7.6.24

Vérité quand tu nous tiens

à Caleb & Pinhas

  La parution de Norferville a déclenché un torrent de découvertes pouvant unir les 7 romans de Thilliez parus au Fleuve Noir, en-dehors de la saga Sharko.
  Ce n'est pas fini, mais avant de plonger plus avant dans les développements vertigineux que j'entrevois, je vais tenter de préciser le point peut-être le plus net apparu dans mes investigations, l'omniprésence du mot "vérité".

  Je rappelle d'abord que les trois langues historiques bibliques sont l'hébreu de l'Ancien Testament, le grec du Nouveau, et le latin, avec la traduction de la Vulgate qui a été jusqu'au 16e siècle la principale voie d'accès au texte, soumise à l'interprétation du catholicisme romain.

  Le 2e roman de l'heptalogie Thilliez a 64 chapitres, 64 valeur du grec "vérité".
  Le 3e roman a 89 chapitres, 89 valeur du latin "vérité".
  Les 6 derniers romans totalisent 441 chapitres, 441 valeur de l'hébreu "vérité".  La différence entre 441 et 64 est 377, valeur de l'hébreu "sept", or le roman ouvrant l'heptalogie est Vertige, en 7 lettres. Le mot contient les 6 lettres "vérité", la lettre en sus G étant la 7e de l'alphabet.  Vertige est un huis-clos se passant dans un gouffre que le narrateur baptise Vérité.

  J'ignore tout des connaissances de Franck en grec, latin, ou hébreu, et ne présume aucunement de ses intentions. Ce dont je suis sûr est que ce schéma offre une si remarquable cohérence qu'il serait dommage de la taire.
  Il est certain également que Franck cache des jeux tortueux dans son écriture, ainsi le dénouement de Vertige repose sur un détail si infime qu'il a échappé à la plupart des lecteurs, et que Franck a dû préciser quelle était la seule solution du roman (à ses yeux).

  Mon approfondissement débute par la dernière trouvaille, les 89 chapitres de Rêver correspondent à la valeur de la vérité latine, VERITAS=89 selon l'alphabet latin.
  Il se trouve qu'une des énigmes du roman est une série de 28 lettres tatouées par un psychopathe sur le corps d'une de ses victimes, Victor (un mot latin, "vainqueur"). L'enquêtrice Abigaël parvient à trouver sa signification par une anagramme latine:
« Puella sine ore vobis salutem dat »
« La petite fille sans visage vous salue. »
  Au passage, le roman est si compliqué que, malgré plusieurs lectures, je ne me rappelle ni pourquoi le psycho a choisi cette phrase, ni comment Abi a résolu l'anagramme.
 
  Le mot "vérité" est au premier plan de l'intrigue, dont la formidable intrication est liée à la double vie du père d'Abi, le gendarme retraité Yves Durnan.
  Il était passionné par la BD XIII, dont il avait la collection complète.
  Une photo dépassait de l’une des bandes dessinées intitulée L’Appât. Sur le cliché servant de marque-page, on voyait un poisson-lune couvert d’épines, photographié en gros plan. Elle retourna le cliché. Il était écrit, au feutre noir et en diagonale :
  J’espère que tu trouveras la vérité, autant que je souhaite que tu n’y arrives jamais…
  Cette phrase revient 7 fois dans le roman, in extenso ou tronquée.

  J'ai déjà indiqué que le prénom Abigaël signifie "mon père est joie", ironiquement car son père est la cause involontaire de l'énigmatique drame qui la frappe.
  Le diminutif Abi est souvent employé, or en hébreu ABY, אבי, "mon père", a pour valeur 13. Son père avait une double vie sous l'identité Xavier Illinois, afin d'avoir une signature ressemblant au XIII de son héros.

  Incidemment, je me demandais dans le précédent billet si le prix 24€ de l'essai 888 était lié à son titre, or presque chaque album de la série XIII est vendu 13€.
  Tiens, L'appât où figurait le marque-page "vérité" est le 21e album, 21 et 13 termes de la série de Fibonacci parmi ces 89 chapitres, autre terme. Si ce n'est pas le cas ici, un des rares usages actuels des chiffres romains est la numérotation des chapitres, et Rêver aurait pu s'achever sur un chapitre LXXXIX.
  L'appât contient les lettres PAPA, et c'est ainsi qu'Abi nomme son père, PAPA = 34, Fibo suivant 13 et 21.

  Le marque-page "vérité" est la première énigme d'une chaîne qui peut rappeler celle de La poussière de soleils de Roussel. J'avais vu une étonnante possible allusion à Roussel dans Deuils de miel. Au passage, il me vient qu'une des énigmes de Roussel est "125", ce qui me fait penser au Bourreau 125 de La forêt des ombres.

  La dernière énigme conduit Abi à une valise munie d'un cadenas à quatre molettes de vingt-six lettres chacune. La combinaison X-I-I-I fonctionne immédiatement.
  Précédemment, Abi avait rêvé de la petite fille sans visage:
Sur ses jambes, une bande dessinée : XIII. Et pas de visage. Juste une surface lisse, rosée, qui semblait molle.
  La gamine lui donna un papier sur lequel était inscrit un code : 10-15-19-8.
  Dans le roman, le code conduit à s'intéresser à J-O-S-H, Josh Heyman, auteur d'un polar offrant d'étranges résonances avec l'affaire en cours. En-dehors du roman, ce code permettait aux lecteurs d'accéder au chapitre manquant, sur le site de l'éditeur.
  J'avais vu à l'époque que la somme des 4 nombres était 52, 4 fois XIII, mais j'ai découvert récemment que le prénom de Caleb Trask dans A l'est d'Eden y est associé à Caleb et Josué, seuls hommes de la génération du désert à avoir pu entrer en Terre promise.
  Josh est un diminutif de Joshuah, autre translittération de Josué, aussi un cousinage (sinon un jumelage) devient envisageable entre les polardeux Josh Heyman et Caleb Traskman.
  Je mentionnais ici, en 2014, l'exégèse juive selon laquelle les deux espions envoyés à Jéricho par Josué étaient Caleb et Pinhas, parfaite quaternité-quintessence car Pinhas = 208 = 4 fois 52, valeur de Caleb (en hébreu). J'observais aussi que 52 c'est 4 fois 13, valeur de l'hébreu ehad, "un". Aussi je trouve extrêmement curieux de trouver en 2016 dans Rêver un jeu 13-52 basé sur Josué, Josh Heyman préfigurant la trilogie Caleb Traskman, dont le vrai nom est Christian Lavache (LAVACHE=52).
 
  Cela m'a quelque peu éloigné du thème choisi, "vérité". J'y reviens avec Puzzle, et ses 64 chapitres pouvant évoquer le grec αληθεια. S'il y a des énigmes latines dans Rêver, le grec intervient-il dans Puzzle?
  Je n'ai aucune envie de relire attentivement le livre, et la seule occurrence que me donne le texte numérisé est lorsqu'un des concurrents de la chasse au trésor remarque que Hadès, l'organisateur du jeu, était dans la mythologie grecque le maître des Enfers. Son nom complet est Virgile Hadès, allusion à Virgile guide de Dante aux Enfers dans La Divine comédie.
  Le texte numérisé livre 42 occurrences du mot "vérité", dont, remarquablement, 9 dans le seul dernier chapitre 64, valeur du grec αληθεια, en 7 lettres avec pour lettre centrale θ, le chiffre 9 de l'alphabet numéral grec.
  Ces 42 occurrences ont un hallucinant écho, si fou que je ressens le besoin de redonner mon avis sur les coïncidences de lettres et de nombres. Que GUERISON soit l'anagramme de SOIGNEUR, par exemple, est remarquable, mais ne peut évidemment signifier que tout "soigneur" apporte la "guérison".
  Il en va de même pour la gématrie. Ce n'est pas parce que DIEU = 39 = CHIEN qu'il faut vénérer tout "chien" (ou tout DOG = GOD).
  Mais il y a des créateurs qui, les prenant au sérieux ou non, utilisent ces jeux dans leurs créations, et il peut être important de creuser ces pistes, notamment pour des auteurs comme Thilliez qui ne se cachent pas d'utiliser ces jeux.
  Si les découvertes dans cette voie dépassent les intentions de l'auteur, ça signifie toujours quelque chose, l'approche la plus simpliste étant de décréter que ce sont d'ironiques hasards. Jusqu'où le hasard peut-il aller? Ce cas m'intéresse particulièrement puisqu'il concerne la "vérité", et que l'auteur concerné pourrait témoigner de ses intentions.

  Ceci dit, j'en viens à Anne Machet, auteure de deux livres publiés par les Presses Universitaires de Lyon, ce qui pourrait être un gage de sérieux, mais elle prétend trouver une sagesse numérique cachée dans les mots de la Bible grecque, la Septante traduction de la Bible hébraïque, et le Nouveau Testament, dont les livres sont connus par leur version grecque, mais les Evangiles sont très probablement des traductions d'originaux en araméen, en tout cas il n'est guère envisageable que Jésus, au cas où il eût existé, se fût exprimé en grec.
  Ainsi, en ce qui concerne les relations trouvées dans la Septante, elle ne s'interroge jamais sur ce qu'était l'original hébraïque, la traduction grecque étant souvent immédiate. Je comptais étudier un cas concernant Jacob où interviennent les nombres 377 et 64 (pour αληθεια, "vérité").

  Ce sera pour plus tard. J'ai téléchargé son troisième livre, qui n'a pas de version papier et qu'elle offre gratis au public via l'éditeur 999, Les nombres incognito.
  Il faut d'abord dire qu'elle distingue deux valeurs aux mots grecs, N correspondant à la somme des valeurs des lettres-chiffres dans l'alphabet numéral de 27 lettres-chiffres, et n, somme des rangs des lettres dans l'alphabet final de 24 lettres. Elle ne se limite pas à N et n, et considère aussi N+n et N-n, ce qui augmente quelque peu les possibilités de coïncidences.
  Je ne choisis pas par hasard ce paragraphe, concernant le verset 50 du psaume 89 (Veritas!), mais ce n'est qu'un minuscule échantillon des calculs d'Anne, couvrant 200 pages...

  Voici le verset
50 ποῦ ἐστι τὰ ἐλέη σου τὰ ἀρχαῖα, Κύριε, ἃ ὤμοσας τῷ Δαυΐδ ἐν τῇ ἀληθείᾳ σου;
Où sont, Seigneur! tes bontés premières, Que tu juras à David dans ta fidélité? (traduction Segond)
dont elle n'analyse que quelques mots ou syntagmes dans ce paragraphe, tel quel:
Où sont tes tendresses d’antan ? Ps 89.50

  Où ? Ps 89.50 που (+) 550+51=601 tes tendresses d’antan Ps 89.50 τα ελεη σου τα αρχαια (-) 281+20+617+281+(713-51)=1861 promises à David Ps 89.50 τω Δαυιδ (+) 1143+457=1600 // Vérité ! Ps 89.50 αληθεια (=) 64+42=106.
  Ici (+) signifie N+n, (-) N-n, et Anne s'est manifestement trompée dans la dernière indication, (=), qu'il faut évidemment lire (+). Je ne cherche pas à comprendre pourquoi certains nombres sont en italiques, pourquoi certains N+n ou N-n sont détaillés. Il semble qu'Anne ait voulu mettre l'accent sur les nombres 601 et 106 de et Vérité, les mêmes chiffres se retrouvant dans le 1600 de à David, mais je ne vois pas le rapport avec 1861.

  Quoi qu'il en soit, il est exact que le code ordinal, utilisé par d'autres exégètes, donne 42 pour αληθεια (1+11+7+8+5+9+1), nombre d'occurrences de "vérité" dans Puzzle.
  Anne est sans doute la seule à avoir additionné N et n, soit 64+42 = 106, or
PUZZLE = 106 = ZZL + PUE = 64 + 42.

  En 64 chapitres, avec 42 occurrences de "vérité". Fascinant. Crois-je que c'est intentionnel? Non, mais qu'importe mon avis, la réponse appartient à Franck, et j'ai montré ailleurs qu'il connaissait au moins un livre extrêmement zarbi, Codex Biogenesis de JC Pérez (ce qui a conduit Pérez à accuser Franck de plagiat sur FaceBook).

  Quoi qu'il en soit, ceci conduit à s'interroger sur les occurrences de "vérité" dans l'heptalogie. Revoici un tableau déjà donné ici, mais avec cette fois les nombres d'occurrences de "vérité" dans chaque roman, à la place des nombres de mots des titres:

VER   49    42*     7      86    336   Vertige
PUZ   64    42      6    106    432    Puzzle
REV   89    30      5      68    600    Rêver
LEM   81    25    19    202    528    Le manuscrit inachevé
ILE    84     29*   15    179    528    Il était deux fois
LAB   55     31    11    133    384    Labyrinthes
NOR  68     10*   11    136    456    Norferville

  Le compte est douteux dans 3 cas, je m'en explique:
- Dans Vertige, 11 occurrences de "vérité" sont le nom propre Vérité, je ne les ai pas distinguées des autres.
- Dans Norferville, la note finale de l'auteur contient aussi le mot "vérité", je ne l'ai pas comptabilisé.
- Si le compteur livre bien 29 occurrences pour la numérisation de Il était deux fois, le document contient aussi, sous forme image, les 15 pages manuscrites de la prétendue "vraie fin" du Manuscrit inachevé, celle écrite par Caleb Traskman, alors que la première était dite rédigée par son fils Jean-Luc. Or il y a 2 occurrences de "vérité" dans ces pages:

 

  Au passage, on reconnaît l'écriture de Franck, et repère l'oubli d'un accent sur le premier "vérité". Thilliez indique d'ailleurs dans sa présentation qu'il peut y avoir des erreurs dans ce texte non corrigé.
  Faut-il comptabiliser ces 2 "vérité"? Je n'avais pas compté dans mes calculs cette annexe, donnée à l'envers dans les éditions imprimées du roman. Les accepter conduit à 87 "vérité" pour la trilogie Traskman, or 87 est la valeur de l'anglais TRUTH, "vérité".

  Mon étude m'a fait examiner toutes les occurrences de "vérité", et découvrir ainsi que parmi les 211 occurrences, une seule était le pluriel "vérités", à savoir la 7e des 10 occurrences de Norferville, chapitre 58:
Les habitants étaient réunis sur leurs perrons, discutant entre eux par groupes, propageant vérités et rumeurs.
  Ceci peut inviter à considérer la répartition des 10 occurrences, et former le motif 6-1-3, immédiatement significatif dans le monde juif, avec les 613 mitswot de la Tora. Ceci a notamment inspiré un polar de Tobie Nathan, un auteur dont l'oeuvre a attiré mon attention, et un échange avec lui m'a confirmé la pertinence de mes interprétations. Le nombre de chapitres de ses romans est notamment significatif (voir ici).

  Une étude du corpus thilliézien m'a montré qu'il semblait y avoir moins de "vérité" dans la saga Sharko, par exemple 8 dans La faille (dont un pluriel, avec "quatre vérités") et seulement 4 dans Atomka.

  Ne pas considérer le pluriel de Norferville peut conduire à 210 "vérité" dans les 7 romans, 7 fois 30, alors que les chapitres totalisent 490, 7 fois 70, les gématries des titres 910, 7 fois 130.
 
  Tiens, l'expression In vino veritas a un équivalent en hébreu, l'égalité entre la valeur 70 des mots yayin, "vin", et sod, "secret". Ceci est à l'origine d'un adage talmudique:
"Quand le vin (Yayin) entre, le secret (sod) sort" (Erouvim 65a).
נִכְנַס יַיִן יָצָא סוֹד
Translittération : nixnas yayin yatsa sod.
Traduction : In vino veritas (“ Dans le vin,  la vérité”).
Gimetria : Le mot “vin” (יַיִן, yayin) = 70, de même que le mot
                 sod ” (סוֹד, secret).
Note du 11/7: il m'est venu que dans notre alphabet
SECRET = 70 également.


  70 est le diviseur commun de 210, 490, 910: 3, 7, 13 fois 70. Il y a au moins une autre façon de parvenir au total de 210 "vérité", c'est de ne pas tenir compte du "verité" fautif du manuscrit "de Caleb", et ceci pourrait ravir l'amateur de quaternité-quintessence, en considérant que ce "verité"apparaît à la fin de Il était deux fois.
  Avant lui, il y a 42+42+30+25+29 = 168 "vérité", 4 fois 42.
  Après lui, 1+31+10 = 42 "vérité(s)", 42 qui, je le rappelle, est la valeur "n" de αληθεια.

  Ceci met en évidence qu'il y a 84 "vérité" dans les romans VER-LEM-ILE, dont j'ai souligné les multiples points communs. Une de mes relatives certitudes est l'importance des nombres 52-84 dans LEM-ILE, le point le plus immédiat étant l'acrostiche donné par les 84 chapitres de ILE.

  Ceci m'a encore conduit à examiner de près les "erreurs" du manuscrit "de Caleb", qui sont de plusieurs types.
  Il y a des incertitudes de l'auteur, dument signalées.
  Plusieurs cas de petits mots oubliés, j'en ai compté 5, l', de, leur, une, sa.
  Enfin des fautes d'orthographe, encore faudrait-il être sûr qu'elles soient volontaires, car les premiers tirages de plusieurs Thilliez présentaient des fautes parfois grossières (par exemple page 15 de Norferville, "identitée protégée", erreur aussi présente dans l'e-book).
  Bref, je relève
-
pourchaissait, donné plus haut avec
- verité, page 482;
- suffisament, page 488;
- quatre ou cinq whisky, page 489 (il existe deux pluriels, whiskys étant préconisé);
- asséna, page 493, qui ferait pendant avec verité, mais qui connaît toutes les subtilités de la conjugaison d'assener?

  Enfin je relève page 491
 

  Ce n'est pas une faute dans l'absolu, mais il me semble que tout correcteur proposerait "s'amenuiser".
  Les lettres impliquées dans les erreurs, y compris ce cas, sont donc e-i-m-r-s, et je suis tenté d'y lire

rémi s.

signant ainsi ce billet.


2.6.24

888 !!!

à Catherine & Wanda

  Une petite pause dans mes investigations thilliéziennes, pas absolument sans rapport puisque ce billet est essentiellement consacré à une coïncidence liée au précédent billet publié le 31 mai.
  En relation avec le mot grec
αληθεια (vérité), de valeur 64, carré de 8, je mentionnais les liens exégétiques avec d'autres mots de valeurs multiples de 8 en grec, notamment Ιησους (Jésus), de valeur 888.
  Le lendemain, 1 juin, hier, matinée à Manosque. Garé à Hyper U, vélo jusqu'au Leclerc Média, où je peux feuilleter les livres dans le calme. J'y ai fait un tour assez complet des rayons, cherchant un livre récemment paru sur les incipits, ne sachant pas où il serait classé.
  J'ai ainsi découvert 888, de Pierre Jovanovic, un livre dont la parution en mars dernier m'avait échappé. Je ne savais pas qu'il avait précédemment publié 777 et 666, en 2009 et 2014.

 

  J'achète 888, sous-titré L'humour noir du Christ, et un rapide survol (confirmé ensuite) me fait découvrir qu'il n'y est jamais question de la valeur 888 du grec "Jésus". L'auteur y dit que son livre s'inscrit dans la suite de 777, et qu'il était logique que ce livre
consacré à celui qui "voit" le futur et qui a posé ses trois marqueurs () sur le monde
soit titré 888.
  Jovanovic semble être un personnage trouble, propagateur de fake news et de théories complotistes selon Wikipédia, qui n'est cependant pas pour moi une source objective dans le domaine du zarbi. Il m'est difficile d'imaginer que Jovanovic se dise catholique et ignore la valeur 888 du grec "Jésus", souvent citée, par exemple à propos de la structure octogonale des églises orthodoxes. Peut-être l'a-t-il celé afin que les lecteurs qui le découvrent s'émerveillent de la coïncidence, mais la gématrie n'est pas son truc, et il ne rattache le 666 de l'Apocalypse qu'aux 666 talents d'or que recevait chaque année le roi Salomon (1 Rois 10,14).

  Bref, je reviens à la voiture, et constate qu'une voiture immatriculée 888 est venue se garer derrière moi. Les lettres de l'immat et le type de voiture me sont aussi significatifs, mais je les tais ici.

  Le billet précédent m'a fait constater que ma découverte via Thilliez que les valeurs 441 et 64 des mots "vérité" en hébreu et grec avaient pour différence 377, un nombre de Fibonacci, avait été faite vers 2016 par Rob Slattery, via une démarche complexe faisant intervenir la valeur du grec "Jésus Christ".
  Les pages de Rob m'ont appris que les 154 premières décimales de Pi avaient la même somme, 703, que les 154 premières décimales de Phi. 703 est le triangulaire de 37, un nombre fétiche des arithmologues hébraïsants.
  Pour ma part, 154 m'intéresse depuis peu en tant que valeur de FRANCK THILLIEZ (53+101), générateur potentiel de la structure ou des titres de ses romans (ainsi pour 4 romans successifs: VERTIGE + REVER = 154, PUZZLE + LE MANUSCRIT INACHEVE = 106+202).
  Le psychopathe Andy Jeanson du Manuscrit inachevé est obsédé par les décimales de Pi et Phi:
Vic s’approcha de spirales, de nombres remarquables que Jeanson avait notés, avec des centaines, des milliers de décimales : Pi, racine carrée de 2, le nombre d’or.
  J'ai donc pensé à une contrainte basée sur 154 mots, et à une structure en terza rima de 22 vers, avec 7 tercets composés d'alexandrins de 7 mots, + un dernier vers. J'ai d'abord pensé à des mots débutant et finissant par des lettres de rangs correspondant, modulo 10, aux décimales voulues, et ai composé ce premier tercet le soir du 31 mai:

3,                     1,                                                    ça
 

1 4 1 5 9 2 6   6 1 8 0 3 3 9    Aimez ! Dieu khmer osait surnom « Lingam », parfois.
5 3 5 8 9 7 9   8 8 7 4 9 8 9    « Yahweh Moloch, étang radin, sais quérir sous ! »
3 2 3 8 4 6 2   4 8 4 8 2 0 4    Mon veilleur, mon rêveur naturel, priait, voix.

  C'était difficile, sur plusieurs plans, et la suite amenait des impossibilités pour trouver des rimes.
  J'ai ensuite imaginé quelque chose de similaire, mais avec la gématrie des mots. Multiplier par 10 la décimale de Pi, et y ajouter celle de Phi, mais les décimales 0 ou 1 conduisent à des nombres qui n'ont souvent pas d'équivalents en mots, aussi j'ai décidé d'ajouter 2 à chaque décimale de Pi.
  Pour obtenir une fluidité minimale, je me suis autorisé des articles élidés (jadis lapostrophe nexistait pas, et certains compteurs de mots, comme celui de Word, comptent 1 seul mot pour "l'or"). J'ai composé deux tercets, le 31 mai toujours; c'était plus facile. Je n'étais pas sûr de continuer, jusqu'à ce que je m'avise qu'en faisant le contraire, ajouter 2 à chaque décimale de Phi, et utiliser le chiffre des unités pour Pi, j'obtiendrais la même valeur pour les 154 mots, 10813, mais la valeur de l'éventuel titre changerait, (3+2) fois 10 plus 1 dans le premier cas, 51, (1+2) fois 10 plus 3 dans l'autre, 33, or 33 est précisément la valeur de PHI.

  Alors, tout en regardant le match Zverev-Griekspoor à Roland-Garros, j'ai terminé le poème composé la veille, et voici le résultat.

                                Pépie

Loi noire dans l'igloo propageant cinq polders,
soeur Pouf donnait d'envieux surnoms auxdits lobbystes;     
deux lâches nus tentaient d'enlacer l'amour pair.

Erreur suave, leur viol vrillait l'apte malice,
autour fulgurait tout, chic mot trouvé sciemment :   
prix chaud ruineux, fumeux, don d'heures féministes.

Avis! D'ourdous pasteurs,  hagards, tuaient contre encan,
mal, l'hydre n'arrogeait rien au clinquant poivrage,
puis, louangeur doux issu, pépiait l'équipier franc.

Quand sa sanction heurtait les alentis ramages,
babil moulu, son pilpoul boutait l'arme clé
d'onzains prégnants, soufflant Proust, l'usant su lettrages.

Au loin l'écrit pleurait, d'où l'actuel égaillé,
l'éther bêlait dit net, primant ta compagnie:
d'ossus tripiers flattaient tes dams, vains d'envoiler.

Cap rondement gracieux, pour celle encor finie,
l'autour sacré blâmait, on semblait bruiner vert;
vengeur il pavoisait, noir suivant ruse, pluie.

Boueux, laid, l'assoupi vivra, quiet ni disert,
privilège aux cris frais, bon instant décelable:
temps rond, labeurs voulus, l'enfin mage roadster

tel l'éon lutétien vaudra jongleur ou diable !

   J'ai passé le texte au Gématron, pour vérifier qu'il avait bien la valeur voulue, 10813, et me suis alors aperçu qu'il totalisait 888 lettres. Le nombre de lettres ne faisait pas partie des contraintes de départ, et je n'avais aucune idée de ce qu'il serait, 888 étant un nombre élevé pour 154 mots, moyenne 5,76..., le nombre moyen de lettres par mot d'un texte se situant en général entre 4 et 5.
  Mais ici la contrainte imposait souvent l'emploi de mots longs, et, en prenant en compte les élisions, on passe à 177 mots, moyenne 5,01...

  Enfin c'était une troisième occurrence de 888 en ce lendemain de la publication d'un billet où il était question de la valeur 888 de Jésus.
  Ce n'était pas fini. Aujourd'hui, j'ai été visiter le blog ami Alluvions, pour y trouver le billet du 30 mai, Nadal et le cheval de Turin, où la première citation évoque l'installation de Nietzsche à Turin en avril 1888. C'est là qu'il a écrit Ecce homo, formule biblique désignant originellement Jésus.
  Incidemment, cette formule en 8 lettres a selon l'alphabet latin la valeur 64, 8 fois 8, la vérité grecque. Elle se découpe selon les deux mots en 16-48, or mon billet La spirale de Turin était consacré à un Thilliez
en 48 chapitres, où le chapitre 18, petite section d'or, s'achève sur les mots "le nombre d'or".

  La formule Ecce homo apparaît dans la Vulgate en Jn 19,5, lorsque Ponce Pilate présente Jésus à la foule. Sept versets plus tôt, en Jn 18,38, Pilate demandait à Jésus
Quid est veritas ? (Qu'est-ce que la vérité ?)
  L'exégèse a répondu par une fameuse anagramme
Vir est qui adest. (C'est l'homme qui est ici.)
  Et ceci me permet de remarquer que, si les 64 chapitres de Puzzle peuvent exprimer la vérité grecque, les 89 du roman suivant, Rêver, peuvent exprimer la vérité latine, VERITAS=89 selon l'alphabet latin.

  Je m'ébaubis (et m'ébaudis) que Patrick évoque le tennis dans son billet, et y dise avoir regardé le match Zverev-Nadal en lisant
Les derniers jours de Roger Federer. J'ai pensé vendredi à Patrick, amateur de Tarkovski, en regardant le match où Matteo Arnaldi a éliminé la tête de série Andrey Rublev. Je me souviens avoir vu deux fois de suite ce film de trois heures dans un ciné permanent à sa sortie en 1969. Juste après Turin, Patrick cite Matthieu, essai de Denis Guénoun qui "cherche à comprendre l'importance énigmatique prise dans sa vie par le prénom Matthieu".
  Mais Matteo Arnaldi est natif de San Remo et non de Torino.

  Je m'ébaudis (et m'ébaubis) d'avoir utilisé "jongleur" dans le dernier vers de Pépie (à comprendre "notre Pé est le saint Pi grec"). Un pseudo de Patrick en ligne est "Jongleur".

  Il y a des antécédents à l'affaire 888. Le premier en 2007, relaté dans le second billet Blogruz, mais je reprends in extenso l'écho survenu en juin 23, lors de l'étude de L'anneau de Moebius de Thilliez, un roman où il y a beaucoup de 8:
---
  L'épilogue montre Vic, sa femme, et leur bébé, sur le point de prendre un avion à Roissy, le 9 juillet 2008. Vic est encore marqué par un récent cauchemar,
dans lequel il avait vu ce nombre, 880, incrusté dans le sol avec le chiffre des unités qui tournait lentement. Quand le 0 était devenu 8 de manière à former 888, une gigantesque bourrasque de flammes surgie du ciel était venue carboniser son visage et celui de sa femme, le réveillant dans un cri.
  La famille attend d'embarquer lorsque Vic voit un homme portant un tee-shirt avec une pub pour un site de poker, www.888.com. Une soudaine impulsion le fait aussitôt entraîner sa famille vers la sortie, et ils ont à peine le temps de s'abriter qu'à 18 h 08 une énorme explosion ravage le bâtiment.
  Le roman se termine sur ces phrases:
  Il comprit alors pourquoi il avait été mêlé à toute cette histoire.
  Il avait toujours été comme Stéphane. Et aujourd'hui, les flashes se réveillaient.
  Un don. Une malédiction.
  Ceci m'avait frappé lors de ma première lecture en février 2009, par un écho avec le second billet de mon premier blog, Nombre et nom.
  J'y relatais la découverte d'un site consacré au nombre d'or, goldennumber.net, dont le webmestre, Gary Meisner, a ses prénom-nom de valeurs 51-83 en rapport d'or, et pas n'importe lequel puisqu'un de ses articles concerne l'angle d'or supposé de la pyramide de Khéops, 51,83° (on peut ainsi écrire cos(51,83)≃51/83).
  Gary Meisner y affirmait sa foi chrétienne, ce qui m'avait amené à constater qu'en latin comme en grec, le sieur Jésus Christ avait ses prénom-nom en rapport fibonaccien:
IESVS / CHRISTVS = 70 / 112 = 5 / 8;
IHSOUS / XRISTOS = 888 / 1480 = 3 /5.
  Je cite le billet publié le 22 avril 2007:
J'ai commencé ce billet le 17 avril. Je n'étais pas loin de comparer la relation d'or 51/83 de Gary Meisner à celles de Jésus Christ en latin et grec lorsque, recherchant une page à partir du site goldennumbers (57/92 !), il s'est produit un incident sur Internet Explorer qui m'a fait perdre toutes les pages en cours, et donc le début de mon billet.
J'ai relancé Explorer qui a affiché la page d'accueil Messengers, et là je ne sais pas ce qui s'est passé, mais il s'est affiché la page
alors que la valeur de Jésus en grec est 888, valeur harmonieuse qui a suscité bien des gloses dès le début de l'ère chrétienne.
Je ne sais donc pas ce qui s'est passé, mais il m'est déjà arrivé de voir s'afficher des pages intempestives, sans songer au miracle. Je précise encore que j'ai depuis peu un nouvel ordi dont le maniement du pavé digital (touchpad) ne m'est pas encore familier, d'où de multiples fausses manoeuvres (mais l'exploration de la page d'accueil ne m'a livré aucune piste vers cette page 888).
Je suppose que certains pourraient voir des signes divins dans ce double incident, la panne alors que je m'apprêtais à parler de façon peu respectueuse de Jésus, l'apparition de cette page débutant par un énorme 888, son nombre même, mais ma mécréance est difficile à ébranler.
  83 jours plus tard, le 9 juillet, çoeur dp me parlait de Hurrah 888 ou la Révolution par les cosaques, mais il s'agissait d'une erreur due au Mac, où une même touche correspond à "!" et "8", et le vrai titre était Hurrah !!!...
  Ceci m'avait fait dire que je me convertirais s'il survenait une autre coïncidence "888" 51 jours plus tard (51-83 de Gary Meisner), mais le seul événement notable du 29 août fut la découverte de l'étui d'un CD d'Hélène Ségara au bord de la route.
  Ce n'est qu'en écrivant le présent billet que je prends conscience que l'incident www.888 du 9/7/8, chez Thilliez, se passe un an exactement après le Hurrah 888 du 9/7/7.
---

  Et il y a encore eu du neuf depuis juin 2023. En mars dernier, mon ami Bruno est venu passer quelques jours à Esparron, et j'ai découvert que sa voiture était immatriculée 888.
  Je lui ai raconté l'histoire de 2007, et il m'a appris qu'Hélène Ségara tenait le rôle d'Esmeralda dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Pas absolument sans rapport avec Jésus, ni avec Thilliez, car j'ai intitulé un récent billet
vc y-èu653 (selon Isha qui vient de sauter sur l'ordi, mais j'avais écrit Ça tuera Cela).
  Il se trouve que ce Bruno était gérant d'un magasin d'informatique en 2007, et que c'est lui qui m'avait fourni, à prix coûtant, l'ordi sur lequel était survenue la bizarrerie 888.
  J'ignorais en mars dernier la parution ce même mois de 888 de Jovanici.

  A propos de neuf, le numéro ISBN de ce livre est 978-236-999000-0.
  Comme déjà indiqué lors de la parution de Labyrinthes, les codes ISBN débutent par 3 chiffres, 978 ou 979 indiquant la catégorie Livre, le chiffre suivant 2 indiquant le domaine francophone. Le dernier chiffre est un code de vérification obtenu par pondération des 12 premiers chiffres.
  Les 8 autres chiffres se partagent entre un code-éditeur, donné par ISBN, et un code-publication, choisi par l'éditeur. Les codes-éditeurs de 00 à 19 sont ceux de grands groupes éditoriaux, qui disposent d'un million de codes de publication. Ensuite les codes de 200 à 699 échoient à des maisons importantes, disposant de 100 000
codes de publication. Et ça va en s'amenuisant, ainsi la maison créée par Jovanovic, Le Jardin des Livres, avait au départ un code-éditeur à 6 chiffres, 914569, ne lui permettant de référencer que 100 livres, moins en fait car chaque réédition remaniée doit avoir un numéro distinct.
  Le dernier numéro possible, 91456999, semble avoir été atteint en 2008. Il semble y avoir une combine permettant d'acquérir un code-éditeur ressemblant à celui d'une maison importante, et les livres suivants publiés par Le Jardin des Livres ont pour code-éditeur 369, mais j'imagine que ce code pourrait être sous-traité, tous les codes de publication débutant par 369990. J'imagine encore que ce n'est pas par hasard que le code complet de 666 soit 369990-66, et celui de 888 369990-00.
  Il est peut-être encore choisi que le prix de 888 soit 24€; un gnostique grec, Markos je crois, avait réparti les 24 lettres de l'alphabet grec en 8-8-8 selon le nombre de Jésus.
  En 2009, 777 coûtait 21€, mais 18€ était sans doute trop bradé pour 666, 24€ en 2014.


  A propos de 24, j'avançais ici que Thilliez avait peut-être publié son 24e roman en (20)24 en pensant à
VINGT-QUATRE = 154 = FRANCK THILLIEZ,

et je me demande si la publication de ce 8-8-8 ne serait pas dans le même esprit. 


Note du 22/08/2024: Quelques rebonds depuis. La série de 4 billets débutant par celui-ci amène des coïncidences sur le nombre 8113, ou 08113, anagramme du 10813 de mes deux créations Pi-Phi.
Le dernier de ces billets m'a amené au roman 555 de Hélène Gestern.
Mon titre 888 !!! faisait écho au 388 !!! de l'an dernier, or ce 388 est le nombre de mesures des 4 tonalités en A et B du Clavier bien tempéré. Celle en A du second cahier est répertoriée BWV 888.identifiant de 19 chiffres, ou PostId,

Note du 21/10/2024: IHSOUS XRISTOS = 888 + 1480 et un billet Blogruz de 2007 offrait une formidable coïncidence.
L’identifiant de mon premier blog, ou BlogId, était un nombre de 19 chiffres, finissant par les chiffres 1480; j’avais illustré par une représentation du Christ ce billet, dont l'identifiant de 19 chiffres, ou PostId, débutait par 888, PostId précédé dans l’URL du billet par le BlogId, ainsi y apparaissait la succession …1480-888… (visible en pointant sur le champ "Commentaires").


  Pour qui ça intéresse, voici les 154 premières décimales de Pi et Phi. Le Gématron permet de vérifier que chaque somme vaut 703.
1 4 1 5 9 2 6 5 3 5 8 9 7 9 3 2 3 8 4 6 2 6 4 3 3 8 3 2 7 9 5 0 2 8 8 4 1 9 7 1 6 9 3 9 9 3 7 5 1 0 5 8 2 0 9 7 4 9 4 4 5 9 2 3 0 7 8 1 6 4 0 6 2 8 6 2 0 8 9 9 8 6 2 8 0 3 4 8 2 5 3 4 2 1 1 7 0 6 7 9 8 2 1 4 8 0 8 6 5 1 3 2 8 2 3 0 6 6 4 7 0 9 3 8 4 4 6 0 9 5 5 0 5 8 2 2 3 1 7 2 5 3 5 9 4 0 8 1 2 8 4 8 1 1
6 1 8 0 3 3 9 8 8 7 4 9 8 9 4 8 4 8 2 0 4 5 8 6 8 3 4 3 6 5 6 3 8 1 1 7 7 2 0 3 0 9 1 7 9 8 0 5 7 6 2 8 6 2 1 3 5 4 4 8 6 2 2 7 0 5 2 6 0 4 6 2 8 1 8 9 0 2 4 4 9 7 0 7 2 0 7 2 0 4 1 8 9 3 9 1 1 3 7 4 8 4 7 5 4 0 8 8 0 7 5 3 8 6 8 9 1 7 5 2 1 2 6 6 3 3 8 6 2 2 2 3 5 3 6 9 3 1 7 9 3 1 8 0 0 6 0 7 6 6 7 2 6 3

31.5.24

il cela "île" & "lac"

à Rob & Franck

  Quelques rappels des relations pouvant unir les 7 romans de Thilliez parus au Fleuve Noir, en-dehors de la saga Sharko.
  Les chapitrages des 4 derniers romans semblent illustrer une relation propre à la suite de Fibonacci:
2F(n) + F(n-1) = F(n+2)
  F(n) est dans ce cas 55, 10e terme de la suite, nombre de chapitres de Labyrinthes, semblant proposer une inversion du mythe du Minotaure, où c'est Ariane qui tue le Minotaure (mais on ne sait pas qu'elle est Ariane, l'une des 5 femmes du roman, qui sont en réalité une seule, atteinte d'une fugue dissociative).
  Si Ariane est Thésée, c'est le docteur Marc Fibonacci qui semble incarner Ariane, et révèle finalement le réel fil de l'histoire:
— Et concentrez-vous, parce que cette histoire est un vrai labyrinthe où tout s’entremêle. Quant à cette cinquième personne, elle est le fil dans le dédale qui, j’en suis sûr, apportera les réponses à toutes vos questions.
  Dernière phrase du roman. La cinquième personne est Ariane.
  On est donc passé de F(10), 55, à F(12), 144 (doublé en 288) et l'ajout des 89 chapitres, F(11), de Rêver, le roman antérieur, fait passer à F(14), 377.
  Le roman précédent, Puzzle, a 64 chapitres, carré de 8, et l'ajout à 377 conduit à 441, carré de 21. 8 et 21 sont des Fibos, F(6) et F(8), et ceci correspond à une loi générale:

F(n)2 + F(2n+2) = F(n+2)2
  Enfin, dernière étape, le 377 intermédiaire entre les deux "vérités" est la valeur de l'hébreu , "sept". Le français permet d'écrire
VERITE + 7, ou VERITE + G = VERTIGE,
et le roman précédent est Vertige, huis-clos se déroulant dans un lieu nommé Vérité.

  Il semble encore que Labyrinthes ait été calibré pour que le labyrinthe final figure page 377 de l'édition originale du livre.

  Mes recherches arithmologiques d'il y a près de 40 ans m'avaient fait remarquer les valeurs carrées de "vérité" en hébreu et grec, sans en tirer de développement notable. Les exégètes juifs et grecs ont aussi commenté cette "vérité carrée", dans leurs langues respectives, et j'avais annoncé dans un précédent billet en parler prochainement.
  J'ai effectivement trouvé en ligne certaines de ces exégèses, parfois très anciennes, mais j'ai été sidéré de trouver cette page, par la requête
אמת 441 square 21
mais elle n'apparaît qu'en passant par la recherche images.

  C'est le site d'un chrétien convaincu qui trouve les preuves de sa foi dans les valeurs des mots des versets hébreux et grecs, comme dans les décimales de pi et phi, les séries arithmétiques, et autres...
  Rob Slatter a non seulement remarqué ces carrés de "vérité", mais vu que leur différence était un Fibo:


       Les gématries des mots "vérité" en hébreu et grec sont toutes deux des carrés:
  • 21² = 441 = אמת (emeth) signifiant "vérité"
  • 8² = 64 = αληθεια (aletheia) signifiant "vérité"
  • 8 et 21 sont tous deux des nombres de Fibonacci
  • 21 - 8 = 13
  • 441 - 64 = 377 (le 13e nombre de Fibonacci)
(traduit par mes soins) 377 est bien le 13e nombre distinct de Fibonacci, mais le 14e terme de la suite de Fibonacci qui débute par 1-1.
  Rob illustre ces relations par cette figure:
 
  Ce pourrait être une démonstration visuelle de l'identité remarquable
a2 - b2 = (a + b)*(a - b)

et lorsque b et a sont des Fibos de rangs n et n+2, on a
a - b = F(n + 1) et a + b = L(n + 1),
L nombre de Lucas, et
F(n + 1) * L(n + 1) = F(2n + 2)
  CQFD, mais Rob ne l'avait pas vu. Sa remarque 21 - 8 = 13 et sa figure ont cependant provoqué un dessillement.
  Car on a aussi 21+8 = 29, et 13*29 = 377, et il me semble pouvoir relier aux carrés de 8 et 21 (différence 13) les jeux sur 76 et 47 (différence 29) étudiés ici:
NO  R  FER = 76 = 29-18-29,
R  FE  R = 47 = 18-11-18,
et les deux enquêteurs sont
SCHAFFRAN = 76 > SHAA  R  CFFN = 29-18-29,
ROCK= 47 > R  K  OC = 18-11-18.

.0.0
(ces 4 caractères sont une glose de ma chatte Isha qui vient de sauter sur l'ordi)

   La prise en compte de 377 en tant que 13*29 plutôt que F(14) a d'autres échos, comme le numéro atomique du fer qui est 26, le nom Schaffran qui peut donner HASAR= 47 + CFFN=29. 
  Mais surtout repenser à ce que j'avais vu dans Elire Vertige régit Rêver: île,
LA  C = 13 + 3 = 16;
IL  E = 21 + 5 = 26.
3-5-13-21 sont des Fibos, et ces deux opérations peuvent correspondre à cette loi générale
F(n) + F(n+3) = 2F(n+2)
prend des dimensions encore plus vertigineuses, les briques CE-LA-IL, ou 8-13-21, pouvant construire
82 + 377 = 212, l'égalité
82 + 13*29 = 212 devenant CE2 + LA*CIEL = IL2 ,
  La description du dessin d'Ilan comporte la séquence
"un lac, un arc-en-ciel, et une petite île"

  Pas d'
arc-en-ciel dans Norferville, mais 4 fois mention des aurores boréales qui ne sont pas sans rapport. Après le sauvetage de Léonie sur l'île du lac Wendy, le roman s'achève sur
Un instant, il chercha des aurores boréales dans le ciel, en vain.
Mais l’étoile qui brillait plus que les autres, elle, était bien .
LA + CIEL = LAC + ILE, et les initiales des phrases sont
U = IL, M = LA
  Ce n'est pas sans écho avec la dernière phrase du Manuscrit inachevé version Caleb,
Au bout, rayonnaient au ciel auroral d'anonymes braseros rouge acajou.
livrant l'acrostiche "Abracadabra", tandis que celle version son fils Jean-Louis,
Chaque être se tut, livré enfin au noir éternel.
livre "C'est Léane".
  Les deux acrostiches réunis livrent l'acrostiche d'acrostiches CELA, tandis que l'acrostiche des initiales des chapitres de Il était deux fois s'achève sur
C'est cela la magie.
  Je repense à un titre de
Luis Buñuel, Cela s'appelle l'aurore.
  Je découvre que les dialogues du film sont dus à Jean Ferry, éminent pataphysicien dont j'ai eu la surprise de découvrir le nom récemment, en tant que scénariste du Parfum de la dame en noir de 1949

  Rob a plusieurs sites et de multiples pages. Il ne se souvenait pas de cette page précise, datant d'environ 2016, en tout cas postérieure au début de l'heptalogie Thilliez (2011).
  S'il est loisible de trouver étrange la manière dont j'ai découvert que la différence entre les carrés de "vérité" en hébreu et grec était un nombre de Fibonacci, que dire alors du cheminement de Rob?
  A partir du fait que 6 versets de la Tora mentionnent son écriture par Moïse,
(Exo 17:14; 24:4; 34:28, Num 33:2, Deu 31:9; 31:22)
il procède à l'opération
17*14 + 24*4 + 34*28 + 33*2 + 31*9 + 31*22 = 2313,
et saute à un verset de valeur 2313, Psa 148:8
verset où sont présents les mots "feu" et "neige", qui ne se présentent ensemble que dans deux autres versets de la Bible, Dan 7:9 et Rev 1:14 (les anglo-saxons nomment Revelation l'Apocalypse de Jean).
  Le message inspiré par ces versets serait unmistakable, "sans possibilité d'erreur". Rob reprend le procédé de multiplication chapitre*verset, en multipliant cette fois les produits obtenus, au lieu de les additionner, et obtient
- (148*8) * (7*9) * (1*14) = 1044288 = 441 * 2368;
- le mot hébreu "vérité" (אמת ) a la valeur 441;
- Ιησους Χριστος ("Jésus Christ") a la valeur 2368;
donc, c'est moi qui précise cette évidence, "Jésus Christ est la vérité", et Rob poursuit:
- le mot grec "vérité" (αληθεια) a la valeur 64;
- 2368 = 37 * 64.

  Ensuite vient le constat que 441 et 64 sont des carrés, et les commentaires donnés plus haut.
 
  Avant d'avoir lu cette page de Rob, j'envisageais de développer une curiosité à partir du nombre de lettres des 7 titres de l'heptalogie Thilliez, 74.
  C'est la valeur des 5 lettres différentes de VERITE, formant notamment le mot VITRE, et les jeux de miroirs sont omniprésents chez Franck.
  Le logiciel Anagram Artist que j'utilise donnait comme premier mot de 5 lettres de valeur 74 JESUS. Ceci il y a quelques jours, avec un texte source que je suis incapable de retrouver. L'ordre des mots trouvés par 
Anagram Artist dépend du texte source.
  Me souvenant que Jésus disait quelque part "
Je suis la vérité", j'ai trouvé le verset Jn 14,6,
Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
en grec
λέγει αὐτῷ Ἰησοῦς Ἐγώ εἰμι ἡ ὁδὸς καὶ ἡ ἀλήθεια καὶ ἡ ζωή· οὐδεὶς ἔρχεται πρὸς τὸν Πατέρα εἰ μὴ δι’ ἐμοῦ.
  J'envisageais de donner ce tableau, issu de ce livre, supposé montrer par ses multiples que 8 est un nombre de complétude,
 

accompagné des mots significatifs du verset de Jean:
Jésus (888) : Je su(i)s (808) la (8) vérité (8*8).
  Ἰησοῦς          Ἐγώ            ἡ       ἀλήθεια = 1768
  Je ne l'envisage plus, je l'ai fait, d'autant qu'il est venu s'y accrocher un autre wagon de vérité. Car l'exégèse juive a remarqué depuis longtemps que la valeur 441 de emeth était le carré de 21, et a relié le fait au premier nom sous lequel Dieu se présente à Moïse, ehyeh asher ehyeh, "Je suis qui je suis" (Ex 3,14); "je suis", אהיה, a pour valeur 21.
  Je crois l'avoir vu dans une page de Rob, mais on en trouve ici mention par un rabbi de Loubavitch, décrétant que puisque 
אהיה est donné deux fois, il faut en prendre le carré, תמ”א; c'est ainsi que s'écrit le nombre 441 en hébreu, le signe indiquant que c'est un nombre, et il suffit de le renverser pour lire אמת, "vérité".

Note du 2 juin: Il m'est revenu que Raymond Abellio a imaginé un système de valeurs ésotériques des lettres hébraïques, doublant le système exotérique réservé au comptage. C'est d'ailleurs son livre qui m'avait en partie conduit à étudier l'hébreu, et à découvrir que son système était farfelu, sinon mensonger.
  Toujours est-il que dans son système, le mot essentiel eyeh, "je suis", אהיה, a pour valeur 37, ainsi la proposition de Rob vue plus haut,
Ιησους Χριστος = 2368 = 37 fois 64, αληθεια, "vérité",
s'inscrirait dans la continuité de l'étrange calcul
1044288= 2368 fois 441, אמת, "vérité".

  Tiens, j'ai déjà rencontré la valeur 1768 des 4 mots grecs "Jésus, je (suis) la vérité". Dans Quatre quarts au carré, Carl!, j'y voyais
1768 = 34 * 52 = CARL * JUNG, mort 17 ans après sa NDE à 68 ans,
mais aussi LE PASSAGE = 17 68, "passage" étant une expression utilisée pour les NDE. Il y a en outre 52 lectures logiques de la constante 34 dans un carré pandiagonal d'ordre 4, 34*52=1768, parmi 1820 possibilités de combinaisons de 4 nombres parmi 16, laissant donc 1768 autres combinaisons, 1820 moins 52.

  Retour à Rob, et à son étude Fire and Snow des carrés "vérité". Il poursuit:


- le mot "carré" apparaît dans 3 versets de la Bible (KJV): 1 Ki 7:5; Eze 43:16; Eze 45:2
- (7 x 5) + (43 x 16) + (45 x 2) = 813
- la valeur du 3e verset de la Bible est 813, "Dieu dit: Que la lumière soit !, et la lumière fut." (Gen 1:3);
- la valeur de רבע (raba, "carré") est 272;
- le mot "lumière" apparaît 272 fois dans la Bible (KJV)...

...et d'autres choses viennent ensuite; je vois que c'est en fin de cette section Fire and Snow qu'il cite le "Je suis qui je suis" de Ex 3,14, mais c'est pour additionner les deux 21 de "je suis" pour partir sur des considérations sur le nombre 42, manquant de souligner le carré 441.
  Quoi qu'il en soit, je ne suis pas d'accord sur plusieurs des points soulevés, notamment sur le fait de mélanger une traduction anglaise de la Bible (KJV) et son original hébraïque. Non que j'approuve totalement les autres calculs de Rob, mais ici il m'est immédiat qu'on trouve le mot "carré" en Ex 27,1, et que Strong donne 12 occurrences du verbe
raba, "être carré", certaines traduites selon les versions par le nom commun ou l'adjectif "carré". En outre le substantif reba, Strong 7253, a 8 occurences, traduites "carré" ou "quart".

  Néanmoins il est exact que 272 est la valeur du
verbe raba, "être carré", comme du substantif reba, רבע que je translittère RBO (l'anagramme de ROB!) et qui apparaît dans plusieurs de mes billets, notamment celui-ci. Il m'est important pour sa valeur 272, mais j'ai tendance à compartimenter mes connaissances, et à tenter de ne pas mélanger, hébreu, Bach, Virgile, français...
  C'est probablement louable selon la saine logique, mais j'ai déjà franchi le pas avec le carré 441 de la vérité hébraïque, atteint avec le chapitrage de Norferville, alors comment ai-je pu laisser de côté que "carré" correspondait au nombre qui m'a le plus sidéré dans le roman, 272, avec la virtuelle phrase
Cela ne peut pas être un hasard. = 272,
apparaissant page 272, section d'or des 440 pages constituant le récit.

  440 évoque encore 440 hertz, la vibration définissant aujourd'hui le LA pour les musiciens du monde entier. J'avais établi que la répartition des 68 chapitres et 440 pages de Norferville en 26-16-26 et 168-104-168 était proportionnelle aux Fibos 13-8-13 et 21-13-21, mais depuis peu ces Fibos 8-13-21 correspondent aux briques CE-LA-IL, soit LA-CE-LA et IL-LA-IL pour ces répartitions.
  Le "
Ça" pour "Cela" dans "Ça ne peut pas être un hasard." s'insèrerait donc entre LA-CE et LA de la première répartition, tandis que la seconde ferait équivaloir IL-LA-IL à un grand LA.
  CELA-t-IL cette magie ? CIEL, LA magie !


  272 a déclenché un autre dessillement, mais ce sera pour plus tard.
  Le renvoi à Déconcertante quinte essence, déjà mentionné dans La vérité dans le vertige, pour l'âge du 4
e patriarche, 910 ans, et la valeur 136 du 5e patriarche, 136, m'amène à une rapide remarque effectuée depuis.
  J'avais vu vers 1986 une remarquable possibilité offerte par les 12600 ans vécus par les 26 patriarches de la Tora, s'ouvrant sur la création d'Adam et s'achevant sur la mort de Moïse. Une autre remarquable harmonie réunit les valeurs des 16 patriarches postdiluviens, de Sem à Moïse. Je me souviens encore de mon émerveillement, un matin d'été à Pornic, lorsque je me suis réveillé avec la conscience que la somme, 5568, correspondait à 16 fois 348, valeur de "cinq".
  Le motif 4-5 commandait alors de s'intéresser aux 13 patriarches de Sem à Lévi, et la somme était 4368,
16 fois 273, valeur de "quatre". Les 3 groupes de noms avaient des valeurs multiples des nombres de mots comme des nombres de lettres.
  J'ai pensé à 5568 avec les 55 et 68 chapitres de Labyrinthes et Norferville. Ça ne m'a semblé digne d'être signalé que lorsque j'ai repensé aux 52 et 84 semblant tisser les deux précédents romans:
- acrostiches de 52 et 84 lettres;
- acrostiches des phrases finales de valeurs 52 et 84;
- l'enquêteur "moyen" de Il était une fois, entre PAUL LACROIX (50 82) et GABRIEL MOSCATO (54 86) serait un 52 84;
- les vrais noms des criminels qu'ils traquent sont LAVACHE et CHMIELNIK (52 84).
  52 fois 84, c'est 4368.
  Le "cinq" hébreu, hamesh, s'écrit par les 3 lettres HMS, de rangs 8-13-21, CE-LA-IL.
 
Le "quatre" hébreu, arba', s'écrit par les 4 lettres ARBO, dérivant de RBO, "être carré". Sa valeur 273 est 13*21, LA*IL.

  Je remarquais sur ce billet que les 6
arrangements de ces trois lettres RBO font tous sens en hébreu, avec parfois plusieurs sens éloignés pour un même arrangement.
  A ROB correspond ra'av, "faim", occasion saisie pour faire une fin.
 


26.5.24

Abra, Cal, Abra

à Abra & Cal
 
  J'ignore si Thilliez a des connaissances en hébreu, mais l'omniprésence des prénoms hébraïques pour ses plus importants personnages me pousse à approfondir.
  La Vérité dans le Vertige m'a conduit à remarquer que les 6 derniers romans de Franck, en dehors de la saga Sharko, totalisent 441 chapitres, 441 carré de 21, et valeur de l'hébreu emeth, "vérité".
  Le premier de ces 6 est Puzzle, en 64 chapitres, 64 carré de 8, et valeur du grec alêtheia, "vérité".

  On passe d'une vérité à l'autre par l'ajout de 377, valeur de l'hébreu sheva'a, "sept", or
le roman précédent de Franck est Vertige, qui peut se lire
VERITE + G, ou VERITE + 7, car G est la 7e lettre.
  La gématrie est présente dans le roman, où trois hommes sont enchaînés au fond d'un gouffre. Il leur est demandé d'avouer qu'ils sont respectivement un voleur, un menteur, un tueur. Ils ne peuvent être libérés que par la bonne combinaison d'un cadenas à 6 chiffres, solution qui sera 93-96-85, pour
VOLEUR = 93, MENTEUR = 96, TUEUR = 85.
  Ceci peut conduire à examiner les noms des protagonistes:
JONATHAN  TOUVIER   = 83+110 = 193;
FARID       HOUMAD     = 38 + 62 = 100;
MICHEL    MARQUIS     = 50 + 98 = 148;
                 somme    = 171 + 270 = 441 !

  J'avais envisagé que les initiales des noms puissent former HMT, une possible translittération des trois lettres hébraïques אמת, "vérité". Le mot français apparaît à 42 reprises dans le roman, et il serait la clé de la situation (chapitre 10):
— Bon, arrêtez ! Vous voyez bien que ça ne sert à rien de s’engueuler ? Faut juste dire la vérité si on veut s’en sortir. C’est si compliqué ?
  Le chapitre 15 débute par
Robinson avait nommé son île Désespoir. Je décide officiellement d’appeler notre gouffre Vérité.
et je ne m'en souvenais plus lorsque j'ai proposé VERTIGE = VERITE + G.

   Le mot hébreu emeth débute par la lettre Alef, א, une des quatre consonnes gutturales Alef-Hé-Heth-'Ayin qui sont devenues les voyelles A-E-H-O en grec.
  J'ai choisi d'utiliser les translittérations A-H-H-O, mais on rencontre des tas d'autres possibilités. J'avais ainsi trouvé la forme hemeth dans un document émanant du Vatican, et, reprenant la recherche, je suis ébahi de la trouver sous la plume de Lionel Rocheman, que j'ai connu, ayant étudié à son Folk-Center avenue d'Italie, et participé à maintes reprises à son Hootenanny au Centre Américain. A ma première participation, en 1968 (avant mai), j'y avais joué le prélude d'Asturias.
  Voici donc ce qu'il écrit dans Les contes de Grand-père Schlomo:
La vérité se dit  אמת (prononcer hemeth), et les trois lettres qui composent ce mot occupent respectivement la première, la médiane et la dernière place de l'alphabet, couvrant ainsi en raccourci l'ensemble des signes du monde connu, car la vérité se doit d'être exhaustive.
  Selon une autre connaissance, Jacques Perry-Salkow, cité récemment pour l'anagramme LA DERNIERE de IRENE ADLER,
LA VERITE est RELATIVE.
  Ce billet de l'an dernier, en partie consacré à Franck, était dédié à Daddy Shlomo, Lionel Rocheman dans ma pensée...

  Les prénoms des trois protagonistes de Vertige sont tous d'origine sémitique. Jonathan c'est YHWNTN, "don de Dieu (YHWH)". Farid est une variante de l'arabe Wahid (وحيد), "unique", débutant par la lettre Wa, équivalente au Waw hébraïque. Michel c'est MIKAL, "qui est comme Dieu".
  Les trois initiales forment le mot YWM, yom, "jour"...
...mais il y a bien davantage, car, avec la vérité AMT (en reprenant ma translittération habituelle), les 6 lettres YWMAMT se réarrangent en
TAWMYM, te'omim, "jumeaux".
  Fabuleux, car Le manuscrit inachevé débute par cet acrostiche, repris dans Il était deux fois,
Juste un mot en avant : un xiphophore.
qui donne "jumeaux". C'est très malin car il fait entendre les syllabes JU-MO, et le mot précédant "xiphophore" dans un dico est "xiphopage", une variété de jumeau.

  Au passage, il est amusant que je sois passé par l'interprétation F de Farid comme un Wa arabe ou un Waw hébreu, car Le manuscrit inachevé  est censé être écrit par Caleb Traskman. Caleb signifie "chien" en hébreu, wa-wa, ou waf-waf (car le jeu w-f existe aussi dans le monde juif, cf les Lamed-waf du Dernier des justes, de Schwartz-Bart)... Je rappelle qu'à l'évidence ce nom est issu du jumeau vicieux Caleb Trask de A l'est d'Eden.

  Il y a 4 occurrences du mot "jumeaux" dans la Bible hébraïque, et les curiosités de la langue (et de la pluralité de composition) font qu'elles ont toutes des orthographes différentes.
 En Gn 38,27 apparaît la seule forme TAWMYM, pour les jumeaux de Thamar. En Gn 25,24, c'est TWMM, tomim, pour Jacob et Esaü. Pour cette forme sans gutturale, on pourrait envisager HTWMYM, "les jumeaux", avec un au lien d'un Alef comme initiale de Houmad.
  Les 2 autres formes sont dans le Cantique des cantiques, 4,5 et 7,3, sous forme construite, "jumeaux d'une gazelle", TAWMY, vocalisé teomê, et TAMY, vocalisé taomê.
  En hébreu moderne où il n'y a pas de points-voyelles pour compléter la prononciation, le mot s'écrit plus impérativement TAWMYM (non construit).

  En quoi Jonathan, Farid, et Michel, seraient-ils jumeaux? En fait Farid et Michel n'ont aucune existence, et le récit de Jonathan des 44 premiers chapitres du roman est une totale affabulation, peut-être pour amener Jonathan à s'avouer à lui-même que c'est lui le voleur, le menteur, le tueur, car 19 ans plus tôt, lors d'une expédition dans une montagne péruvienne, il a volontairement tué son compagnon de cordée pour lui voler sa femme.
  Farid et Michel seraient en quelque sorte des doubles de lui-même. Je n'ai rien trouvé accréditant que houmad ou humad soit un mot arabe, et je me demande s'il ne s'agirait pas d'un jeu avec l'initiale:
F. Houmad  >  Fhou mad  > fou mad...
  Je constate en outre que les trois prénoms sont théophores,
JOnathan, michEL, WAHID,
rappelant le credo d'Israël, YHWH notre DIEU, YHWH est UN ("un", ehad, même étymologie que wahid).

  S'il fallait considérer l'initiale de Houmad comme un plutôt qu'un Alef, le mot THWM existe, tehom, "abîme", homophone de te'om, "jumeau", en hébreu moderne. C'est un mot plus fréquent (36 occurrences), présent dès le second verset de la Genèse. Le mot est le plus souvent féminin, d'où le pluriel attesté THWMWT, tehomot, mais il y a une occurrence masculine, dont le pluriel virtuel serait THWMYM, tehomim.
  Le mot "abîme" n'apparaît pas dans Vertige, mais on y trouve 52 occurrences de "gouffre", et 13 de "précipice", de presque synonymes.

  Je passe au roman suivant, Puzzle, dont le "héros" est Ilan, "arbre" en araméen. Le mot n'apparaît que dans le songe de Nabuchodonosor (Dn 4) où un magnifique arbre s'élevant jusqu'aux cieux doit être en grande partie coupé pour sa propre survie. Daniel (DNYAL qui contient toutes les lettres de AYLN, ilan) l'interprète ainsi: malgré son apparente toute-puissance, le roi doit reconnaître que la puissance divine est supérieure, et qu'il doit montrer de l'humilité pour conserver son royaume.

  Je donnais dans le précédent billet le mystérieux dessin en possession d'Ilan, avec son code dans le coin inférieur gauche:
 



H 470
H 485
H 490
H 580
H 600





  En voici la clé: les nombres sont les longueurs d'onde en nanomètres des couleurs Bleu-Azur-Cyan-Jaune-Orange, dont les initiales réordonnées donnent JACOB.
  Les H orienteraient vers l'Echelle de Jacob, que le patriarche biblique a vue en songe, mais ce qu'en tire Ilan est loin de satisfaire le lecteur, à mon sens. Il se renseigne et apprend que Jacob était un brave, ce qu'il a illustré par sa lutte avec l'ange, mais il n'est pas indiqué que cet ange est d'abord supposé être l'esprit de son JUMEAU Esaü, ni que la lutte a lieu au gué du JABOC, que permettraient de forger également les initiales des couleurs.
  Jacob est le plus célèbre jumeau du monde judéo-chrétien, et cet acrostiche désordonné survient après l'éventuel acrostiche désordonné de te'omim, "jumeaux", dans Vertige, et avant celui, ordonné, de "jumeaux" dans Le manuscrit inachevé.

  La lutte avec l'ange m'intéresse au plus haut point, j'y ai consacré mon dernier poème à contrainte forte. Mais je compte consacrer un autre billet à Jacob.
  Signaler tout de même qu'arbre et échelle sont des symboles apparentés.

  Le one-shot suivant est Rêver, dont l'héroïne est Abigaël, "mon père est joie". Or une bonne part de la tragédie vécue par Abi et sa fille Léa vient de la double vie que menait son père. Léa peut avoir une origine latine comme hébraïque; dans le second cas c'est le nom de la première femme de Jacob (l'autre est sa soeur Rachel).
  Abi découvre d'étranges échos à l'enlèvement de sa fille dans le roman que vient de publier Josh Heyman. Josh est le diminutif de Joshuah, aussi bien Josué que Jésus. Dans le Sharko paru l'année précédente, Pandemia, l'Homme en noir, le supercriminel, se nomme Josh Ronald Savage.

  Ensuite vient Le manuscrit inachevé, où le récit se partage entre l'enquête des flics V&V, et celle de la romancière Léane-Enaël. Le pseudo Enaël n'existe que par le renversement du prénom Léane, qui serait la contraction du désuet Léa-Anne.
  Il est fascinant qu'un sens recensé de Léa soit "vache" (sauvage), car Le manuscrit inachevé est un roman de Franck Thilliez, ce qui est rappelé au verso de chaque page de l'édition originale (unique cas au Fleuve Noir). Thilliez y a imaginé le roman Le manuscrit inachevé de Caleb Traskman, où l'héroïne Léane est l'auteure du roman Le manuscrit inachevé, dont l'héroïne est Judith Moderoi. Si le nom complet est évidemment forgé pour faire apparaître les syllabes JU-MO, il n'était pas obligatoire que le prénom soit juif, Judith signifiant précisément "juive".
  Enaël Miraure est le pseudo de Léane Morgan, comme Caleb Traskman est celui de Christian Lavache, la vache Léa?
  Le mot "juif", yehoudi, venant du fils de Jacob Juda, Yehouda, est lui-même théophore, "YHWH soit loué". Le nom YHWDH est vu par l'exégèse juive comme une "porte dans le Tétragramme", car la 4e lettre de l'alphabet hébreu, Dalet, signifie "porte". Je me suis jusqu'ici arrêté au fait que le titre du roman de Josh Heyman dans Rêver, La quatrième porte, était aussi un titre de Paul Halter, mais le parallèle avec Christian Lavache ouvre de nouveaux horizons. Le vrai nom de Heyman est Nicolas Gentil; dans la chrétienté, les gentils sont les non-convertis.
  Difficile de tirer de tout ça quelque chose de cohérent, mais je ne fais que constater les échos, en espérant que Franck dévoilera ses intentions.

Note du 22/3/25: A la relecture je note la succession de Daniel vu comme "arbre" + D (porte), et Juda vu comme "YHWH" + D.

  Comme je l'ai déjà dit, à l'instar de Traskman, YHWH semble apprécier les palindromes, ou plus précisément les anacycles, avec
- Noé (NH) trouva grâce (HN) aux yeux de YHWH (Gn 6,8)
- Er (OR) fut mauvais (RO) aux yeux de YHWH (Gn 38,7).
   Le prénom Anne dérive de hen, "grâce".

  Coïncidence extérieure. Alors que j'écrivais ces derniers paragraphes, j'ai reçu un mèl me commandant un livre sur Maurice Henry, acheté jadis parce que c'était un ami de René Daumal, mais je n'en avais rien tiré. J'avais voulu le donner à phrère Laurent lors de notre rencontre en 2014, mais il était dans un paquet à part et m'était resté. Le dessin de couverture, Allô, Ariane ?, montre Thésée dans le labyrinthe passer un coup de fil à Ariane; le Minotaure traîne dans les couloirs...
 

  Traskman se révèlera dans Labyrinthes être le Minotaure, abominable psychopathe. Maurice Henry a souvent signé ses dessins "Le Minotaure".
  Traskman s'inspire de ses propres méfaits dans Le manuscrit inachevé, où le personnage qui lui correspond est né Luc Thomas, devenu ensuite David Jorlain.
  Thomas est la grécisation de te'om, "jumeau", et David est en hébreu un palindrome en 3 lettres, DWD. On peut aussi envisager la translittération DVD, et les tueurs du roman filment leurs atrocités sur des DVD qu'ils gardent en souvenir, ou vendent sur des marchés spéciaux. Chaque occurrence du mot DVD (15 en tout) est soulignée dans les éditions papier.
  Luc Thomas est le jumeau de Jullian Morgan (encore JU-MO), et leur père se nomme Jacques (Jacob)...

  Ensuite vient Il était deux fois, où l'enquête sur la disparition de Julie Moscato reprend 12 ans plus tard, menée par le gendarme Paul Lacroix et son ex-collègue Gabriel, le père de Julie. Gabriel est l'un des trois anges nommés dans la Bible hébraïque, son nom signifie "Homme de Dieu", ou "Dieu est fort".
  Ils étaient jadis amis, mais lorsque Gabriel a découvert que Paul couchait avec sa femme il l'a sévèrement rossé, et Paul n'a jamais récupéré de sa blessure à la jambe droite.
  Çoeur dp m'a appris qu'il y avait un écrivain nommé Paul Lacroix, plus connu sous les pseudonymes de P. L. Jacob ou du Bibliophile Jacob! Lors de sa lutte avec l'ange, Jacob est blessé à la cuisse et reste boiteux toute sa vie...
  Plusieurs romans signés Alexandre Dumas sont en grande partie l'oeuvre de ce Paul Lacroix alias Jacob.

  Pas de personnage important avec un prénom d'origine juive dans Norferville, mais le héros s'y nomme Teddy, diminutif de Théodore, Theodoros, "don de Dieu", équivalent grec de Jonathan, prisonnier du gouffre Vérité dans Vertige.


  J'avais pensé à A l'est d'Eden dès ma première lecture du Manuscrit inachevé, mais n'avais pas jusqu'ici souhaité approfondir. Je pense avoir lu un digest du roman ado, et avoir vu le film plus tard, mais je ne peux pas dire que mon visionnage aujourd'hui 25/5 ait éveillé des souvenirs.
  Les (faux) jumeaux Caleb et Aaron Trask sont presque toujours appelés Cal et Aron, alors que le précédent billet m'a conduit à voir dans les 3 premières lettres de CALeb le renversement de LAC. Luc Thomas alias David Jorlain choisissait ses victimes parmi les locataires de son chalet près du lac d'Annecy, Annecy où vit Jonathan dans Vertige.
  Kazan n'a adapté que la dernière partie du roman, où l'autre personnage important est Abra Bacon, fiancée de Aron, mais attirée par Cal.
 

  Abra-cal-ar(on), Abra Bac(on)... De fait, un exégète a avancé que "abracadabra" serait à l'origine du choix de Steinbeck. Une double nature en ferait aussi "Cadabra", attirée par Cal (toujours le jeu des initiales C-A de Caïn-Abel). A ce sujet certaines phrases de Steinbeck semblent en accord avec le Sefer ha-Gilgoulim, selon lequel à la naissance des premiers jumeaux toutes les étincelles de bien auraient échu à Abel, et toutes celles de mal à Caïn. Je rappelle que j'ai vu en Abracadabra, la formule qui apparaît en acrostiche dans la dernière phrase du "Manuscrit achevé" de Caleb Traskman, un possible générateur ayant gouverné bien plus que l'écriture de la trilogie Traskman.
 
Note du 27/05: Le lendemain de la publication de ce billet, le billet de Daniel Morin de ce jour, Le Sniffy, s'achève sur les mots "Abra et Cadabra" (qui seraient les surnoms d'Aline et Sonia, assistantes de Nicolas Demorand).

  Abra est un prénom rare, nom de la servante de Judith du livre biblique éponyme qui ne fait pas partie du canon hébraïque. Elle apparaît dans une série de quatre tableaux de la peintre Artemisia Gentileschi, aidant Judith à décapiter Holopherne.
  Son style est proche de celui de son contemporain Le Caravage, or le principal complice de Traskman (alias de Lavache=52=Abracadabra) est le peintre Arvel Gaeca, anagramme de Le Caravage (alias de Chmielnik=84=C'est Léane).

  Dans une de ses premières rencontres avec les jumeaux, enfants, Abra joue à la fée:
Elle avait à la main la baguette magique surmontée d’une étoile scintillante.
  Poursuivant ma recherche des occurrences de "Abra", je découvre
Abra les écarta comme un rideau de perles et entra dans la maison de feuilles.
qui me rend curieux de la version originale, qui est
  Abra parted the switches like a curtain and went into the house of leaves made against the willow trunk by the sweeping branches.
  Ainsi apparaissait en 1952 le titre du roman labyrinthique de Danielewski, où le Minotaure se signale par une typographie spéciale (en rouge, tandis que le mot House est en bleu).
  Consulter le forum House of Leaves m'apprend que cette occurrence a déjà été remarquée, sans écho notable. Pour ma part elle établit un nouveau lien entre les écritures de Danielewski et Thilliez, avec labyrinthes, acrostiches, spirales d'or...

  Dans le film (une intéressante analyse ici), Abra est incarnée par Julie Harris. Caleb Traskman a séquestré Julie Moscato pendant 8 ans.
  Quant à Caleb Trask, c'est James Dean, un Jacques, un Jacob...

  Dans le roman, Adam Trask demande conseil à son ami Samuel pour baptiser les jumeaux, leur mère l'ayant quitté juste après leur naissance. Samuel lui suggère qu'étant donné son nom, Adam, il pourrait songer aux premiers-nés de l'Adam biblique, Caïn et Abel:
Adam dit :
« Non, nous n’avons pas le droit de faire cela.
– Je le sais. Ce serait tenter le destin quel qu’il soit. Mais n’est-il pas étrange que Caïn soit le nom le plus connu dans le monde entier et qu’un seul homme jusqu’ici l’ait porté, autant que je sache ? »
  Il est fabuleux que soit paru la même année, 1952, The King is dead, d'Ellery Queen, où les trois fils Bendigo se nomment Cain, Abel, et Judah. J'en ai souvent parlé, dernièrement ici, soulignant l'anagramme BNEI GOD, "fils" hébreux de "Dieu" anglais. Les Trask habitent King City.
  Samuel évoque ensuite Joshua et Caleb, les seuls hommes de la génération du désert étant entrés en Terre Promise. L'un des jumeaux semble réagir au nom Caleb, voici pour l'un.
  Le choix de Aaron pour l'autre semble anecdotique, mais c'est évidemment dans l'esprit de Steinbeck pour reprendre les initiales C-A de Caïn-Abel.

  Si Joshuah avait été agréé, il serait ensuite devenu Josh, et je souligne que les deux "livres dans le livre" de Rêver et Il était deux fois ont pour auteurs Josh Heyman et Caleb Traskman. Il n'est pas inimaginable de lire en "Hey" HYE, HYH selon ma translittération, haya, "vivante", équivalent de HWH, hawa, "Eve". Je rappelle que adam signifie "homme", man.

  Les gématries des noms hébraïques peuvent trouver sens:
- Adam = 45, Eve = 19, somme 64, "vérité" en grec;
- Samuel = 377, permettant par l'addition à 64 d'obtenir 441, "vérité" en hébreu;
- Caleb = 52, Aaron = 256, moyenne 154 = FRANCK THILLIEZ.