La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, étudié ici, enquête sur la mort de la jeune Nola.

  J'ai refeuilleté Les arcanes du chaos, et essentiellement vu quelque chose qui m'avait échappé jadis.
ARCANE = 42
LES ARCANES DU CHAOS = 168 = 4*42
  Non seulement c'est idéalement quaternitaire, mais j'ai rencontré cet exact schéma dans l'heptalogie Thilliez, avec les 210 occurrences du mot "vérité", réparties en 168 occurrences avant le fautif "verité" du manuscrit de Caleb, et 42 ensuite.


  Je signalais que 42 était la valeur n du grec αληθεια, "vérité", mais il est loisible à chacun d'imaginer la correspondance qui lui chaut, ARCANE, NOM, ALON, FOU...
  Le roman compte 85 chapitres, entrecoupés de 13 extraits du blog de Kamel Nasir, dénonçant les manipulations. 98 éléments en tout, donc, et voici comment s'achève le 42e (ou chapitre 37):
  Ils étaient à la veille d’un long voyage. Un périple historique.
  Vers la Vérité.
  L'intrigue est peut-être un peu plus complexe que ce que j'énonçais plus haut. Yaël est un pion dont toute la vie a été manipulée par deux anciens étudiants de Yale, se disputant son sort.

  Aleteya et Aletheya sont d'autres translittérations du mot grec, c'est par exemple le titre de ce livre en 42 pages consacré à une exposition du peintre Cannelli, le 8 septembre 2007.
 

  Ce 8/9/2007, j'avais publié un billet en l'honneur du 134e anniversaire de Jarry, et avais décrété que le 8/9 était un jour propice aux coïncidences, ce qui se vérifierait le 8/9 suivant avec l'intuition au réveil que le 4/4/44 était exactement aux 4/5es de la vie de Jung.
  ALETHEYA livre l'anagramme YALE THEA, Thea "déesse" en grec, ou "divine".

  Avant-hier soir 10 juillet j'avais dans ma boîte un mèl de Bernard Beitman. C'est un spécialiste américain des coïncidences qui propose chaque semaine des podcasts avec divers invités. Je ne regarde que fort rarement, en partie parce que mon anglais n'est pas parfait.
  Je n'en ai pris connaissance qu'hier matin. L'invité en était Gary Schwartz, qui, dans les années 80 où il était professeur titulaire à Yale, osa poser à haute voix une question à l'Univers: Existe-t-il un meilleur nom pour Dieu?
  Schwartz avait reçu une éducation juive, et trouvait absurde le Dieu biblique qui dialoguait avec certains privilégiés, et punissait lourdement ceux qui lui déplaisaient. Le sentiment d'une intelligence supérieure le conduisit pourtant à cette question, à laquelle il dit avoir entendu immédiatement une réponse, SAM.
  Il chercha ce que ça signifiait, apprit que c'était le diminutif de Samuel, et que ce nom hébreu signifiait "Son nom est Dieu". Ceci le conduisit à changer et à orienter ses recherches vers les phénomènes étranges.
  Wikipedia lui consacre cette page, où j'apprends qu'il est né le 14 juin 1944, lors de la convalescence de Jung. Tiens, il est à l'origine du projet de recherche VERITAS, arrêté en 2008, destiné à tester la survivance de l'esprit après la mort.
  Il est évidemment controversé, et, sans prendre parti dans la controverse, je ne peux que constater la coïncidence entre ce podcast et mes préoccupations du moment, Yale, Veritas, BYT SAM.
  Précisément, le "nom" de son interlocuteur, Beitman, peut se lire "homme du BYT", bien qu'il n'y ait aucun lien étymologique.
  Bernard Beitman, né en (19)42, a des connaissances en hébreu, et précise que Samuel se prononce shemouel, le Sam entendu par Gary correspondant aux lettres Shin Mem formant le mot shem, "nom", et que c'est ainsi qu'on désigne le Tétragramme, dont la prononciation est interdite.
  Beitman a aussi étudié à Yale...

  Il s'agit de son 358e podcast, or 358 est fort connu comme valeur de mashiah, "messie", MSYH auquel est souvent associée l'anagramme SM HY, "nom vivant".

  L'une des entreprises du projet VERITAS a été de tester Allison DuBois, la médium qui a inspiré la série TV.
  Je me souviens avoir téléchargé il y a quelques mois un livre sur Allison DuBois. Je vérifie, c'était le 4 mars, et c'était
The Truth about MEDIUM
by Gary E. Schwartz.


2.7.24

un chemin CELA VERiTaS

à Jacob & Melchisédec,

  Le précédent billet m'a conduit à rapprocher Richard Mas, l'un des noms sous lesquels se présente Richard Morgiève dans Vertig, d'un jeu atbash qui m'est essentiel, BYT MAS.
  Me souvenant que ce jeu était lié à l'oracle évoqué dans la Bible, les Ourim et Toumim, j'ai relu une des pages que j'y avais consacrées, en 2016, ce qui a provoqué un nouveau dessillement.

  Ces mots AWRYM WTMYM (אורים ותמים), traduits Lux et Veritas, "Lumière et Vérité", sont la devise de la prestigieuse université Yale, or veritas, toumim, תמים, TMYM, est un mot de valeur 490.
  J'ai développé depuis début mai que des harmonies numériques unissaient les 7 romans de Thilliez parus au Fleuve Noir, en-dehors de la saga Sharko.

  Au niveau des chapitres, les 64 chapitres du second, Puzzle, correspondent à la valeur du grec ἀλήθεια, alêtheia, "vérité".
  Les 89 chapitres du suivant, Rêver, correspondent à la valeur du latin veritas, "vérité" (selon l'alphabet latin de 23 lettres).
  Les 6 titres de Puzzle à Norferville totalisent 441 chapitres, valeur de l'hébreu אמת, emeth, "vérité".
  Le premier roman est Vertige, se passant dans un gouffre baptisé Vérité.

  S'il était intéressant que les 49 chapitres de Vertige représentent le neuvième de 441 (9*49), que le total 490 soit un multiple de 70, comme le total des valeurs des titres, 910, ou celui des occurrences de "vérité", 210, il me semblait manquer quelque chose, et que 490 puisse être aussi la valeur de "vérité" est inespéré.
  Et dire que c'était depuis belle lurette sur Quaternité... L'importance prise par le fait m'a fait vérifier la réalité de cette devise, qui apparaît en divers points du campus, sous diverses formes:
 

  Cette page est supposée expliquer les raisons du choix de la devise Lux et Veritas, peu après la fondation de l'université en 1701, mais elle ne dit rien de l'original en hébreu. J'imagine qu'il faut chercher du côté de la Franc-Maçonnerie, férue d'hébraïsme.


  Mais que sont ces ourim et toumim, et la traduction "vérité" est-elle justifiée?
  Selon le Dictionnaire de la Bible, il s'agissait de deux cailloux, ou autres objets, distincts, contenus dans un étui. On posait une question binaire, "ceci ou cela?", on remuait l'étui, et la réponse était donnée par le premier caillou sorti, "Lux ou Veritas". Je me permets de penser que, les mots étant des pluriels, il s'agissait de deux groupes d'objets en nombre égal, et que la réponse était donnée par scrutin majoritaire (j'écris ceci le 30/06) après tirage d'un certain nombre d'objets, ce qui expliquerait pourquoi l'oracle pouvait ne pas donner de réponse (ce que suggère 1 Sm 28,6).
  Si la nature exacte de l'oracle a été oubliée, peut-être les Septante qui ont traduit la Bible en grec au 2e siècle avant JC en avaient-il quelque idée, toujours est-il qu'ils ont traduit ourim et toumim (Ex 28,30) par τὴν δήλωσιν καὶ τὴν ἀλήθειαν (Ex 28,26), "la déclaration et la vérité". Le nom δήλωσ est lié à l'adjectif δήλοσ, "clair", ayant quelque rapport avec ourim, littéralement "lumières" ou "feux". Les objets étaient-ils clairs et sombres?
  Quelques siècles plus tard, la Vulgate a traduit l'expression par Doctrina & Veritas, "enseignement et vérité", et un bon millénaire ensuite Luther par Licht und Recht, "lumière et droit".
  L'espéranto a respecté les pluriels avec la signojn de lumo kaj la signojn de justo, "les signes de lumière et de justice".

  Selon la tradition, la traduction en grec de la Bible aurait été confiée à 72 érudits, oeuvrant chacun de son côté. Au final, les 72 versions auraient été rigoureusement identiques, au mot près...
  Pourquoi ces 72 sont-ils devenus septante, 70? Je ne sais,

  Strong voit en ourim et toumim des substantifs pluriels distincts de leurs singuliers or et tom, "lumière" et "perfection". Le mot tom (palindrome me faisant penser au muttum latin) signifie "complétude", "perfection", "innocence". Toutes ses occurrences bibliques sont en 2 lettres TM = 440.
  L'une des premières choses constatées dans Norferville était l'idéal partage doré de ses 68 chapitres couvrant 440 pages en 26-16-26 et 168-104-168.
  Le mot tom est proche du mot "jumeau", TAWM, parfois orthographié TWM. Le prénom Thomas en est la grécisation. Ce n'est vraisemblablement pas par hasard si l'un des noms du jumeau pervers du Manuscrit inachevé est Luc Thomas.
  J'ai été conduit en avril dernier à m'intéresser au grec tomê, τομἠ, "section", désignation de la section d'or pour les mathématiciens grecs.

  C'est donc Vertige de Thilliez qui m'a conduit à chercher des anagrammes des 6 lettres EV-GT-IR (3 couples atbash), et à découvrir le roman Vertig de Richard Morgiève, dont un passage m'a évoqué la transformation atbash  de BYT (בית) en SMA (שמא), que je savais liée par les commentateurs au pectoral du Grand Prêtre, portant l'oracle des Ourim et Toumim (אורים ותמים):

  Un autre roman de Morgiève m'a conduit à quelque chose à quoi j'aurais pu penser indépendamment, par exemple à partir des 441 + 49 chapitres de Vertige, 49 neuvième de 441.
  Cet autre roman est Le Cherokee (2019), Grand Prix de Littérature Policière, ce qui me rappelle que le Grand Prix de 2004, Les Silences de Dieu de Sinoué, a joué un rôle dans mon intuition du 8 septembre 2008, à l'origine de Quaternité.

  J'ai beaucoup de mal à m'intéresser à son intrigue policière, peut-être parce que mon intérêt essentiel pour les structures m'a d'abord conduit à en dénombrer les chapitres, non numérotés. Il y en a exactement 100, que des extraits de blagues en exergue, pages 9 et 423, répartissent en 90 et 10.
  Ces chapitres ont tous des titres, en gras et italiques, et certains ont des sous-titres, en caractères normaux. Je soupçonne un code, mais je fatigue, et je me contente de livrer ce tableau des chapitres ci-dessous, répartis en un carré de 10x10. A gauche, les 34 chapitres sans sous-titres en noir, les 66 autres en blanc; à droite le contraire:
 

  Le chapitre 83 a pour titre Dimanche 10 octobre 1954. J'ai vérifié que ce 10/10 était bien un dimanche. C'est le seul titre donnant une date, et 9 autres dates sont données dans les sous-titres. Je n'en donne pas le détail, relevant d'abord cette répartition 9-1,

  J'ai parlé à diverses reprises du motif 9-1 chez Ellery Queen. Il y a bien sûr La décade prodigieuse (1948), original Ten days' wonder, en référence à l'expression nine days' wonder, désignant un succès éphémère.
  Il s'agit d'un plan criminel visant à faire soupçonner quelqu'un d'une étrange folie qui le pousserait à transgresser systématiquement les 10 Commandements, plan culminant avec un assassinat.
  Le roman est divisé en 10 chapitres, intitulés de Premier jour à Dixième jour, sans continuité entre ces jours, et sans correspondance avec chacun des commandements. Le dernier chapitre est divisé en 10 sections, avec la mort du vrai criminel à la dixième.

  Le 10e roman signé Queen, Halfway House (1935), pourrait sembler mineur, mais il rompt avec les 9 précédents dont les titres avaient tous la même forme, en conservant le Défi au lecteur qui sera abandonné dans les romans suivants.
  Il est en 5 grands chapitres dont les titres sont des tautogrammes,
The Tragedy
The Trail
The Trial
The Trap
The Truth

soit 10 mots commençant par T, 20e lettre, ce que j'avais vu comme une signature de Dannay, le Queen principal, né le 20/10/05. Il y a un autre motif 9+1 dans les indices désignant le coupable, voir ici, mais ce qui m'éberlue aujourd'hui est la présence de ce 10e mot des titres, Truth, "vérité" (que je distinguais des autres parce qu'il compte 2 T), alors que je viens de découvrir le schéma 441-49 dans l'heptalogie Thilliez, avec 49 "marchepied" (hadom, HDM = 49) entre 441 et 490, ou encore "mesure" (mida, MDH = 49) commune à 441 et 490, valeurs de deux "vérités".
  Le chapitre 22 du Cherokee est intitulé
La vérité

Le dessin, un "dindon"

  En comptant à partir de la fin, pourquoi non dans cette affaire d'atbash, ce serait le chapitre 79, valeur de VERITE.
  Quid du chapitre 79?
Le guet-apens

La bague au doigt

  Il y a peut-être un jeu de mot dans le titre, avec "le gay tapant". Le cherokee, c'est le shérif Nick Corey, qui est gay, et qui est tombé amoureux de l'agent du FBI Jack White, mourant à la fin du chapitre, après qu'ils se sont passés l'un l'autre aux doigts les alliances que Corey a fait forger pour eux par l'orfèvre Samuel Meyer.
  Jack énonce une dernière volonté avant de mourir:
— Quand je serai mort, a dit Jack White, je veux bien que tu prennes mon alliance et que tu la portes tant que tu seras seul…
  Nick portera ensuite les deux alliances à son annulaire, ce sera répété à plusieurs reprises, jusque dans le court dernier chapitre.
  Ceci me rappelle intensément un conte de Daumal analysé ici. Les jumeaux Mo et Ho se distinguent l'un de l'autre par leurs colliers, l'un portant une petite croix, l'autre un petit anneau. A la fin du conte, les deux jumeaux se fondent en un seul être, Moho, portant les deux colliers. Ou Homo ? (mais il n'y avait évidemment pas d'arrière-pensée homosexuelle chez Daumal).

  Que pourrait signifier le motif 9-1, ou 1-9? A ces nombres correspondent les lettres IA ou AI, deux lettres qui ont acquis une extrême importance depuis quelques décennies, Intelligence Artificielle, Artificial Intelligence.
  J'avais vu une nette allusion à SPIELBERG dans les deux amis cinéphiles du Syndrome E, de Thilliez, SZPILman et RotenBERG.

  Bien des auteurs semblent céder à la faiblesse d'inclure des jeux biotextuels dans leurs oeuvres, et s'il en allait de même des IAs?
  Ou, puisqu'il est encore permis d'imaginer que les IAs sont toujours dépendantes de programmeurs, ces programmeurs ne demanderaient-ils pas aux IAs d'inclure parmi diverses formes de codages des "signatures IA"?
  Délirant, bien sûr, mais ça fait plusieurs années qu'est paru un roman entièrement écrit par une IA, et divers auteurs admettent utiliser l'IA, plus aisément que ceux qui ont recours à des "ghost writers" (je ne sais quel mot est permis en français).
  Et ça fait un quart de siècle que Deep Blue a battu Kasparov aux échecs, le jeu réputé demander le plus d'intelligence.

  Un des personnages de L'anomalie énonce:
— L’important est ceci : une civilisation hypertechnique peut simuler un millier de fois plus de « fausses civilisations » qu’il n’y en a de « vraies ». Ce qui signifie que si on prend un « cerveau qui pense » au hasard, le mien, le vôtre, il a 999 chances sur 1 000 d’être un cerveau virtuel et une sur 1 000 d’être un cerveau réel. Autrement dit, le « Je pense donc je suis » du Discours de la Méthode de Descartes est obsolète. C’est plutôt : « Je pense, donc je suis presque sûrement un programme. »
  La SF avait exploré ce thème depuis belle lurette, et je citais dans le billet concerné Simulacron 3, de Daniel Galouye (1964), où des scientifiques ont créé un Simulacron, une réalité virtuelle peuplée d'intelligences purement électroniques, destinée à remplacer les sondages d'opinion.
  Des anomalies frappent le personnage principal, qui finit par comprendre que son propre monde est virtuel, créé par un autre niveau d'intelligence pour tester les effets d'un Simulacron sur un groupe...

  Moi aussi je suis frappé par des anomalies, pour ne pas dire de totales incohérences dans le monde qui m'entoure, au point d'interroger mes proches. Vivent-ils aussi dans ce monde où la plus grande démocratie ne donne le choix pour la diriger qu'entre un vieillard sénile et un autre vieillard, peut-être moins sénile, mais délinquant multirécidiviste?
  Vivent-ils aussi dans ce pays qui applaudissait il y a 4 mois l'inscription du droit à l'avortement dans la constitution, et qui maintenant plébiscite un militant anti-avortement?
  Mais comment être sûr que ces proches sont réels? Ne font-ils pas partie d'un ensemble de faux souvenirs qui viennent d'être implantés dans un super-ordi pour une quelconque expérience?

  Il ne sert à rien de poursuivre, puisque ma seule interface avec le réel est ce que je crois être mon cerveau, ma conscience, et que ces mots ne signifient plus grand-chose aujourd'hui... Aussi je continue comme si je disposais d'un libre-arbitre minimal.

  Une autre hypothèse avait retenu mon attention, évoquée dans le billet où je parlais de la devise de Yale, à cause justement de Yale. J'en parlais plus longuement ici, en 2011.
  Dans son roman Les arcanes du chaos (2006), Maxime Chattam imagine l'histoire humaine façonnée par quelques êtres supérieurs vivant dans l'ombre, fabriquant des coïncidences en partie pour mieux asseoir leur domination, en partie comme signatures artistiques.
  Cette domination est telle qu'ils mettent du piquant dans leurs vies en s'affrontant entre eux, selon certaines règles.
  Ainsi, un ancien étudiant de Yale, Goatherd, "chevrier", a choisi de manipuler une Yael, parce que c'est l'anagramme de Yale, et parce que c'est un mot hébreu signifiant "chèvre"...

  Je n'ai guère apprécié les autres romans de Chattam que j'ai lus ou tenté de lire. Aujourd'hui je remarque que Les arcanes du chaos fait partie du Cycle de l'homme et de la vérité.
  Le dernier roman de Chattam a pour titre Lux (2023). Peut-être de la suite dans les idées... Je note qu'il me faudrait le lire.
  Le précédent billet m'a conduit à découvrir que Zola, mot auto-atbash dans notre langue, prénom proposé pour l'héroïne de Love (atbash olev) de Morgiève, peut signifier "amour" en bantou. Notre Zola (Emile) a probablement été assassiné la veille de la publication de son roman Vérité, transposition de l'affaire Dreyfus.
  Je l'avais lu et relu au moment de mon intérêt pour cette affaire (1997-99), et en avais rendu compte dans Le mauvais jour d'Alfred, à auto-diffusion très limitée. Une version courte est parue dans Teckel n° 2 (2004).
  Je constate que j'y avais remarqué la concomitance des parutions en 1952 de East of Eden et The King is Dead, redécouverte récemment en étudiant Thilliez. J'y remarquais aussi que dans deux romans où Jules Verne dénonçait les erreurs judiciaires, un même indice ayant conduit à l'accusation d'un innocent était la virole d'un couteau. J'ignorais alors que ce mot était constitué de 3 couples atbash, EV-IL-OR.
   
Vérité est constitué de 4 parties de 4 chapitres chacune. Ce n'est pas unique chez Zola, et Germinal (utilisé par Thilliez dans Pandemia) a 5 parties de 5 chapitres chacune.

  Un autre des titres de Chattam est Oz (2012). J'ai indiqué à diverses reprises que 'oz, "force", est en hébreu un mot auto-atbash.

  J'avais remarqué que le pseudo Chattam peut s'écrire en hébreu שתמ, STM, atbash באי, BAY, soit l'ensemble BYT - SMA revenant à maintes reprises dans mes préoccupations, notamment de même valeur que ourim wetoumim.


  Je vois certaines coïncidences pouvoir me concerner directement (je rappelle que l'équivalent de mon nom en argentin s'écrit Xul, renversement de Lux). Après la mort de Jack White, un personnage important du Cherokee devient Tommie Paulson, une femme que Nick Corey s'efforce de sauver du tueur en série qu'il pourchasse, mais c'est encore un échec.
  Evidemment, le shérif Nick Corey est inspiré par le shérif homonyme de 1275 âmes de Jim Thompson, or en octobre 2000 étaient publiés les deux premiers romans de la série Pierre de Gondol, celui de Pouy, 1280 âmes, où Gondol cherchait quelles âmes avaient disparu lors de la traduction de Pop 1280 en français. Nick Corey y était abondamment convoqué. A propos du chapitre Le guet-apens évoqué plus haut, Guet-apens est le titre français d'une adaptation d'un roman de Thompson, originellement paru sous le titre Le Lien conjugal.
  L'autre Gondol était le mien, Sous les pans du bizarre, et 5 âmes y disparaissaient également, dont Tom Lapnus (Tom diminutif de Tomieslav), l'essentiel du livre étant consacré aux théories de ce génial herméneute, quelque peu inspiré par moi.
  Il devait son nom à sa femme Irène Lapnus, anagramme d'Arsène Lupin. Le roman mentionnait que Lapnus avait publié un texte sous un pseudo qui était l'anagramme du nom de sa femme; c'était une allusion à mon étude publiée en 1995 dans Connaissance des religions sous le pseudo Jren Paulsen.
  Tommie, Tom, Tomieslav, toumim, tomim (autre orthographe), te'omim (jumeaux), tehomim (abîme), tomê (section d'or en grec), tomi, (prononciation moderne), il y a de quoi faire... Je pense à Tommy, l'opéra-rock des Who, avec l'acteur fétiche de mon adolescence y jouant dans l'adaptation ciné, OLIVER Reed...
 

  Wikipédia m'a appris que les Ourim apparaissaient dans L'évangile selon Youri, de Tobie Nathan, que j'avais tenté de lire en 2018, et vite abandonné. Effectivement, Youri a été baptisé d'après ourim, mais ça semble s'arrêter là.

  Il en serait aussi question dans L'alchimiste de Coelho (1988, 1994 en français). Pas du tout quelque chose que j'avais envie de lire, mais ma curiosité me fait le télécharger. Effectivement, l'Ourim et le Toumim y sont importants, identifiés à une pierre blanche et une pierre noire, signifiant "non" et "oui".
  Ce pourrait faire un gag pour les franco-hellénistes: La vérité est vraie, la lumière est phôs (φῶς, "lumière").
  Le héros du roman est le berger Santiago, qui a rêvé d'un trésor caché. Le roi de Salem Melchisédech lui donne
Ourim et Toumim, ainsi que quelques conseils, en échange d'un dixième de son troupeau, soit 6 moutons.
  Un dixième..., tiens donc. Et Santiago a promis également à une gitane de Tarifa un dixième du trésor qu'il découvrirait, et il compte s'en acquitter:
Il rangea Ourim et Toumim dans le coffre d’or. Ces deux pierres faisaient, elles aussi, partie de son trésor, puisqu’elles rappelaient le souvenir de ce vieux roi qu’il ne rencontrerait plus jamais.
« En vérité, la vie est généreuse pour celui qui vit sa Légende Personnelle », pensa-t-il.
Et il se souvint alors qu’il devait aller à Tarifa, et donner la dixième partie de tout cela à la gitane.
  Melchisédech est un mystérieux personnage biblique qui a inspiré maintes exégèses. Aujourd'hui récupéré par le New Age, identifié jadis par la tradition juive à Sem, shem, "nom", mot formé des lettres Shin et Mem symbolisant le feu et l'eau, le soleil et la lune, etc.
  Santiago, c'est Saint Jacques, et Jacques c'est Jacob. L'exégèse juive a vu le patriarche Jacob avoir été l'élève de Sem, donc de Melchisédech. Cette exégèse repose sur un minuscule détail de Gn 25,27,
Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes.
יַעֲקֹב֙ אִ֣ישׁ תָּ֔ם יֹשֵׁ֖ב אֹהָלִֽים
YOQB AYS TM YSB AHLYM
  Le verbe YSB, yashav, a pour premier sens "être assis", et a pour dérivé yeshiva, l'école où l'on s'assoit pour recevoir l'enseignement du maître, la shul en yiddish (je rappelle que mon homonyme Schulz (Alejandro) a choisi le pseudo Xul (prononcé shul) Solar).
  Donc Jacob étudiait, et quel aurait pu être son maître, sinon Sem, fils de Noé, encore vivant au temps de Jacob selon la chronologie biblique.
  L'adjectif tam qualifiant Jacob est la première occurrence biblique de ce mot, traduit ailleurs "intègre" ou "paisible", évidemment apparenté aux substantifs tom et toumim.
  "Intégrité" et "paix" sont aussi des sens du mot shalom, d'où peut-être l'idée d'associer Sem à Salem ou Jérusalem, "ville de la paix", encore un gag...

  Je remarque que les mots AYS TM YSB, "homme tranquille assis", sont composés des seules lettres BYT - SMA, l'ensemble atbash qui m'est essentiel, sur lequel il faudra que je revienne, avec de nouveaux éléments.
  Ces lettres peuvent encore se répartir en YSB, "assis", et AMT, "vérité"
  AHLYM, "tentes", est l'anagramme de ALHYM, elohim, "Dieu". Sa valeur 86 est aussi celle de VERTIGE dans notre alphabet.

  J'avais vu que les valeurs de Melchisédec et Jacob, 294 et 182, donnent le rapport
294/182 = 21/13, mes Fibos fétiches, d'autre part rangs des lettres Shin et Mem formant Sem, shem, "nom".
  Il se dessine aujourd'hui quelque chose qui aurait pu m'apparaître bien plus tôt, à propos de mes publications de mai 2009, récemment évoquées, portant les numéros 13-21-34 dans les revues ou collections concernées.
  J'en avais parlé en détail dans CARL à RLC, le 26/7/2009 (il ne m'était pas indifférent de publier le précédent billet un 27/6, ayant étudié ici des échos entre ces deux dates). Je rapprochais cette coïncidence de celle des numéros 13-21-34 de Planète, acquis quelques années plus tôt, avec ce formidable écho que mon éditeur du volume 34 de l'OdS, Philippe Miécret, était présent dans le n° 34 de Planète, 42 ans plus tôt.
  J'avais manqué alors de souligner que Philippe Miécret est un "nom", un shem, un 21-13.
  Je signalais que l'origine de ce nom est possiblement Mercure, mais n'avais pas songé alors que les lettres
Shin et Mem symbolisent un couple d'opposés, comme le Soleil et la Lune, or ce couple d'opposés est résolu selon l'alchimie par Mercure, et Jung a représenté en gros leurs symboles planétaires, sur la pierre de Bollingen ciselée en 1950 pour commémorer sa guérison de 1944.

 
  Après avoir abordé cette correspondance ici, puis , j'ai rapproché du tarot, où les arcanes 17-18-19 sont L'Etoile, La Lune, Le Soleil. En hébreu, le mot "étoile", kokav, est aussi le nom de Mercure. Aux 22 arcanes du tarot sont associées les 22 lettres de l'alphabet hébreu, et au schéma jungien 19-17-18 correspond un mot étonnant.

  Je découvris plus tard que, dans le Tarot d'Avenières, la représentation de l'arcane 17 montrait le symbole de Mercure.

  Aujourd'hui, je m'avise qu'aux lettres Mem et Shin correspondent l'arcane sans nom, (La Mort), et l'arcane sans nombre, Le Mat, placé entre les arcanes 20 et 21, et qui serait donc le réel 21e arcane.
  Le fameux arcane 17 viendrait exactement entre les deux.

  Le titre de ce 421e billet de Quaternité est l'anagramme de
Le manuscrit inachevé.

Note du 3/7: Un premier coup d'oeil sur Lux de Maxime Chattam.
Un prologue en 5 chapitres, 3 parties en 19-39-24 chapitres, 1 épilogue, soit 88 éléments.
Et une note finale aux lecteurs, Remerciements et la vérité...
Le roman a une fin ouverte. Chattam laisse le soin à ses lecteurs soit d'imaginer à leur gré, soit de lire sa vérité telle que lui l'a conçue, donnée ensuite dans un chapitre 18 bis (de la 3e partie).
Sans avoir lu, je constate que le total serait 89, valeur de Veritas, Lux et Veritas...
Mais ce chapitre "vérité" ne serait donc pas en 89e position, mais en 82e.
N'ayant pas encore lu, je ne peux en dire plus, mais je constate que le 89 de Thilliez était aussi associé à un chapitre manquant dans Rêver, le 57e, indubitablement absent du livre, donc non pris en compte pour parvenir au total 89, VERITAS...

27.6.24

tergiv...ersons

à Lolo & Riri

  Vertige, titre de Thilliez, est un mot composé des lettres E-G-I et R-T-V, doublement symétriques dans les deux moitiés de l'alphabet. Ainsi EGI devient RTV en rot-13, et vice-versa, et VTR en atbash, et vice-versa aussi. Il s'agit des seuls codages logiques où une double application du codage restitue le message initial.
 

  Ceci m'a conduit à chercher des mots composés des seules 6 lettres EGIRTV. Le GRIVET est un singe devenant TEVIRG en rot-13, TREVIG est un toponyme breton devenant GIVERT en atbash.
  Grivet est un patronyme courant, notamment celui d'une colistière de la liste Oulipo qui m'a fait connaître cette particularité en 2002. Il en va de même de Givert, notamment patronyme d'un dramaturge, auteur en 2002 de ce Neveu d'Einstein, amusant car j'ai souvent mentionné un thriller où Einstein était imaginé avoir laissé un message codé en atbash. Je m'émerveille du triangle en couverture, car ce message concerne OR,  "lumière" ou "feu" en hébreu, or le triangle pointe en haut est le symbole du feu, ou du masculin (le mot OR est doublement codé par son atbash LI, "feu" en chinois, puis le renversement IL).

  Ma plus surprenante découverte a été celle de deux romans portant le titre VERTIG, mot pourtant sans signification.
 

  Il y a donc VertiG (2019), une New Romance de Laureline Eliot (pseudo de Laureline Maumelat), et Vertig (2005), de Richard Morgiève, auteur reconnu, titulaire de plusieurs prix littéraires, dont le prix Wepler pour Vertig.
  Les 3 vignettes de droite de l'image ci-dessus résultent d'une seule capture d'écran, sur cette page, après avoir sélectionné ce 24/06 le première image (Booknode).

  J'imagine que, dans une même langue, il est déjà extravagant de trouver deux romans ayant pour titre un même mot inexistant, mais il devient vertigineux, c'est le mot, que ces romans offrent de rares points communs, bien qu'ils appartiennent à des genres fort différents.
  Je n'avais jamais lu jusqu'ici de New Romance, une évolution de la romance style Harlequin incluant à ce que j'en savais des descriptions détaillées de scènes sexuelles.
  Il n'y a en fait rien de tel dans VertiG. Les deux principaux personnages, Ava Langlois et Oliver Astier, y baisent, certes, mais pas si souvent que ça, et sans détails. Ainsi un organe génital n'est nommé qu'à deux reprises, "sexe", une seule fois pendant un acte effectif. Je remarque cependant que la couverture de VertiG(e) peut suggérer "VerG(e)"...
  Ava, 28 ans, dirige la compagnie d'escort-boys VertiG, qui n'offre ses services qu'à des femmes cherchant la compagnie d'hommes, sans qu'il soit question de sexe au départ. Oliver, 30 ans, est l'un de ses employés. Ava, attirée par Oliver, refuse toute relation affective, alors qu'Oliver désire bâtir une relation durable, et doit briser les murs qu'à érigés Ava...
  Le roman a la particularité d'offrir une stricte alternance de 42 chapitres introduits alternativement par Ava et Oliver, narratrice et narrateur à tour de rôle. Ce n'est pas une innovation, mais je suis incapable de citer un autre cas où l'alternance est observée aussi strictement; il peut y avoir d'autres personnages, ou un épilogue réunissant les deux fils narratifs.

  Vertig de Morgiève est un "thriller lacanien" (selon Philippe Didion) en 950 sections introduites alternativement par Un et Zéro. La seule anomalie que j'ai relevée dans cette alternance hypnotique est page 168, où la section 537 est introduite par UN:
 

  Est-ce intentionnel? Auquel cas je n'ai aucune idée de ce que ça peut signifier... C'est moi qui ai numéroté les sections, calcul ensuite vérifié. Esther est ici la soeur de Gégé, mais le contexte suggère la lecture "Est-ce taire ?" J'ai signalé ici que la seule occurrence biblique de esther en tant que verbe ("cacher") y a trait à Caïn chassé "à l'est d'Eden" et déclarant "je serai caché".

  Le roman est écrit à la première personne, par Gérard Mas, dit Gégé, double de l'auteur, orphelin à 13 ans, Mas étant le nom du beau-père qui l'a ensuite élevé. Ava est aussi dite Vava dans VertiG. Gérard est patron d'une entreprise, Technolevage, fabriquant des ponts. Ava chercherait à créer des ponts entre les individus?
  C'est dans la dernière section des deux romans qu'est révélée la signification du titre. Au chapitre 42 de VertiG, après bien des rebonds pas forcément nécessaires,
Ava avoue son amour pour Oliver, et lui révèle le secret du nom de son agence:
– C’est l’acronyme d’une phrase qui avait du sens quand j’ai développé l’idée. « Vous Êtes en Relation avec un Travailleur d’Intérêt Général », explique-t-elle en éclatant de rire. Ridicule, non ?
  Vertig est un roman biotextuel, où Gégé, ou plutôt Riri, tente d'exorciser les drames de sa vie, sa mère morte d'un cancer lorsqu'il avait 7 ans, son père suicidé lorsqu'il en avait 13, sa première femme qui vient de mourir d'un cancer.
  Gégé est à la recherche d'un mot. Un premier indice lui vient à la section 613, limitée à un mot, Vierzig. Il se souvient d'une litanie en trois mots qu'il se répétait jadis. Le second mot lui vient à la section 739
                  Un
Fünfzig !

                  Zéro
VIERZIG FÜNFZIG !

                  Un
J'ai crié VIERZIG FÜNFZIG ! J'étais tout près tout près du mot j'ai.

                  Zéro
VIERZIG FÜNFZIG ! J'ai.

  Et c'est dans la section 950, la plus longue du texte, que le mot arrive. Son père, né en Pologne, Morgiewicz apprendra-t-on dans un autre livre, lui parlait souvent en allemand. Ou en yiddish, là j'extrapole, mais son père est supposé être juif.
Pour nous prévenir de la mort de notre mère mon père avait dit: "C'est fini. Elle ne souffrira plus." Ultérieurement il s'était mis en tête de m'apprendre l'allemand et fertig signifie - fini. C'est fini - c'est fertig que j'écrivais VERTIG même si je me répétais comme une prière mon pense-bête absurde - VIERZIG FÜNFZIG FERTIG V F F ! VIERZIG FÜNFZIG FERTIG V F F ! Elle était morte elle ne souffrira plus c'est VERTIG c'est fini - c'était le vertige sans elle (...)
vertige sans "e" sans eux puisqu'il se suiciderait se suicidait me laissait seul et tout était vide tout était vertig mais je temps était allé je vivais et à cette heure le vertige le vertig ça me faisait penser à fertile c'est fertile - "C'est fertile Richard. Elle est morte tu as traversé la rivière."
  Je précise que, en allemand, V en début de mot se prononce comme F. J'avais pensé à ce mot fertig dans mon étude de l'heptalogie de Thilliez qui semblait constituer une équation fibonacienne à lire à rebours, 68 chapitres de (7) à ajouter aux 220 de (4-5-6) puis ajouter à ce 288 les 89 de (3) pour avoir 377, qui avec les 64 de (2) donne 441, valeur de l'hébreu "vérité". Ce n'est qu'alors, en finale, qu'on peut comprendre le rôle de Vertige, (1), se passant dans le gouffre Vérité.
  Le mot final de Vertig est VERTIG.
  Il y a un vertige de l'infini, plus aisément sensible aux mathématiciens et aux alpinistes.
  Le mot lui-même est curieux, se renversant en inifni... Et l'Un, est-il fini? Il y a une infinité de nombres entiers, et un autre infini de nombres fractionnaires, entre Zéro et Un, formé des inverses des entiers. Cantor a montré que ces infinis étaient de nature différente, et qu'entre les interstices de ces nombres fractionnaires existaient d'autres infinis, infiniment peut-être... Cantor a fini dingue...

  Un autre point commun entre les deux romans est peu immédiat: aucun nom de lieu n'est précisé. On peut imaginer qu'ils se passent en France, mentionnée une fois dans VertiG, pour dire que la famille de la secrétaire d'Ava est éparpillée aux quatre coins de la France. Si l'agence VertiG est dans une ville, rien ne précise si elle est de moyenne ou grande importance.

  C'étaient les coïncidences absolues entre les romans, accessibles à tous les lecteurs.Et puis il y a mes obsessions personnelles...
  Lorsque j'ai appris il y a peu l'existence du genre New Romance, aussi traduit Nouvelle Romance, j'ai aussitôt pensé à Ricardou, lequel a utilisé le logo de son éditeur, Les impressions nouvelles, pour transformer le nom de son essai Le nouveau roman en Les romances nouvelles, et l'utiliser pour un chiffrage complexe dans un recueil de nouvelles en 1988.


  Or Ricardou a aussi imaginé une numérologie particulière, dans laquelle la lettre O vaut zéro, les autres lettres ayant les valeurs de leurs rangs une fois O ôté.
  Ainsi, dans  La prise de Constantinople (1965), des explorateurs vénusiens découvrent une roche, avec des fissures pouvant se lire LEON, et une exploratrice constate que c'est le prénom de son collègue Léon Doca: 
- Pas du tout, rétorque Doca. Il suffit de ne plus hésiter à inverser complètement la lecture pour découvrir le simple nombre 4031 qui n'offre pas le moindre rapport avec l'un quelconque d'entre nous. D'ailleurs...
- En es-tu si assuré, Doca ? dit Elise Sas. J'aimerais avancer une brève démonstration. Donnons au zéro la valeur d'un O, puis considérons en chaque chiffre la lettre qui lui correspond dans l'alphabet. Nous découvrons alors le sens de ce mystérieux message: 4 égale D, zéro donne O, 3 signifie C, 1 indique le A de Doca.
  Alors aux initiales A d'Ava et O d'Oliver correspondraient Un et Zéro, les intitulés des sections de Vertig, comme Ava et Oliver sont ceux des chapitres de VertiG.
  Je suis venu à ces romans parce que EV-GT-IR sont des couples atbash dans notre langue, or Oliver est probablement le seul prénom usuel formé de 3 couples atbash, EV, IR, LO.

  J'ai poursuivi plus haut la citation de Vertig jusqu'à "traversé la rivière", parce qu'elle me semble importante, et d'autres passages du roman pourraient être cités, en rappelant que l'entreprise de Gégé construit des ponts. RIVIER-E comme VERTIG-E est un mot dont les lettres appartiennent toutes à des couples atbash.
  Le couple TG de VERTIG-E est remplacé par RI dans RIVIER-E. Il me souvient qu'un épisode important du film TRUE GRIT est la traversée d'une rivière. Rooster Cogburn et La Boeuf ont interdit à la jeune Mattie de traquer avec eux les meurtriers de son père, mais Mattie traverse à cheval la rivière, et son entêtement convainc Cogburn de la laisser les accompagner.
  Ce qui était interdit sur une RIVE devient licite sur l'autre EVIR (rot-13), l'autre IREV (atbash).

  True Grit, le vrai courage. C'est encore la vérité qui a guidé ma démarche, et notamment la valeur du mot "vérité" en hébreu, 441, ou 21 au carré, ce qui est exploité par l'exégèse, interprétant le nom divin "Je suis qui je suis" par le carré de la valeur 21 de "Je suis".
  Il y a 21 chapitres Ava et 21 chapitres Oliver.
  C'est un peu plus compliqué pour Vertig, où il y a des sections vides; on passe directement de Zéro à Un, sans texte, ou réciproquement. Il y a ainsi 52 sections vides en tout, avec un net avantage pour les Zéro, 34, contre 18 pour les Un. Autrement dit, il y a 441 sections Zéro avec du texte, contre 457 Un.

  A 14 reprises deux sections vides, jamais plus, se suivent, Un-Zéro ou Zéro-Un. Je me suis demandé si les 2 et 1 apparaissant ainsi pouvaient coder du Morse, avec trait pour 2 et point pour 1. Les 52 sections vides se répartissent ainsi:
2 1 2 2 2 1 1 1 1 1 1 2 1 2 1 1 2 2 2 1 1 2 2 1 1 1 2 1 1 1 1 1 1 2 2 1 1 1
  Aux lettres VERTIG correspondent les codes
V: 1 1 1 2; E: 1, R: 1 2 1; T: 2, I: 1 1; G: 2 2 1
et il est plutôt frappant qu'une tentative de décodage utilisant au mieux ces codes (soit en choisissant à chaque étape la lettre dont le code est le plus long) débute ainsi
T E T G I V R E T
livrant non seulement une succession des 6 lettres, mais dans un désordre en donnant une autre signification
TET GIVRET, t'es givré, ou T GIVRE...

  Il y a bien sûr de multiples autres possibilités en utilisant tout l'alphabet... TETGIVRET s'achève section muette 432, et il est intéressant de lire ce qui se passe ensuite, des sections 433 à 442 (j'omets quelques mots)
                  Un
Assis derrière la palissade je regardais dans le trou - je regardais de l'autre côté du fleuve ou de la rivière (...)

                  Zéro
Je me taisais.

                  Un
Je me masturbais.

                  Zéro
Je me masturbais (...)

                  Un
(...) Le mystère du trou est dans la masturbe dans la perturbe de mon patronyme. Dont.

                  Zéro
(...)

                  Un
(...) le trou c'était la tombe dans la tombe on mettait la mère et plus tard le père (...)

                  Zéro
(...)

                  Un
Pour moi c'était le foutre c'était le foutre qui prenait c'était le foutre qui animait qui faisait vivre.

                  Zéro
Le problème sur la tombe de ma mère était écrit ANDREE COLOMBE (...)
  Désolé de trahir par ces omissions. Il faudrait tout citer, et surtout lire tout le livre. Si Gérard Mas utilise son patronyme pour le jeu "masturbe"-"perturbe", ailleurs Richard joue avec son prénom dont le diminutif Dick signifie "bite" en anglais.
  Il semble bien que la mère de Richard était prénommée Andrée, son nom de jeune fille était-il Colombe? J'anticipe sur la trilogie United colors of crime - Boy - Love, dont l'étude devra probablement être remise à un prochain billet, pour remarquer un écho entre "tombe" "colombe" "boy" "love" et ma découverte récente d'un live du 23 mai 1976, 35e anniversaire de Dylan, où il interprète avec Joan Baez le traditionnel Railroad Boy, dont le dernier couplet est
Go dig my grave both wide and deep,
Put a marble stone at my head and feet,
And on my breast put a snow white dove,
To warn the world that I died of love.



  J'ai été frappé par leur interprétation, et peu après ces fertigen rimes dove-love (colombe amour) sur la tombe de la fiancée du railroad boy, je découvre ces rimes colombe-tombe après l'éventuelle énonciation de TETGIVRET.
  J'adore ces ballades tragiques. Je connaissais par coeur Pretty Polly qui était à mon répertoire quand je jouais de la guitare, et j'appréciais Railroad Boy dont je ne connaissais que la version de Joan Baez seule.
  LOVE est aussi un mot composé de deux couples atbash, et BOY, le second volet de cette réelle trilogie complète, introduit un autre couple, BY.

  Je suis effaré des jeux MAS-PER-MER et RICHARD-DICK-BITE.
  Il y a pas loin de 40 ans, je découvrais naïvement le Sefer Yetsira, et apprenais qu'il y avait 3 lettres mères, Mem-Alef-Shin, M-A-S, שמא, correspondant à Eau-Air-Feu, et 7 lettres doubles, correspondant au centre et aux 6 directions de l'espace, le centre étant la lettre Bet, écrite pleinement BYT, בית.

  J'y avais associé divers faits, comme celui que 4 livres bibliques (le premier et le dernier, et les deux attribués à Salomon) débutent par une grande lettre, alors que l'hébreu ignore les capitales, et ces lettres sont BAMS, mais ce n'est qu'en 2016 que j'ai osé franchir ce pas:
  BYT est donc l'écriture développée de la lettre Bet ou Beth, correspondant originellement à "maison" dans l'alphabet acronymique sémitique. Il m'est depuis près de 30 ans essentiel que ces trois lettres correspondent dans l'alphabet hébraïque inversé à SMA, Shin-Mem-Alef, les trois lettres mères, mais ce n'est que le mois dernier qu'il m'est apparu que ces lettres, à l'origine directe des lettres SMA de notre alphabet, se réarrangent en MAS, signifiant notamment "maison" dans ma langue.
  Autrement dit, SMA est l'atbash de BYT, et ma représentation ci-dessus illustrait idéalement la correspondance de notre MAS et du BYT hébraïque. Je laisse à Richard l'entière responsabilité de sa "bite"; y aurais-je pensé, j'aurais évidemment choisi d'y associer le triangle pointe en haut.

  Dans cette interview de 2005, Richard dit:
J'avais plusieurs buts : d'abord poursuivre mon travail romanesque sur le problème du trou, qui est le problème même de la psychanalyse. J'ai consacré trois livres à ce sujet. Le premier volume est Full of love, publié l'an dernier, suivi de Vertig, et le prochain titre à paraître est w.no, dans lequel je m'attaque frontalement à ce problème qui ne peut se résoudre au niveau mathématique, ni même physique, mais qui s'inscrit "naturellement" dans nos vies. En vérité, il n'y a pas un être qui puisse échapper au trou. Le héros de la trilogie, Gérard Mas, ne parvient plus à traverser les ponts. Pourquoi ? Il cherche le mot, le vertige qu'il y a dans "vertig" ; quel est ce "fertig" dans le vertige qui est le sien ? Vertig est conçu comme un thriller, j'y ai inséré différents contes. Le système binaire est à l'origine de l'informatique. C'est pourquoi ce livre s'écrit entre un et zéro. J'ai fait en sorte que la première histoire mette en scène un homme contaminé par un virus informatique. C'est une allégorie - qui n'est pas contaminé par l'informatique à l'heure actuelle ? Un autre thème que je travaille, dans ce livre et le suivant, est le cauchemar à haut débit (ce qui est encore une référence à l'informatique) : comment rire de nos peurs ? Il m'aura fallu trois ans pour écrire ces ouvrages. Ce temps, je l'ai consacré à rendre le plus simple possible un projet qui ne l'était pas.
  Heureusement que c'est simplifié...

  Bien que le troisième volet, w.no, semble écrit, il n'est pas paru à ce jour.
  Je constate que le premier titre, Full of love, est composé de lettres formant 3 couples atbash, F-U, OL, EV, l'expression pouvant s'écrire ful o' love, entièrement atbash FU-LO-LO-VE...

  Le roman a encore une structure plutôt complexe, malgré la simplification.
  Il semble constitué de 49 sections, débutant à divers points de la page, comptant 26 lignes. Je ne sais comment interpréter les 3 premières sections, mais les 26 suivantes, 4 à 29, semblent obéir à un motif d'une absolue régularité, débutant aux lignes
1-4-7-10-13-16-19-22-25
2-5-8-11-14-17-20-23-26
3-6-9-12-15-18-21-24
  Bref, on ajoute 3 lignes à chaque fois, et quand ça dépasse 26, on retranche 26.
  Ensuite, c'est moins net pour les 10 sections suivantes,
4-7-11-8-15-22-3-10-17-24
  Les 7 dernières de ce groupe, de 8 à 24, correspondent à "ajouter 7 à chaque fois". Cette autre série logique s'achève sur 24, rang de la lettre X. La 48e section (24+24?) s'achève sur la constatation que la règle de 3 implique de tracer un X, que X est aussi le symbole de l'inconnue et du porno. Gégé (gématrie 24!) se souvient aussi que X est la croix de Saint-André, et que sa mère se prénommait Andrée.
  A 3-10-17-24 correspondent les lettres C-J-Q-X, formant deux couples atbash, CX et JQ. Deux rangs plus loin ce sont EV et LO, formant LOVE.

  Il faut tout de même dire que le dernier volet de la trilogie, Love (2015), a un point commun avec Vertig, malgré une construction classique et une réelle intrigue romanesque: Chance, le 'héros", est tombé amoureux d'une femme qu'il a croisée, et tente d'imaginer son prénom. Il la retrouve, mais son prénom ne sera pas révélé. Il est loisible d'imaginer que ce soit Love.
  Au cours de sa quête, Chance a rencontré diverses personnes, et leur a demandé de lui donner des prénoms féminins. L'une d'elles, après quelques autres, cite:
— Wala, Kaithleen, Zola…
— C’est un écrivain, a objecté Chance.
— C’est un prénom de femme…
  J'ai vérifié, car j'avais vu jadis en ZOLA un mot autoatbash, et avais composé à partir de son nom un texte palindrome-atbash en 2002.
  Oui, Zola est bien un prénom, et selon certaines sources il signifierait "amour":
Zola from Kongo tribe means 'love' and is of Bantu origin.
  W... K... Z...: j'ai signalé ailleurs que KWZ(W) est un codage de YHW(H), codage connu de chaque Juif car il figure sur le parchemin de la mezouza au seuil de sa MAISON.


  Je reviens aux sections de Full of love. Les 10 dernières débutent aux lignes
4-7-10-13-16-19-22-25-2-1
  On y retrouve le même schéma qu'aux sections 4 à 13, mais le 1 initial de la section 4 est passé  en queue.
  Quant aux 3 premières sections, elles débutent toutes à la ligne 1, mais avec des décalages sur la ligne elle-même pour les sections 1 et 3, avec des retraits de 4,1 et 4,3 cm, alors qu'il n'y a aucun retrait ailleurs de début de paragraphe, sauf à la section 29, celle qui achève les 26 "+3".
  Une autre particularité touche cette section 29, elle est suivie d'une page blanche, c'était aussi le cas des sections 1 et 2.
  Quel est le rôle de ces pages blanches? Mystère, et ce n'est pas le seul. Et si jamais il fallait considérer le nombre total de lignes de chaque section? où celui des lignes blanches en fin de section? J'y renonce.

  Dans les calculs qui m'ont traversé l'esprit, il y a que les rangs des sections 30 à 39, donnent par leur somme 345, valeur de l'hébreu ha-shem, "Le Nom", désignation du Tétragramme YHWH, de valeur 26. Une formule essentielle du judaïsme est "YHWH (est) un" , YHWH AHD = 26+13 = 39.
  En comptant les rangs 1-2-3 des 3 premières sections, 345 + 6 = 351 pour ces 13 sections "spéciales", encadrant les 26 sections "régulières" qui débutent aux lignes 1 à 26, or la somme de ces nombres 1 à 26 est aussi 351.

  Coupler avec Vertig donne 999 sections, 49+950, et les livres ont 144 et 300 pages, total 444. Il est assez évident que ces textes ont été composés sur ordi, avec donc le contrôle sur l'état final du livre publié.

  Dans l'optique X 24e lettre, 144 est le carré de 12, 12+12 = 24, et 300 la somme des 24 premiers nombres. 24 est encore la factorielle de 4, en allemand VIER, composé des couples atbash EV et IR.
.
  J'avais aussi vu une possibilité dans l'apparition du mot vierzig, "quarante", à la section 613. Le judaïsme connaît 613 mitswot, "prescriptions", dénombrées par les sages dans les paroles divines pendant les 40 ans du séjour des Hébreux dans le désert.
  Une exégèse touche ce mot au singulier. La mitswa aurait une réalité cachée au-delà de celle immédiate, car les 2 premières lettres du mot MÇWH donnent par atbash YH, donc YHWH...

  Bref c'est une chose de coder, et une tout autre chose de décoder...

  950 a peut-être une valeur biotextuelle. Gérard réalise dans Full of love que la "preuve par 9" qu'il cherche est peut-être liée à sa naissance un 9 juillet, mais ne précise pas qu'il s'agit de l'année 1950.
  Je suis né 3 jours avant lui. Ainsi nous sommes nés les 6 et 9 sous le signe du cancer qui a emporté nos mères et nos femmes...
  Je pense encore à Ricardou qui a joué avec le renversement entre les 6 et les 9, notamment dans Le lapsus circulaire.

  Vierzig, fünfzig, VERTIG. J'ai tendance à y lire
40, 50, 81, et à y retrouver le 81 90 de l'
ELISABETH LOVENDALE de Leblanc, ou le 90 81 de l'
OLIVIER LASIUS de Ricardou, et toute l'intrication qui a suivi mes premières découvertes de 1996 (96!). Un accès ici.
  Alors que je ne savais pas que j'allais, forcément, dédier ce billet à Lolo & Riri, j'ai dédié le précédent à Lili & Roro, en pensant à ROBERT RAPILLY qui intervient dans l'affaire LOVENDALE par sa grille de 90 lettres, et qui est lui-même un 171 (78+93).
  J'ai pensé au verbe "tergiverser", et quand je me suis avisé que
TERGIV  ERSONS = 81 90,
il m'a semblé obligatoire que ce soit le titre du billet.

  Un nouveau roman de "Riri" est annoncé pour août prochain.
  Sa couverture m'évoque moult autres labyrinthes, Borges, Danielewski, Thilliez, Paul Halter, Maurice Henry évoqué récemment pour une couverture également dédaléenne.
  Il débute le 6 juin 44, avec un Jacques qui pique une tête dans la rivière, bien que ne sachant pas nager... Je pense à Jacob au gué du Jaboc...

Note le soir du 27/6: Il est bien possible que le jeu atbash entre les lettres hébraïques MAS et BYT m'ait évoqué le trivial "masser la bite". Je n'en ai pas de souvenir, mais ce dont je suis sûr, c'est d'avoir transformé une célèbre citation de Nietzsche en cette contrepèterie:
Quand tu mates l'abysse, l'abysse te mate aussi.
Je l'avais citée en 2020, sans signaler que ce jeu m'évoquait une pratique du tantrisme, le coït inversé, où des exercices inouïs conduisent à donner une force aspirante au méat urinaire telle qu'il peut provoquer l'éjaculation du clitoris dans l'urètre...
Note du 28: Une recherche me montre que j'avais donné ce contrepet sur la liste Oulipo le 18 mai 2007, en conclusion d'un message remerciant la liste pour sa collaboration à un hommage aux 60 ans d'Anne. Je l'avais vraisemblablement composé antérieurement.