4.4.16

Michelangelo, the ceiling needs painting


  Mes investigations sur la collection Rail noir sont loin d'être terminées, mais voici un petit intermède consacré à quelques découvertes récentes sur le nombre d'or.

  Il y avait un certain temps que je n'avais pas consulté Golden Number de Gary Meisner, site dont la découverte il y a 9 ans s'était suivie d'étranges coïncidences.
  J'y trouve de nouveaux articles, dont les commentaires de Gary sur une étude récente (juillet 2015) brésilienne suggérant l'utilisation par Michel-Ange du nombre d'or, basée sur le fait que l'archi-célèbre rencontre des mains de Dieu et d'Adam est située à un point d'or des 9 fresques du plafond de la Sixtine, en longueur comme en largeur.
  Gary constate une distorsion de l'image proposée, jouant en faveur du nombre d'or, et signale que lui-même avait proposé en 2013 une analyse de la Création d'Adam bien plus convaincante.
  En cadrant au plus près les corps de Dieu et d'Adam, les sections d'or (en rouge) horizontale et verticale du rectangle obtenu se croisent à la (presque) jonction des index.
  L'étude brésilienne a conduit Gary à étudier l'ensemble des fresques de la Sixtine, et à donner ses résultats dans une nouvelle étude. Son exemple le plus frappant me semble être la dernière des 9 fresques du plafond, L'ivresse de Noé, laquelle forme un rectangle doré assez satisfaisant (rapport largeur/hauteur environ 1,6), et où les index de deux des fils de Noé semblent désigner les sections d'or du rectangle.
  Le facétieux Phi Guy y a ajouté des bulles :
- Je vais désigner la section d'or horizontale afin qu'on ne puisse la louper.
- Je ferais mieux en désignant la section d'or verticale afin que les sceptiques ne puissent dire que c'est juste une coïncidence.
  Gary ne manque pas de rapprocher ces sections d'or désignées par des index de celles de La création d'Adam. Je remarque pour ma part que les deux premiers fils de Noé sont Sem et Cham. J'ai eu maintes occasions de m'intéresser au premier, dont le nom shem signifie "nom", et qui s'écrit en hébreu par les 2 lettres SM de rangs 21-13. Cham, "chaud", est un autre nom bilittère, HM, lettres de rangs 8-13.
  Ces deux noms sont donc composés de lettres de rangs correspondant à des Fibos consécutifs. Les 3 lettres HMS, rangs 8-13-21, composent dans cet ordre le mot hamesh, "cinq", que Gary écrit phive tant le nombre 5 est omniprésent pour le nombre d'or, lié à la racine carrée de 5, ou pour la suite de Fibonacci (chaque terme dont le rang est multiple de 5 est aussi multiple de 5, 5-55-610-6765...).
  Au cas où les indexations seraient bien dues à SM et HM, il est remarquable que (H)SM, "(le) Nom", soit en hébreu une désignation de Dieu, le créateur d'Adam, "homme", tandis que HM peut évoquer l'homme, homo, de même racine que humus, "terre", de même que l'homme hébreu, adam, est de même racine que la terre, adama.

  Gary donne de nombreux autres exemples de possibles sections d'or. Il est bien sûr convaincu que l'ensemble démontre l'utilisation du nombre d'or par Michel-Ange, j'en suis moins sûr, connaissant de nombreux exemples d'architectures dorées ne résultant d'aucune intentionnalité rationnelle. S'il existe certaines circonstances pouvant faire accepter Michel-Ange en "aficionad'or", comme la parution contemporaine de La divine proportion de Luca Paccioli, il est néanmoins certain qu'aucune revendication publique de son utilisation n'a été faite, ni par lui, ni par aucun artiste avant la fin du 19e siècle.

  Gary achève son étude par les cartouches que Michel-Ange a peints sur les lunettes de la Sixtine, portant les noms des ancêtres de Jésus donnés par l'Evangile de Matthieu. Les dimensions des cartouches oscillent autour du rapport moyen 1,62, idéalement doré, mais ce rapport idéal n'apparaît que pour celui-ci, portant les noms Salmon, Booz et Obeth qui me sont évocateurs.
  Salmon et Obeth m'évoquent le jeu Sam-Beth, notamment développé dans Sam en Beth. L'orthographe Obeth est inhabituelle, celle de la Vulgate est Obed.
  En hébreu, Booz père d'Obed a exactement la même orthographe et la même vocalisation que Boaz, l'une des colonnes du Temple de Salomon (distinct de Salmon ou Salma père de Booz, bien que Salma s'écrive SLMH, exactement comme Shlomo, devenu Salomon dans la Vulgate).

Il y avait originellement 16 cartouches portant les noms des 40 ancêtres de Jésus, mais 2 cartouches ont disparu lorsque Michel-Ange a réalisé la gigantesque fresque du Jugement Dernier sur le mur du fond, 2 cartouches portant les 7 premiers noms des ancêtres de Jésus, d'Abraham à Aram.
  Il reste ainsi 33 noms, 34 avec Jésus le plus important, et une curiosité de la généalogie de Jésus selon Matthieu est que bien qu'elle ne compte que 41 noms, d'Abraham à Jésus, Matthieu répartit ensuite ces noms en 3 séries de 14, d'Abraham à David, de Salomon à la Déportation à Babylone, et de la Déportation à Jésus, ce qui semble impliquer de doubler le nom Jéchonias, dernier roi de Juda. C'est étrange car la liste ne respecte guère les données de l'Ancien Testament, et qu'il n'y aurait eu aucune difficulté à ajouter un nom dans la dernière série des 14 qui ne sont donc que 13.
  Toujours est-il que l'élimination des 7 premiers noms de la liste a pour conséquence que les 33 noms présents dans la Sixtine, plus Jésus, se répartissent en 21 jusqu'à la Déportation, et 13 ensuite. Mieux, si je double Jéchonias comme semble y inviter Matthieu, j'arrive au nouveau motif 21-1-13 qui s'est imposé depuis quelques mois.

  Je rappelle que j'ai exprimé ce motif, entre autres, par les lettres SAM, et je peux maintenant expliciter le titre de ce billet, inspiré par des recueils de l'humoriste Sy Goodstadt, parus dans les années 60 (en français Chéri, il faut repeindre le plafond).

  Consultant la page wikipédia sur la Sixtine, j'ai été surpris d'y découvrir ceci:
c'est une salle rectangulaire de quelque 40 mètres de long sur 13 mètres de large et 21 mètres de hauteur (on observe que 21 : 13 = 1,61, ce qui correspond au nombre d'or souvent utilisé par les architectes de jadis)
  Je suppose que les architectes d'alors n'ont pas calculé en mètres, et que ces dimensions sont approximatives, mais voici encore un 21-13 accidentel dans cette chapelle où il y a au moins un autre 21-13 survenu par hasard, avec la disparition des 7 premiers noms de la généalogie christique.
  Bien entendu, l'utilisation du nombre d'or par les architectes de jadis n'est que l'opinion du commentateur, et il est fort possible que cette remarque soit supprimée par un responsable du site, où le nombre d'or est par ailleurs parfaitement traité.

  Les orthographes des noms de la généalogie de Jésus différant quelque peu de celles de la Vulgate, je me suis livré à quelques investigations gématriques. Le seul résultat digne d'un certain intérêt a été la valeur des 12 ancêtres de Jésus après la Déportation à Babylone, 666.
  J'ai bien sûr utilisé l'alphabet latin pour les calculs:
SALATHIEL ZOROBABEL ABIVD ELIACHIM AZOR SADOCH = 369
ACHIM ELIVD ELEAZAR MATHAN IACOB IOSEPH = 297
  Il est assez amusant que 666 soit supposé être le nombre de l'antéchrist, venant "avant le Christ".

  J'ai déjà évoqué La création d'Adam de Michel-Ange en janvier 09 dans le billet La mer des Indes, à propos du Pont d'Adam qui a un temps relié l'Inde et Ceylan, ayant donné lieu à cette manipulation d'image. C'est dans ses parages qu'un commissaire Gustave tue Charles, capitaine du Léviathan, avant d'âtre lui-même tué par une jeune Suissesse. Je rappelle que lors de ses visions de 44 le Suisse Carl Gustav Jung s'est vu survoler Ceylan et a décrit sa splendeur argentée sur le bleu de la mer, devançant cette image satellite.

  Alors que j'étais en train d'étudier Michel-Ange, phrère Laurent m'a appris l'existence d'un artiste actuel revendiquant l'utilisation du nombre d'or, le Vénézuélien Rafael Araujo.
 
  Rafael Araujo n'utilise que règle, compas et équerre pour construire ses créations, en laissant toutes les lignes de construction.
  Lorsque je rencontre quelqu'un concerné par le nombre d'or, je ne tarde pas à calculer les valeurs associées à son nom, avec ici
RAFAEL / ARAUJO = 43/66
  Ce n'est pas un partage doré, l'idéal étant 42/67, mais ce n'en est pas loin. Je sais qu'il existe une approche gématrique particulière pour l'espagnol dont l'alphabet a des caractères supplémentaires, comme le Ñ.
  Pour en savoir plus, j'ai fait une recherche "alphabet espagnol" qui le 2 avril livrait comme premier résultat image celle provenant de cette page.
  Comme cette première image était immédiatement lisible, je l'ai utilisée pour procéder à mes premiers calculs.
  Les 26 lettres de l'alphabet standard sont présentes, plus 5 autres.
  Après C, CH décale les lettres suivantes d'un rang, puis LL introduit un décalage de 2 rangs, puis M̃ et Ñ mènent à 4 rangs, enfin on a un écart de 5 rangs à partir de S, dû à RR.
  Bref, une fois le codage du Gématron redéfini, le calcul livra
RAFAEL / ARAUJO =50/80 = 5/8,
non seulement un partage doré idéal, mais se simplifiant en un couple fibonaccien.

  Après ce premier résultat j'ai cherché ce que devenaient quelques noms importants pour moi, ceux de personnages concernés par le nombre d'or et au nom doré. Les noms qui restent dorés sont plutôt rares, et je ne vais citer que les cas favorables.
  D'abord celui du créateur du site Golden Number, dans l'alphabet de 26 lettres
GARY / MEISNER = 51/83
que j'avais pu voir en exemple type de l'
HOMO / SAPIENS = 51/83
avec non seulement 51/83 doré mais écho à l'angle de 51,83°, angle dont le cosinus est 0.618, angle très proche de celui de Khéops donné parmi les premiers exemples dorés sur le premier site de Gary.
  Dans l'alphabet "espagnol" de 31 lettres, on a
GARY / MEISNER = 61/99,
partage doré idéal, mais ne m'éveillant pas d'écho.

  Il y a encore le cas  de
GEORGES / PEREC = 76/47,
parfait rapport d'or pour cet auteur qui a à diverses reprises parlé de nombre d'or et de Fibonacci, et envisagé explicitement leur utilisation dans l'écriture.
  Dans l'alphabet "espagnol" de 31 lettres, ce rapport devient
GEORGES / PEREC =93/57,
partage d'or idéal qui m'est aussitôt évocateur car Perec a imaginé dans La Vie mode d'emploi son double
GEORGE / BRETZLEE = 57/93
qui garde un partage doré dans l'alphabet "espagnol" :
GEORGE / BRETZLEE = 69/111.

  Perec est l'auteur d'Alphabets, recueil de poèmes carrés hétérogrammes dont j'ai décrit ici la prodigieuse architecture dorée, et dont je n'ai trouvé aucune trace d'intentionnalité (son premier niveau est la simple conséquence de la fréquence des lettres en français). Tiens, le onzain n° 15, où il est question d'or instable, évoque Michel-Ange.
  La représentation "carrée" de chaque onzain est de plus très proche d'un rectangle d'or, d'environ 30 x 48 mm (selon la lettre joker propre à chaque poème), ce qui me rappelle les cartouches de la Sixtine. J'ai pu établir que dans le cas de Perec le rectangle doré est purement dû à la police de caractères choisie.

  Un autre cas est celui de l'auteur de La maison des feuilles, où, si la présence du nombre d'or est discrète, limitée à une note, cette note est reprise dans le document 046665 ouvrant de vertigineuses perspectives. Cette note concerne le nautile qui a également été calculé par Rafael Araujo.
MARK Z DANIELEWSKI =  43 26 112 permet le découpage idéal 69/112, mais le nom en 3 parties permet d'établir une quine, une suite additive de 5 nombres en rapport d'or:
Z = 26
MARK = 43
MARK Z = 69
DANIELEWSKI = 112
MARK Z DANIELEWSKI = 181
  Le recours à l'alphabet "espagnol" m'a éplapourdi (joli mot d'acquisition récente):
MARK Z DANIELEWSKI = 50 31 131, permettant une autre quine:
Z =31
MARK = 50
MARK Z = 81
DANIELEWSKI = 131
MARK Z DANIELEWSKI = 212
  Les recherches exposées dans Rêvolutions m'ont conduit à ces deux suites qui ont de remarquables propriété communes. L'une résulte de l'addition de 5 termes consécutifs de la suite de Fibonacci proprement dite, avec dans le système décimal l'étonnant fait que les 5 termes de 3 chiffres correspondent à la concaténation des termes de 2 chiffres (de la suite de Fibonacci) avec le terme situé 5 rangs plus tôt:
1 - 2 - 3 - 5 - 8 - 13 - 21 - 34 - 55 - 89
mène donc à
131 - 212 - 343 - 555 - 898
et on a aussi
131 = 8+13+21+34+55,
212 = 13+21+34+55+89, etc.
  L'autre suite résulte de l'addition de 5 termes consécutifs de la suite de Lucas (l'autre suite additive importante), avec dans le système décimal l'étonnant fait que les 5 termes de 3 chiffres correspondent à la concaténation des termes de 2 chiffres (de la suite de Lucas) avec le terme situé 5 rangs plus tôt:
2 - 1 - 3 - 4 - 7 - 11 - 18 - 29 - 47 - 76
mène donc à
112 - 181 - 293 - 474 - 767
et on a aussi
112 = 7+11+18+29+47,
181 = 11+18+29+47+76, etc.
  Aucune autre suite n'a ces mêmes propriétés, aussi l'on comprendra mon éplapourdissement (là le substantif n'est pas garanti académique) lorsque j'ai découvert les deux quines selon l'alphabet normal et l'alphabet "espagnol".

  Si j'ai pris soin d'écrire "espagnol" à chaque fois entre guillemets, c'est que quand j'ai tenté d'approfondir la question après avoir obtenu les jolis résultats vus plus haut, je n'ai trouvé nulle part trace de l'utilisation en espagnol du vu sur la page signalée, où il n'apparaît d'ailleurs que sur le tableau de l'alphabet. Le réel alphabet espagnol ne semble (ou semblait) avoir que 3 lettres supplémentaires, CH, LL et Ñ, RR n'ayant pas le statut de lettre à part entière. Quant au M̃, m̃ystère...
  Ainsi les jolis résultats n'ont pas de réalité véritable, mais ils ne sont pas pure inanité puisque je n'ai pas inventé la première réponse de Google à la requête "alphabet espagnol". C'est encore l'occasion de citer le génie de Bellmer "qui ne chante de tout cœur que la gloire de l'improbable, de l'erreur et du hasard".
  Pour donner une idée de cet improbable hasard, un éventuel M̃ espagnol aurait plutôt été attendu juste après le M, auquel cas la quine de Danielewski (alors = 132) aurait été perdue, mais le tableau donne l'ordre M N M̃ Ñ.

  Ce point précisé, je peux aborder plus honnêtement une coïncidence survenue quelques jours avant la découverte de cet alphabet "espagnol".
  Le 25 mars, en relisant Les enfants de la nuit, de Frank Delaney, j'y ai vu quelque chose qui m'avait échappé à première lecture, la croyance que Jésus était le seul homme de tous les temps à avoir mesuré exactement 6 pieds (chapitre 31).
  Or 6 pieds, c'est exactement la taille que Le Corbusier a donnée au bonhomme Modulor, après diverses tergiversations. La raison semble en être que 6 pieds correspondent à 144 demi-pouces, nombre de Fibonacci, en conséquence les autres mesures essentielles de la Série Rouge trouvent d'excellentes approximations dans la suite, 89, 55, 34, 21 (en demi-pouces, la Série Bleue étant en pouces).
  Les approximations en cm dans le système métrique, 183-113-70-43-27, sont très voisines de la "quine Danielewski":
MARKZDANIELEWSKI = 181
DANIELEWSKI = 112
MARKZ = 69
MARK = 43,
Z = 26
  Les mesures les plus importantes, la taille de 183 cm répartie en 113 et 70 par le nombril, sont très proches des valeurs de Jésus en latin:
IESVS CHRISTVS = 70 + 112 = 182
  70/112 est encore un rapport doré idéal, se simplifiant en un rapport fibonaccien, 5/8.
  Dans son Modulor, Le Corbusier lui-même semble se tromper en donnant l'équivalence de 6 pieds à 182 cm:
  Cette "erreur" est répétée plus loin, s'expliquant probablement par le fait que Corbu n'avait pas encore arrêté les mesures exactes du Modulor et arrondissait 6 pieds, 182,88 cm, à 182.

  C'est donc le 25 mars que j'ai appris cette croyance des 6 pieds de Jésus, dont je n'ai pas trouvé d'échos en ligne, à part le fait que c'est approximativement la taille de la silhouette apparaissant sur le Suaire de Turin. Ce 25 mars était le Vendredi saint, et cette date fête usuellement l'Annonciation, mais, selon des dispositions récentes, la fête est reportée au 4 avril lorsque Pâques tombe le 27 mars.
  Le cas s'est déjà produit en 2005 et m'avait alors inspiré une adaptation d'un poème carré de Raban Maur, illustrant par 4 croix les 276 jours passés par Jésus dans le giron marial, du 25 mars au 25 décembre.
  J'observe que, quand Pâques tombe le 27 mars, la commémoration de sa résurrection se fait 273 jours avant celle de sa naissance, le 25 décembre.
  273, ou 21x13, est encore la valeur de l'hébreu arb'a, "quatre", ou encore la somme des valeurs 123 de GEORGES PEREC et 150 de GEORGE BRETZLEE.

  Il s'enchevêtre à partir de ces quelques faits tant d'échos vertigineux que je vais les énumérer pêle-mêle, espérant pouvoir plus tard y apporter un peu plus de discernement. J'invite à se reporter aux pages citées, ne pouvant en reprendre l'intégralité (songeons que la seule page 21-13 compte au moins 115 cas).
-
  Je rappelle que c'est une requête "Corbusier Bretzlee Bach" qui m'a mené à Danielewski, via une compilation de livres imaginaires. Il y avait The wanderers de George Bretzlee, et Concatenating Corbusier, de Aristides Quine, mentionné dans la note 150 de La maison des feuilles:  Dans la version française, cette note 150, valeur de GEORGES BRETZLEE, est page 123, valeur de GEORGES PEREC.
  Je m'étais émerveillé que le nom Quine ait été imaginé par quelqu'un dont le nom détermine une quine, mais je n'ai d'abord pas vu de lien avec la quine des bâtisseurs romans, fantaisie hexagonale ayant peu de chance d'être connue d'un citoyen US. J'ai quelque peu changé d'avis lorsque j'ai découvert que l'argument majeur de son roman, la maison qui mesure 394 pouces mesurée de l'intérieur, et 393,75 pouces mesurée de l'extérieur, est repris dans le document 046665 avec l'équivalence de 393,75 pouces à 20 coudées, or
393,75 x 2,54 = 1000,125 cm, soit 10 mètres à 1 mm près, ainsi la coudée danielewskienne mesurerait presque exactement 50 cm, et ceci rappelle fortement la prétendue quine médiévale, dont la mesure centrale, l'empan, serait d'exactement 20 cm.

  Le Modulor montre Corbu voyager dans tous les pays et y trouver des rapports d'or dans divers monuments. Athènes offre un étrange écho:
  Je n'ai pas trouvé en ligne de confirmation de cette mesure, qui me rappelle que, pour un autre monument réputé doré, la Grande Pyramide, Samuel Delage fait retrouver aux héros de Cabale Pyramidion l'élément perdu témoignant de la connaissance du mètre par les anciens Egyptiens, ceci pour rendre compte de la prétendue coudée royale de 52,36 cm, laquelle ne peut être liée au nombre d'or que si le mètre est connu. Cette coudée royale est la dernière mesure de la quine "romane", l'empan, le pied et la coudée de 20,00, 32,36 et 52,36 cm correspondant à 1, 1,618 et 2,618 multipliés par 20, unité, nombre d'or et carré du nombre d'or.

  Me souvenant que le nom de l'auteur de Concatenating Corbusier est presque doré, j'ai eu la curiosité de le calculer selon l'alphabet "espagnol", que je sais maintenant n'avoir pas plus de réalité que la quine "romane":
ARISTIDES / QUINE = 127/79
  C'est le partage doré idéal de 206. Quelques curiosités sont liées au modèle de notre auto, une 206 SW (206 est la section dorée de 333).

  La valeur "normale" de Aristides Quine est 170, la même que celle du maçon qui a conçu et construit notre nouvelle maison ayant, sur plan, une longueur de 10 m. Les dimensions intérieures correspondent à un rectangle d'or de 9,40 m sur 5,80.

  Le Corbusier fait une longue citation de L'annonce faite à Marie, de Claudel, où il est question du "Maître du Compas", Pierre de Craon, l'un des personnages principaux, que Corbu imagine être opposé au "Maître de la Règle".
  Me renseignant sur la pièce, j'apprends qu'une scène essentielle est la résurrection d'une fillette pendant la nuit de Noël.

  J'aurais à reparler des Enfants de la nuit (titre original, The Amethysts), car j'avais oublié son château en forme de Sceau de Salomon quand j'ai redécouvert le château triangulaire au coeur d'un Sceau de Salomon à l'échelle de l'Espagne dans Le Livre de saphir de Sinoué.
  Toujours est-il que cette relecture m'a fait commander et lire Les enfants de la peur, suite des aventures de l'architecte Nicholas Newman. Il y est engagé par un footballeur noir, lequel se révèle un brillant érudit, diplômé de la Sorbonne, et qui engage la conversation sur Le Corbusier, que son professeur nommait Corbu.

  Lorsque j'ai découvert en avril 07 le site Golden Number de Gary Meisner, son christianisme ouvertement arboré m'a fait mentionner les relations fibonacciennes du nom de Jésus en latin,
IESVS CHRISTVS = 70 + 112 = 14 x (5 + 8)
et en grec,
IHSOUS XRISTOS = 888 + 1480 = 296 x (3 + 5)
  J'y remarquais que 296 est le nombre suivant de la Série Rouge du Modulor (113+183) et qu'il y avait moyen d'y parvenir avec la profession de
MEISNER / GARY = 83/51, qui est
CHIEF FINANCIAL / OFFICER = 100/62 > (100+83)/(62+51).
  Peu après avoir mentionné la valeur 888 de IHSOUS, il y eut un arrêt brutal de l'ordinateur.  Je le redémarrai, puis relançai Internet Explorer qui afficha la page http://fr.888.com/
  Il s'agissait d'un jeu de poker qui n'existe plus à cette adresse, et je n'ai jamais compris pourquoi cette page s'était affichée, aucune des pages ouvertes au moment de la panne ne contenant de lien y envoyant.

  J'évoquai plus haut Léviathan, le roman d'Akounine où le commissaire Gustave tue le capitaine Charles assassiné peu après par une jeune Suissesse dans le détroit séparant l'Inde de Ceylan. Ces événements surviennent le 19 avril 1878, soit le Vendredi saint, et j'ai soupçonné une nette intention christique de l'auteur car Charles d'abord second du Léviathan avait accédé au commandement en se débarrassant du capitaine Joshua (Jésus) Cliff (JC), mais je n'avais alors pas remarqué une autre possible allusion dans l'enjeu de ces tueries, un fabuleux trésor de 512 pierres précieuses de 80 carats chacune.
  Le trésor était lié au symbolisme du 8, 512 étant 8 au cube, 8.8.8.

  Ayant jadis relié l'échange JUNG/HAEMMERLI (52+84=136) aux expériences du docteur FRANKENSTEIN (136), j'ai appris récemment l'existence du réel Gustavus Frankenstein, peintre et mathématicien amateur qui a publié le premier cube magique d'ordre 8 le 11 mars 1875, quatre mois avant la naissance de Carl Gustav Jung.

  Il existe d'autres pages colligeant les livres imaginaires cités dans La maison des feuilles, notamment celle-ci en ordre alphabétique où j'ai découvert :

  Concatenating Corbusier y est donc suivi par Constancy of Carl Jung, The, mentionné note 380, page 410 de l'édition française, et je ne vois pas comment j'aurais pu découvrir la présence de Jung dans ce pavé labyrinthique sans ce document, sans George Bretzlee, entre autres...

  Dans le même billet, je remarque le lien entre les valeurs de George Bretzlee, 57-93, et les deux briques de l'acrostiche courant dans les deux livres constituant Only Revolutions, AND-AND-AND = 57 et SAM-HAILEY = 93, déterminant une quine 57-93-150-243-393, laquelle est, triplée, la suite 19-31-50-81-131 déjà étudiée ailleurs, en relation avec la quine "danielewskienne".
  J'ignorais alors que l'alphabet "espagnol" relierait directement
 MARK Z DANIELEWSKI = 50-31-131 à cette suite.


3.3.16

Manuscrit Synchronistiquement Transmissible

aux edmontoniens

  Les numéros 1-13-21 de la collection Rail Noir m'ont conduit à revenir au modèle des 3 lettres mères Alef-Mem-Shin, de rangs 1-13-21 dans l'alphabet hébreu. Je suis depuis longtemps fasciné par le fait que ces lettres S-M-A donnent selon l'atbash B-Y-T, écriture développée de la première lettre double Bet ou Beth.
  Je ne répète pas ce qui a déjà été abondamment commenté dans les derniers billets. Une certaine suite dans les idées m'a conduit à commander les Rail Noir numéros 2-10-22, correspondant à B-Y-T.

  Je n'ai pas grand-chose à dire sur les romans en eux-mêmes, et c'est encore une bizarrerie de chapitrage qui retient mon attention. Je m'étais aventuré à affirmer que les erreurs de chapitrage des numéros 13 (pas de chapitre 30) et 21 (deux chapitres VI) étaient si exceptionnelles qu'il était impossible d'en rencontrer d'autres dans une collection qui ne compte que 25 titres, et j'avais eu tort.
  Le numéro 22, Mort d'un cheminot de Jean-Philippe Milesy, s'achève sur un chapitre XII, mais il n'y a pas de chapitre X.

  Je n'arrive pas à imaginer un processus commun à ces trois erreurs, sinon que ce type d'erreur ne serait pas si rare chez les auteurs, mais souvent corrigé par les relecteurs professionnels, et il a été vu que la relecture des manuscrits Rail Noir n'était pas des plus consciencieuses.
  Toujours est-il que trois auteurs de cette collection sont concernés, et ceci ouvre de nouvelles pistes.

  Ma commande de ces nouveaux numéros était donc liée à ma vision du modèle atbash ABYMST, sous sa forme BYT-SMA. J'ai donné ici le tableau ci-dessous, où les lettres sont données par paires selon la correspondance atbash, avec pour chacune sa translittération, sa valeur numérale, son écriture développée, la valeur de celle-ci.

  Les anomalies concernent les numéros 13-21-22 correspondant aux lettres MST et suggèrent donc la forme atbash YBA-MST, se traduisant dans l'alphabet numéral par 10-2-1 et 40-300-400, soit 13 et 740, une forme déjà envisagée sans y voir de justification extérieure.
  C'est que la source de l'atbash est le chapitre 51 de Jérémie, où il est établi que BBL, Babel, apparaît sous la forme SSK. Babel y est un marteau, MPÇ, atbash YWH, pour YHWH (dont l'atbash MÇPÇ est par ailleurs une façon de représenter le Nom interdit, ainsi une requête "מצפצ" livre plus de 8000 résultats). Les valeurs numériques de YWH et BBL sont 21 et 34, deux nombres de Fibonacci, aussi la possibilité de trouver dans l'ensemble ABYMST une combinaison trilittère de valeur 13, le Fibo précédent, était-elle tentante, d'autant que la considération des 3 ensembles atbash amène à ceci :
ABY-TSM = 13-740 = 753
YWH-MPÇ = 21-210 = 231
BBL-SSK = 34-620 = 654
  La combinaison des 3 ensembles fournit le total 1638 = 3x546 ou encore 6x273. Je connais bien ces nombres, notamment 273 = 13x21, ainsi un jeu basé sur des combinaisons trilittères de valeurs 13, 21 et 34 = 13+21 conduit à une moyenne avec leurs atbash de 273 = 13x21...
  J'ai représenté ces résultats en utilisant les 18 triangles extérieurs du "Lion Caché" donné dans Pilgermann de Russel Hoban, commenté récemment.
  En haut de gauche à droite en jaune les valeurs des lettres des combinaisons ABY-YWH-BBL, en mauve les totaux pour chaque combinaison.
  En bas de droite à gauche en jaune les valeurs des lettres des correspondances atbash TSM-MPÇ-SSK, en mauve les totaux pour chaque combinaison.
  Au centre le total 1638 = 6x273.

  Je précise que la seule propriété numérique d'une somme de 9 couples atbash quelconques est d'être divisible par 9, et qu'il n'y a aucune raison logique pour que les triades choisies de valeur 13-21-34 mènent avec leurs atbash à un total multiple de 13 et 21. Je renonce à tester les 119 possibilités de 9 couples.
  Il est bien plus immédiat de se pencher sur les noms des auteurs qui ont des problèmes dans la numérotation de leurs chapitres, livrant des résultats sidérants.

  Les numéros 13-21-22 des livres offrant des anomalies de chapitrage correspondent donc aux rangs des lettres hébraïques MST, aïeules des MST de notre alphabet, or ce sont les initiales des auteurs, Thilliez, Peter-Sauzin, Milesy. Je présume que Peter et Sauzin sont les noms de jeune fille et d'épouse d'Anne, laquelle est aussi connue comme Anne Peter et Anne Sauzin.
  Le vertige est absolu avec les valeurs de leurs noms complets, totalisant 546, comme la moyenne pour 3 des 9 couples atbash vus plus haut:
Franck Anne Jean-Philippe = 53+34+121 = 208 = 8x26
Thilliez Peter-Sauzin Milesy = 101+154+83 = 338 = 13x26
Total 546 = 21x26, ainsi apparaît une parfaite répartition fibonaccienne entre prénoms et noms (26 étant aussi le produit de deux Fibos, 2x13).

  A noter que le n° 21, Ligne 10 de Peter-Sauzin s'achève sur un chapitre XXVI, 26 (mais a en fait 27 chapitres).
  Le n° 22, Mort d'un cheminot de Milesy s'achève sur un chapitre XII, 12, et débute par un prologue, si bien qu'on pourrait considérer 13 éléments, face aux 21 chapitres de son "atbash", le n° 1, Un assassin peut en cacher un autre, de Micha. Bien sûr Mort d'un cheminot n'a en fait que 11 chapitres, mais son chapitre XII est une réalité, comme l'est le chapitre 34 de Deuils de miel de Thilliez, ce qui a été à l'origine de mon intérêt pour la collection Rail Noir.

  Les Rail Noir 21 et 22, avec l'un un chapitre surnuméraire et l'autre un chapitre manquant, ont été imprimés le même jour, le 25 avril 2011, à l'imprimerie La source d'or, 63039 Clermont-Ferrand. Le billet Rails magiques m'avait fait remarquer, outre 63/39 = 21/13, que le 25 avril était la saint-Marc, l'apôtre homologué au lion, mais je n'avais pas alors rappelé le fait souvent mentionné qu'un trait d'union entre BBL et sa forme atbash SSK était le lion dans ses diverses déclinaisons consonantiques, LB en hébreu ou haut germanique, LV(V) ou LW(W) dans les langues slaves, SSK en tokharien.
  Par ailleurs l'étymologie lie marcus au marteau latin, reliant donc les deux jeux atbash trilittères de l'oracle de Jérémie.
  Je n'ai pas encore souligné que, de même que "lion" peut rendre compte des deux formes BBL et  SSK, "maison" est un trait d'union entre BYT, "maison" en hébreu, et sa forme atbash SMA, anagramme de "mas".
  Si je ne vois pas de trait d'union similaire entre le "marteau" MPÇ et sa forme atbash YWH, j'ai déjà indiqué que le temple de Salomon est appelé dans la Bible "maison de YHWH", BYT YHWH, reliant donc "maison" au couple YWH-MPÇ.

  Lorsque je ne connaissais que les erreurs de chapitrage des Rail Noir 13 et 21, concernant les chapitres 30 et 6, j'avais remarqué que ces nombres étaient les valeurs des lettres LW (לו) écrivant le nombre des 36 Justes, apparus à diverses reprises dans mes recherches.
  Maintenant que le numéro 22 complète ces erreurs avec son chapitre 10 manquant, je constate que la séquence 30-6-10 correspond encore à un mot hébreu parfaitement identifiable, LWY (לוי), Lévi, le 3e fils de Jacob, à l'origine de la lignée sacerdotale des prêtres lévites, dont le Grand Prêtre, seul autorisé à pénétrer dans le Saint des Saints de la "Maison de YHWH". J'ai indiqué à diverses reprises que la transformation atbash  de BYT (בית) en SMA (שמא) était liée par les commentateurs au pectoral du Grand Prêtre, portant l'oracle des Urim et Thummim (אורים ותמים):
  A remarquer que AWRYM et TMYM débutent par les lettres A et T, débutant et achevant l'alphabet, le premier couple atbash.

  Une nouvelle recherche m'apprend que ces mots, traduits Lumière et Vérité, sont la devise de la prestigieuse université Yale, et ceci me rappelle le roman Les arcanes du chaos, où Maxime Chattam imagine le monde soumis aux caprices de super-individus, façonnant l'histoire en signant leurs interventions de chaînes de coïncidences. Ainsi l'un de ces êtres, Goatherd, "chevrier", professeur à Yale, utilise pour l'un de ses plans une nommée Yaël, "chèvre" en hébreu.
  Je m'interroge en constatant que le pseudo Chattam pourrait se translittérer STM (21-22-13) en hébreu. M. Chattam fait partie de la Ligue de l'Imaginaire, comme B. Abel, E. Giacometti, H. Loevenbruck ("pont des lions"), F. Thilliez, B. Werber, autres écrivains à "coïncidences".

  Le "signe des 36 cachés" donné plus haut m'a fait prendre conscience que, également construit à partir du Sceau de Salomon, il offrait aussi une couronne extérieure de 18 triangles, comme le "Lion caché" de Russell Hoban, et que j'aurais pu l'utiliser pour mes 18 couples atbash.
  Il y a une ressemblance immédiate entre Lévi, nom supposant l'appartenance à la tribu de Lévi, et lavi, "lion" en hébreu, ressemblance qui n'a probablement pas de fondement étymologique, car les mots sont en hébreu LWY et LBYA, mais il est avéré que cette ressemblance a poussé les Juifs ashkénazes à choisir par exemple le prénom russe Lev, "lion". Ainsi le célèbre Levi Strauss est né Loeb "lion" Strauss, avant de transformer son prénom en Levi.

  Une série TV a utilisé le Temple de Jérusalem et l'oracle des Urim et Thummim l'an dernier, Dig, créée par Tim Kring et Gideon Raff.
  Le premier épisode a été diffusé le 5 mars, l'anniversaire de Mark (!) Z. Danielewski, né le 5 mars 66. J'ai expliqué ici pourquoi sa Maison des feuilles me semblait proche du Temple de Jérusalem.
  La précédente série créée par Tim Kring était Touch (2012-13), dont les thèmes ont été souvent commentés sur Quaternité, nombre d'or, 36 Justes...

  Dans Dig apparaît un Ordre de Moriah dont le but est de reconstruire le temple de Jérusalem. Le mont Moriah, mentionné dans la Genèse, est supposé être le mont du Temple, sinon le centre du monde; la ressemblance avec le mont Meru de la tradition védique a été soulignée.
  L'Ordre de Moriah semble dirigé par le rabbi Lev, associé au pasteur Tad Billingham, avec de multiples complices, telle l'ambassadrice US en Israël. Les temps sont venus pour eux de réaliser leur projet, nécessitant plusieurs choses :
- un descendant du Grand Prêtre d'Israël, n'ayant pas foulé la terre jusqu'à ses 13 ans (le pasteur s'est chargé de ce point, avec les jumeaux Josh et Joshua obtenus par des manipulations non précisées);
- la reconstitution du Pectoral du Grand Prêtre, l'objet sacré qui porte l'oracle des Urim et Thummim;
- le sacrifice d'une génisse totalement rousse, selon un passage des Nombres.
  Et puis, avant de reconstruire le Temple, il importe de libérer le terrain, donc de détruire la mosquée Al-Aqsa, et l'Ordre a son plan, sans se préoccuper des conséquences pour la paix locale ou mondiale...

  Face à ce complot il y a l'agent du FBI Peter Connelly, venu à Jérusalem superviser la sécurité avant la visite du Secrétaire d'Etat US.
  Il y a encore l'étrange Shem, un Essénien qui semble tout connaître des plans de l'Ordre de Moriah, mais que ses croyances empêchent d'utiliser tous les moyens pour les contrer.
  Je passe sur les multiples personnages secondaires pour en venir à ce qui me semble essentiel.

  Le rabbi Lev, "lion", et la vache rousse sont donc deux éléments fondamentaux pour la restauration du Temple, or le billet de janvier m'a conduit à des analyses homologuant les colonnes Jachin et Boaz du Temple au lion et à la vache.
  Ces colonnes J et B, ou Y-B, sont aussi associées au Feu et à l'Eau, correspondant aux lettres S-M, dont l'atbash est B-Y.
  Les lettres S-M forment le mot shem, signifiant "nom", qui est aussi le nom du patriarche Shem (ou Sem), lequel a donné son "nom" aux Sémites.
  Ainsi un Shem, SM, s'oppose à la reconstruction du Temple, et donc des colonnes YB.

  Rabbi Lev est interprété par l'acteur Shmil Ben Ari, Samuel "Fils de Lion", car ari est un autre mot pour "lion" en hébreu. Son nom hébreu (שמיל בן ארי) se translittère SMYL BN ARY, contenant les lettres SM-BY.

  J'en viens à l'utilisation des Urim et Thummim par le rabbi Lev, à la fin de l'épisode 7 (8 dans la version française, où le pilote est dédoublé).
  Après avoir retrouvé les 12 pierres portant les noms des fils de Jacob, et reconstitué le pectoral, Lev semble avoir trouvé l'endroit où l'oracle était consulté. En tout cas le dispositif fait d'abord apparaître au plafond de la salle les lettres composant ces noms, lumineuses:
  Puis, après une demande de Lev, toutes les lettres s'éteignent, sauf 4 formant la réponse de l'oracle, Dinah, DYNH. Peu me semblent importer ici les détails factuels, car le mot envoie à un lieu imaginaire, le couvent des Soeurs de Dinah, mais je n'imagine guère les scénaristes avoir choisi ce mot par hasard. Voici donc comment il apparaît:
  Et voici translittérés les noms des fils de Jacob, écrits de droite à gauche pour faciliter l'identification avec les images ci-dessus, avec en jaune la réponse de l'oracle.
 YWL      NWOMS      NBWAR
NWLBZ       RKSSY    HDWHY
      ND    NYMYNYB      PSWY
RSA             DG         YLTPN
  Les lettres DYNH sont donc obtenues par les noms YHWDH, Juda,  YSSKR, Issachar, BYNYMYN, Benjamin (mais cette orthographe moderne n'est pas envisageable), et ASR, Aser, sauf qu'il n'y a pas de H dans son nom, et que la lettre H visible remplace manifestement le R de ASR.
  J'imagine que ce petit trucage a à voir avec ces faits:
- Dinah est la seule fille de Jacob, négligée dans le récit biblique, et il est amusant de voir les noms des 12 fils lui rendre hommage;
- ASR, "heureux", doit donc devenir ASH pour permettre cette lecture, or ASH, isha, signifie "femme".

   Je suppose donc que les scénaristes ont eu à coeur de corriger le machisme biblique, mais n'essaie pas de deviner plus avant leurs intentions pour en venir aux échos synchronistiques avec mes préoccupations.
  Je rappelle qu'il y avait une autre anomalie hébraïque dans Touch, où le nom Bohm était transcrit באהם alors que ce nom est toujours transcrit בוהם.

  Les deux premières lettres de DYNH se trouvent donc dans les noms YHWDH et  YSSKR, jouxtant les combinaisons trilittères YHW, avec YWH atbash de MPÇ, "marteau", et SSK, atbash de BBL, Babel. J'ai commenté ici l'étude de Lyuben Piperov, lequel a cherché les occurrences de la chaîne SSK dans la Tora, et n'en a trouvé que 20 occurrences, dont 18 pour le nom Issachar, les 2 autres à cheval sur deux mots. YHW est évidemment beaucoup plus fréquent, mais sa seule occurrence parmi les fils de Jacob est dans YHWDH (dont l'animal totémique est le lion).
  Le N de BYNYMYN, Benjamin, "fils de la droite", suit les lettres BY, or "fils" s'écrit toujours BN en hébreu, BYN signifiant "entre". Ainsi N jouxte BY, atbash de SM, dans une histoire où un personnage important se nomme Shem.
  N de BYNYMYN est "entre" BY, initiales des colonnes du Temple, et YM, signifiant "mer", évoquant dans ce contexte la Mer du Temple de Salomon, bassin contenant l'eau destinée à la purification, dont la description suit immédiatement celle des colonnes Yakin et Boaz (1 Sam 7,13-26). Ci-dessous une reconstitution de Christopher Evans, avec la Mer de bronze à gauche, et les colonnes de même métal encadrant le seuil:
  YM est apparenté à MYM, "eau". Ceci peut faire écho au AS (feu), de ASR (heureux) ou ASH (femme). Le jeu "femme-flamme" est un classique de l'exégèse juive. Je rappelle que S et M sont les lettres de Feu et d'Eau, éléments associés aux colonnes Yakin et Boaz.

  Je suis en train de lire La nouvelle interprétation des rêves, de Tobie Nathan (2011). Le 1er mars, après avoir rédigé le passage sur l'oracle utilisant les noms des fils de Jacob pour donner sa réponse, j'ai repris ma lecture et suis arrivé page 135 où Nathan donne en exemple le nom Issachar, "ma récompense", car sa mère Léa s'est jugée récompensée d'avoir offert sa servante à Jacob, en panne de gestation après lui avoir donné 4 fils.
  Un peu plus loin, page 180, Nathan cite un ouvrage anonyme apparu au 15e siècle en Espagne, le Sefer-ha-Meshiv, "Livre de la Réponse". J'ignorais en écrivant plus haut "réponse de l'oracle" que "réponse" pouvait se dire MSYB en hébreu, avec encore les couples atbash MY et SB, ainsi le YS de YSSKR livre l'atbash MB.
  Nathan donne une de ces pratiques du Livre de la Réponse, interpréter le contenu d'un verset vu en rêve, et Moshe Idel est plus précis: c'est au milieu du verset que réside la réponse.
  Une autre pratique est de tirer un verset au hasard, et Peter, ancien séminariste, s'y livre dans le pénultième épisode de Dig. Il s'émerveille de tomber sur un verset d'une épître de Pierre (Peter), 1 Pi 5,8, mais n'en commente pas le contenu,
Soyez sobre et veillez, car le démon, votre ennemi, tourne autour de vous comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer.
  Il y a pourtant bien un lion démoniaque dans cette affaire, rabbi Lev.

  Lors d'une fouille de l'appartement d'un membre de l'Ordre de Moriah, Peter découvre un panneau où sont fixés divers documents, dont celui-ci, où figure 3 fois le mot AMH, amah, dont le sens principal est "coudée", et dont la valeur est 46 (1+40+5).
  A mon humble avis, le contexte oriente vers les dimensions du Temple, et je repense à celles du debir ou Saint des Saints, un cube de 20 coudées qui m'a semblé avoir inspiré les 20 coudées de la Maison des feuilles de Danielewski.
  Je ne peux aller plus avant dans les intentions des scénaristes puisque ce document n'est jamais commenté. Peut-être l'aurait-il été si la série n'avait été annulée, et recadrée pour aboutir à un dénouement rapide.

  Toujours est-il que l'atbash de AMH est TYÇ, et que les valeurs 46-500 correspondantes donnent 546, soit encore 273 (21x13) de moyenne pour un groupe trilittère, comme pour les groupes YHW-BBL-AMS et leurs atbash étudiés plus haut. Il est ici plus aisé de calculer la probabilité de trouver cette valeur 546 pour 3 couples atbash, car il n'y a que 4 solutions, AT-HÇ-YM, AT-HÇ-KL, AT-TN-WP et AT-ZO-HS.
  Les deux premières solutions font partie de l'ensemble vu plus haut, dans l'ordre AT-BS-BS-BS-HÇ-WP-YM-YM-KL, donnant donc deux possibilités de scinder en 3 couples atbash de valeur 546, et 6 couples de valeur 1092 (2x546).
  Je remarque que la seconde solution, AT-HÇ-KL,permet d'écrire le nom LAH, Léa, la mère de 6 fils de Jacob, et de Dinah. C'est l'occasion de rappeler que l'héroïne de Ligne 10 est prénommée Léa, par Anne Peter-Sauzin qui fait partie des 3 auteurs de valeur 546, dont les erreurs de chapitrage des Rail Noir 13-21-22 conduisent à la séquence 30-6-10 correspondant au nom LWY, Lévi, 3e fils de Léa, dont seul un descendant peut consulter les Urim et Thummim.
  Le prénom Léa a une autre origine que la Léa biblique, le latin lea, "lionne" (cachée ?).

  Parmi les multiples possibilités offertes par l'ensemble des 9 couples atbash, je suis particulièrement frappé par celle-ci. En laissant de côté les 3 couples BS, il reste les couples AT-YM-HÇ d'une part, KL-WP-YM d'autre part, permettant d'écrire AMH et LWY, mots de même valeur 46.

  Peter Connelly est joué par Jason Isaacs, acteur qui a aussi interprété le détective d'Edimbourg Jackson Brodie, personnage créé par Kate Atkinson, auteur qui a retenu mon attention lorsque est paru en avril 2000 son roman Sous l'aile du bizarre, alors que le manuscrit de mon Sous les pans du bizarre était depuis plusieurs mois chez l'éditeur.
  Çoeur dp m'a signalé qu'il était question de l'atbash dans le second épisode des enquêtes de Jackson Brodie, Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux. Le détail du décodage n'est pas donné, et il s'agit évidemment d'un atbash adapté à notre alphabet. Il ne semble pas qu'il soit question d'atbash dans le roman dont a été tiré l'épisode, One Good Turn.

  Jason Isaacs a aussi tenu le rôle du détective de Los Angeles Michael Britten, dans la série Awake dont la seule saison a été diffusée en même temps que la première saison de Touch.
  La série était basée sur un concept intéressant, hélas souvent mal exploité par les scénaristes. J'y avais remarqué la présence de Michaela McManus, l'actrice de valeur 52/84 dont le rôle principal a été celui du procureur adjoint Kim Greylek dans la saison 10 de New York unité spéciale, où elle prend ses fonctions le 8 septembre 2008, le premier jour de l'an pataphysique 136 (52+84), le jour de ma découverte essentielle sur l'échange JUNG/HAEMMERLI = 52/84.

  A propos de Haemmerli, dans Dig le jeune Avram influencé par l'Essénien Shem tente de tuer le rabbi Lev à coups de marteau, et ceci me rappelle And on the eighth day, où un membre du Conseil des Douze de la communauté de Quenan, calquée sur les Esséniens de Qumran, est assassiné le 5/4/44 à coups de marteau.

  A propos des Esséniens et des jumeaux Josh et Joshua de Dig, j'ai commenté ici une série française où un groupe d'Esséniens veille sur le secret de la Lance Sacrée. Le maître essénien actuel, David Lévi, a eu deux jumeaux, Joshua et Rachel, et Joshua est passé dans le camp opposé pour utiliser le secret à des fins maléfiques.

  Je reviens au Rail Noir n° 22, Mort d'un cheminot, commandé à cause du modèle SMA/BYT, ou 21-13-1/2-10-22, et dont l'erreur de chapitrage m'a conduit à considérer le modèle ABY/TSM, 1-2-10/22-21-13.
  Une façon de considérer l'absence du chapitre X parmi un Prologue et 11 chapitres s'achevant sur un chapitre XII est 10 éléments - 1 élément manquant - 2 éléments, soit 10-1-2, correspondant aux numéros sans erreurs de chapitrage.

  J'ai considéré la partie Sauzin de l'auteur Peter-Sauzin du n° 21, Ligne 10, pour la correspondance TSM des auteurs Thilliez-Sauzin-Milesy avec les lettres hébraïques MST. Le P de Peter oriente vers le Pe hébreu de rang 17, dont l'atbash est le Waw de rang 6, or l'erreur de Ligne 10 est un chapitre VI surnuméraire.
  Appliquer la même opération qu'à Mort d'un cheminot mène à 6 éléments - 1 élément surnuméraire - 20 éléments, 6-1-20 correspondant dans l'alphabet hébreu à WAR, évoquant aussitôt le mot AWR, "lumière", présents dans les AWRYM et TMYM, dont une traduction est "lumières et perfections". Le premier nom présent sur le pectoral est RAW-BN, "voyez un fils".

  La nature exacte des Urim et Thummim est loin d'être claire. Cette page donne, entre autres, une possibilité d'origine babylonienne, et il est bien connu que la Tora a été écrite lors de l'exil à Babylone, la cosmogonie biblique étant une transposition monothéiste des croyances locales.
  Je remarque que les dieux babyloniens pouvaient répondre aux demandes selon diverses modalités, notamment par un jugement (dîna, dînu). Je rappelle la réponse "Dinah" dans Dig.

  Les initiales AP de Anne Peter donnent par atbash TW, écriture développée de la 22e et dernière lettre Taw de l'alphabet hébreu. Ceci envoie vers le n° 22, bien sûr, mais aussi vers le n° 13 de Franck Thilliez, car la lettre Waw est devenue le F de notre alphabet.
  Thilliez a joué avec les rangs de ses initiales FT (dans notre alphabet) dans L'anneau de Moebius, où apparaît une fracture temporelle de 6 jours et 20 heures.

  La 17e lettre Pe peut encore envoyer au Rail Noir n° 17, La ligne de partage des os, à mi-chemin entre 13 et 21, dont j'ai découvert en décembre les 35 éléments répartis en 21-1-13 par un inhabituel Intermède. J'avais remarqué le prénom du premier coauteur, Samuel Delziani, pour la possibilité SAM = 21-1-13, mais n'avais pas vu que le nom de l'autre coauteur, Grégory Pommier, livrait l'initiale P issue de la 17e lettre hébraïque.

  Je rappelle que cette affaire Rail Noir a débuté par la constatation que mes deux exemplaires  du Pocket n° 13121 s'achevaient l'un sur un chapitre 34, l'autre sur un chapitre 33, d'où la curiosité de voir ce qu'il en était de l'édition originale de Deuils de miel de Thilliez, Rail Noir  n° 13.
  Lorsque s'est imposé le modèle 1-13-21, j'ai remarqué l'écho avec le numéro 13121 découpé en 13-1-21 et ai découvert que le Pocket n° 13211 (13-21-1) était un tome de la tétralogie Mozart de Christian Jacq où il était question de l'initiation de Mozart au Nombre d'Or. Il y est d'ailleurs aussi question des colonnes JB du Temple de Salomon, correspondant au Feu et à l'Eau.
  J'ai depuis exploré les autres permutations de 1-13-21, ne livrant que deux Pocket parus à ce jour:
le n° 11321 de 
Corinne Hofmann = 149
La Massaï blanche = 120
le n° 12113 de 
Danielle Steel =123
L'aigle solitaire = 154
  Je m'étais émerveillé de l'égalité des Rail Noir 13 et 21,
Franck Thilliez Deuils de miel = 272
Anne-Peter-Sauzin  Ligne dix = 272
  Les valeurs obtenues pour les deux nouveaux volumes sont 269 et 277, total 546 déjà vu plusieurs fois dans ce billet, notamment pour les 3 auteurs Franck Thilliez + Anne-Peter-Sauzin + Jean-Philippe Milesy.
  C'est encore 2 fois 13x21 pour ces numéros 1-13-21 et 1-21-13.
  Je remarque aussi le mot Massaï débutant par MAS.



17.2.16

Sam en Beth

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Beth
Et je t'ai croisée rue de Sam
(Prévert, légèrement modifié)

  Il va être encore question du motif
BYT, בית    SMA, שמא,
développé dans les précédents billets, s'y reporter pour tous les détails.
  BYT est donc l'écriture développée de la lettre Bet ou Beth, correspondant originellement à "maison" dans l'alphabet acronymique sémitique. Il m'est depuis près de 30 ans essentiel que ces trois lettres correspondent dans l'alphabet hébraïque inversé à SMA, Shin-Mem-Alef, les trois lettres mères, mais ce n'est que le mois dernier qu'il m'est apparu que ces lettres, à l'origine directe des lettres SMA de notre alphabet, se réarrangent en MAS, signifiant notamment "maison" dans ma langue.

  J'avais pourtant abordé le jeu dans notre alphabet avec les prénoms Sam et Beth, dans ce billet d'octobre 2014 en partie consacré au roman Maudits soient les justes, où Sam Bourne a imaginé une secte chrétienne projetant de tuer les 36 Justes de la tradition juive afin de provoquer le retour du Messie, le mashiah, l'oint, le gesalbt (voir ce billet). 35 Justes sont éliminés, et le dernier est encore en gestation dans le ventre de Beth, la femme du journaliste qui enquête sur l'affaire.
  Bien entendu l"embryon sera sauvé, grâce à l'aide de la communauté hassidique de Crown Heights, créée par le rabbin Schneerson qui pour nombre de ses disciples  était le Messie.
  Le journaliste Jonathan Vreeland a choisi d'écrire son premier roman sous le pseudonyme Sam Bourne, avec probablement une intention intime (Sam semble être le fils de Jonathan) car le roman porte en exergue
pour Sam, né dans une famille aimante.
  J'avais donc remarqué le jeu atbash SAM-BYT, d'autant qu'il est question de l'atbash dans le roman, et que le 36e Juste dans le giron de Beth y est découvert d'après le verset où Dieu annonce la naissance d'Isaac à leurs parents, Abraham et Sarah, or ceci m'évoquait une autre trouvaille connexe lors de mes recherches bibliques.

  Abraham et Sarah, s'appelaient d'abord Abram et Saraï, ABRM et SRY selon les translittérations que j'utilise, et Dieu leur donne leurs nouveaux noms en Gn 17, ABRHM et SRH. Les commentateurs ont remarqué que la transformation laissait la somme des valeurs des noms inchangée, car
Y (10) = H (5) + H (5)
  Remarquant que ABRM et SRY avaient déjà une lettre en commun, un R de valeur 200, j'ai imaginé un état antérieur, ABM et STY, car T = 400 = R+R. Ces noms pourraient signifier "permère" (contraction de AB et AM, "père" et "mère") et "deux", noms qui pourraient nécessiter un rééquilibrage pour former un couple fécond, d'autant que les deux lettres concernées, YT, engendrent deux fois la racine HR, signifiant "concevoir" (un enfant, avec aussi un sens figuré; en hébreu moderne HRHR signifie "réfléchir", "méditer"), maintenant présente dans les deux noms.
  De fait, le verbe HRH apparait dans le verset Gn 21,2 à propos de la naissance d'Isaac : WTHR WTLD SRH LABRHM BN (...), Sarah conçut et engendra un fils à Abraham (...)

  Il y a déjà ici de quoi méditer longuement, et de quoi faire vaciller l'esprit en constatant que ABM est l'atbash de TSY, et que les lettres YT mutées en couples HR sont précisément les lettres complémentant B en B(YT), Beth atbash de SMA, ainsi les deux versions purement bibliques des noms du couple contiennent le quaternaire B-AMS.
  Tiens la forme WTHR du verbe HRH, au début du verset, est l'anagramme de TWRH, la Torah que la tradition rapporte avoir été dictée à Moïse (MSH) par le Seigneur (HSM) lui-même, et il peut être tentant d'envisager la validité de telles assertions, mais la découverte d'harmonies comparables dans des textes résolument profanes m'a conduit à la plus grande prudence, sinon au refus de toute interprétation.
  L'alphabet numéral n'est apparu en hébreu que tardivement, postérieurement à l'écriture du canon biblique, ce qui exclut en principe toute intentionnalité raisonnable des jeux gématriques. Un jungien partisan de la synchronicité sait cependant que les croyances peuvent induire des réalités objectives indépendantes du temps et de l'espace, réalités propres à induire ces croyances...
  Si je n'ai pas rencontré d'exégèse touchant la gématrie 753 du couple Abraham-Sarah, mais je n'ai lu qu'une infime partie des recherches sur le sujet, j'ai trouvé récemment une analyse reliant ce nombre 753 à la transformation atbash  de BYT (בית) en SMA (שמא):

  Dans le roman de Sam Bourne, c'est le Rebbe de Crown Heights qui est supposé avoir découvert les 36 versets bibliques dévoilant les identités des Justes, le Rebbe qui passait pour être le Moschiach, ce qui figure sur l'emblème de la communauté de Crown Heights. Ce mot MSYH est aussi lu SM HY, "nom vivant",  que j'ai tendance à lire "21-13 vivant".
  Moschiach est encore "messie", "oint", christos, gesalbt. Je relatais dans un précédent billet la formidable coïncidence entre mon rêve SOURCE-FORM-DIE SALBE et un paragraphe d'Etienne Perrot où celui-ci se voyait intronisé gesalbt, or s'il était ainsi moschiach, Perrot porte par son prénom l'autre élément de l'emblème de Crown Heights, la couronne, car Etienne vient de stephanos, "couronné".

  Sam et Beth sont des diminutifs de Samuel et d'Elisabeth, prénoms d'origine hébraïque, mais si l'original SMWAL (son nom est Dieu) contient bien les lettres SAM, le nom Elizabeth est une déformation de Elisheva (serment de Dieu), ALYSBO qui ne contient pas de T.
  J'ai rencontré un Samuel récemment, le rabbin Samuel Ezra du Livre de saphir, livre magique me semblant inspiré par l'oracle Urim we-Tumim, expression de valeur 753 dont il était question plus haut.
  Le dépositaire du Livre de saphir, Aben Baruel, a laissé un jeu d'indices codés menant Samuel et ses amis à découvrir 6 triangles cachés dans toute l'Espagne. Aben, "pierre", ABN est souvent vu comme une contraction de AB-BN, "père-fils", de même que j'ai vu ABM contraction de AB-AM, "père-mère".
  Une fois en possession des 6 triangles, Samuel comprend qu'ils forment un parfait Sceau de Salomon à l'échelle de l'Espagne, et que le Livre cherché se trouve au coeur du Sceau, au château de Montalbán.
  La découverte du 3e triangle a la fin du 21e chapitre m'avait fait répartir les 34 chapitres du roman en 21-13, d'autant que les 3 premiers triangles ont  été découverts au royaume de León, et les 3 autres dans les royaumes de Castille, Aragon, Murcie.
  J'avais évoqué l'atbash en rapport avec une lettre Beth inversée, l'un des indices menant au 3e triangle, caché dans une église de Salamanque, mais je me limitais alors au motif 21-13 ou SM. Je précise maintenant que BYT inversé peut équivaloir à SMA, puisque l'atbash est la correspondance lettre à lettre dans un alphabet inversé. Par ailleurs le court épilogue du roman permet d'envisager la structure 21-13-1 (SMA).

  J'avais bien sûr envisagé les initiales des royaumes associés aux 6 triangles; GSLCAM ne donne rien d'immédiat, mais j'avais remarqué les royaumes LCAM où sont trouvés les triangles, MALC pouvant évoquer malkhout, "royauté" ou "royaume". Le león, "lion", est une bête, et le Beth inversé y joue un rôle essentiel, alors que le jeu NOEL-LEON est un grand classique.
  CAM est proche de SAM, et le renversement en MAC m'a conduit à MACBETH, avec une récente coïncidence dans l'actualité cinoche. Le 18 novembre est sorti en salles Macbeth, avec dans le rôle titre Michael Fassbender, lequel avait interprété Jung dans A dangerous method.

  Beth et Mac, Cam et León... J'ai repensé au Caméléon, la série TV où Jarod se coule avec aisance dans les personnalités les plus diverses. Nous avions vite abandonné cette série dont la nébuleuse intrigue secondaire progressait trop lentement (et ne semble pas avoir été résolue lors de l'annulation de la série).

  Par contre nous avions apprécié quelques années plus tôt Code quantum, sur un thème analogue, dont certains épisodes ont été abordés sur Quaternité. Tiens, son héros était le docteur Sam Beckett, et consulter une page sur la série m'apprend que dans son dernier épisode Sam a une occasion de retrouver une vie normale, mais la sacrifie pour permettre a son ami Al de retrouver sa femme Beth...
  Ceci mérite d'être approfondi. Le principe de la série est que Sam est piégé dans une infinie succession de sauts dans les personnalités les plus diverses, à des périodes allant de 1862 à 1999. Son ami Al a développé une technique lui permettant de l'assister sous forme d'hologramme, aidé de l'ordinateur Ziggy qui chaque fois découvre que Sam s'est incarné en une personne pouvant éviter une catastrophe.

  Dans le dernier épisode de la seconde saison (2/22), M.I.A. (pour Missing In Action, titre français Beth), Sam se trouve projeté le 1er avril 1969 dans la peau d'un flic, et Al lui assure qu'il est là pour empêcher une femme, Beth, de se laisser séduire par un soupirant, alors que son  mari présumé mort au Viet-Nam est encore en vie, et trouverait à son retour Beth remariée.
  Sam écarte une première fois le soupirant, qui revient à la charge le lendemain, 2 avril donc, et Sam passe la soirée avec Beth sensible à son charme. Les quelques paroles d'espoir qu'il lui a prodiguées ne semblent cependant pas suffisantes, et il retourne la voir pour l'emmener dîner le lendemain soir, mais découvre chez elle une photo du mari disparu, lequel n'est autre qu'Al.
  Sam prend aussitôt congé de Beth pour s'entretenir avec Al, lequel admet qu'il a profité de l'opportunité pour tenter de récupérer sa femme, alors que la véritable mission de Sam était d'empêcher l'assassinat d'un de ses collègues flics, devant avoir lieu le soir même. Sam court le sauver puis revient devant la maison de Beth retrouver Al et tenter de lui faire admettre qu'il ne peut interférer avec sa vie personnelle. Al s'y résigne, et l'épisode s'achève sur des images émouvantes, Beth dansant seule sur Georgia on my mind, la chanson fétiche du couple, ce qui équivaut à un adieu, et l'hologramme Al épouse ses pas...

  Ce 3 avril 1969 était le Jeudi saint, commémorant la Cène, la trahison de Judas, l'arrestation de Jésus. Je n'imagine guère que ceci ait été prémédité par les scénaristes, et suppose plutôt un jeu avec le 1er avril de départ, Fool's Day. Toujours est-il que ce 1er avril était un Mardi saint, comme le 4/4/44.
  Le dernier épisode de la série a été Mirror Image (5/22), diffusé le 4 mai 1993. Sam se trouve projeté le 8 août 1953, jour de sa naissance, dans un étrange bar, où tous les personnages présents lui rappellent ses incarnations précédentes. L'acteur Scott Bakula interprète dans chaque épisode le personnage dans lequel Sam s'incarne, qu'il soit jeune ou vieux, masculin ou féminin, et une séquence incontournable le fait se regarder dans un miroir pour découvrir son aspect réel. Or ici Sam découvre dans la glace du bar le réel Sam, et lorsqu'il fouille ses poches en quête de papiers d'identité il trouve une carte au nom de Sam Beckett né le 8 août 1953.
  Le barman, prénommé Al, semble tout savoir de Sam, et lorsque Sam lui dit que son plus cher désir est d'en finir avec ces incarnations sans fin et de revenir chez lui, de retrouver sa femme, le barman lui assure que c'est en son pouvoir. Je remarque au passage que le cycle des réincarnations est en sanskrit le samsara, dérivé de la racine sam, signifiant "ensemble".
  Sam déduit des propos sibyllins du barman qu'il a effectivement le pouvoir de diriger son prochain saut, mais que ce sera le dernier. Il décide alors de revenir en avril 1969 pour dire à Beth que son mari est toujours vivant, et qu'elle doit attendre son retour. Il se matérialise lorsque Beth danse seule sur Georgia on my mind, soit dans la nuit du 3 au 4 avril, 4 avril qui est donc le Vendredi saint, commémorant le sacrifice du Christ. L'épisode s'achève sur quelques incrustations, informant que Beth et Al se sont retrouvés et ont eu 4 filles, tandis que le docteur Sam Beckett n'est jamais revenu chez lui (incidemment, le réel Samuel Beckett, prix Nobel en 1969, est né le 13 avril 1906, Vendredi saint).

  Je pense encore moins que la correspondance entre les deux sacrifices ait été préméditée, puisqu'il aurait fallu que ce dénouement eût été prévu dès l'épisode M.I.A., trois ans plus tôt.
  Je remarque une correspondance avec les initiales du dernier titre, Mirror Image, M.I., MIAMI ? Tiens, Miami vient d'un mot indien qui signifie « eau douce », or "eau" se dit en hébreu mayim, écho d'autant plus curieux qu'il existe une autre coïncidence aqueuse entre Potomac, le fleuve traversant Washington, et potamos, "fleuve" grec. S'il s'agit de coïncidences, je remarque que la différence entre ces mots tient en un S muté en C, comme dans la possibilité SAM muté en CAM, Castille-Aragon-Murcie.

  Je remarque aussi le couple MI-IM de MIrror IMage, adéquat pour l'hébraïsant car à la lettre Mem ("eau") correspond dans l'alphabet atbash, miroir inversé, Yod ("main"), Y ou I. C'est d'autant plus frappant que le héros de la série comme l'acteur qui l'incarne ont les initiales SB, correspondant à un autre couple atbash, Shin-Beth, essentiel puisque l'écriture complète B(YT) mène à SMA. Il est tentant d'écrire le nom du héros de la série "Sam B.", ou SAM BEckeTT.

  J'avais été conduit à la série par le nom doré de l'acteur, SCOTT BAKULA (77/48), homorithme du spécialiste des NDE KENNETH RING (77/48). J'avais alors particulièrement remarqué l'épisode Camikazi Kid (1/8), où Sam s'incarne en Cam Wilson le 6/6/61, le jour de la mort de Jung. Je m'émerveille bien sûr de Sam devenant Cam, et du jeu de mots du titre sur le japonais kami, "dieu".
  Reprenant les sites sur la série, je redécouvre que le titre de l'épisode suivant est Play it again, Seymour (1/9), dernier de la 1e saison. Ce jeu avec la célèbre réplique Play it again, Sam ne m'était alors pas évocateur, et j'avais oublié l'épisode lorsque j'ai baptisé mon pénultième billet Uno más, Sam, en pensant aussi à cette réplique.
  Dans l'épisode What Price Gloria (2/4), Sam se réjouit en s'entendant appeler "Sam" juste après son incarnation. Il déchante vite en apprenant qu'il s'agit du diminutif de Samantha...

  C'est l'occasion de signaler qu'une célèbre Sam(antha) est aussi une (Eliza)beth, la sorcière bien-aimée, Samantha Stephens, incarnée pendant 254 épisodes par Elizabeth Montgomery. J'en ai parlé ici pour l'acteur DAVID WHITE, au nom doré (40/65 = 8/13), incarnant un personnage au nom doré, LARRY TATE (74/46).
  Tiens, Samantha-Sam est née un 6 juin. J'avais repéré dans un épisode son numéro de téléphone 555-2134, pour les fibos 21-34-55, mais cette page en donne trois autres, tous préfixés 555, incontournable dans les fictions US, 2368, 6161 et 7328.
  Elizabeth Montgomery est elle née le 15 avril 1933, la veille de Pâques cette année-là (ayant vu deux mois plus tôt l'arrivée au pouvoir de Hitler, né une autre veille de Pâques). La valeur de son nom (88+145) de 21 lettres, 8e Fibonacci, est 233, 13e Fibonacci (89+144), retenant mon attention car le nom hébreu Samuel, SMWAL en 5 lettres (5e Fibo), a pour gématrie le 14e Fibo, 377, or les noms des sorcières Sam et Endora (sa mère) pourraient provenir de l'épisode biblique de la sorcière d'Endor (I Sam 28), laquelle fait revenir Samuel d'entre les morts à la demande de Saül.
  Je rappelle que Samuel a oint (gesalbt) Saül dans ce même livre, ce que j'avais rapproché de mon rêve SOURCE-FORM-DIE SALBE, or En-Dor signifie "source de la demeure".

  Le mois de décembre a connu la sortie du nouveau Lelouch, produit par les Films 13 (nombre fétiche du réalisateur à cause des 13 lettres de son nom), Un+Une, ce qui m'a rappelé mon billet Uno más, Sam, illustré d'images Uno más ou Una más. Lelouch a jadis réalisé Itinéraire d'un enfant gâté, dont le principal personnage est Sam Lion.
  L'actualité cinématographique de novembre avait été dominée par la sortie du nouveau James Bond, de Sam Mendes. Je ne suis plus fan de Bond depuis longtemps, mais j'avais regardé le début du précédent, également dirigé par Sam Mendes, curieux de ce qu'allait apporter à la série le réalisateur du splendide American Beauty (tiens, titre et auteur rassemblent les initiales BAMS).
  Je n'avais pas été jusqu'au bout de Skyfall, mais j'y avais apprécié Daniel Craig, le plus fidèle au personnage créé par Ian Fleming. Je ne suis plus très sûr des raisons qui m'ont conduit à regarder courant novembre Casino Royale, le premier avec Daniel Craig?, le n° 21 des EON Productions qui ont produit l'essentiel des Bond (l'EON est un mot clé pour moi)?, le fait qu'il s'agisse de la 3e adaptation du premier roman de Ian Fleming?
  Enfin bref j'y ai repéré une curiosité. Bond pourchasse le 6 juillet 2006 un terroriste qu'il abat dans une ambassade, et s'empare d'un carnet contenant une allusion à ce qu'a filmé une certaine caméra d'un casino de Nassau le 6 juillet 2005 à 19:12:22.

  Le 6 juillet est mon anniversaire, et il a joué un certain rôle dans ma quête jungienne à cause d'une erreur sur la date de naissance de Jung, déclaré né un 6 juillet dans Un monde transparent, ce qui m'est revenu à l'esprit juste avant mon intuition sur le 4/4/44 aux 4/5es de la vie de Jung. Ici la James Bond girl principale est Eva Green, née le 6 juillet 1980 (et ceci me rappelle d'autres dates autoréférentes, comme le 8 août, naissance de Sam Beckett comme de son créateur, Donald Bellisario).

  Le 6 juillet 2005 était le jour de mes 55 ans (Fibo), avec une curiosité découverte 5 ans plus tard, lorsque quelques jours avant mes 60 ans j'ai été conduit au mot infini de Fibonacci, et à la suite OEIS 5614 le décrivant; un colistier de la liste Oulipo y avait donné un commentaire le 6 juillet 2005.

  Bond se rend à Nassau et découvre l'arrivée à l'heure dite d'une Aston-Martin dont il a tôt fait d'identifier le conducteur, un certain Dimitrios dont il séduit la femme, Solange, interprétée par Caterina Murino, laquelle avait été Dora dans l'adaptation TV de Des jours et des nuits, le roman de Sinoué qui a joué un rôle essentiel dans mon intuition sur le 4/4/44.

  J'évoquais plus haut la possibilité de filiation directe du couple Abraham-Sara à partir des lettres mères AMS, or le héros du roman de Sinoué nomme Sara la femme qu'il voit dans ses rêves, en référence directe à la Sara biblique, et le roman est sous-titré Le rire de Sara.

  Pas grand-chose d'autre à signaler sur Casino Royale, sinon que le casino est situé au Monténégro (il était en France dans le roman), le Mont Noir, alors que le lieu ultime où les héros du Livre de saphir trouvent l'objet de leur quête est le château de Montalbán, du Mont Blanc. Se reporter aux divers billets consacrés à Sinoué pour l'importance du thème noir-blanc.
  A propos de jeux de hasard, j'ai commenté récemment la naissance au Monténégro de l'artiste Dado ("dé à jouer").

  En consultant la filmographie de Caterina Murino j'ai appris qu'elle avait aussi joué le rôle de Sam dans XIII, un double téléfilm tiré de la BD homonyme, diffusé pour la première fois les 6 et 13 octobre 2008. Le scénario a été modifié, Sam n'étant pas présente dans la BD originale.
  XIII est un amnésique qui a le numéro XIII tatoué sur la clavicule gauche. On soupçonne qu'il est l'assassin de la présidente des USA, appartenant à une conspiration dont les 20 membres sont tatoués de I à XX, mais cet assassin est en fait mort, sans que ses associés le sachent, et il a été remplacé par un sosie, Jason Fly, pour infiltrer la conspiration et en démasquer le mystérieux numéro I, qu'on sait être une personnalité très haut placée.
  Pourchassé par tous, XIII n'est d'abord aidé que par Sam, tenancière d'une boutique de photographie à New York. Après moult péripéties, XIII surprend une réunion de la conspiration où il est question d'un acte décisif, une explosion nucléaire dans un endroit qu'un complotiste nomme la "maison de miséricorde". L'expression apparaît dans l'évangile de Jean, pour la piscine de Bethesda, or il y a une localité de ce nom près de Washington, et les héros parviennent à y désamorcer l'engin nucléaire, prélude à la déroute de la conspiration.

  A remarquer que c'est ici le mot hébreu beth, "maison", qui apparaît dans un contexte "Sam", alors que Beth en tant que prénom n'a pas pour origine la maison hébraïque, "maison mère" des lettres mères...
  Le héros de la série XIII, Jason Fly, doit son prénom à Jason Bourne, l'amnésique de La mémoire dans la peau et de ses suites par Robert Ludlum ou d'autres. Il semble que le journaliste Jonathan Vreeland ait choisi son pseudo Sam Bourne en pensant à son fils pour le prénom, mais d'où vient Bourne ? C'est une autre curiosité que le XIII de la série BD soit le fils adoptif du journaliste Jonathan, son oncle. XIII est le fils de Carla, dont la grand-mère était une Beth, et de Sean, dont la grand-mère Kate était soeur de Beth.

  Un participant d'un forum a énuméré les points communs entre Jason Bourne des romans et XIII de la série BD, je trouve amusant qu'il voie en Bourne un "caméléon".
  Plus curieusement, il nomme une fois la série XXI; 21 au lieu de 13!!! Une erreur de frappe est difficile, impliquant deux fautes. Quoi qu'il en soit, attendu que le héros XIII est un intrus dans la conspiration des XX, remplaçant son vrai membre XIII, il est bien le 21e individu tatoué, infiltré pour trouver le numéro I : 13-21-1...
  Le message a été posté le 30 septembre 2002, soit le 273e jour de l'année, 273 = 21x13.

  C'est l'occasion de reparler de Danielewski, dont les deux premiers livres sont La maison des feuilles, l'hébreu pour "maison" BYT, בית, y étant présent, et O Révolutions, double récit de Sam dans un sens de lecture, de Hailey dans l'autre. Comme il l'a été exposé ici, chacune des 360 pages du livre comporte 360 mots, sauf les 76 premières côté Sam (ou 76 dernières côté Hailey) qui comptent 273 mots chacune, 21x13 (mais pour une autre raison, 3x90 + 3 "mots" exprimant une date future).
  Juste après ces 76 pages comptant chacune 273 mots, les premiers mots de la page 77 côté Sam sont "Sept 30 1921", 273e jour de l'année 21 du siècle.
  Grâce à un texte en ligne, je trouve 3 Samuel dans House of Leaves, l'un étant le réel Samuel Bourne (!), 151e parmi la longue liste de 776 photographes de la note 75. Trois séquences d'initiales de noms de famille forment des messages de 25, 45 et 22 lettres, à partir des noms d'ordres 6, 153, et 363 (684 noms sont donc donnés "gratuitement", jusqu'à preuve du contraire).

  Le premier message est autoréférent et doit être "corrigé":
A LONG LIST (o)F VISI(o)NARIES SALUT
  Il est sans doute voulu qu'il manque à ces visionnaires deux "o", la lettre signifiant originellement "oeil" (ou "source" !). Je pense aux "yeux de Dieu", Soleil et Lune, de la pierre de Bollingen, et remarque que la formule "aveuglée"
A LONG LIST F VISINARIES
a pour valeur 240, de même que les termes
THIRTEEN TWENTY-ONE
ou le produit des Fibos précédents (1x1x2x3x5x8), avec en corollaire la relation 273 = 13x21 pour les valeurs des noms anglais de ces premiers Fibos, découverte en janvier dernier.

  Un autre élément de la longue liste de visionnaires m'est ici évocateur Le 325e est  Andre Gelpke, réel photographe, mais il est moins sûr que l'oeuvre qui lui est attribuée le soit : "Chiffre 389506: Inkognito, 1993". Le méchant de Casino Royale est appelé Le Chiffre, en français dans la langue originale. Il a été interprété par Peter Lorre dans la 1e adaptation, par Orson Welles dans la suivante, et enfin par Mads Mikkelsen dans la dernière. J'ai remarqué en 2012 son faciès inquiétant dans The door, que j'ai d'abord lu Theodor (Haemmerli).
  Je constate aujourd'hui qu'il y a MAS dans MADS, et que le "chiffre" de MADS MIKKELSEN est 136, valeur clé du couple JUNG-HAEMMERLI. Quant au chiffre 389506, il peut se traduire en lettres par CHIE-F (dont les lettres sont dans CHIFFRE).
 

  Je reviens à un autre auteur incontournable des amateurs de 21-13, Franck Thilliez. Avant d'intégrer la collection Rail noir qui l'a fait connaître, il avait publié un roman chez un petit éditeur, Conscience animale. J'ai dû le lire, et ainsi comprendre pourquoi Thilliez n'en avait pas souhaité de réédition.
  Je passe sur les faiblesses de style et de scénario pour en venir à ce qui m'a retenu. Warren Wallace fête son 38e anniversaire, et sa femme Beth lui a fait une surprise; elle a retrouvé son vieil ami Sam, perdu de vue depuis des années, et l'a convié à la fête. Mais Sam est devenu un être maléfique, ayant découvert en Guyane un moyen de réveiller l'animal totémique qui dort en chacun. Lui se transforme en loup la nuit, et il contamine Warren qui se découvre à son tour des instincts meurtriers, mais refuse d'y céder. Après bien des horreurs sanglantes, Warren et le commissaire Jean Sharko viennent à bout de Sam et des autres êtres abêtis qu'il a contaminés, mais Beth a été l'une de leurs victimes.
  Le principal acolyte de Sam est Lionel, le meurtrier de Beth, lequel ne cache pas un lion comme son nom pourrait le laisser présumer, mais un aigle.
  Dans le premier Thilliez publié par Rail noir, Train d'enfer pour Ange rouge, Franck Sharko trouve une alliée essentielle en Elisabeth Williams, profileuse qui noue d'étranges liens oniriques avec lui, et qui va être la dernière victime du tueur qu'ils traquent. Les dernières syllabes de ses prénom-nom sont beth-ams.

  Evoquer Thilliez me rappelle qu'il est aussi scénariste de la récente série Alex Hugo, dont le héros est interprété par Samuel Le Bihan. J'ai mentionné plus haut Michael Fassbender incarnant Jung dans le film A dangerous method, mais il s'agit de l'adaptation de la pièce Paroles et guérison où Samuel Le Bihan a tenu le rôle de Jung en France (et Barbara Schulz celui de Sabina Spielrein).
  J'apprends en consultant la page de la série que le prochain épisode à venir est intitulé Soleil Noir, or la première partie du téléfilm XIII (où Caterina Murino interprète Sam) est Le jour du soleil noir (c'est aussi le titre du premier album BD), en référence au soleil noir des SS.

  Ceci m'est riche en échos. J'évoquais dans Du neuf avec du 9 mes interventions sur les forums en novembre 2009. Le 12 décembre 2009 je suis intervenu sur un sujet du forum Unus Mundus. Il est difficile de tout comprendre car l'un des intervenants, Jan (ou Junis), a quitté le forum et effacé tous ses messages. Sa mention du soleil noir SS dans un message effacé m'a fait prendre conscience que dans le roman de Queen Le mot de la fin 12 personnes sont rassemblées, chacune représentant un signe du zodiaque. L'une d'elles se nomme Samson Dark, signifiant "solaire sombre". Le Soleil Noir a 12 rayons.
  Juste après ces réflexions j'ai reçu le programme TV de la semaine, annonçant la diffusion le samedi suivant (19/12/09) de XIII : Le jour du soleil noir. Il y a en fait 13 personnes dans le roman de Queen, car l'un des 12 a un jumeau qui le remplace à l'occasion; un parallèle peut être fait avec le personnage XIII.

  Jan évoquait aussi dans un message du sujet Sainte Barbara, fêtée le 4 décembre. Le jour et le prénom sont importants pour moi, en partie parce que la Sainte Barbe est la seule fête conservée par le calendrier pataphysique, où le 12 décembre est le 4 Sable, ou 4/4, 88e jour de l'année débutant le 8 septembre.
  Je viens d'évoquer Barbara Schulz, laquelle est venue à Esparron en février dernier, pour le tournage du Mystère du lac (fort décevant). Je n'ai pas encore trouvé l'occasion de préciser que le 3e triangle, découvert grâce à la lettre Beth inversée au chapitre 21 des 34 du Livre de saphir, achevant la moitié "León" du Sceau de Salomon, était découvert dans la chapelle Santa Barbara, à Salamanque.
  Me voici, Rémi Schulz, à l'endroit où posait Barbara au bord du lac d'Esparron.

  Il y avait une Barbara dans l'autre épisode de Code quantum commenté dans mon billet d'octobre 2012. Voici ce que j'en disais:
  Une autre date d'incorporation de Sam a attiré mon attention, le 4 avril 60 dans l'épisode Goodbye Norma Jean (5/18). Il s'y trouve dans la peau du chauffeur de Marilyn Monroe, pendant le tournage des Misfits, et doit empêcher une mort prématurée de la star.
  Marilyn est menacée par Barbara qu'elle engage comme secrétaire ce 4/4, et qui intrigue pour prendre sa place, d'une part en encourageant ses vices, alcool et barbituriques, d'autre part en la remplaçant sur le tournage quand Marilyn est indisponible. Ceci est bien sûr inspiré par All about Eve de Mankiewicz (où Eve, Anne Baxter, tente de prendre la place de Margo, Bette Davis).
  Je n'avais pas alors souligné le lien entre Barbara et le 4/4 pataphysique, le 4 décembre qui a déjà fait l'objet de développements divers, notamment à propos de Borges et de la date de la première mort de la nouvelle La mort et la boussole, et de sa parodie Une affaire en or par Alain Calame, où apparaît une certaine Barbe Eloha, expression signifiant "en quatre est Dieu". J'ai notamment évoqué ce cas dans le billet San Michele, principalement consacré au Dernier homme bon, autre fiction où il est imaginé l'élimination des 36 Justes, s'arrêtant in extremis au dernier, comme dans Maudits soient les Justes. Là le 33e, Russell Young (!), meurt le 4 décembre, la ste Barbara, et le 35e se nomme di Barbara...
  Chercher s'il y avait des SAM ou des MAS parmi les autres Justes m'a conduit aux découvertes relatées dans le précédent billet.

  Note d'août 17: dans l'épisode The road not taken de Touch, Martin Bohm retrouve une ex, Beth Young (!) qui s'est mariée avec Travis Cooper et a eu deux enfants Sam et Lia (voir la fin de Allo papa Bo-Bohm).
  Il y a un Sam Cooper agent du FBI dans la série Criminal Minds: suspect behavior, et un Dale Cooper agent du FBI dans Twin Peaks, alors qu'il existe un épisode bizarrement similaire à The road not taken dans la série Believe (13e épisode diffusé à part, voir encore Allo papa Bo-Bohm). Cet épisode peut évoquer Twin Peaks, avec une petite ville en forêt où est retrouvée une Laura dans l'eau, et Kyle MacLachlan interprète de l'agent Cooper a aussi un rôle majeur dans Believe, le méchant Roman Skouras.
   Sam Cooper agent du FBI dans la série Criminal Minds est le patron d'une équipe de 6, dont la plus gradée après lui est Beth Griffith.